QCM : Activité électrique du cœur (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les populations cellulaires du myocarde :

Les cellules contractiles assurent la contraction, tandis que les cellules automatiques créent et conduisent l’influx.
Le myocarde comprend environ 98 % de cardiomyocytes contractiles et 2 % de cellules automatiques.
Les cellules automatiques appartiennent au tissu contractile, tandis que les cardiomyocytes contractiles appartiennent au tissu nodal.
Les cellules contractiles ont un potentiel de repos proche de −60 mV, tandis que les cellules automatiques ont un potentiel proche de −90 mV.
Les cellules automatiques représentent environ 98 % du myocarde, contre 2 % de cellules contractiles.

Les cellules contractiles assurent la contraction, tandis que les cellules automatiques créent et conduisent l’influx. · Le myocarde comprend environ 98 % de cardiomyocytes contractiles et 2 % de cellules automatiques.

Explication

Le myocarde est constitué d’environ 98 % de cellules contractiles et 2 % de cellules automatiques. Les cellules contractiles se contractent, alors que les cellules automatiques produisent et conduisent l’influx. Le potentiel de repos proche de −90 mV caractérise les cellules contractiles, tandis que celui proche de −60 mV caractérise les cellules nodales.

2. Lorsqu’on compare les phases 0 des cellules nodales et des cardiomyocytes contractiles, quelles propositions sont exactes ?

La phase 0 nodale est spontanément dépolarisante, tandis que la phase 0 contractile est horizontale.
La phase 0 nodale est horizontale, tandis que la phase 0 contractile est spontanément dépolarisante.
La phase 0 nodale est lente et potassique, tandis que la phase 0 contractile est rapide et sodique.
La phase 0 nodale est lente et sodique, tandis que la phase 0 contractile est rapide et calcique.
La phase 0 nodale est lente et calcique, tandis que la phase 0 contractile est rapide et sodique.

La phase 0 nodale est lente et calcique, tandis que la phase 0 contractile est rapide et sodique.

Explication

La phase 0 des cellules nodales est lente et dépend du calcium, tandis que celle des cardiomyocytes contractiles est rapide et dépend du sodium. La dépolarisation spontanée et la phase horizontale caractérisent la phase 4, pas la phase 0. Le potassium ne caractérise pas la phase 0 nodale, et la phase 0 contractile n’est ni lente ni calcique.

3. À propos du nœud atrioventriculaire :

Il se situe au plancher de l’oreillette gauche, près du septum interatrial.
Il se situe au sommet de l’oreillette droite, près du septum interatrial.
Il se situe au plancher de l’oreillette droite, près du septum interventriculaire.
Il se situe au plancher de l’oreillette droite, près du septum interatrial.
Il constitue l’un des plusieurs passages électriques entre oreillettes et ventricules.

Il se situe au plancher de l’oreillette droite, près du septum interatrial.

Explication

Le nœud atrioventriculaire est situé au plancher de l’oreillette droite, près du septum interatrial, et représente le seul passage électrique entre oreillettes et ventricules. Les variantes de localisation sont erronées, et il ne s’agit pas de plusieurs points de passage.

4. Une cellule myocardique présente un potentiel de repos stable proche de −90 mV. Quelles caractéristiques lui correspondent ?

Elle appartient aux cellules nodales et se dépolarise spontanément à partir de −90 mV.
Elle appartient au tissu nodal et son potentiel de repos instable est proche de −60 mV.
Elle appartient aux cellules contractiles et présente un potentiel de repos instable proche de −60 mV.
Elle appartient au tissu nodal et présente un potentiel de repos stable proche de −90 mV.
Elle appartient aux cellules contractiles et ne se dépolarise pas spontanément au repos.

Elle appartient aux cellules contractiles et ne se dépolarise pas spontanément au repos.

Explication

Le potentiel stable proche de −90 mV caractérise les cellules contractiles, qui ne se dépolarisent pas spontanément. Les cellules nodales ont plutôt un potentiel instable proche de −60 mV ; les autres propositions leur attribuent les caractéristiques de l’autre type cellulaire.

5. Qu’est-ce que le front de dépolarisation qui génère un dipôle électrique à la surface du myocarde ?

La séparation entre une zone déjà dépolarisée, négative en surface, et une zone encore au repos, positive en surface
La propagation d’une repolarisation uniforme entre des cellules ayant le même potentiel de membrane
La différence de potentiel entre deux électrodes, indépendamment de l’activité électrique cardiaque
La contraction simultanée des oreillettes et des ventricules, mesurée par les électrodes cutanées

La séparation entre une zone déjà dépolarisée, négative en surface, et une zone encore au repos, positive en surface

Explication

Le front de dépolarisation correspond à la coexistence d’une région dépolarisée, négative en surface, et d’une région au repos, positive en surface, ce qui forme un dipôle orienté. La différence entre deux électrodes décrit une mesure de dérivation, et non la définition du front lui-même.

6. Combien d’électrodes sont nécessaires pour obtenir un ECG à douze dérivations ?

Dix électrodes, dont six périphériques et quatre précordiales
Dix électrodes, dont quatre périphériques et six précordiales
Huit électrodes, dont quatre périphériques et quatre précordiales
Douze électrodes, dont quatre périphériques et huit précordiales

Dix électrodes, dont quatre périphériques et six précordiales

Explication

Un ECG à douze dérivations est obtenu avec dix électrodes : quatre périphériques et six précordiales. Les douze dérivations correspondent à des mesures électriques prises selon différents angles, et non à douze électrodes distinctes.

7. Quel est le rôle de la ligne isoélectrique sur un ECG ?

Représenter la repolarisation des oreillettes lorsqu’elle devient visible sur le tracé.
Marquer le début de la dépolarisation des ventricules avant l’apparition du complexe QRS.
Indiquer qu’aucune différence de potentiel globale n’est détectable entre les cellules cardiaques.
Signaler que les cellules cardiaques ont cessé toute activité électrique et mécanique.

Indiquer qu’aucune différence de potentiel globale n’est détectable entre les cellules cardiaques.

Explication

La ligne isoélectrique apparaît lorsque les cellules sont au même potentiel et qu’aucun dipôle global n’est détectable. Elle ne signifie pas que les cellules sont inertes, contrairement à l’interprétation selon laquelle toute activité cellulaire aurait cessé.

8. Quelle différence distingue les dérivations frontales des dérivations précordiales dans leur exploration électrique du cœur ?

Les dérivations frontales explorent les cavités droites, tandis que les dérivations précordiales explorent les oreillettes.
Les dérivations frontales mesurent la repolarisation, tandis que les dérivations précordiales mesurent la dépolarisation.
Les dérivations frontales explorent le plan frontal, tandis que les dérivations précordiales explorent le plan horizontal.
Les dérivations frontales explorent le plan horizontal, tandis que les dérivations précordiales explorent le plan frontal.

Les dérivations frontales explorent le plan frontal, tandis que les dérivations précordiales explorent le plan horizontal.

Explication

Les dérivations DI, DII, DIII, aVR, aVL et aVF observent le cœur dans le plan frontal, alors que V1 à V6 l’explorent dans le plan horizontal. Les dérivations précordiales ne sont pas dédiées à la seule dépolarisation : elles enregistrent le même événement électrique sous un autre angle.

9. Pourquoi faut-il signaler clairement sur le tracé une modification de la vitesse ou de la calibration de l’ECG ?

Parce qu’elle peut fausser l’interprétation des durées ou des amplitudes mesurées.
Parce qu’elle transforme les dérivations bipolaires en dérivations unipolaires.
Parce qu’elle modifie l’emplacement anatomique des électrodes précordiales.
Parce qu’elle empêche les dérivations périphériques d’enregistrer les signaux cardiaques.

Parce qu’elle peut fausser l’interprétation des durées ou des amplitudes mesurées.

Explication

La vitesse règle l’échelle temporelle et la calibration règle l’échelle des amplitudes ; une modification non signalée peut donc conduire à une interprétation erronée des mesures. Un changement de paramètres ne modifie pas le type de dérivation ni la position des électrodes.

10. Sur une bande ECG de 10 secondes présentant un rythme irrégulier, on dénombre 13 complexes QRS. Quelle estimation de la fréquence cardiaque faut-il retenir ?

Environ 39 battements par minute, en multipliant le nombre de QRS par 3
Environ 78 battements par minute, en multipliant le nombre de QRS par 6
Environ 130 battements par minute, en multipliant le nombre de QRS par 10
Environ 46 battements par minute, en divisant le nombre de QRS par 3,6

Environ 78 battements par minute, en multipliant le nombre de QRS par 6

Explication

Pour un rythme irrégulier, le comptage des QRS sur 10 secondes est multiplié par 6, ce qui donne ici 78 battements par minute. La formule fondée sur les grands carreaux entre deux ondes R est destinée à estimer un rythme régulier.

11. Quelles limites définissent l’intervalle PR normal chez l’adulte et quelle anomalie suggère une durée supérieure à cette plage ?

De 120 à 200 ms ; une durée supérieure évoque un bloc atrioventriculaire du premier degré.
De 120 à 200 ms ; une durée supérieure évoque un bloc de branche.
De 80 à 120 ms ; une durée supérieure évoque une préexcitation ventriculaire.
De 200 à 240 ms ; une durée supérieure évoque un ralentissement de la conduction intraventriculaire.

De 120 à 200 ms ; une durée supérieure évoque un bloc atrioventriculaire du premier degré.

Explication

Chez l’adulte, l’intervalle PR normal dure de 120 à 200 ms, et son allongement au-delà de 200 ms caractérise un bloc atrioventriculaire du premier degré. Une préexcitation ventriculaire est plutôt recherchée lorsque le PR est inférieur à 120 ms.

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Quelle proportion du myocarde est constituée de cardiomyocytes contractiles ?

Environ 98 %.

Quel potentiel de repos caractérise les cellules nodales ?

Un potentiel instable proche de −60 mV.

Où se situe le nœud atrioventriculaire et quel passage électrique constitue-t-il ?

Au plancher de l’oreillette droite, près du septum interatrial ; le seul passage électrique entre oreillettes et ventricules.

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