QCM : Théories critiques du conte (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles approches peuvent servir à interpréter les contes ?

Des approches morphologiques, cosmologiques, météorologiques et psychanalytiques
Des approches musicales, astronomiques, pédagogiques et statistiques
Des approches historiques, linguistiques, économiques et géographiques
Des approches biologiques, politiques, médicales et juridiques

Des approches morphologiques, cosmologiques, météorologiques et psychanalytiques

Explication

L’interprétation des contes peut mobiliser ces quatre approches, qui éclairent des dimensions différentes du récit. Les approches historiques ou économiques, par exemple, ne figurent pas dans cette liste.

2. Que constatent les folkloristes lorsqu’ils comparent des contes issus de régions éloignées ?

Des motifs identiques apparaissent surtout lorsque les peuples concernés partagent une langue
Les motifs communs résultent principalement de textes écrits diffusés entre les régions
Des motifs identiques apparaissent parfois malgré l’absence de contact entre les peuples concernés
Les motifs diffèrent généralement, même lorsque les peuples concernés entretiennent des échanges

Des motifs identiques apparaissent parfois malgré l’absence de contact entre les peuples concernés

Explication

Les folkloristes ont relevé des motifs identiques dans des contes de régions éloignées, y compris sans contact entre les peuples. L’hypothèse d’une diffusion par des textes écrits ne rend pas compte de ce constat tel qu’il est formulé.

3. Dans l’analyse morphologique de Propp, qu’est-ce qu’une fonction ?

L’action d’un personnage considérée comme une constante de la structure du conte
Le nom d’un personnage considéré comme un élément stable du récit
La motivation d’un personnage considérée comme le dénouement de l’intrigue
La succession des épisodes considérée comme une variable propre à chaque conte

L’action d’un personnage considérée comme une constante de la structure du conte

Explication

Une fonction désigne l’action d’un personnage envisagée comme un élément constant de la structure narrative. Le nom du personnage relève plutôt des variables distinguées par Propp.

4. Comment les 31 fonctions définies par Propp s’organisent-elles d’un conte à l’autre ?

Elles changent d’ordre, tandis que leur présence reste identique dans chaque conte
Elles changent d’ordre et de présence selon les personnages du conte
Elles conservent leur ordre et apparaissent toutes dans chaque conte
Elles conservent leur ordre, tandis que leur présence peut varier selon le conte

Elles conservent leur ordre, tandis que leur présence peut varier selon le conte

Explication

L’ordre des fonctions reste stable, mais un conte donné ne comporte pas nécessairement chacune d’elles. L’idée qu’elles figurent toutes dans chaque conte confond la stabilité de l’ordre avec la présence des fonctions.

5. Que désigne un actant dans l’analyse structurale du récit proposée par Greimas ?

Une étape chronologique qui conduit de la perturbation au dénouement
Une action constante qui structure les épreuves du personnage principal
Une catégorie de personnage ou d’acteur définie par son rôle dans le récit
Un moment narratif où le héros reçoit une récompense et ses adversaires sont punis

Une catégorie de personnage ou d’acteur définie par son rôle dans le récit

Explication

Un actant est une catégorie de personnage ou d’acteur mobilisée pour analyser la structure du récit. L’étape chronologique évoque plutôt le schéma quinaire de Larivaille, qui décrit l’organisation des événements.

6. Quelle hypothèse les frères Grimm avancent-ils au sujet des contes populaires ?

Ils sont des récits religieux transmis par un culte vivant.
Ils sont des versions populaires de légendes médiévales.
Ils sont des récits créés pour remplacer les rites d’initiation.
Ils sont les derniers échos des mythes antiques.

Ils sont les derniers échos des mythes antiques.

Explication

Les frères Grimm présentent les contes populaires comme les derniers échos des mythes antiques. L’idée de récits liés à un culte vivant ne correspond pas à cette hypothèse, puisque le conte se distingue du mythe sacré et cultuel.

7. Dans une lecture cosmologique de *La Belle au bois dormant*, quel rôle le prince joue-t-il face à la princesse endormie ?

Il représente la nuit qui recouvre la nature et prolonge son sommeil.
Il représente la lune qui accompagne la princesse dans son sommeil.
Il représente le jour ou le soleil qui réveille la nature ou la nuit.
Il représente l’hiver qui immobilise la nature avant son renouveau.

Il représente le jour ou le soleil qui réveille la nature ou la nuit.

Explication

Dans cette interprétation, la princesse symbolise la nature ou la nuit endormie, et le prince incarne le jour ou le soleil qui la réveille. L’hiver pourrait évoquer un cycle saisonnier, mais ce n’est pas le rôle attribué au prince dans cette lecture du conte.

8. Dans une lecture initiatique d’un conte, quel ordre suivent les étapes du parcours du néophyte ?

Séparation, acquisition d’un pouvoir, puis purification
Renaissance, séparation, puis acquisition d’un pouvoir
Purification, renaissance, puis acquisition d’un pouvoir
Acquisition d’un pouvoir, mort symbolique, puis purification

Purification, renaissance, puis acquisition d’un pouvoir

Explication

Le récit initiatique associe une purification à une renaissance, suivie de l’acquisition d’un pouvoir. La séparation du néophyte et la mort symbolique font partie du rite, mais elles ne remplacent pas cet ordre des trois étapes.

9. Comment Nicole Belmont rapproche-t-elle le conte et le rêve tout en les distinguant ?

Elle les distingue par leur fonctionnement, mais les assimile comme objets d’étude.
Elle les rapproche par leur contenu conscient, mais les oppose par leurs symboles.
Elle les distingue comme objets, mais estime qu’ils fonctionnent de manière similaire.
Elle les considère comme des objets identiques, mais leur attribue des fonctions différentes.

Elle les distingue comme objets, mais estime qu’ils fonctionnent de manière similaire.

Explication

Belmont distingue le conte et le rêve en tant qu’objets, tout en considérant que leur fonctionnement présente des similitudes. L’idée qu’ils seraient des objets identiques efface la distinction qu’elle maintient.

10. Quel chercheur attribue aux contes merveilleux une valeur thérapeutique et étudie leurs effets sur l’enfant ?

Carl Gustav Jung, dans ses travaux sur l’inconscient collectif
Bruno Bettelheim, dans *The Uses of Enchantment*
Sigmund Freud, dans ses analyses des processus inconscients
Nicole Belmont, dans ses études sur les récits et les rêves

Bruno Bettelheim, dans *The Uses of Enchantment*

Explication

Bruno Bettelheim défend la valeur thérapeutique des contes merveilleux et examine leurs effets sur l’enfant. Freud analyse plutôt les fantasmes et les processus inconscients, tandis que Jung met l’accent sur l’inconscient collectif.

11. Dans la lecture freudienne de *La Belle au bois dormant*, quelle signification attribuée au fuseau conduit à interpréter le récit comme lié aux premières expériences sexuelles de la jeune fille ?

Il fonctionne comme un emblème phallique associé à ces expériences.
Il représente la rivalité fraternelle qui provoque le sommeil de la princesse.
Il évoque le pouvoir maternel qui empêche la jeune fille de grandir.
Il symbolise la peur de l’abandon qui retarde le réveil de la princesse.

Il fonctionne comme un emblème phallique associé à ces expériences.

Explication

Dans cette lecture freudienne, le fuseau est un emblème phallique, ce qui relie sa présence aux premières expériences sexuelles de la jeune fille. La rivalité fraternelle est un thème étudié par Bettelheim, mais elle n’est pas la signification attribuée au fuseau dans cette interprétation.

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Selon quelles approches les contes peuvent-ils être interprétés ?

Les approches morphologiques, cosmologiques, météorologiques et psychanalytiques.

Qui a publié Morphologie du conte en 1928 ?

Vladimir Propp.

Qu’est-ce qu’une fonction dans la structure d’un conte ?

L’action d’un personnage considérée comme une constante.

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