QCM : Troubles auditifs centraux (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente une perte de perception des sons liée à une atteinte auditive centrale : quelles caractéristiques peuvent orienter vers une surdité corticale ?

Une atteinte bilatérale des voies géniculo-temporales caractérise l’hémianacousie.
Une atteinte unilatérale du cortex auditif primaire temporal définit généralement ce tableau.
Une interruption des voies géniculo-temporales correspond à une atteinte périphérique cochléaire.
Une atteinte bilatérale du cortex auditif primaire temporal peut être en cause.
Une atteinte unilatérale d’un hémisphère explique généralement la surdité corticale.

Une atteinte bilatérale du cortex auditif primaire temporal peut être en cause.

Explication

La surdité corticale est généralement associée à une atteinte bilatérale du cortex auditif primaire temporal ou à l’interruption des radiations auditives. L’atteinte unilatérale d’un hémisphère correspond à l’hémianacousie, et les voies géniculo-temporales sont centrales, non cochléaires.

2. Dans la surdité corticale, les résultats des examens auditifs peuvent être décrits ainsi :

Les potentiels évoqués de latence moyenne et tardifs ou corticaux sont le plus souvent abolis.
Les potentiels évoqués du tronc cérébral sont généralement abolis, contrairement aux potentiels corticaux.
Les potentiels évoqués de latence moyenne et corticaux sont généralement préservés.
Les examens cochléo-vestibulaires et les potentiels évoqués du tronc cérébral sont normaux.
Les examens cochléo-vestibulaires sont le plus souvent abolis, avec des potentiels tardifs normaux.

Les potentiels évoqués de latence moyenne et tardifs ou corticaux sont le plus souvent abolis. · Les examens cochléo-vestibulaires et les potentiels évoqués du tronc cérébral sont normaux.

Explication

Les examens cochléo-vestibulaires et les potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral sont normaux, tandis que les réponses de latence moyenne et tardives ou corticales sont le plus souvent abolies. Les propositions qui inversent ces résultats ne décrivent donc pas le profil indiqué.

3. Quelles catégories regroupent les troubles auditifs centraux ?

La surdité corticale, l’agnosie auditive et la surdité verbale pure
La surdité corticale, l’hémianacousie et la phonagnosie
L’agnosie auditive, l’amusie et l’agnosie de la prosodie
La surdité verbale pure, l’agnosie des bruits et l’hémianacousie

La surdité corticale, l’agnosie auditive et la surdité verbale pure

Explication

Les troubles auditifs centraux se répartissent en surdité corticale, agnosie auditive et surdité verbale pure. L’hémianacousie est une forme unilatérale de surdité corticale, et non une catégorie distincte dans cette classification.

4. Quel enchaînement décrit les deux étapes du modèle de reconnaissance auditive ?

Une analyse sémantique précède une discrimination des caractéristiques acoustiques.
Une discrimination motrice précède une reconnaissance des sons familiers.
Une reconnaissance des représentations précède une analyse acoustique.
Une analyse acoustique précède une reconnaissance mobilisant les représentations.

Une analyse acoustique précède une reconnaissance mobilisant les représentations.

Explication

La première étape consiste en une perception fondée sur l’analyse acoustique, puis la reconnaissance mobilise les représentations. L’analyse sémantique préalable ne correspond pas à l’ordre décrit dans ce modèle.

5. Dans l’évaluation d’une agnosie auditive, à quoi sert l’appariement de sons identiques pour différencier les formes aperceptive et associative ?

À évaluer l’analyse perceptive des sons, qui est diminuée dans la forme aperceptive mais peut être préservée dans la forme associative.
À mesurer la compréhension du langage parlé, déficitaire dans la forme associative mais préservée dans la forme aperceptive.
À déterminer si les sons appartiennent à une catégorie sémantique, capacité perturbée dans les deux formes.
À vérifier la mémoire des événements sonores, qui distingue la forme aperceptive de la forme associative.

À évaluer l’analyse perceptive des sons, qui est diminuée dans la forme aperceptive mais peut être préservée dans la forme associative.

Explication

L’appariement de sons identiques sollicite l’analyse perceptive : il est diminué dans l’agnosie aperceptive, mais peut rester préservé dans l’agnosie associative. Une discrimination préservée n’exclut donc pas une difficulté à reconnaître un son familier, contrairement à ce que suggère l’idée d’une analyse nécessairement déficiente dans les deux formes.

6. Quelle distinction permet de classer les agnosies auditives selon le registre sonore atteint ?

Le déficit dépend de la durée d’exposition, de l’âge du patient ou du niveau sonore.
Le déficit se répartit entre la localisation spatiale, l’intensité et la latéralité des sons.
Le déficit concerne la détection des sons graves, des sons aigus ou des sons continus.
Le déficit peut toucher la parole, la musique, les bruits de l’environnement ou la prosodie.

Le déficit peut toucher la parole, la musique, les bruits de l’environnement ou la prosodie.

Explication

Les registres de reconnaissance auditive comprennent notamment les bruits, la parole, la musique et la prosodie, et un trouble peut en atteindre un sans affecter les autres. La localisation, l’intensité et la latéralité décrivent d’autres aspects de l’audition plutôt que les registres de reconnaissance concernés.

7. Quelle comparaison distingue correctement l’agnosie des bruits de l’agnosie de la prosodie ?

La première concerne les sons musicaux et est associée à une lésion temporale gauche, tandis que la seconde touche les voix familières et est associée à une lésion droite.
La première concerne les voix familières et est associée à une lésion temporale gauche, tandis que la seconde touche les sons musicaux et est associée à une lésion gauche.
La première concerne les sons non verbaux et est associée à une lésion temporale droite, tandis que la seconde touche les intonations affectives et est associée à une lésion droite.
La première concerne les intonations affectives et est associée à une lésion temporale droite, tandis que la seconde touche les sons non verbaux et est associée à une lésion gauche.

La première concerne les sons non verbaux et est associée à une lésion temporale droite, tandis que la seconde touche les intonations affectives et est associée à une lésion droite.

Explication

L’agnosie des bruits altère la reconnaissance des bruits et des événements non verbaux, en lien avec une lésion du gyrus temporal droit; l’agnosie de la prosodie empêche de reconnaître les intonations émotionnelles du langage parlé et est associée à une lésion droite. La confusion plausible consiste à attribuer à l’agnosie de la prosodie les sons non verbaux, alors qu’elle concerne l’intonation du langage.

8. Quelle séquence décrit l’évolution souvent observée de l’agnosie auditive ?

Agnosie musicale, puis agnosie complète, puis agnosie des bruits non verbaux
Agnosie des bruits non verbaux, puis agnosie musicale, puis agnosie complète
Agnosie complète, puis agnosie des bruits non verbaux, puis agnosie musicale
Agnosie complète, puis agnosie musicale, puis agnosie des bruits non verbaux

Agnosie complète, puis agnosie des bruits non verbaux, puis agnosie musicale

Explication

L’évolution se déroule souvent d’une agnosie complète vers une atteinte limitée aux bruits non verbaux, puis vers une agnosie musicale. Une séquence commençant par l’agnosie musicale inverse cet ordre décrit.

9. Quelle conséquence une lésion droite est-elle particulièrement susceptible d’entraîner concernant les hallucinations auditives centrales ?

Elle favorise surtout des hallucinations à contenu musical.
Elle abolit généralement les potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral.
Elle entraîne surtout une agnosie limitée aux bruits non verbaux.
Elle provoque surtout une surdité verbale pure.

Elle favorise surtout des hallucinations à contenu musical.

Explication

Les hallucinations auditives musicales sont observées surtout après une lésion de l’hémisphère droit. Une surdité verbale pure est plutôt associée à une lésion du gyrus temporal gauche, et non à cet effet particulier.

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Qu’est-ce qu’une atteinte centrale de l’audition ?

Un syndrome altérant l’audition sans défaillance auditive périphérique.

Qu’est-ce que la surdité corticale ?

Une perte de perception des stimuli sonores due à une atteinte centrale.

À quelle atteinte la surdité corticale est-elle généralement liée ?

À une atteinte bilatérale du cortex auditif primaire temporal ou des radiations auditives.

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