QCM : Bilan et traitement de l’édentement (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les quatre phases de l’examen clinique en prothèse ?

Interrogatoire, radiographie, choix de la prothèse, puis contrôle de l’occlusion
Observation, diagnostic définitif, fabrication de la prothèse, puis suivi après traitement
Observation, réflexion sur les difficultés et les moyens, décision thérapeutique, puis planification avec consentement éclairé
Examen buccal, choix des matériaux, accord du praticien, puis pose immédiate

Observation, réflexion sur les difficultés et les moyens, décision thérapeutique, puis planification avec consentement éclairé

Explication

La démarche comprend l’observation, la réflexion sur les difficultés et les moyens de traitement, la décision tenant compte des exigences techniques et des souhaits du patient, puis la planification et le consentement éclairé. La fabrication de la prothèse ne remplace pas ces phases de décision et de planification.

2. Une personne édentée présente des difficultés à mastiquer, à parler et à maintenir ses relations sociales. Quelle interprétation rend le mieux compte de cette situation ?

L’édentement peut entraîner des déficits fonctionnels, esthétiques et psychologiques, avec des répercussions sociales, physiques et psychologiques
L’édentement entraîne principalement des troubles digestifs, sans retentissement notable sur la phonation ou la respiration
L’édentement a des conséquences physiques et masticatoires, mais ses répercussions psychologiques sont indépendantes
L’édentement affecte surtout l’apparence, tandis que les difficultés fonctionnelles et sociales relèvent d’autres causes

L’édentement peut entraîner des déficits fonctionnels, esthétiques et psychologiques, avec des répercussions sociales, physiques et psychologiques

Explication

L’édentement peut provoquer des déficits psychologiques, esthétiques, masticatoires, digestifs, phonatoires et respiratoires, ainsi qu’un retentissement social, psychologique et physique. Réduire ses effets à l’apparence ne rend pas compte des conséquences fonctionnelles et sociales possibles.

3. Un patient édenté porte une prothèse et suppose que son efficacité masticatoire est redevenue normale. Quelle information doit guider l’évaluation ?

Une perte de 60 % de l’efficacité masticatoire peut persister malgré le port d’une prothèse
La prothèse améliore l’apparence, tandis que l’efficacité masticatoire demeure inchangée par rapport à l’édentement
La perte d’efficacité masticatoire concerne les patients non appareillés, mais pas les patients porteurs d’une prothèse
Le port d’une prothèse rétablit en général l’efficacité masticatoire à son niveau initial

Une perte de 60 % de l’efficacité masticatoire peut persister malgré le port d’une prothèse

Explication

Même appareillé, un patient édenté peut conserver une perte de 60 % de son efficacité masticatoire. L’idée qu’une prothèse restaure automatiquement cette efficacité est donc erronée.

4. Quelle série correspond aux quatre profils psychologiques distingués par House ?

Coopérant, anxieux, sceptique et exigeant
Critique, enthousiaste, passif et anxieux
Philosophe, critique, sceptique et indifférent
Philosophe, méfiant, indifférent et réservé

Philosophe, critique, sceptique et indifférent

Explication

La classification de House comprend les profils philosophe, critique, sceptique et indifférent. Des traits comme l’anxiété ou la réserve ne constituent pas, dans cette classification, les quatre catégories nommées.

5. Chez un patient diabétique porteur d’une prothèse, quelle conduite tient compte des effets possibles de sa pathologie ?

Concentrer la surveillance sur la sécheresse buccale, sans tenir compte de la fragilité muqueuse ni de la résorption osseuse
Maintenir le port habituel de la prothèse et surveiller surtout la stabilité des dents naturelles restantes
Espacer les contrôles et prolonger le port de la prothèse pour limiter les traumatismes de la muqueuse
Prévoir des contrôles rapprochés et réduire le temps de port de la prothèse en raison des fragilités buccales possibles

Prévoir des contrôles rapprochés et réduire le temps de port de la prothèse en raison des fragilités buccales possibles

Explication

Le diabète peut s’accompagner de sécheresse buccale, de fragilité muqueuse et de résorption osseuse importante, ce qui justifie des contrôles rapprochés et une réduction du port prothétique. Espacer les contrôles ne répond pas aux risques de traumatismes et de résorption.

6. Un patient prend des médicaments qui diminuent la sécrétion salivaire. Quelle mesure peut être envisagée pour améliorer sa prise en charge prothétique ?

Interrompre le traitement médicamenteux sans concertation et compenser la sécheresse par une adaptation de la prothèse
Remplacer les médicaments par un traitement sialoprive et limiter les soins à l’hydratation de la muqueuse
Augmenter la durée de port de la prothèse afin de stimuler la salivation et éviter les adhésifs prothétiques
Demander au médecin un éventuel remplacement par un traitement non sialoprive, ou proposer des substituts salivaires et des adhésifs prothétiques

Demander au médecin un éventuel remplacement par un traitement non sialoprive, ou proposer des substituts salivaires et des adhésifs prothétiques

Explication

Il est possible de solliciter le médecin pour envisager un traitement non sialoprive, ou de recourir à des substituts salivaires et à des adhésifs prothétiques. L’arrêt autonome d’un médicament ne constitue pas la conduite proposée.

7. Comment réaliser l’examen exobuccal pour évaluer la typologie faciale, les tissus du visage et l’ouverture buccale ?

Examiner le patient de face et en vue postérieure
Examiner le patient de face et de profil
Examiner le patient de profil et en vue intraorale
Examiner le patient de face et en vue occlusale

Examiner le patient de face et de profil

Explication

L’examen exobuccal se réalise de face et de profil afin d’apprécier la typologie faciale, les tissus du visage et le degré d’ouverture buccale. Une vue occlusale ne remplace pas l’observation de profil.

8. Un patient présente un profil facial bombé. Quelle forme de dents prothétiques est indiquée par la correspondance entre profil et forme dentaire ?

Des dents bombées, en accord avec le profil facial
Des dents plates, car la forme dentaire est indépendante du profil
Des dents bombées, uniquement si la teinte est adaptée au teint
Des dents plates, afin de contrebalancer le relief facial

Des dents bombées, en accord avec le profil facial

Explication

Un profil bombé oriente vers le choix de dents bombées, tandis qu’un profil plat oriente vers des dents plates. Le choix de la teinte dépend de critères distincts et ne conditionne pas cette correspondance de forme.

9. Après la perte des dents, quelle évolution décrit la résorption osseuse ?

L’os basal diminue d’abord, puis la résorption gagne progressivement l’os alvéolaire.
L’os alvéolaire s’épaissit progressivement, tandis que l’os basal conserve son volume.
L’os qui entourait les dents diminue progressivement, d’abord au niveau alvéolaire puis au niveau basal.
L’os qui entourait les dents se transforme en tissu fibreux, sans diminution de l’os basal.

L’os qui entourait les dents diminue progressivement, d’abord au niveau alvéolaire puis au niveau basal.

Explication

La résorption osseuse correspond à une diminution progressive de l’os après la perte des dents, qui commence dans l’os alvéolaire avant d’atteindre l’os basal. L’inversion de cet ordre confond les deux étapes de l’évolution.

10. Lorsqu’une crête résorbée se déplace vers l’intérieur de la bouche, comment qualifie-t-on cette résorption ?

Elle est centripète, car la crête se rapproche du centre de la bouche.
Elle est centripète, car la crête s’éloigne du centre de la bouche.
Elle est centrifuge, car la crête reste à distance constante du centre.
Elle est centrifuge, car la crête se rapproche du centre de la bouche.

Elle est centripète, car la crête se rapproche du centre de la bouche.

Explication

Une résorption centripète fait rentrer la crête vers l’intérieur de la bouche, en direction du centre. La résorption centrifuge correspond au mouvement opposé, qui éloigne la crête du centre.

11. Pourquoi une crête devenue basse et plate peut-elle moins bien retenir une prothèse ?

Elle déplace les tubérosités et crée davantage de zones de rétention.
Elle épaissit l’os basal et réduit l’espace disponible pour la prothèse.
Elle offre moins de surface d’accrochage à la prothèse.
Elle augmente la surface d’accrochage tout en réduisant le contact muqueux.

Elle offre moins de surface d’accrochage à la prothèse.

Explication

Une crête résorbée et aplatie offre moins de surface à laquelle la prothèse peut s’accrocher. Une augmentation de la surface d’accrochage ne correspond donc pas à l’effet attendu de cette morphologie.

12. Lors de l’examen des surfaces d’appui, quelle anomalie anatomique doit-on notamment rechercher ?

Une contre-dépouille palatine susceptible de gêner l’appui prothétique.
Une coloration uniforme de la langue qui réduit l’espace inter-crêtes.
Un canal salivaire élargi qui modifie la hauteur des tubérosités.
Une abrasion dentaire qui rend la muqueuse palatine mobile.

Une contre-dépouille palatine susceptible de gêner l’appui prothétique.

Explication

L’examen des surfaces d’appui recherche notamment une contre-dépouille palatine, parmi d’autres particularités anatomiques pouvant gêner la prothèse. Une coloration de la langue ne constitue pas l’anomalie anatomique décrite pour cet examen.

13. Que peuvent indiquer des points rouges observés sous une prothèse ?

Une cicatrisation complète après une chirurgie muqueuse.
Le début possible d’une stomatite sous-prothétique.
Une résorption de l’os basal sans inflammation muqueuse.
Une augmentation de la rétention liée à une salive abondante.

Le début possible d’une stomatite sous-prothétique.

Explication

Des points rouges sous la prothèse peuvent signaler le début d’une stomatite sous-prothétique, et un palais rouge vif peut évoquer une muqueuse inflammatoire. Une résorption osseuse ne se déduit pas de ces signes muqueux.

14. Quelle conduite adopter avant de refaire une prothèse lorsque les tissus d’appui sont abîmés ?

Réaliser immédiatement la prothèse d’usage, puis traiter les surfaces d’appui si l’irritation persiste.
Traiter d’abord les surfaces d’appui et récupérer la muqueuse, puis réaliser la prothèse avec des empreintes adaptées.
Corriger les tissus par chirurgie, puis réaliser la prothèse sans adapter la technique d’empreinte.
Poser une prothèse provisoire sans traiter les tissus, puis prendre des empreintes après son adaptation.

Traiter d’abord les surfaces d’appui et récupérer la muqueuse, puis réaliser la prothèse avec des empreintes adaptées.

Explication

Il faut d’abord traiter les surfaces d’appui et permettre à la muqueuse de récupérer, avant de réaliser la prothèse d’usage avec des empreintes adaptées. La fabriquer immédiatement sur des tissus abîmés ne respecte pas cet ordre de prise en charge.

15. Quel effet une bouche sèche peut-elle avoir sur le port d’une prothèse ?

Elle peut renforcer la rétention et diminuer le risque de blessures.
Elle peut accroître la mobilité de la crête tout en améliorant l’adhérence.
Elle peut faciliter la protection muqueuse sans modifier la rétention.
Elle peut rendre la rétention plus difficile et favoriser les blessures.

Elle peut rendre la rétention plus difficile et favoriser les blessures.

Explication

La salive protège la muqueuse et contribue à la tenue de la prothèse ; une bouche sèche peut donc rendre la rétention plus difficile et favoriser les blessures. Une sécheresse buccale ne renforce pas la rétention prothétique.

16. Avant des extractions, quel ensemble d’examens complémentaires peut être envisagé pour l’évaluation et la planification ?

Un bilan biologique réalisé sans lien médical, une échographie et un CBCT pour analyser la muqueuse.
Une radiographie seule, le bilan biologique étant réservé à la planification implantaire.
Un bilan biologique en lien avec le médecin, une radiographie et, selon le besoin, un CBCT.
Un bilan salivaire, une radiographie des sinus et un CBCT pour mesurer la mobilité linguale.

Un bilan biologique en lien avec le médecin, une radiographie et, selon le besoin, un CBCT.

Explication

Les examens peuvent comprendre un bilan biologique en lien avec le médecin si des extractions sont prévues, une radiographie pour rechercher des débris radiculaires et un CBCT pour planifier des implants ou explorer des douleurs. Un CBCT n’est pas décrit comme un examen destiné à mesurer la mobilité linguale.

17. Comment la disparition de l’os recouvrant le trou mentonnier peut-elle expliquer une douleur sous une prothèse ?

La gencive peut s’épaissir au-dessus du trou mentonnier et comprimer les glandes salivaires.
Le nerf peut se retrouver juste sous la gencive et devenir douloureux à la pression prothétique.
Le trou mentonnier peut se déplacer dans l’os et irriter les dents voisines sous la prothèse.
Le nerf peut s’éloigner de la gencive et provoquer une douleur par étirement lors de la mastication.

Le nerf peut se retrouver juste sous la gencive et devenir douloureux à la pression prothétique.

Explication

Lorsque l’os qui recouvre le trou mentonnier disparaît, le nerf peut se situer juste sous la gencive et être sensible à la pression exercée par la prothèse. Une douleur due à l’étirement d’un nerf éloigné de la gencive ne décrit pas ce mécanisme.

18. Pour un patient édenté qui ne souhaite pas recevoir d’implants, quelle solution prothétique peut être proposée ?

Une prothèse conventionnelle servant uniquement de guide implantaire
Une prothèse conventionnelle adaptée à sa situation
Une prothèse mandibulaire stabilisée par deux implants symphysaires
Une prothèse fixe implanto-portée dans les deux arcades

Une prothèse conventionnelle adaptée à sa situation

Explication

La prothèse conventionnelle est une alternative lorsque les implants sont impossibles ou non souhaités. Une prothèse implanto-portée ou stabilisée par des implants suppose au contraire la pose d’implants.

19. Même si des implants sont prévus comme traitement définitif, à quoi servent des prothèses complètes conventionnelles réalisées dans les règles de l’art ?

À stabiliser la prothèse mandibulaire grâce à des implants symphysaires
À démontrer que le patient ne souhaite pas de traitement implantaire
À guider le placement des implants
À remplacer les implants dans le plan thérapeutique définitif

À guider le placement des implants

Explication

Les prothèses complètes conventionnelles servent de guide pour déterminer le placement des implants, même lorsqu’un traitement implantaire est envisagé. Elles ne remplacent donc pas nécessairement la solution implantaire définitive.

20. Quel délai doit être accordé au patient avant la prise des empreintes, et quelle condition doit accompagner la démarche ?

Un délai de réflexion de plusieurs semaines après la première séance et un consentement écrit facultatif
Un délai fixé au cas par cas avant les empreintes et une autorisation orale facultative
Un délai légal de réflexion ou de rétractation de huit jours et un consentement éclairé
Un délai de huit jours après les empreintes et une information donnée à la fin du traitement

Un délai légal de réflexion ou de rétractation de huit jours et un consentement éclairé

Explication

Le patient doit disposer de huit jours de réflexion ou de rétractation avant les empreintes, et son consentement éclairé est impératif. Un délai après les empreintes ne respecte pas cette exigence préalable.

21. Lors de la première séance, quel équilibre entre bénéfice esthétique et efficacité masticatoire faut-il présenter au patient ?

Un bénéfice esthétique réel et une efficacité masticatoire proche de la normale
Un bénéfice masticatoire réel, mais une efficacité esthétique réduite d’au minimum 50 à 60 %
Un bénéfice esthétique réel, mais une efficacité masticatoire réduite d’au minimum 50 à 60 %
Un bénéfice esthétique limité et une efficacité masticatoire réduite d’environ 20 à 30 %

Un bénéfice esthétique réel, mais une efficacité masticatoire réduite d’au minimum 50 à 60 %

Explication

Dès la première séance, il faut expliquer que la prothèse peut apporter un bénéfice esthétique réel, tandis que l’efficacité masticatoire reste réduite d’au minimum 50 à 60 %. Inverser les domaines concernés attribue à tort la réduction à l’esthétique.

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Quelles sont les quatre phases de l’examen clinique ?

Observation, réflexion thérapeutique, décision thérapeutique, puis planification et consentement éclairé.

Quels déficits l’édentement peut-il entraîner ?

Des déficits psychologique, esthétique, masticatoire, digestif, phonétique et respiratoire.

Quel retentissement l’édentement peut-il avoir ?

Un retentissement social, psychologique et physique.

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