QCM : Dermatoses inflammatoires cutanées (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation un prurit est-il considéré comme pathologique ?

Lorsqu’il est localisé à une zone cutanée sans modifier le sommeil
Lorsqu’il reste discret et n’affecte ni la peau ni les activités quotidiennes
Lorsqu’il provoque des lésions de grattage ou gêne les activités quotidiennes ou le sommeil
Lorsqu’il apparaît après un déclencheur identifiable et s’atténue ensuite

Lorsqu’il provoque des lésions de grattage ou gêne les activités quotidiennes ou le sommeil

Explication

Le prurit devient pathologique s’il entraîne des lésions de grattage ou retentit sur la vie quotidienne ou le sommeil. Un prurit discret sans ces conséquences peut être physiologique.

2. Lors de l’interrogatoire étiologique d’un prurit, quelles informations faut-il recueillir ?

Son évolution et ses signes généraux, puis les activités sportives, les voyages récents et les antécédents familiaux de maladies cardiaques
Sa localisation et sa sévérité, puis principalement les antécédents chirurgicaux, les vaccinations et les habitudes alimentaires
Ses déclencheurs et ses horaires, puis surtout les résultats d’imagerie, les allergies alimentaires et les antécédents traumatiques
Sa localisation, sa sévérité, ses déclencheurs, ses horaires, les signes généraux, son évolution, le métier, les médicaments, les traitements locaux et les antécédents familiaux

Sa localisation, sa sévérité, ses déclencheurs, ses horaires, les signes généraux, son évolution, le métier, les médicaments, les traitements locaux et les antécédents familiaux

Explication

L’interrogatoire recherche les caractéristiques du prurit, son évolution et les éléments professionnels, médicamenteux, thérapeutiques et familiaux pertinents. Les examens d’imagerie et les habitudes alimentaires ne remplacent pas ces renseignements ciblés.

3. À l’examen cutané, quelle caractéristique permet de reconnaître une macule plutôt qu’une papule ?

Elle est plane, sans relief ni infiltration, et n’est pas palpable
Elle présente un relief translucide contenant une sérosité claire
Elle constitue une élevure ferme et infiltrée de grande taille
Elle forme une petite élevure solide, palpable et bien circonscrite

Elle est plane, sans relief ni infiltration, et n’est pas palpable

Explication

Une macule est une tache dyschromique plane, dépourvue de relief et d’infiltration. Une papule, contrairement à elle, est une petite lésion en relief palpable.

4. Quelle distinction décrit correctement une vésicule et une bulle ?

La vésicule mesure 5 mm à plusieurs centimètres et peut contenir du sang, tandis que la bulle mesure 1 à 2 mm et contient une sérosité claire
La vésicule est une petite lésion solide palpable, tandis que la bulle est une élevure ferme et infiltrée dépassant 1 cm
La vésicule est une tache plane sans contenu, tandis que la bulle est une plaque solide dont la surface est dyschromique
La vésicule mesure 1 à 2 mm et contient une sérosité claire, tandis que la bulle mesure 5 mm à plusieurs centimètres et peut avoir un contenu clair, jaunâtre ou hémorragique

La vésicule mesure 1 à 2 mm et contient une sérosité claire, tandis que la bulle mesure 5 mm à plusieurs centimètres et peut avoir un contenu clair, jaunâtre ou hémorragique

Explication

La vésicule est une petite lésion translucide de 1 à 2 mm remplie de sérosité claire, tandis que la bulle est plus grande et son contenu peut varier. Les lésions solides et les taches planes correspondent à d’autres formes élémentaires.

5. Quel mécanisme épidermique caractérise le psoriasis ?

Une accumulation de sébum dans les follicules entraînant une inflammation superficielle
Une libération d’histamine provoquant une augmentation de la perméabilité capillaire
Un renouvellement accéléré entraînant une hyperprolifération et une différenciation perturbée des kératinocytes
Une destruction progressive des kératinocytes provoquant un amincissement de l’épiderme

Un renouvellement accéléré entraînant une hyperprolifération et une différenciation perturbée des kératinocytes

Explication

Dans le psoriasis, le renouvellement épidermique accéléré s’accompagne d’une hyperprolifération et de troubles de différenciation des kératinocytes. La libération d’histamine et l’augmentation de la perméabilité capillaire caractérisent plutôt le mécanisme de l’urticaire.

6. Quel signe d’urticaire impose une injection intramusculaire d’adrénaline ?

Un angioœdème isolé des lèvres sans signe respiratoire
Une urticaire déclenchée par le froid ou la pression
Des papules prurigineuses fugaces limitées à la peau
Une atteinte laryngée ou des manifestations d’anaphylaxie

Une atteinte laryngée ou des manifestations d’anaphylaxie

Explication

Une atteinte laryngée ou des manifestations d’anaphylaxie constituent une urgence nécessitant l’adrénaline intramusculaire. Des papules cutanées fugaces, en l’absence de ces signes de gravité, ne justifient pas cette mesure d’urgence.

7. Quel est l’objectif des tests épicutanés dans l’eczéma allergique de contact ?

Mesurer l’étendue des lésions pour choisir un traitement général
Déterminer si les vésicules risquent de laisser une cicatrice
Identifier une infection cutanée susceptible de prolonger l’éruption
Confirmer l’allergène responsable afin de pouvoir l’éviter

Confirmer l’allergène responsable afin de pouvoir l’éviter

Explication

Les tests épicutanés confirment quel allergène provoque la réaction, ce qui permet ensuite de l’éviter. L’évaluation de l’étendue des lésions ne permet pas d’identifier l’allergène en cause.

8. Chez quels patients la dermatite séborrhéique est-elle le plus fréquemment observée ?

Chez les femmes jeunes âgées de 18 à 40 ans
Chez les hommes de plus de 50 ans
Chez les hommes jeunes âgés de 18 à 40 ans
Chez les adultes de 40 à 50 ans, avec prédominance féminine

Chez les hommes jeunes âgés de 18 à 40 ans

Explication

La dermatite séborrhéique touche le plus souvent les hommes jeunes de 18 à 40 ans. La prédominance féminine et le pic entre 40 et 50 ans caractérisent plutôt la rosacée.

9. En quoi le traitement d’une forme papulo-pustuleuse diffuse de rosacée diffère-t-il de celui d’un érythème facial avec couperose ?

Les formes diffuses relèvent de dermocorticoïdes, tandis que l’érythème et la couperose se traitent par électrocoagulation.
Les formes diffuses relèvent de métronidazole topique, tandis que l’érythème et la couperose se traitent par cyclines orales.
Les formes diffuses relèvent de cyclines orales, tandis que l’érythème et la couperose peuvent être traités par laser vasculaire ou électrocoagulation.
Les formes diffuses relèvent de chirurgie ou laser CO2, tandis que l’érythème et la couperose se traitent par métronidazole topique.

Les formes diffuses relèvent de cyclines orales, tandis que l’érythème et la couperose peuvent être traités par laser vasculaire ou électrocoagulation.

Explication

Les formes diffuses sont traitées par cyclines orales, alors que le laser vasculaire ou l’électrocoagulation ciblent l’érythème et la couperose. Le métronidazole topique est indiqué dans les formes mineures, et non comme traitement des formes diffuses.

10. Chez une personne présentant un prurit isolé, pourquoi les antihistaminiques ne constituent-ils pas le traitement de ce symptôme ?

Parce qu’ils aggravent la xérose, ce qui rend les émollients inefficaces contre les démangeaisons.
Parce qu’ils sont réservés aux prurits accompagnés d’une dermatose visible à l’examen clinique.
Parce qu’ils empêchent d’identifier les signes généraux et les déclencheurs lors de l’interrogatoire.
Parce qu’ils ne traitent pas un prurit isolé, contrairement au traitement de sa cause et aux soins visant à limiter les irritations et la xérose.

Parce qu’ils ne traitent pas un prurit isolé, contrairement au traitement de sa cause et aux soins visant à limiter les irritations et la xérose.

Explication

Un prurit isolé nécessite de traiter sa cause, de limiter les irritants et de réduire la xérose par des émollients ; les antihistaminiques ne traitent pas ce symptôme à eux seuls. La présence d’une dermatose visible n’est pas une condition indiquée pour envisager les antihistaminiques dans la prise en charge du prurit.

11. À la palpation, une lésion cutanée solide mesure 1,4 cm, est ferme et infiltrée : comment la classer ?

Comme une macule, car sa couleur peut être modifiée
Comme une papule, car toute élevure solide relève de cette catégorie
Comme une plaque, car toute lésion dépassant 1 cm est plane
Comme un nodule, en raison de sa taille et de son infiltration

Comme un nodule, en raison de sa taille et de son infiltration

Explication

Une élevure solide supérieure à 1 cm, ferme et infiltrée à la palpation correspond à un nodule. Une papule est également solide, mais son diamètre est inférieur à 1 cm.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Dermatoses inflammatoires cutanées.

Qu’est-ce que le prurit ?

Une sensation qui provoque le besoin de se gratter.

Quand le prurit est-il considéré comme pathologique ?

Lorsqu’il entraîne des lésions de grattage ou perturbe les activités quotidiennes ou le sommeil.

Qu’est-ce qu’une macule ?

Une tache dyschromique visible, sans relief ni infiltration, généralement érythémateuse.

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Consultez la fiche de révision complète sur Dermatoses inflammatoires cutanées.

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