QCM : Accident vasculaire cérébral (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme définit un AVC hémorragique ?

La diminution progressive de la pression dans les artères cérébrales
La résorption rapide d’un caillot sans lésion persistante
L’obstruction d’une artère cérébrale interrompant l’arrivée du sang
La rupture d’une artère cérébrale provoquant un saignement dans ou autour du cerveau

La rupture d’une artère cérébrale provoquant un saignement dans ou autour du cerveau

Explication

Un AVC hémorragique résulte de la rupture d’une artère cérébrale et de l’accumulation de sang dans ou autour du tissu cérébral. L’obstruction artérielle correspond plutôt au mécanisme d’un AVC ischémique.

2. Quelle distinction anatomique oppose l’hémorragie intracérébrale à l’hémorragie sous-arachnoïdienne ?

La première touche le parenchyme cérébral, tandis que la seconde se produit autour du cerveau, entre celui-ci et ses membranes
La première résulte d’un caillot, tandis que la seconde résulte d’une baisse de la pression artérielle
La première survient après un traumatisme, tandis que la seconde est liée à une infection cérébrale
La première touche les membranes cérébrales, tandis que la seconde forme un hématome dans le parenchyme

La première touche le parenchyme cérébral, tandis que la seconde se produit autour du cerveau, entre celui-ci et ses membranes

Explication

L’hémorragie intracérébrale se forme dans le parenchyme et peut comprimer les cellules voisines, alors que l’hémorragie sous-arachnoïdienne se situe dans l’espace entourant le cerveau. La distinction repose donc sur la localisation du sang, et non sur un mécanisme infectieux ou une variation de pression.

3. Quelle cause est principalement associée à l’hémorragie intracérébrale ?

La résorption spontanée d’un caillot en quelques minutes
La rupture d’un anévrisme situé dans une artère cérébrale
La présence d’un dispositif métallique dans les vaisseaux cérébraux
L’hypertension artérielle chronique qui fragilise les petites artères

L’hypertension artérielle chronique qui fragilise les petites artères

Explication

L’hypertension artérielle chronique abîme les petites artères et constitue la principale cause d’hémorragie intracérébrale. La rupture d’un anévrisme est plutôt fréquemment associée à l’hémorragie sous-arachnoïdienne.

4. Quel tableau évoque le plus une hémorragie sous-arachnoïdienne due à la rupture d’un anévrisme ?

Un déficit persistant causé par l’athérosclérose d’une artère cérébrale
Une compression progressive du cerveau provoquée par l’hypertension chronique
Une faiblesse transitoire liée à un caillot qui se résorbe sans séquelle
Un mal de tête très violent et soudain après la rupture d’une zone artérielle fragilisée

Un mal de tête très violent et soudain après la rupture d’une zone artérielle fragilisée

Explication

La rupture d’un anévrisme, qui est une zone artérielle faible et gonflée, peut provoquer une hémorragie sous-arachnoïdienne accompagnée d’une céphalée très violente et soudaine. La faiblesse transitoire et la résorption d’un caillot décrivent plutôt un AIT.

5. Quelle caractéristique permet de définir un accident ischémique transitoire ?

Un saignement artériel qui forme durablement un hématome dans le cerveau
Une obstruction artérielle entraînant nécessairement un infarctus cérébral persistant
Une céphalée soudaine liée à la rupture d’un anévrisme cérébral
Des symptômes neurologiques d’apparition brutale qui régressent transitoirement et peuvent annoncer un AVC occlusif

Des symptômes neurologiques d’apparition brutale qui régressent transitoirement et peuvent annoncer un AVC occlusif

Explication

L’AIT se manifeste par des symptômes neurologiques brutaux et transitoires et peut annoncer un AVC essentiellement occlusif. Un infarctus ou des lésions persistantes caractérisent plutôt un AVC constitué.

6. Quel mécanisme caractérise un AVC ischémique, aussi appelé infarctus cérébral ?

La résorption d’un caillot sans apparition de lésion cérébrale persistante
La fragilisation de petites artères provoquée par une hypertension chronique
L’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot ou par l’athérosclérose
La rupture d’une artère cérébrale avec diffusion de sang autour du cerveau

L’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot ou par l’athérosclérose

Explication

L’AVC ischémique correspond à un infarctus cérébral lié à l’occlusion d’une artère, notamment par un caillot ou l’athérosclérose. La rupture artérielle et le saignement relèvent d’un AVC hémorragique.

7. Quel traitement est généralement envisagé après un AIT dans la prise en charge antithrombotique ?

Un traitement destiné à augmenter la pression dans les petites artères
Un antiagrégant plaquettaire adapté à la situation clinique
Une intervention visant à comprimer l’hématome formé dans le parenchyme
Une thrombolyse administrée après confirmation d’une hémorragie cérébrale

Un antiagrégant plaquettaire adapté à la situation clinique

Explication

Le traitement de l’AIT repose sur un traitement antithrombotique, notamment un antiagrégant plaquettaire, avec une prise en charge initiale comparable à celle de l’AVC. La thrombolyse n’est pas destinée à traiter une hémorragie cérébrale.

8. Dans quel ordre général s’organise la prise en charge immédiate d’un AVC ?

Avis cardiologique, traitement chirurgical, imagerie cérébrale, puis évaluation des symptômes
Traitement antithrombotique, surveillance prolongée, alerte AVC, puis imagerie cérébrale
Alerte AVC, avis neurologique, imagerie cérébrale, puis traitement adapté au type d’AVC
Imagerie cérébrale, sortie du patient, avis neurologique, puis déclenchement de l’alerte AVC

Alerte AVC, avis neurologique, imagerie cérébrale, puis traitement adapté au type d’AVC

Explication

La séquence initiale comprend l’alerte AVC, la prévention du neurologue, l’imagerie par IRM ou scanner, puis le traitement adapté au type d’AVC. L’imagerie intervient donc avant la décision thérapeutique spécifique.

9. Quelle fenêtre temporelle est indiquée pour la prise en charge urgente d’un AVC ?

Dans les 24 heures suivant la première mesure de la tension
Après 48 heures de surveillance neurologique continue
Entre 6 et 8 heures après la disparition des symptômes
Moins de 4 heures 30 après le début des symptômes

Moins de 4 heures 30 après le début des symptômes

Explication

La fenêtre temporelle indiquée pour la prise en charge urgente est inférieure à 4 heures 30. Les délais plus longs proposés ne correspondent pas à la fenêtre mentionnée pour cette prise en charge.

10. Pourquoi réalise-t-on une IRM ou un scanner cérébral avant certains traitements d’un AVC ischémique ?

Pour éliminer une hémorragie que les symptômes seuls ne permettent pas d’exclure
Pour remplacer l’évaluation neurologique par une image du cerveau
Pour mesurer la glycémie et la température avant toute intervention
Pour confirmer qu’un pacemaker est compatible avec l’examen réalisé

Pour éliminer une hémorragie que les symptômes seuls ne permettent pas d’exclure

Explication

L’IRM ou le scanner permet de rechercher une hémorragie et d’orienter le traitement avant d’engager certaines thérapeutiques de l’AVC ischémique. Les symptômes seuls ne suffisent pas à distinguer de façon fiable les formes hémorragiques et ischémiques.

11. Quel ensemble de paramètres relève de la surveillance en unité neurovasculaire ?

La tension artérielle, la fréquence cardiaque, la respiration, la température, la glycémie et l’état neurologique
La vision, l’audition, la force musculaire, la densité osseuse, le poids et la fonction rénale
La pression oculaire, la taille pupillaire, la digestion, la diurèse, l’audition et la douleur
La fréquence respiratoire, la mobilité articulaire, la fonction hépatique, le sommeil, l’appétit et la mémoire

La tension artérielle, la fréquence cardiaque, la respiration, la température, la glycémie et l’état neurologique

Explication

La surveillance neurovasculaire porte notamment sur les constantes cardiovasculaires et respiratoires, la température, la glycémie et l’état neurologique. Les autres ensembles mélangent certains éléments pertinents avec des paramètres qui ne correspondent pas à la liste indiquée.

12. Dans un AVC hémorragique, quels facteurs orientent le choix du traitement et quelles options peuvent être envisagées ?

L’intensité de la douleur, avec antibiothérapie ou ponction lombaire
Le degré de paralysie, avec rééducation seule ou immobilisation prolongée
La durée des symptômes, avec anticoagulation ou compression veineuse
La localisation et la taille du saignement, avec évacuation de l’hématome ou embolisation

La localisation et la taille du saignement, avec évacuation de l’hématome ou embolisation

Explication

Le traitement dépend de la localisation et de la taille du saignement ; il peut comprendre l’évacuation chirurgicale de l’hématome ou l’embolisation de sa source vasculaire. L’anticoagulation ne constitue pas l’option décrite pour traiter directement cet AVC hémorragique.

13. Lequel des examens suivants fait partie du bilan étiologique d’un AVC ?

Une biopsie cutanée associée à un examen ophtalmologique
Une endoscopie digestive associée à une spirométrie
Une échocardiographie associée à un Holter ECG
Une radiographie du poignet associée à une audiométrie

Une échocardiographie associée à un Holter ECG

Explication

Le bilan étiologique comprend notamment une échocardiographie et un Holter ECG, en plus des bilans biologique et vasculaire. Les autres associations ne correspondent pas aux examens listés pour rechercher l’origine d’un AVC.

14. Quelle définition correspond à l’hémiparésie ?

Une perte isolée de la perception thermique dans un membre
Un déficit incomplet de la force musculaire touchant une moitié ou une partie du corps
Une abolition complète de la force musculaire touchant les deux côtés du corps
Une difficulté à coordonner les mouvements sans baisse de la force

Un déficit incomplet de la force musculaire touchant une moitié ou une partie du corps

Explication

L’hémiparésie désigne une diminution incomplète de la force musculaire d’une moitié ou d’une partie du corps. L’abolition complète de la force correspond plutôt à l’hémiplégie, tandis que les deux autres descriptions concernent d’autres troubles neurologiques.

15. Quelle distinction décrit correctement la sensibilité profonde et la sensibilité superficielle ?

La sensibilité profonde renseigne sur la position d’un membre, tandis que la superficielle concerne notamment le chaud, la douleur ou le toucher
La sensibilité profonde renseigne sur la douleur, tandis que la superficielle concerne principalement la position d’un membre
La sensibilité profonde mesure la coordination, tandis que la superficielle évalue la force musculaire
La sensibilité profonde concerne la parole, tandis que la superficielle intervient dans la déglutition

La sensibilité profonde renseigne sur la position d’un membre, tandis que la superficielle concerne notamment le chaud, la douleur ou le toucher

Explication

La sensibilité profonde permet de percevoir la position d’un membre, alors que la sensibilité superficielle peut toucher les perceptions thermique, douloureuse et tactile. La douleur et la position ne sont donc pas réparties entre ces deux modalités comme dans la deuxième proposition.

16. Quelle installation est recommandée pour un patient après un AVC afin de maintenir un bon alignement des membres ?

Cheville en flexion plantaire, genou fléchi, membre supérieur abaissé et doigts serrés
Cheville tournée vers l’intérieur, hanche fléchie, bras contre le corps et poignet cassé
Cheville relâchée, genou en rotation, membre supérieur posé à plat et doigts repliés
Cheville à angle droit, hanche et genou rectilignes, membre supérieur surélevé et doigts écartés

Cheville à angle droit, hanche et genou rectilignes, membre supérieur surélevé et doigts écartés

Explication

L’installation recommandée maintient la cheville à angle droit, la hanche et le genou en position rectiligne et neutre, ainsi que le membre supérieur surélevé avec les doigts écartés. Les autres positions favorisent un mauvais alignement ou une attitude vicieuse des membres.

17. Quelle intervention appartient à la prise en charge motrice après un AVC ?

Privilégier les exercices forcés et réduire la surveillance des zones d’appui
Réaliser des mobilisations douces et prévenir les chutes avec les professionnels de rééducation
Maintenir le patient au repos et limiter les changements de position pendant la journée
Confier les transferts à la famille sans coordination avec les rééducateurs

Réaliser des mobilisations douces et prévenir les chutes avec les professionnels de rééducation

Explication

La prise en charge motrice associe notamment mobilisations douces, prévention des chutes, surveillance des points d’appui et collaboration avec le kinésithérapeute et l’ergothérapeute. Le repos prolongé et les exercices forcés ne correspondent pas à cette approche préventive et coordonnée.

18. Quelle association décrit correctement les aphasies de Broca et de Wernicke ?

Broca associe une expression très réduite à une compréhension préservée, tandis que Wernicke associe une parole présente à une compréhension altérée
Broca altère surtout la déglutition, tandis que Wernicke provoque principalement une faiblesse musculaire
Broca associe une parole abondante à une compréhension altérée, tandis que Wernicke provoque un patient mutique qui comprend
Broca perturbe la coordination des mouvements, tandis que Wernicke modifie principalement la sensibilité thermique

Broca associe une expression très réduite à une compréhension préservée, tandis que Wernicke associe une parole présente à une compréhension altérée

Explication

Dans l’aphasie de Broca, l’expression est fortement réduite alors que la compréhension est préservée ; dans celle de Wernicke, la parole reste présente mais la compréhension est mauvaise. Les deuxième descriptions inversent ces caractéristiques, tandis que les autres concernent des fonctions différentes du langage.

19. Que désigne la dysarthrie ?

Une difficulté à comprendre le langage oral malgré une audition conservée
Une difficulté à articuler la parole et à émettre les sons
Une difficulté à avaler les aliments et les liquides
Une perte de la force musculaire d’un côté du corps

Une difficulté à articuler la parole et à émettre les sons

Explication

La dysarthrie correspond à une difficulté de parole liée à l’articulation et à l’émission des sons. La difficulté à comprendre le langage relève de l’aphasie, tandis que les deux autres réponses décrivent respectivement la dysphagie et un déficit moteur.

20. Pourquoi la dysphagie nécessite-t-elle une prise en charge attentive après un AVC ?

Parce qu’elle entraîne surtout une paralysie complète des membres et des troubles de l’équilibre
Parce qu’elle se manifeste principalement par une diminution de la sensibilité thermique et tactile
Parce qu’elle peut entraîner une fausse route, une pneumopathie d’inhalation, une dénutrition ou une déshydratation
Parce qu’elle provoque principalement une perte de la compréhension et une parole incohérente

Parce qu’elle peut entraîner une fausse route, une pneumopathie d’inhalation, une dénutrition ou une déshydratation

Explication

La dysphagie est une difficulté à avaler qui expose notamment à la fausse route, à la pneumopathie d’inhalation, à l’encombrement bronchique, à la dénutrition et à la déshydratation. Les autres réponses attribuent à tort à la dysphagie des troubles du langage, de la motricité ou de la sensibilité.

21. Quelle conduite est adaptée lors de la prise en charge d’une dysphagie après un AVC ?

Faire manger le patient rapidement, utiliser des textures identiques et le rallonger dès la fin du repas
Éviter l’évaluation de la déglutition, privilégier les liquides et installer le patient en position allongée
Évaluer la déglutition, adapter les textures, faire manger le patient éveillé et le maintenir redressé après le repas
Proposer des aliments de texture inchangée, faire manger le patient somnolent et le coucher immédiatement après le repas

Évaluer la déglutition, adapter les textures, faire manger le patient éveillé et le maintenir redressé après le repas

Explication

La prise en charge impose d’évaluer la déglutition, d’adapter les textures, de faire manger le patient éveillé et bien positionné, puis d’attendre au moins 30 minutes avant de le rallonger. Faire manger une personne somnolente ou la coucher immédiatement augmente le risque de complication respiratoire.

22. Quelle distinction décrit correctement la diplopie et l’hémianopsie latérale homonyme après un AVC ?

La diplopie dédouble la vision, tandis que l’hémianopsie réduit une moitié du champ visuel
La diplopie réduit une moitié du champ visuel, tandis que l’hémianopsie dédouble la vision
La diplopie provoque une perte auditive, tandis que l’hémianopsie perturbe la mémoire
La diplopie entraîne une paralysie motrice, tandis que l’hémianopsie altère la sensibilité

La diplopie dédouble la vision, tandis que l’hémianopsie réduit une moitié du champ visuel

Explication

La diplopie correspond à une vision dédoublée, alors que l’hémianopsie latérale homonyme entraîne la perte de la vision dans une moitié du champ visuel. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux manifestations visuelles.

23. Quelle capacité relève principalement de la mémoire procédurale ?

Maintenir brièvement une information nécessaire à une tâche quotidienne
Identifier une personne rencontrée dans un contexte familier
Apprendre une séquence de mouvements pour réaliser une activité
Se rappeler le lieu d’un rendez-vous plusieurs jours auparavant

Apprendre une séquence de mouvements pour réaliser une activité

Explication

La mémoire procédurale permet l’apprentissage et l’exécution de séquences motrices. La mémoire à court terme, ou mémoire de travail, intervient plutôt dans le maintien temporaire des informations utiles aux activités quotidiennes.

24. Quelle répartition décrit le devenir des patients après un AVC ?

Un tiers retrouve son état antérieur, la moitié garde des séquelles et un sixième devient dépendant
La moitié retrouve son état antérieur, un quart garde des séquelles et un quart devient dépendant
Un tiers retrouve son état antérieur, un tiers garde des séquelles et un tiers devient dépendant
Un quart retrouve son état antérieur, la moitié garde des séquelles et un quart devient dépendant

Un tiers retrouve son état antérieur, un tiers garde des séquelles et un tiers devient dépendant

Explication

Après un AVC, les évolutions se répartissent approximativement en trois groupes égaux : récupération de l’état antérieur, persistance de séquelles ou dépendance. Les autres répartitions modifient cette distribution en tiers.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Accident vasculaire cérébral.

Qu'est-ce qu'un AVC hémorragique ?

Un AVC hémorragique survient par rupture d'une artère cérébrale provoquant un saignement.

Où se situe l'hémorragie intracérébrale ?

Dans le parenchyme cérébral.

Quelle est la différence entre hémorragie intracérébrale et sous-arachnoïdienne ?

L'intracérébrale forme un hématome dans le cerveau, la sous-arachnoïdienne est entre cerveau et membranes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Accident vasculaire cérébral.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM