QCM : Accueil et prise en charge de l’AVC — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le mécanisme principal de la thrombolyse dans la prise en charge d’une ischémie cérébrale ?

Elle diminue la pression artérielle pour rétablir la perfusion.
Elle empêche la formation de nouveaux caillots par compression vasculaire.
Elle retire le caillot par un dispositif endovasculaire.
Elle lyse le caillot dans un environnement médical spécialisé.

Elle lyse le caillot dans un environnement médical spécialisé.

Explication

La thrombolyse agit en provoquant la lyse du caillot responsable de l’ischémie, sous surveillance médicale spécialisée. Le retrait mécanique du caillot correspond à la thrombectomie, et non à la thrombolyse.

2. Pourquoi un accident ischémique transitoire doit-il être considéré comme une urgence ?

Parce qu’il expose à un risque majeur de récidive et nécessite un bilan et un traitement rapides
Parce qu’il provoque habituellement une lésion visible nécessitant une chirurgie immédiate
Parce qu’il entraîne une récupération complète qui rend le diagnostic secondaire
Parce que la disparition des signes confirme l’absence de toute complication ultérieure

Parce qu’il expose à un risque majeur de récidive et nécessite un bilan et un traitement rapides

Explication

La régression des signes d’un AIT n’élimine pas le danger, car le risque de récidive est majeur et impose une urgence diagnostique et thérapeutique. La disparition des symptômes ne signifie donc pas l’absence de risque et ne rend pas le diagnostic inutile.

3. Dans quel délai le scanner cérébral doit-il être réalisé après l’arrivée du patient afin d’orienter la filière thrombolyse ?

Dans les 30 minutes suivant l’arrivée
Avant la pose des voies veineuses périphériques
Après la réception de tous les résultats biologiques
Dans l’heure suivant l’examen neurologique

Dans les 30 minutes suivant l’arrivée

Explication

Le scanner doit être réalisé dans les 30 minutes suivant l’arrivée afin de déterminer la poursuite de la filière thrombolyse. Attendre l’ensemble des résultats biologiques ou repousser l’imagerie ralentirait cette décision urgente.

4. Quelle utilisation des voies veineuses périphériques est conforme à l’organisation du déchocage AVC ?

Une voie de 16G pour le bilan et une voie de 18G pour mesurer la tension artérielle
Une voie de 18G pour l’actilyse et une voie de 16G réservée aux prélèvements urinaires
Une voie de 18G pour le bilan et les thérapeutiques, une autre de 18G ou 16G pour l’actilyse
Une voie de 18G pour les thérapeutiques et la même voie pour mesurer la tension artérielle

Une voie de 18G pour le bilan et les thérapeutiques, une autre de 18G ou 16G pour l’actilyse

Explication

Une voie de 18G est destinée au bilan sanguin et aux thérapeutiques, tandis qu’une voie de 18G ou 16G est réservée à l’actilyse. La tension artérielle ne doit pas être prise du côté de la voie utilisée pour l’actilyse.

5. Un patient présente les premiers signes d’un accident vasculaire cérébral depuis 4 heures. Quelle intervention respecte encore la fenêtre temporelle indiquée pour la thrombolyse ?

Une thrombectomie, car sa fenêtre s’arrête à 4 heures 30.
Une thrombolyse, car elle reste possible jusqu’à 8 heures.
Une thrombolyse, car le délai peut atteindre 6 heures.
Une thrombolyse, car le délai reste inférieur à 4 heures 30.

Une thrombolyse, car le délai reste inférieur à 4 heures 30.

Explication

La thrombolyse peut être réalisée dans les 4 heures 30 suivant le début des signes, donc ce délai de 4 heures reste compatible. La fenêtre allant jusqu’à 6 heures concerne la thrombectomie, et non la thrombolyse.

6. Quel est le rôle spécifique de la téléthrombolyse dans la prise en charge d’un patient suspect d’AVC ?

Déterminer la nécessité d’un électrocardiogramme
Remplacer l’examen clinique réalisé au déchocage
Organiser l’évaluation neurologique à distance
Organiser le transfert du patient vers un autre établissement

Organiser l’évaluation neurologique à distance

Explication

La téléthrombolyse permet d’organiser un avis neurologique à distance grâce à une évaluation en visioconférence. Le transfert du patient relève de l’organisation par le SAMU, et non de la téléthrombolyse elle-même.

7. Quelle situation justifie une prise en charge très rapide lors d’un AVC ?

La récupération cérébrale devient certaine après quelques minutes d’attente
Environ 2 millions de neurones sont détruits à chaque minute écoulée
Le nombre de neurones atteints reste stable pendant les premières heures
Environ 2 millions de neurones se régénèrent à chaque minute écoulée

Environ 2 millions de neurones sont détruits à chaque minute écoulée

Explication

Lors d’un AVC, environ 2 millions de neurones sont détruits par minute, ce qui explique l’importance d’une prise en charge rapide. L’attente ne favorise pas la régénération et ne stabilise pas les lésions cérébrales.

8. Quel traitement correspond à la prise en charge d’un AVC hémorragique ?

Administrer un traitement symptomatique sans rechercher la cause du saignement
Dissoudre le caillot par médicament et réaliser une thrombectomie interventionnelle
Arrêter les anticoagulants, contrôler l’hypertension et envisager une chirurgie
Traiter l’occlusion artérielle et maintenir les anticoagulants prescrits

Arrêter les anticoagulants, contrôler l’hypertension et envisager une chirurgie

Explication

L’AVC hémorragique nécessite notamment l’arrêt des anticoagulants, le traitement de l’hypertension et parfois une chirurgie. La thrombolyse et la thrombectomie concernent la prise en charge de l’occlusion d’un AVC ischémique.

9. Quelle séquence correspond au dépistage FAST 15 face à des signes évocateurs d’AVC ?

Faire sourire, lever les bras les yeux fermés, serrer les mains, parler, noter l’heure puis appeler le 15
Mesurer la température, examiner les pupilles, faire marcher la personne, attendre puis appeler le 15
Demander de retenir sa respiration, tester les jambes, masser le visage puis contacter un proche
Faire asseoir la personne, donner à boire, vérifier le pouls, noter l’heure puis appeler le 15

Faire sourire, lever les bras les yeux fermés, serrer les mains, parler, noter l’heure puis appeler le 15

Explication

Le dépistage FAST 15 comprend l’évaluation du sourire, des bras, de la force des mains et de la parole, puis la recherche de l’heure de début avant l’appel au SAMU au 15. Les autres séquences omettent plusieurs éléments essentiels ou retardent l’alerte par des gestes non prévus.

10. Quelle distinction décrit correctement la thrombolyse et la thrombectomie dans l’AVC ischémique ?

La thrombolyse retire le caillot par cathéter, tandis que la thrombectomie le dissout par médicament
La thrombolyse dissout le caillot par médicament, tandis que la thrombectomie le retire par intervention
La thrombolyse contrôle le saignement, tandis que la thrombectomie réduit la pression artérielle
La thrombolyse traite la conscience, tandis que la thrombectomie corrige les troubles respiratoires

La thrombolyse dissout le caillot par médicament, tandis que la thrombectomie le retire par intervention

Explication

La thrombolyse utilise un médicament pour dissoudre le caillot, alors que la thrombectomie consiste à le retirer par une intervention réalisée sous radiologie interventionnelle. Les autres propositions confondent ces techniques avec des traitements de soutien ou inversent leur mécanisme.

11. Quelle caractéristique définit un accident ischémique transitoire ?

Une perte de connaissance prolongée provoquée par une infection du tissu cérébral
Des signes persistants associés à une lésion cérébrale visible dès les premières heures
Une douleur crânienne progressive accompagnée d’une inflammation des méninges
Des signes qui régressent spontanément en quelques heures sans lésion visible à l’imagerie

Des signes qui régressent spontanément en quelques heures sans lésion visible à l’imagerie

Explication

L’AIT se caractérise par des signes neurologiques qui régressent spontanément durant les premières heures, sans lésion visible à l’imagerie. La persistance des signes avec une lésion visible correspond plutôt à un AVC constitué.

12. Quel schéma d’administration correspond à l’Actilyse lors d’une thrombolyse ?

1,5 mg/kg1,5\ \text{mg/kg} en deux heures, avec 20 % en bolus puis 80 % en perfusion.
0,9 mg/kg0,9\ \text{mg/kg} en une heure, avec 10 % en bolus puis 90 % en perfusion.
1,0 mg/kg1,0\ \text{mg/kg} en une heure, avec 10 % en perfusion puis 90 % en bolus.
0,9 mg/kg0,9\ \text{mg/kg} en trente minutes, avec 50 % en bolus puis 50 % en perfusion.

$$0,9\ \text{mg/kg}$$ en une heure, avec 10 % en bolus puis 90 % en perfusion.

Explication

L’Actilyse, un thrombolytique rt-PA, est administrée à la dose de 0,9 mg/kg0,9\ \text{mg/kg} : 10 % en injection intraveineuse directe sur une minute, puis 90 % en perfusion pendant une heure. Les autres schémas modifient la dose, la durée ou la répartition prévues.

13. Quelle décision correspond aux trois résultats possibles de l’imagerie cérébrale dans la filière thrombolyse ?

Un scanner normal poursuit le diagnostic, une hémorragie arrête la thrombolyse et une ischémie peut la permettre
Un scanner normal permet la thrombolyse, une hémorragie poursuit la thrombolyse et une ischémie l’arrête
Un scanner normal arrête le diagnostic, une hémorragie permet la thrombolyse et une ischémie l’arrête
Un scanner normal impose une chirurgie, une hémorragie poursuit la thrombolyse et une ischémie confirme l’éligibilité

Un scanner normal poursuit le diagnostic, une hémorragie arrête la thrombolyse et une ischémie peut la permettre

Explication

Un scanner sans AVC met fin à la filière thrombolyse tout en imposant la poursuite du diagnostic, tandis qu’un AVC hémorragique l’arrête. Un AVC ischémique permet de poursuivre cette filière si le patient est éligible.

14. Quelle association entre le mécanisme et le type d’AVC est correcte ?

Rupture d’une artère pour l’AVC hémorragique et occlusion par un caillot pour l’AVC ischémique
Occlusion d’une artère pour l’AVC hémorragique et rupture artérielle pour l’AVC ischémique
Rupture veineuse pour l’AVC ischémique et inflammation artérielle pour l’AVC hémorragique
Caillot cérébral pour l’AVC hémorragique et hypertension pour l’AVC ischémique

Rupture d’une artère pour l’AVC hémorragique et occlusion par un caillot pour l’AVC ischémique

Explication

L’AVC hémorragique résulte de la rupture de la paroi d’une artère, tandis que l’AVC ischémique résulte de l’occlusion d’une artère par un caillot. L’occlusion et la rupture sont donc inversées dans la deuxième proposition, et les deux autres associent des mécanismes non conformes à cette distinction.

15. Pourquoi l’heure de début des signes doit-elle être recueillie dès l’arrivée au déchocage ?

Elle contribue à la décision thérapeutique
Elle complète le dossier administratif du patient
Elle permet de choisir le type de monitorage installé
Elle détermine la position du patient pendant l’examen

Elle contribue à la décision thérapeutique

Explication

L’heure de début des signes est indispensable pour apprécier l’accès aux traitements urgents et orienter la décision thérapeutique. Il ne s’agit donc pas d’une information administrative secondaire.

16. Quelle association entre les outils d’évaluation et leur fonction est correcte chez un patient suspect d’AVC ?

Le NIHSS évalue l’imagerie et Glasgow détermine l’éligibilité à l’actilyse
Le NIHSS évalue la sévérité neurologique et Glasgow le niveau de conscience
Le NIHSS mesure la tension artérielle et Glasgow estime la glycémie
Le NIHSS confirme l’hémorragie et Glasgow localise l’occlusion artérielle

Le NIHSS évalue la sévérité neurologique et Glasgow le niveau de conscience

Explication

Le NIHSS participe à l’évaluation de la sévérité neurologique, tandis que le score de Glasgow renseigne sur le niveau de conscience. L’imagerie cérébrale complète cette évaluation sans être remplacée par l’un de ces scores.

17. Quelle définition correspond à un accident vasculaire cérébral ?

Une inflammation progressive des méninges autour de l’ensemble du cerveau
Une compression temporaire des nerfs périphériques d’un côté du corps
Une interruption brutale de la circulation sanguine dans une région du cerveau
Une dégénérescence lente des neurones liée au vieillissement cérébral

Une interruption brutale de la circulation sanguine dans une région du cerveau

Explication

Un accident vasculaire cérébral correspond à l’arrêt brutal de la circulation sanguine dans une partie du cerveau. Les autres propositions décrivent respectivement une atteinte inflammatoire, une dégénérescence ou une atteinte nerveuse périphérique.

18. Quelle action l’IOA doit-elle déclencher dès le repérage de signes évocateurs d’un AVC ?

Un recueil administratif avant toute évaluation clinique
Une surveillance en salle d’attente avant l’examen médical
Une orientation vers une consultation d’urgence non prioritaire
Une prise en charge immédiate au titre d’une urgence absolue

Une prise en charge immédiate au titre d’une urgence absolue

Explication

L’AVC est une urgence absolue qui nécessite une prise en charge immédiate par l’IOA dès l’apparition de signes suspects. Le considérer comme une consultation non prioritaire retarderait une intervention potentiellement déterminante.

19. Quel signe peut alerter sur un accident vasculaire cérébral du tronc cérébral ?

Une démangeaison diffuse de la peau, associée à une douleur articulaire progressive
Une gêne digestive intermittente, associée à une augmentation de l’appétit
Une toux isolée après un effort, associée à une fatigue musculaire générale
Une impression soudaine d’être « bourré », associée à un trouble de l’équilibre ou de la marche

Une impression soudaine d’être « bourré », associée à un trouble de l’équilibre ou de la marche

Explication

Dans les AVC du tronc cérébral, une impression soudaine d’être « bourré » peut s’associer à un trouble de l’équilibre ou de la marche. Les autres manifestations ne figurent pas parmi les signes d’alerte neurologiques décrits.

20. Quelle estimation décrit la fréquence annuelle des AVC en France ?

Environ 130 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année
Environ 1 300 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année
Environ 13 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année
Environ 130 personnes sont victimes d’un AVC chaque année

Environ 130 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année

Explication

En France, environ 130 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année, ce qui correspond aussi à environ un AVC toutes les quatre minutes. Les autres chiffres ne correspondent pas à l’estimation annuelle donnée.

21. Quel calendrier de surveillance de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque est recommandé après une thrombolyse ?

Toutes les heures pendant 2 heures, toutes les 30 minutes de H+3 à H+6, puis toutes les 2 heures jusqu’à H+24.
Toutes les 15 minutes pendant 2 heures, toutes les 30 minutes de H+3 à H+6, puis toutes les heures jusqu’à H+24.
Toutes les 30 minutes pendant 2 heures, toutes les heures de H+3 à H+6, puis toutes les 2 heures jusqu’à H+24.
Toutes les 15 minutes pendant 6 heures, puis toutes les heures jusqu’à H+24.

Toutes les 15 minutes pendant 2 heures, toutes les 30 minutes de H+3 à H+6, puis toutes les heures jusqu’à H+24.

Explication

Après la thrombolyse, la tension artérielle et la fréquence cardiaque sont contrôlées toutes les 15 minutes pendant les deux premières heures, puis toutes les 30 minutes de H+3 à H+6 et chaque heure jusqu’à H+24. Les autres propositions modifient l’intervalle ou la durée d’une phase de surveillance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Accueil et prise en charge de l’AVC.

Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

C'est l'arrêt brutal de la circulation sanguine dans une partie du cerveau.

Quelle proportion des AVC est hémorragique ?

20 % des AVC sont hémorragiques.

Quelle est la cause d'un AVC hémorragique ?

La rupture de la paroi d'une artère provoque un AVC hémorragique.

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