QCM : Anatomie et cytologie pathologiques (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de l’anatomie pathologique ?

Les fonctions des organes sains, évaluées principalement par des mesures physiologiques
Les agents infectieux présents dans les tissus, identifiés uniquement par des analyses moléculaires
Les lésions liées aux maladies dans les organes, les tissus ou les cellules, étudiées par des méthodes morphologiques
Les traitements des maladies, comparés selon leurs effets cliniques et biologiques

Les lésions liées aux maladies dans les organes, les tissus ou les cellules, étudiées par des méthodes morphologiques

Explication

L’anatomie pathologique étudie les lésions associées ou provoquées par les maladies à différentes échelles, au moyen de techniques morphologiques macroscopiques et microscopiques. L’étude des fonctions d’organes sains relève plutôt de l’évaluation physiologique.

2. En anatomie pathologique, qu’est-ce qu’une lésion ?

Une manifestation clinique rapportée par le patient lors d’un examen médical
Une modification fonctionnelle d’un organe mesurable par un examen physiologique
Une altération morphologique d’un organe détectable par un moyen d’observation
Une anomalie biologique décelée par une analyse du sang ou des sécrétions

Une altération morphologique d’un organe détectable par un moyen d’observation

Explication

Une lésion correspond à une altération morphologique d’un organe qui peut être décelée par un moyen d’observation. Une anomalie biologique peut accompagner une maladie, mais elle ne définit pas à elle seule une lésion.

3. Lors d’une démarche anatomopathologique, comment les observations morphologiques contribuent-elles au diagnostic ?

Elles sont comparées aux résultats thérapeutiques, puis interprétées sans référence à des tissus normaux
Elles sont examinées séparément des données cliniques, puis classées selon leur seule apparence microscopique
Elles sont rapprochées des données d’imagerie, puis utilisées pour remplacer les examens biologiques et cliniques
Elles sont comparées au tissu normal, rapprochées des données cliniques, biologiques et d’imagerie, puis interprétées

Elles sont comparées au tissu normal, rapprochées des données cliniques, biologiques et d’imagerie, puis interprétées

Explication

La démarche confronte les tissus normaux et pathologiques aux informations cliniques, biologiques et d’imagerie avant d’interpréter l’ensemble pour établir un diagnostic. L’apparence microscopique seule ne résume donc pas cette démarche intégrative.

4. Lorsqu’une équipe évalue une thérapeutique, quelles contributions l’anatomie pathologique peut-elle apporter ?

Décrire les lésions et leur pronostic, remplacer l’évaluation clinique du traitement et déterminer les besoins de dépistage
Établir un diagnostic et un pronostic, évaluer l’effet du traitement et contribuer à la recherche sur son efficacité et ses effets secondaires
Confirmer un diagnostic et un pronostic, choisir les doses du traitement et mesurer son coût pour le système de soins
Évaluer l’effet du traitement, établir les mesures de prévention et comparer les symptômes sans étudier les lésions

Établir un diagnostic et un pronostic, évaluer l’effet du traitement et contribuer à la recherche sur son efficacité et ses effets secondaires

Explication

L’anatomie pathologique participe au diagnostic et au pronostic, à l’évaluation de l’effet thérapeutique ainsi qu’aux protocoles de recherche sur l’efficacité et les effets secondaires. Le choix des doses n’est pas l’un des objectifs indiqués pour cette discipline.

5. Par quelles méthodes peut-on obtenir un prélèvement cytologique conventionnel ?

Par biopsie chirurgicale, exérèse complète, dissection tissulaire ou prélèvement d’un organe entier
Par imagerie radiologique, mesure échographique, repérage tomodensitométrique ou examen endoscopique
Par raclage, aspiration, desquamation, apposition ou cytoponction à l’aiguille fine, avec ou sans aspiration
Par centrifugation d’un échantillon sanguin, séparation du plasma ou analyse d’une culture cellulaire

Par raclage, aspiration, desquamation, apposition ou cytoponction à l’aiguille fine, avec ou sans aspiration

Explication

Les prélèvements cytologiques conventionnels peuvent être obtenus par raclage, aspiration, desquamation, apposition ou cytoponction à l’aiguille fine. Une biopsie avec exérèse de tissu constitue une autre catégorie de prélèvement.

6. Quel prélèvement convient à l’étude cytologique d’une lésion solide ?

Une biopsie avec retrait d’un fragment tissulaire, suivie d’une étude exclusivement macroscopique
Une prise de sang avec séparation du sérum, suivie d’une analyse biochimique de la lésion
Une ponction à l’aiguille avec ou sans aspiration, ou une empreinte, un grattage, un brossage ou un frottis
Un prélèvement urinaire spontané, suivi d’une recherche de cellules exfoliées dans le liquide

Une ponction à l’aiguille avec ou sans aspiration, ou une empreinte, un grattage, un brossage ou un frottis

Explication

Les lésions solides peuvent être prélevées par ponction à l’aiguille avec ou sans aspiration, ou par empreinte, grattage, brossage et frottis. Un prélèvement urinaire vise plutôt des cellules recueillies dans un liquide, et non directement une lésion solide.

7. Pour obtenir un étalement cytologique monocellulaire, comment faut-il étaler le prélèvement entre deux lames ?

Répartir le produit en passages répétés, en comprimant fortement les placards cellulaires pour les séparer
Étaler le produit par mouvements circulaires, en conservant les placards cellulaires groupés pour éviter leur dispersion
Répartir uniformément le produit sans revenir en arrière, en dissociant les placards cellulaires sans les écraser
Déposer le produit au centre de la lame, puis le laisser s’étendre sans utiliser une seconde lame

Répartir uniformément le produit sans revenir en arrière, en dissociant les placards cellulaires sans les écraser

Explication

Le produit déposé à une extrémité d’une lame propre et sèche est étalé uniformément avec une autre lame, sans retour en arrière et sans écraser les cellules. La compression forte peut abîmer les placards au lieu de les dissocier délicatement.

8. Quel compromis caractérise la cytologie conventionnelle comme méthode de dépistage ?

Elle réduit les interférences du mucus, mais nécessite des tests moléculaires pour rendre les frottis interprétables
Elle facilite la lecture en éliminant les pertes cellulaires, mais demande une préparation plus coûteuse en laboratoire
Elle est coûteuse et peu utilisée, mais le sang et le mucus améliorent la lisibilité des cellules recueillies
Elle est peu coûteuse et couramment utilisée, mais des cellules peuvent rester sur l’outil de prélèvement et le sang ou le mucus gêner l’examen

Elle est peu coûteuse et couramment utilisée, mais des cellules peuvent rester sur l’outil de prélèvement et le sang ou le mucus gêner l’examen

Explication

La cytologie conventionnelle est peu coûteuse et représente une méthode de dépistage courante, mais des cellules peuvent être perdues sur la spatule ou la brosse, tandis que le sang ou le mucus peuvent gêner l’examen. L’amélioration de la collecte et de la lisibilité est plutôt associée à la cytologie en milieu liquide.

9. Comment un prélèvement cervical est-il acheminé pour une cytologie en milieu liquide ?

Le prélèvement est placé dans un contenant ouvert sans liquide, puis centrifugé au laboratoire avant la collecte des cellules
Les cellules recueillies avec une brosse cervicale sont étalées immédiatement sur une lame sèche, puis envoyées sans contenant au laboratoire
Les cellules sont prélevées par une aiguille fine, fixées à l’alcool sur place, puis transportées dans une lame protégée
Les cellules recueillies avec une brosse cervicale spéciale sont déposées dans un contenant hermétique avec un liquide de conservation, puis envoyées au laboratoire

Les cellules recueillies avec une brosse cervicale spéciale sont déposées dans un contenant hermétique avec un liquide de conservation, puis envoyées au laboratoire

Explication

En cytologie en milieu liquide, la brosse cervicale spéciale est déposée dans un contenant hermétique qui contient le liquide de conservation, puis le contenant est envoyé au laboratoire. L’étalement immédiat sur une lame correspond à une préparation conventionnelle plutôt qu’à cette procédure.

10. Quel avantage pratique la cytologie en milieu liquide peut-elle apporter au laboratoire ?

Elle peut faciliter la lecture des lames, mais réduire la productivité en limitant les cellules disponibles pour l’analyse
Elle peut améliorer la collecte cellulaire, mais augmenter les lames inadéquates et rendre leur lecture moins uniforme
Elle peut réduire les coûts des tests, éviter toute préparation de lame et supprimer le besoin d’un examen cytologique
Elle peut améliorer la collecte cellulaire, réduire les échantillons non interprétables, uniformiser les lames et faciliter leur lecture

Elle peut améliorer la collecte cellulaire, réduire les échantillons non interprétables, uniformiser les lames et faciliter leur lecture

Explication

La cytologie en milieu liquide peut améliorer la collecte, réduire les frottis non interprétables et les lames inadéquates, uniformiser les préparations et faciliter leur lecture, ce qui peut accroître la productivité. La réduction du coût n’est pas l’avantage mis en avant pour cette méthode.

11. Qu’appelle-t-on une biopsie en anatomopathologie ?

La conservation d’un organe entier dans un fixateur avant son analyse macroscopique
Le prélèvement de la totalité d’une lésion après son retrait à des fins diagnostiques et thérapeutiques
Le prélèvement d’un échantillon de tissu sur un être vivant en vue d’un examen anatomopathologique
L’observation microscopique d’un tissu après coloration pour rechercher des anomalies cellulaires

Le prélèvement d’un échantillon de tissu sur un être vivant en vue d’un examen anatomopathologique

Explication

Une biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu sur un être vivant pour l’examiner en anatomopathologie. Le prélèvement de la totalité d’une lésion correspond plutôt à une biopsie-exérèse.

12. Quelle combinaison décrit des moyens possibles de réaliser une biopsie ?

Prélèvement par congélation à l’aiguille, endoscopie sous anesthésie générale, ou aspiration après coloration
Prélèvement à la pince sous microscope, incision après fixation, ou excision au bistouri électrique sans anesthésie
Ponction à l’aiguille ou au trocart, prélèvement endoscopique à la pince, ou prélèvement chirurgical sous anesthésie
Ponction à l’aiguille ou au trocart, prélèvement endoscopique par aspiration, ou prélèvement chirurgical sans anesthésie

Ponction à l’aiguille ou au trocart, prélèvement endoscopique à la pince, ou prélèvement chirurgical sous anesthésie

Explication

Une biopsie peut être effectuée par ponction, à l’aide d’une pince pendant une endoscopie, ou par chirurgie après anesthésie locale ou générale. L’option évoquant une chirurgie sans anesthésie ne correspond pas aux modalités décrites.

13. Pour préserver la valeur diagnostique d’une biopsie, quelle pratique est appropriée ?

Choisir une zone périphérique indépendamment de sa qualité et comprimer fortement le tissu pour stabiliser sa forme
Réduire le nombre de prélèvements et choisir la zone la plus hémorragique, tout en utilisant le bistouri électrique pour limiter l’écrasement
Prélever dans les zones nécrotiques pour concentrer les cellules anormales, puis étirer le tissu afin d’en faciliter l’orientation
Prélever une quantité et un nombre suffisants dans une zone non nécrotique ni hémorragique, en évitant les traumatismes du tissu

Prélever une quantité et un nombre suffisants dans une zone non nécrotique ni hémorragique, en évitant les traumatismes du tissu

Explication

La valeur dépend de la taille et du nombre des prélèvements ainsi que du choix d’une zone épargnée par la nécrose ou l’hémorragie, sans écrasement, étirement ni bistouri électrique. Un prélèvement dans une zone nécrotique risque au contraire de compromettre l’interprétation.

14. Quelle méthode de fixation convient à une pièce destinée à l’examen histologique ?

La laisser sécher avant de la plonger dans du formol non tamponné, en quantité légèrement supérieure à son volume
La fixer après l’examen macroscopique dans un volume de formol tamponné à 10 % égal à celui de la pièce
La fixer immédiatement ou très rapidement dans un volume de formol tamponné à 10 % égal à dix fois celui de la pièce
La placer rapidement dans du glutaraldéhyde en volume égal à dix fois celui de la pièce pour préserver sa morphologie

La fixer immédiatement ou très rapidement dans un volume de formol tamponné à 10 % égal à dix fois celui de la pièce

Explication

La fixation préserve la morphologie cellulaire et doit être immédiate ou très rapide, avec du formol tamponné à 10 % en quantité dix fois supérieure au volume de la pièce. Un volume de fixateur égal à celui de la pièce ne respecte pas cette proportion.

15. Dans la coloration HES de routine, quelles couleurs prennent les noyaux et le cytoplasme ?

Les noyaux sont verts grâce à l’éosine et le cytoplasme est rouge grâce à l’hématoxyline
Les noyaux sont noirs grâce à l’hématoxyline et le cytoplasme est vert grâce à l’éosine
Les noyaux sont roses grâce à l’éosine et le cytoplasme est bleu grâce à l’hématoxyline
Les noyaux sont bleus grâce à l’hématoxyline et le cytoplasme est rose grâce à l’éosine

Les noyaux sont bleus grâce à l’hématoxyline et le cytoplasme est rose grâce à l’éosine

Explication

En HES, l’hématoxyline colore les noyaux en bleu et l’éosine colore le cytoplasme en rose. L’attribution inverse des couleurs aux deux constituants est la confusion la plus plausible, mais elle est incorrecte.

16. Quelle affirmation décrit le rôle de la coloration de routine dans le diagnostic anatomopathologique ?

Elle permet de diagnostiquer environ 20 % des lésions, tandis que la majorité requiert des analyses spécialisées
Elle permet d’identifier la totalité des lésions tumorales, tandis que les analyses spécialisées concernent les lésions non tumorales
Elle sert surtout à évaluer la réponse au traitement, tandis que les lésions tumorales exigent une analyse moléculaire
Elle permet de diagnostiquer la grande majorité des lésions, tandis qu’environ 20 % des cas requièrent des analyses spécialisées

Elle permet de diagnostiquer la grande majorité des lésions, tandis qu’environ 20 % des cas requièrent des analyses spécialisées

Explication

La coloration de routine suffit au diagnostic de la grande majorité des lésions tumorales et non tumorales, et environ 20 % des cas nécessitent des analyses spécialisées. L’estimation inverse de la proportion de cas concernés est donc erronée.

17. Quel est le principe de l’immunohistochimie sur une coupe histologique ?

Une coloration chimique révèle les fibres de collagène dans les compartiments cytoplasmique, membranaire ou nucléaire
Une réaction antigène-anticorps révèle la présence de récepteurs antigéniques cytoplasmiques, membranaires ou intranucléaires
Une observation en fluorescence révèle les dépôts d’immunoglobulines et de complément dans les tissus congelés
Une réaction antigène-anticorps révèle les acides nucléiques présents dans le cytoplasme, la membrane ou le noyau

Une réaction antigène-anticorps révèle la présence de récepteurs antigéniques cytoplasmiques, membranaires ou intranucléaires

Explication

L’immunohistochimie met en évidence des récepteurs antigéniques sur une coupe grâce à une réaction antigène-anticorps, dans différents compartiments cellulaires. La détection de dépôts d’immunoglobulines et de complément dans des tissus congelés relève plutôt de l’immunofluorescence directe.

18. En cancérologie, quelle utilisation de l’immunohistochimie peut aider à orienter une décision clinique ?

Évaluer les limites d’exérèse pendant l’intervention et décider d’une modification immédiate du geste chirurgical
Évaluer des facteurs pronostiques et prédictifs de réponse, tout en contribuant au diagnostic et à la recherche du cancer primitif
Mesurer directement la quantité d’ADN tumoral et déterminer la réponse au traitement par séquençage du génome
Repérer l’architecture tumorale par coloration des fibres réticuliniques et établir à elle seule le cancer primitif

Évaluer des facteurs pronostiques et prédictifs de réponse, tout en contribuant au diagnostic et à la recherche du cancer primitif

Explication

En cancérologie, l’immunohistochimie contribue au diagnostic, à la recherche du cancer primitif et à l’évaluation de facteurs pronostiques ou prédictifs de réponse. L’analyse directe de l’ADN tumoral relève plutôt des analyses de biologie moléculaire.

19. Pendant une intervention, comment un examen extemporané est-il réalisé et à quoi peut-il servir ?

Un prélèvement frais est rapidement coupé par congélation au cryostat pour orienter le diagnostic, évaluer les limites d’exérèse ou modifier l’acte
Un prélèvement congelé est étudié par immunofluorescence pour rechercher des dépôts tissulaires et établir le traitement postopératoire
Un prélèvement frais est inclus en résine et observé en microscopie électronique pour déterminer les limites d’exérèse
Un prélèvement fixé est inclus en paraffine et analysé après coloration pour confirmer le diagnostic une fois l’intervention terminée

Un prélèvement frais est rapidement coupé par congélation au cryostat pour orienter le diagnostic, évaluer les limites d’exérèse ou modifier l’acte

Explication

L’examen extemporané porte sur un prélèvement frais rapidement coupé par congélation au cryostat, afin d’aider à orienter le diagnostic ou la conduite opératoire. L’inclusion en paraffine correspond au traitement histologique courant et ne décrit pas cette analyse peropératoire rapide.

20. Quels éléments les analyses de biologie moléculaire peuvent-elles étudier dans un prélèvement tumoral ?

Les dépôts d’immunoglobulines et de complément, pour identifier le cancer primitif et prévoir la réponse thérapeutique
Le génome sous forme d’ADN, le transcriptome sous forme d’ARN messager ou le protéome, pour aider au diagnostic ou prévoir une réponse thérapeutique
Les noyaux et le cytoplasme colorés, pour établir la morphologie tumorale et mesurer directement les limites d’exérèse
Les fibres de collagène et de réticuline, pour séquencer le génome tumoral et détecter une mutation de l’ARN messager

Le génome sous forme d’ADN, le transcriptome sous forme d’ARN messager ou le protéome, pour aider au diagnostic ou prévoir une réponse thérapeutique

Explication

Les analyses de biologie moléculaire peuvent porter sur l’ADN, l’ARN messager ou les protéines et contribuer au diagnostic tumoral ou à la prédiction de la réponse à un traitement. Les dépôts d’immunoglobulines et de complément sont recherchés par immunofluorescence directe, et non par ces analyses moléculaires.

21. À qui l’anatomopathologiste communique-t-il les résultats des examens réalisés dans son service ?

À l’équipe soignante entière, dès que les résultats sont établis
Au médecin prescripteur, dans le respect du secret médical
À l’établissement de santé, pour diffusion aux professionnels concernés
Au patient et à ses proches, sans intermédiaire médical

Au médecin prescripteur, dans le respect du secret médical

Explication

Le secret médical s’applique à l’anatomopathologiste et au personnel de son service, qui communiquent les résultats au médecin prescripteur. Les transmettre directement à l’ensemble de l’équipe soignante élargirait les destinataires au-delà de cette règle.

22. Qu’est-ce qui caractérise un examen anatomopathologique post mortem appelé autopsie ?

Une dissection d’un corps donné à la science à des fins d’enseignement et de recherche
Une analyse médico-légale visant à établir l’intervention éventuelle d’un tiers
Un examen des tissus prélevés avant le décès, complété par les données cliniques
Un examen du cadavre macroscopique et, si nécessaire, microscopique ou complémentaire

Un examen du cadavre macroscopique et, si nécessaire, microscopique ou complémentaire

Explication

L’autopsie est un examen anatomopathologique pratiqué sur un cadavre, avec examen macroscopique et, si nécessaire, examen microscopique des tissus ou techniques complémentaires. La dissection à des fins d’enseignement et de recherche correspond à une autre démarche.

23. Un magistrat demande un examen post mortem après une mort jugée a priori suspecte afin d’en rechercher les causes : de quel type d’autopsie s’agit-il ?

D’une dissection anatomique, réalisée à des fins d’enseignement et de recherche
D’une autopsie scientifique, demandée par un magistrat pour établir un bilan de maladie
D’une autopsie médico-légale, destinée à rechercher les causes de la mort ou l’intervention d’un tiers
D’une autopsie scientifique, demandée par un médecin après une mort naturelle

D’une autopsie médico-légale, destinée à rechercher les causes de la mort ou l’intervention d’un tiers

Explication

Une autopsie médico-légale est demandée par un magistrat lorsqu’une mort est a priori suspecte et peut rechercher l’intervention d’un tiers. L’autopsie scientifique, contrairement à cette démarche, est demandée par un médecin après une mort naturelle.

24. Quelle fonction remplit la conclusion synthétique d’un compte rendu anatomopathologique écrit ?

Présenter un diagnostic lésionnel ou des hypothèses diagnostiques selon les renseignements cliniques et les lésions observées
Énumérer les lésions sans les interpréter ni tenir compte des informations cliniques
Remplacer la description des lésions par une synthèse des résultats d’imagerie
Formuler un pronostic tumoral définitif à partir des seules méthodes complémentaires

Présenter un diagnostic lésionnel ou des hypothèses diagnostiques selon les renseignements cliniques et les lésions observées

Explication

Le compte rendu décrit puis interprète les lésions et conclut par un diagnostic lésionnel ou des hypothèses adaptées aux données cliniques et aux lésions observées. Une simple énumération non interprétée ne remplit pas cette fonction.

25. Un diagnostic morphologique a été établi sur un prélèvement : quelle démarche permet de l’intégrer correctement au dossier diagnostique ?

Le valider à partir de l’aspect microscopique, puis consulter les autres données en cas de doute
Le comparer aux données d’imagerie et de biologie moléculaire, sans tenir compte du contexte clinique
Le remplacer par le diagnostic clinique lorsque les résultats biologiques sont discordants
Le confronter aux données cliniques et, le cas échéant, aux données biologiques et d’imagerie

Le confronter aux données cliniques et, le cas échéant, aux données biologiques et d’imagerie

Explication

Le diagnostic morphologique doit être confronté aux données cliniques, ainsi qu’aux données biologiques et d’imagerie lorsqu’elles sont disponibles. Se limiter à l’examen microscopique avant d’envisager les autres données ne respecte pas cette démarche d’intégration.

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Qu’étudie l’anatomie pathologique ?

Les lésions associées ou provoquées par les maladies.

Par quels types de techniques l’anatomie pathologique étudie-t-elle les lésions ?

Par des techniques morphologiques macroscopiques et microscopiques.

Qu’est-ce qu’une lésion ?

Une altération morphologique d’un organe décelable par tout moyen d’observation.

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