QCM : Accident vasculaire cérébral (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les deux principaux mécanismes de l’AVC ?

L’AVC ischémique résulte d’un vaisseau rompu, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une artère obstruée.
L’AVC ischémique résulte d’une baisse de sensibilité, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une perte soudaine de vision.
L’AVC ischémique résulte d’une artère obstruée, tandis que l’AVC hémorragique résulte de la rupture d’un vaisseau et d’un saignement.
L’AVC ischémique résulte d’une lésion du cervelet, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une lésion du tronc cérébral.

L’AVC ischémique résulte d’une artère obstruée, tandis que l’AVC hémorragique résulte de la rupture d’un vaisseau et d’un saignement.

Explication

Dans l’AVC ischémique, une artère cérébrale est obstruée ; dans l’AVC hémorragique, un vaisseau se rompt et le sang s’extravase dans le cerveau ou autour de celui-ci. La confusion la plus plausible inverse ces deux mécanismes.

2. Une personne présente soudainement une faiblesse d’un bras et des difficultés à parler. Quelle conduite correspond au principe de prise en charge d’un déficit neurologique soudain ?

Le considérer comme probablement sensoriel et surveiller l’apparition d’autres symptômes.
Le considérer comme probablement lié à la fatigue et organiser un suivi non urgent.
Le considérer comme potentiellement vasculaire et déclencher une évaluation médicale urgente.
Le considérer comme probablement musculaire et attendre une amélioration spontanée.

Le considérer comme potentiellement vasculaire et déclencher une évaluation médicale urgente.

Explication

Tout déficit neurologique soudain doit être considéré comme d’origine vasculaire jusqu’à preuve du contraire et constitue une urgence médicale. Attendre une amélioration spontanée retarderait l’évaluation urgente requise.

3. Une lésion de l’hémisphère gauche peut-elle entraîner une faiblesse du côté droit du corps, et pourquoi ?

Oui, car les voies nerveuses cérébrales produisent un déficit du même côté que la lésion.
Oui, car le croisement des voies nerveuses peut produire un déficit du côté opposé à la lésion.
Non, car les lésions cérébrales ne provoquent pas de déficit moteur dans les membres.
Non, car une lésion d’un hémisphère entraîne plutôt une faiblesse des deux côtés du corps.

Oui, car le croisement des voies nerveuses peut produire un déficit du côté opposé à la lésion.

Explication

La décussation des voies nerveuses explique qu’une lésion cérébrale puisse entraîner un déficit de l’hémicorps controlatéral. Un déficit du même côté correspondrait à une atteinte ipsilatérale, et non à l’effet illustré par cet exemple.

4. Après une lésion cérébrale, une personne présente surtout une perte de vision. Quel lobe est associé à cette fonction ?

Le lobe pariétal, associé à la sensibilité et à la motricité.
Le lobe frontal, associé à la motricité.
Le lobe temporal, associé notamment au langage.
Le lobe occipital, associé à la vision.

Le lobe occipital, associé à la vision.

Explication

Le lobe occipital est associé au traitement de la vision. Le lobe pariétal, distracteur plausible en raison de ses fonctions sensitives, est associé à la sensibilité et à la motricité.

5. Que désigne le système profond de la vascularisation cérébrale ?

Des artères corticales qui irriguent le cortex et une partie de la substance blanche
Des artères reliant les vaisseaux cérébraux à la base du cerveau
Des artères perforantes qui irriguent notamment le diencéphale et les noyaux de la base
Des artères carotides internes et vertébrales qui assurent l’apport sanguin principal au cerveau

Des artères perforantes qui irriguent notamment le diencéphale et les noyaux de la base

Explication

Le système profond est formé d’artères perforantes qui vascularisent notamment le diencéphale et les noyaux de la base. Les artères corticales appartiennent au système superficiel et irriguent le cortex ainsi qu’une partie de la substance blanche.

6. Quel débit sanguin cérébral est associé à la pénombre ischémique ?

Environ 20 à 28 ml/min/100 g
Moins de 10 ml/min/100 g
Plus de 30 ml/min/100 g
Environ 10 à 18 ml/min/100 g

Environ 10 à 18 ml/min/100 g

Explication

La pénombre ischémique correspond à un débit d’environ 10 à 18 ml/min/100 g et à un tissu dont la fonction peut potentiellement être récupérée. Un débit inférieur à 10 ml/min/100 g caractérise plutôt le centre de l’ischémie, associé à un infarctus irréversible.

7. Quel rôle peut jouer une plaque d’athérome dans la survenue d’un AVC ischémique ?

Elle rétrécit une artère, pouvant évoluer vers une sténose puis une occlusion.
Elle fragilise une petite artère, provoquant directement une embolie cardiaque.
Elle forme un caillot dans le cœur, qui migre ensuite vers une artère cérébrale.
Elle perturbe la contraction des oreillettes, entraînant une stagnation sanguine.

Elle rétrécit une artère, pouvant évoluer vers une sténose puis une occlusion.

Explication

Une plaque d’athérome peut réduire le calibre artériel, entraîner une sténose puis aboutir à une occlusion. La formation d’un caillot dans le cœur qui migre vers le cerveau décrit plutôt le mécanisme d’une embolie cardiaque.

8. Dans la fibrillation auriculaire, quelle séquence peut conduire à l’occlusion d’une artère cérébrale ?

Contraction auriculaire accélérée, baisse de pression, rupture d’une artère cérébrale
Migration d’un caillot cérébral vers le cœur, puis formation d’un thrombus auriculaire
Stagnation sanguine, rétrécissement progressif d’une grosse artère, formation d’une plaque
Mauvaise contraction des oreillettes, stagnation sanguine, formation puis migration d’un thrombus

Mauvaise contraction des oreillettes, stagnation sanguine, formation puis migration d’un thrombus

Explication

La contraction inefficace des oreillettes favorise la stagnation du sang, la formation d’un thrombus puis sa migration vers une artère cérébrale. Un rétrécissement progressif par plaque relève d’un mécanisme athéromateux, et non de la séquence embolique décrite dans la fibrillation auriculaire.

9. Quelle distinction entre parésie et plégie décrit correctement la gravité du déficit moteur ?

La parésie désigne un trouble du langage, tandis que la plégie correspond à une perte du champ visuel.
La parésie correspond à une faiblesse motrice, tandis que la plégie désigne une paralysie motrice.
La parésie correspond à une perte de sensibilité, tandis que la plégie désigne des fourmillements.
La parésie désigne une paralysie motrice, tandis que la plégie correspond à une faiblesse motrice.

La parésie correspond à une faiblesse motrice, tandis que la plégie désigne une paralysie motrice.

Explication

La parésie indique une faiblesse motrice, alors que la plégie correspond à une paralysie motrice, ce qui distingue les degrés d’atteinte. L’inversion de ces deux définitions confond la faiblesse avec la paralysie.

10. Quel effet produit le score NIHSS lors de l’évaluation initiale d’un patient présentant un déficit neurologique ?

Il détermine l’heure de début des symptômes.
Il permet d’estimer la gravité du déficit neurologique.
Il confirme la présence d’un infarctus à l’imagerie.
Il identifie la cause précise de l’occlusion artérielle.

Il permet d’estimer la gravité du déficit neurologique.

Explication

Le NIHSS sert à évaluer la gravité du déficit neurologique, ce qui contribue à caractériser l’état du patient dès l’évaluation initiale. Il ne détermine pas à lui seul la cause de l’AVC, qui nécessite une recherche étiologique.

11. Chez un patient présentant des symptômes neurologiques transitoires depuis 30 minutes, quelle constatation d’imagerie permet de retenir la définition d’un AIT plutôt que celle d’un infarctus aigu ?

La présence d’un mismatch entre diffusion et perfusion
L’absence d’infarctus aigu visible à l’imagerie cérébrale
La présence d’un hypersignal de diffusion avec baisse de l’ADC
La mise en évidence d’une occlusion artérielle proximale

L’absence d’infarctus aigu visible à l’imagerie cérébrale

Explication

Un AIT associe un épisode bref de dysfonction neurologique à l’absence de preuve d’infarctus aigu à l’imagerie. Un hypersignal de diffusion avec baisse de l’ADC est un signe décrit dans l’étude de diffusion et ne constitue pas le critère d’absence d’infarctus aigu.

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Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?

Un syndrome clinique marqué par la perte soudaine d’une fonction cérébrale ou oculaire focale.

Quel est le principe de prise en charge d’un déficit neurologique soudain ?

Le considérer d’origine vasculaire jusqu’à preuve du contraire et comme une urgence médicale.

Quelles structures composent l’encéphale ?

Le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

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