QCM : Universités et enseignements concurrents (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments caractérisent la forme scolaire ?

Des classes, des programmes ordonnés et une pédagogie de l’émulation
Des études libres, sans horaires fixes ni organisation collective
Des cours itinérants, individualisés et fondés sur l’imitation
Des apprentissages domestiques, souples et dépourvus de programme

Des classes, des programmes ordonnés et une pédagogie de l’émulation

Explication

La forme scolaire associe des classes, des programmes ordonnés, un temps et un espace dédiés, ainsi qu’une émulation fondée sur récompenses et punitions. Les apprentissages domestiques ne constituent pas sa caractéristique centrale.

2. Quelle distinction décrit correctement les trois dualités structurant historiquement l’enseignement français ?

Filles-garçons, municipal-national et familial-collectif
Public-privé, filles-garçons et primaire-secondaire
Religieux-laïque, rural-urbain et gratuit-payant
Primaire-secondaire, ancien-moderne et local-national

Public-privé, filles-garçons et primaire-secondaire

Explication

Les trois dualités sont public-privé, filles-garçons et primaire populaire-secondaire élitiste. La dualité primaire-secondaire ne doit donc pas être confondue avec l’opposition public-privé.

3. Quelle période est couverte par l’étude historique de l’école ?

Du début du Moyen Âge à la fin du XIVe siècle
De la fin du XVe siècle au début du XIXe siècle
Du milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle
Du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle

De la fin du XVe siècle au début du XIXe siècle

Explication

La période étudiée va de la fin du XVe siècle au début du XIXe siècle et comprend notamment les révolutions de 1789 et de 1830. Elle ne se limite donc pas à l’époque moderne ou contemporaine.

4. Que produit la mythification de l’école ancienne dans les discours politiques ?

Elle compare les établissements anciens selon des critères exclusivement statistiques.
Elle déforme le passé pour défendre l’idée que l’école était meilleure autrefois.
Elle reconstitue le passé scolaire en supprimant toute interprétation politique.
Elle présente les transformations scolaires comme indépendantes des représentations sociales.

Elle déforme le passé pour défendre l’idée que l’école était meilleure autrefois.

Explication

La mythification déforme l’histoire de l’école afin de soutenir des discours politiques, notamment l’affirmation que « c’était mieux avant ». Elle ne constitue donc pas une reconstitution neutre du passé.

5. Que demande le capitulaire Admonitio generalis de Charlemagne en 789 ?

Que les municipalités financent des écoles destinées à former les administrateurs royaux
Que les familles nobles organisent des écoles privées consacrées aux langues anciennes
Que les évêques et les moines ouvrent des écoles et transmettent culture chrétienne et savoirs antiques
Que les maîtres laïcs enseignent la lecture dans toutes les paroisses rurales

Que les évêques et les moines ouvrent des écoles et transmettent culture chrétienne et savoirs antiques

Explication

En 789, l’Admonitio generalis demande aux évêques et aux moines d’ouvrir des écoles pour enseigner la culture chrétienne et les savoirs antiques. Le texte ne confie pas cette mission première aux municipalités ou aux familles.

6. Quelle caractéristique distingue les écoles paroissiales des écoles monastiques ?

Les écoles paroissiales sont financées par le pouvoir royal, tandis que les écoles monastiques relèvent des familles.
Les écoles paroissiales sont liées localement à une paroisse, tandis que les écoles monastiques dépendent d’un monastère.
Les écoles paroissiales accueillent des religieux, tandis que les écoles monastiques accueillent les enfants du voisinage.
Les écoles paroissiales enseignent les savoirs antiques, tandis que les écoles monastiques transmettent la lecture.

Les écoles paroissiales sont liées localement à une paroisse, tandis que les écoles monastiques dépendent d’un monastère.

Explication

Les écoles paroissiales sont des établissements locaux rattachés à une paroisse et transmettent notamment lecture, écriture et religion. Leur rattachement paroissial les distingue des écoles monastiques liées à un monastère.

7. Quel rôle la mère peut-elle jouer dans les premiers apprentissages des enfants ?

Elle peut organiser des classes publiques destinées aux enfants de plusieurs villages.
Elle peut contribuer à leur apprendre la lecture, y compris dans les familles nobles.
Elle peut remplacer les prêtres dans l’enseignement spécialisé des savoirs antiques.
Elle peut diriger les écoles monastiques lorsqu’une famille possède une grande fortune.

Elle peut contribuer à leur apprendre la lecture, y compris dans les familles nobles.

Explication

La mère joue un rôle important dans les premiers apprentissages, notamment celui de la lecture, y compris au sein des familles nobles. Cela concerne la transmission familiale et non la direction d’établissements collectifs.

8. Qu’est-ce que le préceptorat ?

Une formation religieuse assurée par des moines dans une école monastique
Une initiation professionnelle organisée par une municipalité pour les jeunes apprentis
Une instruction collective dispensée par un maître à tous les enfants d’une paroisse
Une éducation individuelle donnée par un maître particulier à un enfant ou à une fratrie

Une éducation individuelle donnée par un maître particulier à un enfant ou à une fratrie

Explication

Le préceptorat est une éducation individuelle assurée par un maître particulier, souvent prêtre ou étudiant diplômé, au domicile familial ou chez lui. Il se distingue donc de l’enseignement collectif des petites écoles.

9. Quelles institutions peuvent être regroupées sous l’appellation de petites écoles ?

Des écoles ecclésiastiques, de charité, municipales et protestantes
Des écoles monastiques, des lycées impériaux, des pensionnats et des facultés
Des collèges royaux, des universités, des académies et des séminaires
Des ateliers d’apprentissage, des maisons familiales, des casernes et des hôpitaux

Des écoles ecclésiastiques, de charité, municipales et protestantes

Explication

Les petites écoles comprennent des établissements ecclésiastiques, de charité, municipaux et protestants. Leur organisation et leur financement varient selon les lieux, ce qui empêche de les réduire à un modèle unique.

10. Que prévoit l’édit royal de Châteaubriant de 1551 à propos de l’enseignement ?

Il interdit l’enseignement par des maîtres non-catholiques approuvés et vise les écoles protestantes clandestines.
Il autorise les écoles protestantes et organise leur financement par les autorités municipales.
Il impose aux familles catholiques d’envoyer leurs enfants dans des écoles de conversion.
Il établit une tolérance confessionnelle comparable à celle de l’édit de Nantes.

Il interdit l’enseignement par des maîtres non-catholiques approuvés et vise les écoles protestantes clandestines.

Explication

L’édit de Châteaubriant réprime l’enseignement protestant en interdisant d’enseigner aux maîtres non-catholiques approuvés. La tolérance des écoles protestantes relève plutôt de l’édit de Nantes, dans un autre contexte.

11. Quel objectif poursuit la déclaration royale du 13 décembre 1698 concernant les petites écoles ?

Elle impose aux municipalités de créer des classes destinées à former les futurs maîtres.
Elle encourage leur développement pour envoyer les enfants protestants à l’école et favoriser leur conversion.
Elle autorise les écoles protestantes afin de garantir une tolérance confessionnelle durable.
Elle réserve les petites écoles aux enfants pauvres pris en charge par les congrégations.

Elle encourage leur développement pour envoyer les enfants protestants à l’école et favoriser leur conversion.

Explication

La déclaration royale de 1698 encourage les petites écoles afin d’obliger les familles protestantes à y envoyer leurs enfants dans un but de conversion. Elle ne vise donc ni la tolérance confessionnelle ni la seule assistance aux enfants pauvres.

12. Comment fonctionne la pédagogie individuelle dans une petite école ?

Le maître laisse les élèves choisir leurs activités tandis que les plus jeunes observent les exercices collectifs.
Le maître travaille avec un élève pendant que les autres étudient seuls, puis les plus avancés peuvent aider les plus jeunes.
Les élèves avancés quittent la classe pour suivre un enseignement spécialisé auprès d’un autre maître.
Le maître donne une leçon commune à toute la classe avant de répartir les élèves selon leur origine sociale.

Le maître travaille avec un élève pendant que les autres étudient seuls, puis les plus avancés peuvent aider les plus jeunes.

Explication

Dans la pédagogie individuelle, le maître fait travailler les élèves un par un pendant que les autres travaillent seuls, et les élèves avancés peuvent aider les plus jeunes. Il ne s’agit donc pas d’une leçon commune donnée simultanément à toute la classe.

13. Comment peut-on définir une université médiévale ?

Une association de marchands et de clercs destinée à administrer les villes
Une école locale de maîtres et d’élèves consacrée à l’instruction élémentaire
Une communauté autonome de maîtres et d’étudiants assurant un enseignement supérieur
Un collège de religieux chargé de former exclusivement les futurs prêtres

Une communauté autonome de maîtres et d’étudiants assurant un enseignement supérieur

Explication

L’université médiévale réunit des maîtres et des étudiants dans une communauté relativement autonome qui dispense un enseignement supérieur. Elle se distingue ainsi des petites écoles vouées à l’instruction élémentaire.

14. Quelle faculté constitue généralement le point d’entrée des étudiants dans l’université médiévale ?

La faculté de droit
La faculté de théologie
La faculté de médecine
La faculté des arts

La faculté des arts

Explication

La faculté des arts accueille généralement les étudiants avant leur éventuelle spécialisation en médecine, en droit ou en théologie. Ces trois dernières facultés correspondent à des domaines spécialisés.

15. Lequel de ces enseignements appartient au quadrivium de la faculté des arts ?

La dialectique
La grammaire
La rhétorique
La géométrie

La géométrie

Explication

La géométrie fait partie du quadrivium, avec l’astronomie, la musique et l’arithmétique. La grammaire, la rhétorique et la dialectique relèvent du trivium.

16. Quelle succession caractérise l’obtention d’un grade universitaire médiéval ?

Une inscription libre, une pratique professionnelle, puis une nomination par le chancelier
Une formation élémentaire, un concours écrit, puis une admission sans cérémonie
Une soutenance publique, un apprentissage pratique, puis une validation par les étudiants
Une procédure administrative, des épreuves de connaissances, puis une cérémonie solennelle

Une procédure administrative, des épreuves de connaissances, puis une cérémonie solennelle

Explication

L’obtention d’un grade associe une procédure administrative, des épreuves vérifiant les connaissances et une cérémonie de remise du diplôme. Une simple pratique professionnelle ou une admission informelle ne constitue pas cette procédure.

17. En quoi un grade universitaire se distingue-t-il d’une qualification professionnelle ?

Il certifie une compétence professionnelle acquise par une pratique spécialisée
Il reconnaît des capacités intellectuelles selon une durée d’études fixée par les statuts
Il garantit une aptitude technique validée par un employeur ou une corporation
Il atteste la maîtrise d’un métier après une période d’apprentissage réglementée

Il reconnaît des capacités intellectuelles selon une durée d’études fixée par les statuts

Explication

Le grade reconnaît les capacités intellectuelles du candidat et dépend principalement d’une durée d’études définie par les statuts. Il ne se confond donc pas avec une qualification professionnelle attestant la maîtrise d’un métier.

18. Quel grade Josse Clichtove obtient-il à la Sorbonne en 1492 ?

Le baccalauréat en théologie
Le doctorat
La licence
La maîtrise ès arts

La maîtrise ès arts

Explication

Josse Clichtove obtient la maîtrise ès arts en 1492, au début du parcours universitaire retracé. Son baccalauréat en théologie intervient en 1498, tandis que la licence et le doctorat datent de 1506.

19. Que désigne la pérégrination académique ?

Le déplacement quotidien d’un étudiant entre son logement et son établissement
La migration d’un professeur vers une autre ville après sa nomination
La circulation d’un diplômé entre plusieurs métiers après ses études
Le voyage d’un étudiant entre plusieurs universités pour y suivre des enseignements

Le voyage d’un étudiant entre plusieurs universités pour y suivre des enseignements

Explication

La pérégrination académique est la circulation d’un étudiant d’une université à une autre, motivée notamment par la réputation des établissements et de leurs professeurs. Elle dépasse donc les déplacements effectués au sein d’un seul établissement.

20. Quelle évolution les guerres de Religion entraînent-elles pour la pérégrination académique à la fin du XVIe et au XVIIe siècle ?

Elles contribuent à son recul
Elles provoquent une reprise des voyages universitaires
Elles concentrent les étudiants dans les facultés de médecine
Elles transforment les voyages en formations professionnelles

Elles contribuent à son recul

Explication

Les guerres de Religion contribuent à réduire la pérégrination académique à la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle. Elles ne favorisent donc pas la circulation universitaire qui caractérisait davantage la période antérieure.

21. Quelle épreuve supplémentaire s’ajoute au baccalauréat pour obtenir la licence ?

Une soutenance publique de thèse devant quatre professeurs
Une cérémonie privée de remise du diplôme par quatre doyens
Une période d’apprentissage pratique auprès de quatre maîtres
Un examen écrit de latin devant quatre examinateurs

Une soutenance publique de thèse devant quatre professeurs

Explication

Le baccalauréat repose sur un examen oral en latin portant sur des questions de philosophie devant quatre examinateurs, tandis que la licence ajoute une soutenance publique de thèse devant quatre professeurs. L’examen écrit et l’apprentissage pratique ne correspondent pas à cette étape.

22. Pour quelle raison principale les universités sont-elles critiquées à partir du XVIIe siècle ?

Elles accueillent davantage de chercheurs, mais limitent l’accès aux études de droit et de médecine.
Elles remplacent les enseignements théoriques par des formations pratiques centrées sur les métiers.
Elles privilégient les expériences scientifiques, mais négligent la transmission des savoirs classiques.
Elles restent conservatrices, s’ouvrent peu aux découvertes et connaissent des fraudes aux examens et aux grades.

Elles restent conservatrices, s’ouvrent peu aux découvertes et connaissent des fraudes aux examens et aux grades.

Explication

À partir du XVIIe siècle, les universités sont dénoncées pour leur conservatisme, leur faible ouverture aux découvertes et la fraude touchant les examens et les grades. L’idée selon laquelle elles privilégieraient les expériences scientifiques inverse précisément la critique formulée à leur encontre.

23. Quel domaine d’études est réformé par l’édit de Saint-Germain-en-Laye de 1679 ?

La médecine, avec un contrôle accru de la formation clinique.
La chirurgie, avec une valorisation des dissections anatomiques.
Le droit, avec une réorganisation des études juridiques.
Les sciences, avec la création de cours expérimentaux.

Le droit, avec une réorganisation des études juridiques.

Explication

L’édit de Saint-Germain-en-Laye de 1679 concerne la réforme des études de droit. La médecine relève plutôt de l’édit de Marly, ce qui constitue une confusion fréquente entre les deux textes.

24. Quelle mesure caractérise l’édit de Marly de 1707 concernant les études de médecine ?

Il renforce l’assiduité, introduit les démonstrations de dissection et réserve l’exercice aux médecins diplômés.
Il crée des académies savantes, organise leurs enseignements et codifie les règles de la langue française.
Il fonde une école d’ingénieurs, développe la cartographie et prépare aux travaux de fortification.
Il impose l’étude du droit français, ajoute des matières complémentaires et maintient la primauté du droit canonique.

Il renforce l’assiduité, introduit les démonstrations de dissection et réserve l’exercice aux médecins diplômés.

Explication

L’édit de Marly réforme la médecine en renforçant l’assiduité, en introduisant les démonstrations de dissection et en réservant l’exercice médical aux diplômés. L’introduction du droit français et de matières complémentaires appartient à la réforme des études juridiques.

25. Selon Marc Venard, quelle est la faiblesse principale des universités ?

Elles laissent la science et la pensée se renouveler en dehors d’elles.
Elles confient la codification de la langue française à des établissements concurrents.
Elles consacrent une part excessive de leurs enseignements aux exercices militaires.
Elles remplacent progressivement les cours magistraux par des démonstrations de dissection.

Elles laissent la science et la pensée se renouveler en dehors d’elles.

Explication

Pour Marc Venard, la faiblesse majeure des universités tient au fait que le renouvellement scientifique et intellectuel s’effectue hors de leur cadre. Les exercices militaires relèvent d’autres institutions et ne constituent pas le cœur de cette critique.

26. Quelle fonction caractérise les académies nobiliaires dans la formation des jeunes aristocrates ?

Elles enseignent les arts nobles, comme l’équitation, l’escrime, les langues, la danse, la musique et les mathématiques.
Elles forment des juristes aux règles du droit canonique et aux matières complémentaires.
Elles réunissent des chercheurs pour développer les sciences, les lettres et la critique érudite.
Elles préparent des médecins à l’observation clinique, à la dissection et à l’exercice professionnel.

Elles enseignent les arts nobles, comme l’équitation, l’escrime, les langues, la danse, la musique et les mathématiques.

Explication

Les académies nobiliaires forment les jeunes aristocrates aux arts nobles, notamment l’équitation, l’escrime, les langues vivantes, la danse, la musique et les mathématiques. Les établissements réunissant des lettrés et des chercheurs correspondent plutôt aux académies savantes.

27. Quelle combinaison associe correctement la création de l’Académie française et la parution de son dictionnaire ?

Création en 1661 et publication du dictionnaire en 1669.
Création en 1635 et publication du dictionnaire en 1694.
Création en 1666 et publication du dictionnaire en 1707.
Création en 1648 et publication du dictionnaire en 1663.

Création en 1635 et publication du dictionnaire en 1694.

Explication

L’Académie française est créée en 1635 et son dictionnaire paraît en 1694, dans le cadre de la codification de la langue française. Les autres dates renvoient à des académies royales différentes ou à une autre réforme.

28. Quelle opposition distingue les facultés de médecine des écoles royales de chirurgie ?

Les facultés privilégient la théorie et les autorités anciennes, tandis que les écoles de chirurgie valorisent l’observation, la dissection et la pratique.
Les facultés enseignent les fortifications et la cartographie, tandis que les écoles de chirurgie organisent des cours de droit.
Les facultés forment principalement des ingénieurs, tandis que les écoles de chirurgie préparent des officiers militaires.
Les facultés privilégient la dissection et la pratique, tandis que les écoles de chirurgie s’appuient sur les autorités anciennes.

Les facultés privilégient la théorie et les autorités anciennes, tandis que les écoles de chirurgie valorisent l’observation, la dissection et la pratique.

Explication

Les facultés de médecine restent surtout théoriques et attachées aux autorités anciennes, alors que les écoles royales de chirurgie mettent l’accent sur l’observation, la dissection et la pratique. L’inversion entre théorie médicale et pratique chirurgicale constitue la confusion principale.

29. Quelle formation spécialisée est associée à la création de l’École royale des ponts et chaussées en 1747 ?

La formation de chirurgiens à l’observation, à la dissection et à la pratique.
La formation d’officiers dans un cursus préparatoire puis militaire supérieur.
La formation d’ingénieurs aux fortifications et à la cartographie des frontières.
La formation d’ingénieurs à la construction des routes, des ponts et des canaux.

La formation d’ingénieurs à la construction des routes, des ponts et des canaux.

Explication

Créée en 1747, l’École royale des ponts et chaussées prépare des ingénieurs aux travaux de routes, de ponts et de canaux. Les fortifications et la cartographie des frontières relèvent de l’École royale du génie de Mézières.

30. Quel était l’objectif principal de l’École royale militaire créée en 1751 ?

Former des chirurgiens grâce à des exercices de dissection et d’observation.
Former des ingénieurs aux fortifications et à la cartographie des frontières.
Former des ingénieurs civils aux routes, aux ponts et aux canaux.
Former un corps d’officiers selon un cursus préparatoire puis une formation militaire supérieure.

Former un corps d’officiers selon un cursus préparatoire puis une formation militaire supérieure.

Explication

L’École royale militaire, créée en 1751, vise à former un corps d’officiers au moyen d’une partie préparatoire puis d’une partie militaire supérieure. La formation d’ingénieurs civils correspond à l’École des ponts et chaussées, tandis que les fortifications relèvent de l’école de Mézières.

31. À quelle initiative et selon quel modèle le Collège de France est-il fondé en 1530 ?

À l’initiative de Guillaume Budé, sur le modèle du collège des trois langues
À l’initiative des congrégations religieuses, sur le modèle des universités
À l’initiative de François Ier, sur le modèle des grandes écoles
À l’initiative de Jacques Verger, sur le modèle des facultés des arts

À l’initiative de Guillaume Budé, sur le modèle du collège des trois langues

Explication

Guillaume Budé est à l’origine de la fondation du Collège de France en 1530, décidée par François Ier, selon le modèle du collège du latin, du grec et de l’hébreu. Les grandes écoles et les congrégations religieuses appartiennent à d’autres étapes de l’histoire des institutions éducatives.

32. Quelle caractéristique distingue les cours du Collège de France de ceux d’une université organisée en cursus ?

Ils sont publics, gratuits et ne conduisent pas à la délivrance d’un grade
Ils sont proposés par des congrégations et validés par les facultés des arts
Ils sont accessibles après concours et comportent un programme diplômant
Ils sont réservés aux étudiants inscrits et conduisent à un grade universitaire

Ils sont publics, gratuits et ne conduisent pas à la délivrance d’un grade

Explication

Le Collège de France propose des cours publics, annoncés par affichage, libres et gratuits, sans cursus ni grade exigé ou délivré. Une université se caractérise au contraire par un cursus organisé pouvant mener à des grades.

33. Quelle évolution concerne les collèges universitaires à partir du XVIe siècle ?

Des congrégations religieuses les reprennent et y développent les enseignements des facultés des arts
Les facultés des arts quittent les collèges pour se consacrer à l’enseignement théologique
Les universités les transforment en grandes écoles financées et dirigées par l’État
Les donateurs les réservent aux étudiants capables de financer leur formation complète

Des congrégations religieuses les reprennent et y développent les enseignements des facultés des arts

Explication

À partir du XVIe siècle, des congrégations religieuses reprennent certains collèges, parfois hors des villes universitaires, et y dispensent progressivement les enseignements des facultés des arts. Cette évolution ne correspond ni à la création des grandes écoles ni à une disparition des facultés des arts.

34. Quel ensemble de caractéristiques définit les grandes écoles dans leur organisation moderne ?

Un financement et des programmes fixés par l’État, avec des enseignants laïcs et un recrutement par examen
Un financement assuré par les donateurs, avec des cours libres et une admission sans sélection
Un fonctionnement universitaire ouvert, avec un cursus commun et une admission sans concours
Une organisation par les congrégations, avec des enseignants religieux et des grades facultaires

Un financement et des programmes fixés par l’État, avec des enseignants laïcs et un recrutement par examen

Explication

Les grandes écoles sont organisées et financées par l’État, qui fixe leurs programmes, recrute des enseignants laïcs et limite les admissions par un examen d’entrée. Elles se distinguent ainsi des cours libres du Collège de France et des collèges dirigés par des congrégations.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Universités et enseignements concurrents.

Sur quoi repose la forme scolaire ?

Sur des classes, des programmes ordonnés, un temps et un espace dédiés, et une pédagogie de l'émulation.

Quelles sont les trois dualités structurant l'enseignement français ?

Public/privé, filles/garçons, primaire populaire/secondaire élitiste.

Quelle période historique couvre l'histoire étudiée ?

De la fin du XVe siècle au début du XIXe siècle.

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