QCM : Urbanisme durable et planification (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une stratégie municipale vise à être durable. Quelle approche correspond à cette notion ?

Intégrer les trois dimensions du développement et les échelles territoriales, en se limitant aux effets immédiats
Associer les dimensions sociales et économiques, en coordonnant les échelles territoriales à long terme
Articuler les dimensions écologiques, économiques et sociales, les horizons temporels et les échelles territoriales
Concilier les dimensions écologiques et économiques à l’échelle locale, en privilégiant le long terme

Articuler les dimensions écologiques, économiques et sociales, les horizons temporels et les échelles territoriales

Explication

Le développement durable articule les dimensions écologiques, économiques et sociales, prend en compte le court et le long terme et relie différentes échelles territoriales. Les réponses qui omettent une dimension ou un horizon réduisent cette approche intégrée.

2. Dans une démarche d’action publique urbaine, que signifie qualifier le développement durable de « principe normatif sans norme » ?

Il fournit un cadre procédural de référence sans définition scientifique ou objective préalable
Il fixe une définition objective préalable que les acteurs traduisent ensuite en procédures
Il impose une norme scientifique universelle applicable à toute décision urbaine
Il énonce un objectif politique général sans guider les procédures de l’action publique

Il fournit un cadre procédural de référence sans définition scientifique ou objective préalable

Explication

Le développement durable ne peut être défini a priori scientifiquement ou objectivement; il sert plutôt de cadre procédural de référence pour l’action publique urbaine. La norme universelle et la définition objective préalable contredisent cette caractérisation, tandis que l’absence de rôle procédural méconnaît sa fonction.

3. Lors de la reconversion d’un quartier ancien, une équipe choisit de préserver les bâtiments existants et d’intégrer les nouvelles constructions à leur environnement. Quelle orientation des Chartes d’Aalborg illustre ce choix ?

Valoriser l’existant et inscrire le bâti dans son environnement
Remplacer l’existant et dégager le bâti de son contexte
Uniformiser l’architecture et privilégier l’abstraction du contexte
Séparer les fonctions et organiser les secteurs par zonage

Valoriser l’existant et inscrire le bâti dans son environnement

Explication

Les Chartes d’Aalborg privilégient une attitude patrimoniale, la valorisation de l’existant et l’insertion du bâti dans son environnement. La table rase et l’abstraction du contexte relèvent de la Charte d’Athènes, tandis que le zonage concerne la séparation des fonctions.

4. Une ville remplace un plan qui attribue des secteurs distincts au logement, au commerce et aux institutions par un quartier où ces usages coexistent. Quelle comparaison entre les Chartes ce changement illustre-t-il ?

Le passage de la séparation des circulations d’Athènes à leur fluidité à Aalborg
Le passage de la mixité fonctionnelle d’Athènes au zonage d’Aalborg
Le passage de l’urbanisme participatif d’Athènes à l’urbanisme d’experts à Aalborg
Le passage du zonage de la Charte d’Athènes à la mixité fonctionnelle d’Aalborg

Le passage du zonage de la Charte d’Athènes à la mixité fonctionnelle d’Aalborg

Explication

La Charte d’Athènes favorise le zonage, alors que les Chartes d’Aalborg privilégient la mixité fonctionnelle. L’inversion des principes, la confusion avec les circulations et l’attribution du zonage à Aalborg sont des erreurs distinctes.

5. Une nouvelle zone résidentielle est construite à la périphérie, à faible densité, avec des commerces séparés, une forte dépendance à l’automobile et peu de coordination entre acteurs. À quel modèle d’urbanisation correspond-elle ?

À la planification coordonnée et multifonctionnelle
À l’urbanisation durable
À la consolidation dense des secteurs bâtis
À l’urbanisation par étalement

À l’urbanisation par étalement

Explication

La faible densité périphérique, la séparation des fonctions, la dépendance automobile et la planification peu coordonnée caractérisent l’étalement urbain. La consolidation, la mixité et la coordination correspondent plutôt aux traits de l’urbanisation durable.

6. Une municipalité veut suivre la logique de la Politique québécoise de mobilité durable pour réduire les déplacements motorisés et leurs effets. Quelle séquence d’action correspond à cette logique ?

Électrifier les véhicules, réduire les transports actifs, puis séparer la planification du territoire et des transports
Transférer des trajets vers les transports collectifs, améliorer les véhicules, puis accroître les distances parcourues
Réduire les déplacements ou les distances, transférer des trajets vers les transports collectifs et actifs, puis améliorer les véhicules résiduels
Améliorer les véhicules résiduels, accroître les déplacements collectifs, puis réduire l’intégration de la planification

Réduire les déplacements ou les distances, transférer des trajets vers les transports collectifs et actifs, puis améliorer les véhicules résiduels

Explication

La politique articule trois leviers : réduire les déplacements motorisés ou les distances par une meilleure intégration de la planification, transférer les trajets vers les modes collectifs et actifs, puis améliorer l’efficacité des véhicules résiduels. L’option sur l’électrification comme premier levier confond amélioration des véhicules et transfert modal; celle qui accroît les distances inverse l’objectif de réduction; celle qui sépare la planification néglige son intégration.

7. Une campagne provinciale évalue une cible de la Politique de mobilité durable pour 2030. Quel changement de la part des déplacements en auto solo à l’échelle nationale doit-elle viser ?

Une diminution de 20 %
Une réduction de 40 %
Une réduction de 20 % des dépenses de transport
Une réduction de 25 %

Une diminution de 20 %

Explication

Pour 2030, la politique vise une diminution de 20 % de la part des déplacements effectués en auto solo à l’échelle nationale. Le 40 % concerne la consommation de pétrole, le 25 % les accidents mortels et avec blessés graves, et l’autre cible de 20 % les dépenses de transport des ménages.

8. En comparant la consommation de pétrole dans le secteur des transports à son niveau de 2013, quelle cible la Politique de mobilité durable fixe-t-elle pour 2030 ?

Une réduction de 20 % des dépenses brutes des ménages
Une réduction de 40 % par rapport au niveau de 2013
Une réduction de 20 % par rapport au niveau de 2013
Une réduction de 25 % par rapport au niveau de 2017

Une réduction de 40 % par rapport au niveau de 2013

Explication

La cible pour 2030 est une réduction de 40 % de la consommation de pétrole dans le secteur des transports par rapport au niveau de 2013. La diminution de 20 % concerne l’auto solo, la réduction de 25 % les accidents prend 2017 comme référence, et l’autre cible de 20 % porte sur les dépenses des ménages.

9. Une équipe municipale choisit un projet pour contribuer à l’objectif 1.1 du PMAD. Quel projet correspond le mieux à cet objectif ?

Concentrer le développement urbain dans les aires TOD pour favoriser des milieux durables et une utilisation rationnelle de l’espace
Aménager les abords des corridors de transport sans optimiser le développement dans les aires TOD
Prioriser l’augmentation de la circulation automobile dans les secteurs déjà urbanisés
Étendre les nouveaux quartiers en périphérie pour répartir le développement sur un territoire plus vaste

Concentrer le développement urbain dans les aires TOD pour favoriser des milieux durables et une utilisation rationnelle de l’espace

Explication

L’objectif 1.1 vise à optimiser le développement urbain dans les aires TOD afin de favoriser des milieux de vie durables et une utilisation plus rationnelle de l’espace. L’expansion périphérique contredit cette orientation, la circulation automobile n’en constitue pas la finalité, et l’approche par corridor est une mesure complémentaire distincte.

10. Un projet de quartier près d’un réseau de transport collectif combine densification, diversité des usages, marche et vélo sécurisés, réutilisation de terrains sous-utilisés et espaces publics accueillants. Quelle interprétation décrit le mieux ce projet ?

Il réunit les quatre principes du TOD : mobilité active, densité et mixité, occupation durable du sol, espaces publics conviviaux
Il relève seulement de la densité et de la mixité, les autres éléments étant extérieurs au TOD
Il correspond à la mobilité active, tandis que les espaces publics ne font pas partie du TOD
Il relève surtout de l’occupation durable du sol, qui exclut la diversité des usages

Il réunit les quatre principes du TOD : mobilité active, densité et mixité, occupation durable du sol, espaces publics conviviaux

Explication

Le concept du TOD repose sur quatre principes complémentaires : accessibilité et mobilité active, densité et mixité des usages, occupation durable du sol, et espaces publics et convivialité. La densité seule ne couvre pas les quatre principes; l’occupation durable du sol n’exclut pas la mixité, et les espaces publics font bien partie du concept.

11. Lors de l’évaluation d’un scénario d’aménagement, une région vérifie les cibles proposées par le PMAD adopté en 2012 pour les nouveaux ménages projetés entre 2011 et 2031. Quelle cible s’applique si les investissements demandés en transport collectif sont réalisés ?

Orienter 60 % des nouveaux ménages hors des aires TOD identifiées
Orienter au moins 40 % des nouveaux ménages vers les 155 aires TOD identifiées
Réduire de 20 % la part des nouveaux ménages établis dans les aires TOD
Orienter 60 % des nouveaux ménages vers les 155 aires TOD identifiées

Orienter 60 % des nouveaux ménages vers les 155 aires TOD identifiées

Explication

Le PMAD proposait d’orienter au moins 40 % des nouveaux ménages projetés vers les 155 aires TOD, avec une cible de 60 % si les investissements demandés en transport collectif étaient réalisés. La cible de 40 % est le seuil minimal, l’orientation hors des aires TOD contredit le plan, et la réduction de 20 % renvoie à une cible distincte de mobilité durable.

12. Une MRC adopte un schéma d’aménagement qui contredit les orientations du PMAD. Quelle règle s’applique à son schéma?

Il doit être mis en conformité avec le PMAD.
Il reste applicable jusqu’à la prochaine révision du PMAD.
Il peut remplacer les orientations du PMAD.
Il doit être approuvé par chaque municipalité locale.

Il doit être mis en conformité avec le PMAD.

Explication

Le PMAD est un règlement métropolitain auquel les schémas des MRC ou des agglomérations doivent se conformer, et il doit être révisé périodiquement. Faire prévaloir le schéma local inverse la hiérarchie, limiter la conformité aux municipalités confond les échelons concernés, et reporter la conformité à la révision méconnaît l’obligation de conformité.

13. Dans le cadre d’une planification métropolitaine, quelle cible de part modale le PMAD 2025 fixe-t-il pour les déplacements actifs et collectifs à l’horizon 2050?

Atteindre 60 % des déplacements.
Atteindre 70 % des déplacements.
Atteindre 50 % des déplacements.
Atteindre 49 % des déplacements.

Atteindre 50 % des déplacements.

Explication

Le PMAD 2025 vise une part modale de 50 % pour les déplacements en transport actif et collectif d’ici 2050. Le seuil de 70 % concerne la croissance des ménages dans les secteurs PIAT, 60 % correspond à l’ancien objectif concernant les aires TOD, et 49 % est la part observée des nouveaux logements construits dans les PIAT entre 2011 et 2021.

14. Une équipe évalue la cible du PMAD 2025 concernant la croissance des ménages dans les secteurs PIAT. Quel objectif doit-elle retenir pour 2046, sachant que 49 % des nouveaux logements s’y trouvaient entre 2011 et 2021?

Orienter 60 % de la croissance des nouveaux ménages vers les PIAT.
Orienter au moins 70 % de la croissance des nouveaux ménages vers les PIAT.
Orienter 49 % de la croissance des nouveaux ménages vers les PIAT.
Porter à 50 % la part des déplacements en transport collectif.

Orienter au moins 70 % de la croissance des nouveaux ménages vers les PIAT.

Explication

Le PMAD 2025 vise à orienter au moins 70 % de la croissance des nouveaux ménages vers les secteurs PIAT d’ici 2046; les 49 % correspondent à la part passée des nouveaux logements construits dans ces secteurs. La valeur de 60 % relève de l’objectif antérieur pour les aires TOD, et 50 % concerne la part modale des déplacements actifs et collectifs.

15. Une municipalité délimite un secteur qui doit coordonner l’aménagement et les transports pour répondre aux besoins de déplacement par des modes actifs et collectifs. Quel type de secteur correspond à cette approche?

Un ESR composé principalement de grands centres commerciaux et de stationnements incitatifs.
Une centralité locale située hors des secteurs PIAT.
Une aire TOD excluant les corridors d’aménagement-transport.
Un secteur PIAT comprenant notamment des zones TOD et des corridors CAT.

Un secteur PIAT comprenant notamment des zones TOD et des corridors CAT.

Explication

Un secteur PIAT structure le territoire pour créer des milieux de vie optimisés où les transports actifs et collectifs répondent aux besoins de déplacement; il comprend les zones et aires TOD ainsi que les corridors CAT. Un ESR désigne des espaces de redéveloppement, une aire TOD seule ne représente pas toute la composition des PIAT, et une centralité locale extérieure aux PIAT est une catégorie distincte.

16. Une collectivité souhaite densifier un quartier près d’un point d’accès au réseau métropolitain structurant et dans un corridor CAT. Quelle orientation du PMAD correspond à ce projet?

Y concentrer un cadre bâti compact et dense pour favoriser des milieux de vie complets.
Y concentrer la densification dans les ESR plutôt que dans les secteurs PIAT.
Y maintenir un cadre bâti peu dense afin de limiter les nouveaux quartiers complets.
Y privilégier les déplacements automobiles en réduisant l’accès au transport collectif.

Y concentrer un cadre bâti compact et dense pour favoriser des milieux de vie complets.

Explication

Le PMAD mise sur un cadre bâti compact et dense près des points d’accès au réseau structurant et dans les corridors CAT afin de favoriser des milieux de vie complets et la transition écologique; les PIAT sont prioritaires pour la densification. L’étalement loin du réseau contredit cette orientation, réserver la densification aux ESR exclut la priorité donnée aux PIAT, et privilégier l’automobile va à l’encontre de l’objectif.

17. Quels bénéfices la densification douce apporte-t-elle au parc résidentiel et aux infrastructures existantes?

Elle uniformise l’offre résidentielle, améliore l’abordabilité et rentabilise les infrastructures existantes.
Elle diversifie l’offre résidentielle, améliore l’abordabilité et rend nécessaires de nouvelles infrastructures.
Elle diversifie l’offre résidentielle, améliore l’abordabilité et rentabilise les infrastructures existantes.
Elle diversifie l’offre résidentielle, réduit l’abordabilité et augmente les coûts des infrastructures existantes.

Elle diversifie l’offre résidentielle, améliore l’abordabilité et rentabilise les infrastructures existantes.

Explication

La densification douce diversifie l’offre de logements, améliore l’abordabilité du parc immobilier et rentabilise les infrastructures en place. L’uniformisation confond diversité et homogénéité; la réduction de l’abordabilité inverse l’effet attendu; les nouvelles infrastructures contredisent leur rentabilisation.

18. Une municipalité située hors des secteurs PIAT veut ajouter des logements dans un quartier déjà urbanisé de faible densité. Quelle orientation le PMAD encourage-t-il?

Réserver les ajouts de logements aux secteurs de forte densité.
Concentrer les logements dans un secteur PIAT prioritaire.
Étendre le quartier vers des terrains encore non urbanisés.
Ajouter des logements au tissu urbain existant du quartier.

Ajouter des logements au tissu urbain existant du quartier.

Explication

Hors des secteurs PIAT, le PMAD encourage l’ajout de logements dans le tissu urbain existant des secteurs urbanisés de faible et moyenne densité. Les secteurs PIAT sont des espaces prioritaires distincts; l’expansion périphérique favorise l’étalement; le quartier visé n’a pas besoin d’être de forte densité.

19. Quelle ambition définit la Vision zéro en sécurité routière?

Réduire le nombre de collisions tout en assurant une mobilité rapide, saine et équitable.
Éliminer à terme les décès et blessures graves dus aux collisions tout en assurant une mobilité sûre, saine et équitable.
Éliminer à terme les décès et blessures graves tout en assurant une mobilité sûre, saine et efficace.
Éliminer à terme les décès dus aux collisions tout en assurant une mobilité sûre, saine et équitable.

Éliminer à terme les décès et blessures graves dus aux collisions tout en assurant une mobilité sûre, saine et équitable.

Explication

La Vision zéro considère les décès et les blessures graves comme inacceptables et vise à les éliminer à terme, tout en offrant une mobilité sûre, saine et équitable. Réduire toutes les collisions ne résume pas cet objectif; écarter les blessures graves le restreint; remplacer l’équité par l’efficacité en modifie la portée.

20. Lorsqu’une ville conçoit un réseau de transport selon l’approche du système sûr, quel principe humain doit-elle intégrer?

Les infrastructures sont faillibles et vulnérables, contrairement aux usagers.
Les êtres humains sont faillibles et vulnérables, et l’erreur est humaine.
Les êtres humains peuvent éviter toute erreur avec une formation adéquate.
L’erreur concerne surtout les usagers les moins expérimentés.

Les êtres humains sont faillibles et vulnérables, et l’erreur est humaine.

Explication

L’approche du système sûr reconnaît que l’erreur est humaine et que les personnes sont faillibles et vulnérables. La possibilité d’éviter toute erreur nie cette faillibilité; la vulnérabilité des seules infrastructures déplace le principe; restreindre l’erreur aux novices en réduit indûment la portée.

21. Pour planifier les déplacements du Grand Montréal en 2050, quelle évolution démographique et quelle cible automobile l’ARTM doit-elle prendre en compte?

Une hausse de population de 15 % (650 000 personnes) et une baisse de 27 % des déplacements automobiles par rapport à 2018
Une hausse de population de 15 % (650 000 personnes) et une baisse nette de 14 % des déplacements automobiles par rapport à 2018
Une hausse de population de 14 % (650 000 personnes) et une baisse nette de 15 % des déplacements automobiles par rapport à 2018
Une hausse de population de 27 % (650 000 personnes) et une baisse nette de 14 % des déplacements automobiles par rapport à 2018

Une hausse de population de 15 % (650 000 personnes) et une baisse nette de 14 % des déplacements automobiles par rapport à 2018

Explication

La prévision combine une croissance démographique de 15 %, soit 650 000 personnes, avec une baisse automobile de 14 % relativement à 2018. Le taux de 27 % désigne la baisse par rapport au scénario tendanciel, tandis que les autres choix inversent ou modifient les taux.

22. Une région cherche à atteindre les cibles de l’ARTM en augmentant les déplacements par d’autres modes. Quelles hausses doit-elle viser pour le transport collectif et le transport actif?

107 % en transport collectif et 80 % en transport actif
80 % en transport collectif et 14 % en transport actif
29,2 % en transport collectif et 18,3 % en transport actif
80 % en transport collectif et 107 % en transport actif

80 % en transport collectif et 107 % en transport actif

Explication

L’atteinte des cibles suppose une hausse de 80 % des déplacements en transport collectif et de 107 % en transport actif. L’inversion des taux confond les modes, 14 % correspond à la baisse automobile visée et 29,2 % ainsi que 18,3 % sont des parts modales de 2018.

23. Lorsqu’un automobiliste remplace un trajet en voiture par le transport collectif ou actif, quels types de coûts le transfert modal peut-il réduire?

Les coûts privés des automobilistes, tandis que les coûts sociaux liés aux externalités augmentent
Les coûts sociaux liés aux externalités, sans réduction des coûts privés des automobilistes
Les coûts publics d’infrastructure et les coûts privés des exploitants de transport
Les coûts privés supportés par les automobilistes et les coûts sociaux liés aux externalités

Les coûts privés supportés par les automobilistes et les coûts sociaux liés aux externalités

Explication

Le transfert modal peut diminuer à la fois les coûts privés assumés par les automobilistes et les coûts sociaux associés aux externalités. Les autres réponses confondent ces catégories, écartent l’une d’elles ou inversent l’effet sur les coûts sociaux.

24. Dans une estimation du transfert modal de tous les trajets de 10 km ou moins dans l’agglomération de Montréal, quel ordre de grandeur annuel des bénéfices pour les automobilistes et la société a été avancé?

Plus de 800 milliards de dollars par année
Environ 1,7 million de dollars par année
Environ 800 millions de dollars par année
Plus de 1,7 milliard de dollars par année

Plus de 1,7 milliard de dollars par année

Explication

Pour le transfert modal de tous les trajets de 10 km ou moins, les bénéfices annuels pour les automobilistes et la société dépasseraient 1,7 milliard de dollars, selon Beaudin et ses collaborateurs (2024). Le montant d’environ 800 millions concerne les bénéfices sociaux comptabilisés pour les trajets de 5 km ou moins.

25. Un commerçant du centre-ville cherche à estimer l’effet possible du projet Royalmount sur ses ventes. Quel recul maximal est associé aux commerces du centre-ville dans l’estimation de la Commission du développement économique de l’Agglomération de Montréal ?

Une érosion pouvant atteindre 13 %
Une érosion pouvant atteindre 30 %
Une érosion pouvant atteindre 15 %
Une érosion pouvant atteindre 70 %

Une érosion pouvant atteindre 13 %

Explication

L’estimation distingue une érosion pouvant atteindre 15 % pour les commerces du secteur et 13 % au centre-ville. Le taux de 15 % concerne l’ensemble du secteur, tandis que 30 % et 70 % ne sont pas les taux rapportés.

26. Un planificateur évalue le trafic quotidien dans l’axe des autoroutes 15 et 40 après la réalisation du projet Royalmount. Si l’on ajoute les voitures prévues aux 360 000 déjà comptées, quel total quotidien obtient-on ?

360 000 voitures par jour
390 000 voitures par jour
430 000 voitures par jour
70 000 voitures par jour

430 000 voitures par jour

Explication

L’axe compte déjà 360 000 voitures par jour et le projet en ajouterait 70 000, soit 430 000 au total. 360 000 omet l’augmentation, 70 000 désigne l’ajout et 390 000 ne correspond pas à la somme.

27. Une équipe d’aménagement doit classer trois objectifs : combiner environnement et économie, associer social et environnement, puis réunir social et économie. Quelle série de notions correspond à ces objectifs, dans cet ordre ?

Équitable, vivable, viable
Viable, vivable, équitable
Viable, équitable, vivable
Vivable, viable, équitable

Viable, vivable, équitable

Explication

Le viable associe environnement et économie, le vivable associe social et environnement, et l’équitable associe social et économie. « Vivable, viable, équitable » inverse les deux premières associations; les autres séries attribuent incorrectement les dimensions aux axes.

28. Une municipalité veut faciliter les gestes écologiques des résidents en façade avant. Quelle mesure correspond aux propositions de la campagne « Making Sustainability Legal » ?

Interdire les cordes à linge visibles en façade
Permettre le jardinage en façade avant
Autoriser la restauration sur rue
Faciliter le transport de vélos dans les transports collectifs

Permettre le jardinage en façade avant

Explication

La campagne propose de rendre légal le jardinage en façade avant, notamment pour favoriser des aménagements autres que le gazon traditionnel. La restauration sur rue et le transport des vélos sont aussi des propositions de la campagne, mais elles ne répondent pas au besoin décrit; l’interdiction des cordes à linge va à l’encontre de sa proposition.

29. Dans une rue résidentielle, des thermopompes en façade avant causent des nuisances sonores. Quelle approche correspond à la proposition de « Making Sustainability Legal » ?

Réglementer les cordes à linge visibles depuis la rue
Interdire les panneaux solaires visibles depuis la façade avant
Interdire les thermopompes visibles depuis la façade avant
Réglementer le bruit plutôt que bannir les thermopompes en façade

Réglementer le bruit plutôt que bannir les thermopompes en façade

Explication

La campagne propose de remplacer l’interdiction des thermopompes en façade avant par une réglementation du bruit, afin de viser les modèles les plus bruyants. Interdire les thermopompes ou les panneaux solaires inverse les propositions, tandis que réglementer les cordes à linge concerne une autre pratique.

30. Un plan d’urbanisme présente une planification détaillée pour un secteur précis de la ville. De quel outil s’agit-il ?

Une consultation publique préalable
Un plan d’urbanisme général
Un programme particulier d’urbanisme
Une mesure d’aménagement ponctuelle

Un programme particulier d’urbanisme

Explication

Le programme particulier d’urbanisme est une composante du plan d’urbanisme qui détaille la planification d’un secteur donné. Le plan général s’applique à une échelle plus large, une mesure isolée n’est pas un programme et une consultation est une étape de démarche.

31. Un quartier prépare son avenir et souhaite que son PPU établisse des objectifs d’aménagement, puis des moyens pour les réaliser. Quelle combinaison d’objectifs peut-il retenir ?

Des objectifs physiques, sociaux, environnementaux ou économiques, assortis de mesures
Des mesures d’action sans objectifs d’aménagement futurs
Des objectifs économiques et sociaux, sans dimensions physiques ni environnementales
Des objectifs physiques seulement, assortis de mesures

Des objectifs physiques, sociaux, environnementaux ou économiques, assortis de mesures

Explication

Un PPU définit des objectifs d’aménagement futurs qui peuvent être physiques, sociaux, environnementaux ou économiques, et propose des mesures pour les atteindre. Limiter les objectifs aux dimensions physiques ou économiques et sociales écarte des catégories prévues; des mesures sans objectifs inversent la logique du programme.

32. Lorsqu’une équipe prépare le contenu général d’un PPU, quelle structure en trois parties correspond à sa composition habituelle ?

Vision avec objectifs, mise en œuvre, puis suivi du programme
Inventaire des mesures, consultation publique, puis vision sans objectifs
Mise en contexte, vision avec objectifs, puis plan d’action
Mise en contexte, adoption municipale, puis suivi du programme

Mise en contexte, vision avec objectifs, puis plan d’action

Explication

Un PPU comprend généralement une mise en contexte du quartier et de ses défis, une vision d’aménagement et de développement avec des objectifs, puis un plan d’action indiquant les outils nécessaires. L’adoption, la mise en œuvre et le suivi relèvent plutôt des étapes de réalisation, tandis qu’un inventaire de mesures ne remplace pas la vision et ses objectifs.

33. Après avoir identifié un secteur de planification détaillée au plan d’urbanisme et obtenu une résolution du conseil municipal, quelle est la prochaine étape de réalisation du PPU ?

Mener des études sur le quartier
Rédiger le projet de PPU
Réaliser une consultation publique préalable
Consulter sur le projet de PPU

Réaliser une consultation publique préalable

Explication

Dans la séquence de réalisation, la consultation publique préalable vient après l’identification du secteur et la résolution du conseil municipal; les études et la rédaction suivent. La consultation sur le projet intervient plus tard, une fois le projet rédigé.

34. En 2011, les élus locaux de la région métropolitaine du Grand Montréal souhaitent coordonner leurs décisions d’aménagement dans un cadre partagé. Quelle mesure répond à cet objectif?

Le conseil de la CMM révise un PMAD déjà en vigueur depuis plusieurs années.
Le gouvernement du Québec adopte un plan provincial d’aménagement.
Chaque municipalité adopte séparément son propre plan métropolitain.
Le conseil de la CMM adopte le premier PMAD du Grand Montréal.

Le conseil de la CMM adopte le premier PMAD du Grand Montréal.

Explication

L’adoption du premier PMAD par le conseil de la CMM en 2011 a établi un cadre commun pour l’aménagement et le développement du Grand Montréal. Un plan provincial, des plans municipaux séparés et la révision d’un plan antérieur ne correspondent pas à cette adoption fondatrice.

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Quelles dimensions le développement durable intègre-t-il ?

Les dimensions écologiques, économiques et sociales.

Quelle référence est associée à la définition du développement durable ?

Jollivet, 2001.

Quelles échelles territoriales le développement durable articule-t-il ?

Les échelles territoriales.

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