QCM : Initiation à l’interprétation de l’ECG (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À propos de la péricardite, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La péricardite correspond à une inflammation du péricarde pouvant perturber la repolarisation.
La péricardite peut produire un sus-décalage ST convexe et diffus.
Les troubles de repolarisation de la péricardite relèvent d’une atteinte coronaire ischémique.
Les troubles de repolarisation associés à la péricardite peuvent être non ischémiques.
La péricardite désigne une inflammation du myocarde pouvant perturber la repolarisation.

La péricardite correspond à une inflammation du péricarde pouvant perturber la repolarisation. · Les troubles de repolarisation associés à la péricardite peuvent être non ischémiques.

Explication

La péricardite est une inflammation du péricarde et peut entraîner des troubles de repolarisation non ischémiques, notamment un sus-décalage ST concave et diffus. Le sus-décalage décrit dans la proposition est convexe, et non concave.

2. À propos de la fréquence habituelle du rythme sinusal :

Une fréquence sinusale de 110 battements par minute appartient à cet intervalle.
Une fréquence sinusale de 45 battements par minute appartient à cet intervalle.
Une fréquence sinusale de 80 battements par minute appartient à cet intervalle.
Le rythme sinusal varie généralement entre 50 et 100 battements par minute.
Une fréquence sinusale de 100 battements par minute se situe à sa limite supérieure.

Une fréquence sinusale de 80 battements par minute appartient à cet intervalle. · Le rythme sinusal varie généralement entre 50 et 100 battements par minute. · Une fréquence sinusale de 100 battements par minute se situe à sa limite supérieure.

Explication

L’intervalle généralement observé pour le rythme sinusal va de 50 à 100 battements par minute, ce qui inclut 80 et sa borne supérieure de 100. Les fréquences de 45 et 110 se trouvent hors de cet intervalle.

3. Sur un électrocardiogramme enregistré à 25 mm/s, comment calculer la fréquence cardiaque à partir des grands carreaux séparant deux QRS ?

La fréquence en battements par minute se calcule en multipliant 300 par leur nombre.
La fréquence en battements par minute se calcule en divisant 300 par leur nombre.
Avec quatre grands carreaux, la fréquence calculée est de 75 battements par minute.
Avec cinq grands carreaux, la fréquence calculée est de 75 battements par minute.
La fréquence en battements par minute se calcule en divisant 150 par leur nombre.

La fréquence en battements par minute se calcule en divisant 300 par leur nombre. · Avec quatre grands carreaux, la fréquence calculée est de 75 battements par minute.

Explication

À 25 mm/s, la fréquence se calcule par 300300 divisé par le nombre de grands carreaux ; quatre carreaux donnent donc 75 battements par minute. Multiplier par 300 ou diviser 150 par le nombre de carreaux n’est pas la règle, et cinq carreaux donnent 60 battements par minute.

4. Parmi les propositions suivantes concernant les limites normales du QT corrigé, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les seuils récapitulatifs diffèrent selon le sexe pour le QT corrigé normal.
Chez l’homme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 450 ms.
Chez la femme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 460 ms.
Chez la femme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 450 ms.
Chez l’homme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 460 ms.

Les seuils récapitulatifs diffèrent selon le sexe pour le QT corrigé normal. · Chez l’homme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 450 ms. · Chez la femme, la limite normale du QT corrigé est inférieure à 460 ms.

Explication

Le seuil récapitulatif est inférieur à 450 ms chez l’homme et à 460 ms chez la femme, ce qui distingue les sexes. Les seuils de 460 ms chez l’homme et de 450 ms chez la femme inversent ces valeurs.

5. Concernant le bloc de branche :

Le critère de largeur du QRS correspond à deux petits carreaux, soit 80 ms.
Il s’agit d’un trouble de conduction auriculo-ventriculaire allongeant le PR au-delà de 200 ms.
Un QRS supérieur à trois petits carreaux répond au critère de largeur indiqué.
Il s’agit d’un trouble de conduction intraventriculaire élargissant le QRS au-delà de 120 ms.
Un bloc de branche se définit par un QRS inférieur à 120 ms.

Un QRS supérieur à trois petits carreaux répond au critère de largeur indiqué. · Il s’agit d’un trouble de conduction intraventriculaire élargissant le QRS au-delà de 120 ms.

Explication

Un bloc de branche est un trouble de conduction intraventriculaire associé à un QRS de plus de 120 ms, soit trois petits carreaux. Le PR concerne la conduction auriculo-ventriculaire, et les valeurs de deux carreaux ou d’un QRS inférieur inversent le critère indiqué.

6. Parmi les propositions suivantes concernant les signes d’ischémie myocardique, lesquelles sont exactes ?

Les signes d’ischémie myocardique sont rattachés aux coronaires dans l’analyse électrocardiographique.
Le sous-décalage ST constitue un type de signe d’ischémie myocardique décrit.
L’inversion de l’onde T fait partie des anomalies considérées dans l’ischémie myocardique.
L’allongement de l’intervalle QT figure parmi les anomalies distinguées dans l’ischémie myocardique.
Le sus-décalage ST figure parmi les anomalies décrites dans l’ischémie myocardique.

Les signes d’ischémie myocardique sont rattachés aux coronaires dans l’analyse électrocardiographique. · Le sous-décalage ST constitue un type de signe d’ischémie myocardique décrit. · L’inversion de l’onde T fait partie des anomalies considérées dans l’ischémie myocardique. · Le sus-décalage ST figure parmi les anomalies décrites dans l’ischémie myocardique.

Explication

Les signes d’ischémie myocardique sont rattachés aux coronaires et comprennent notamment le sus-décalage ST, le sous-décalage ST et l’inversion de l’onde T. L’allongement éventuel du QT est recherché dans l’analyse de la repolarisation, mais ne figure pas dans les signes d’ischémie énumérés ici.

7. Combien de dérivations périphériques sont utilisées et lesquelles ?

Les dérivations périphériques sont au nombre de quatre, réparties en deux paires.
Les dérivations périphériques sont au nombre de douze, réparties en six paires.
Les dérivations périphériques sont DI, DII, DIII, aVL, aVF et aVR.
Les six dérivations périphériques comprennent DI, DII, DIII, aVL, aVF et aVR.
Les six dérivations périphériques comprennent DI, DII, DIII, V1, V2 et V3.

Les dérivations périphériques sont DI, DII, DIII, aVL, aVF et aVR. · Les six dérivations périphériques comprennent DI, DII, DIII, aVL, aVF et aVR.

Explication

Les dérivations périphériques sont au nombre de six : DI, DII, DIII, aVL, aVF et aVR. Elles ne sont donc pas au nombre de quatre, et C4 est une électrode précordiale plutôt qu’une dérivation périphérique.

8. Parmi les propositions suivantes concernant les plages angulaires des axes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’axe droit est compris entre 90° et 180°.
Un axe à 120° appartient à la plage de l’axe droit.
L’axe normal est compris entre 0° et 90°.
Un axe à −45° appartient à la plage de l’axe gauche.
L’axe gauche est compris entre 0° et −90°.

L’axe droit est compris entre 90° et 180°. · Un axe à 120° appartient à la plage de l’axe droit. · L’axe normal est compris entre 0° et 90°. · Un axe à −45° appartient à la plage de l’axe gauche. · L’axe gauche est compris entre 0° et −90°.

Explication

L’axe normal va de 0° à 90°, l’axe gauche de 0° à −90° et l’axe droit de 90° à 180°. Ainsi, −45° se situe dans la plage gauche et 120° dans la plage droite.

9. À une vitesse de 25 mm/s, quelles durées correspondent aux grands carreaux horizontaux ?

Cinq grands carreaux horizontaux, soit 25 mm, représentent 0,5 s.
Un grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,1 s.
Un grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,25 s.
Un grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,2 s.
Cinq grands carreaux horizontaux, soit 25 mm, représentent 1 s.

Un grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,2 s. · Cinq grands carreaux horizontaux, soit 25 mm, représentent 1 s.

Explication

À 25 mm/s, un grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,2 s, et cinq grands carreaux représentent une seconde. Les durées alternatives proposées ne correspondent pas à cette échelle.

10. Une fréquence cardiaque mesurée à 45 battements par minute correspond à quelle interprétation ?

Elle correspond à une fréquence normale et évoque un trouble du rythme.
Elle correspond à une tachycardie et évoque un trouble de conduction.
Elle correspond à une tachycardie et évoque un trouble du rythme.
Elle correspond à une bradycardie et évoque un trouble du rythme.
Elle correspond à une bradycardie et évoque un trouble de conduction.

Elle correspond à une bradycardie et évoque un trouble de conduction.

Explication

Une fréquence de 45 battements par minute, inférieure à 50, correspond à une bradycardie et évoque un trouble de conduction. Elle ne correspond donc ni à une fréquence normale ni à une tachycardie, et n’évoque pas ici un trouble du rythme. Une tachycardie correspond à une fréquence supérieure à 100 battements par minute.

11. Lors d’une embolie pulmonaire, quelle(s) proposition(s) décrit(vent) le mécanisme possible de la tachycardie sinusale ?

L’obstacle à l’éjection du ventricule droit peut réduire le débit cardiaque.
La baisse du débit cardiaque liée à l’obstacle peut provoquer une tachycardie sinusale.
La tachycardie sinusale peut constituer une réaction à la baisse du débit cardiaque.
Les caillots peuvent augmenter le débit cardiaque en facilitant l’éjection ventriculaire droite.
L’obstacle à l’éjection du ventricule gauche déclenche la tachycardie sinusale.

L’obstacle à l’éjection du ventricule droit peut réduire le débit cardiaque. · La baisse du débit cardiaque liée à l’obstacle peut provoquer une tachycardie sinusale. · La tachycardie sinusale peut constituer une réaction à la baisse du débit cardiaque.

Explication

Les caillots font obstacle à l’éjection du ventricule droit, ce qui peut diminuer le débit cardiaque et entraîner une tachycardie sinusale réactionnelle. Ils ne facilitent pas l’éjection, et le mécanisme décrit concerne le ventricule droit, non le ventricule gauche.

12. Parmi les propositions suivantes concernant l’analyse de la conduction, lesquelles sont exactes ?

La largeur du QRS sert à analyser la conduction auriculo-ventriculaire.
L’espace PR sert à analyser la conduction auriculo-ventriculaire.
La largeur du QRS sert à analyser la conduction intraventriculaire.
L’espace PR sert à analyser la conduction intraventriculaire.
L’intervalle QT sert à analyser la conduction auriculo-ventriculaire.

L’espace PR sert à analyser la conduction auriculo-ventriculaire. · La largeur du QRS sert à analyser la conduction intraventriculaire.

Explication

L’espace PR renseigne sur la conduction auriculo-ventriculaire, alors que la largeur du QRS renseigne sur la conduction intraventriculaire. Les deux propositions inversant ces correspondances sont erronées, et l’intervalle QT n’est pas l’indicateur spécifié ici.

13. Concernant le calcul du QT corrigé :

Le QT corrigé est obtenu en divisant le QT par la racine carrée de RR.
Le QT corrigé est obtenu en multipliant le QT par la racine carrée de RR.
Le QT corrigé est calculé à partir du QT et de l’intervalle RR.
Le QT corrigé est obtenu en divisant RR par la racine carrée du QT.
Le QT corrigé est obtenu en divisant le QT par RR au carré.

Le QT corrigé est obtenu en divisant le QT par la racine carrée de RR. · Le QT corrigé est calculé à partir du QT et de l’intervalle RR.

Explication

Le calcul utilise le QT et RR, avec une division du QT par la racine carrée de RR. Les autres expressions modifient l’opération ou inversent les termes.

14. À propos du segment ST :

Le segment ST se situe normalement au-dessus de la ligne isoélectrique.
Le segment ST se situe normalement sur la ligne isoélectrique.
Le segment ST commence à la fin du QRS et se termine au début de l’onde T.
Le segment ST s’étend du début du QRS à la fin de l’onde T.
Le segment ST s’étend de la fin du QRS au début de l’onde T.

Le segment ST se situe normalement sur la ligne isoélectrique. · Le segment ST commence à la fin du QRS et se termine au début de l’onde T. · Le segment ST s’étend de la fin du QRS au début de l’onde T.

Explication

Le segment ST va de la fin du QRS au début de l’onde T et se situe normalement sur la ligne isoélectrique. Il ne s’étend pas du début du QRS à la fin de l’onde T et sa position normale n’est pas au-dessus de cette ligne.

15. Une extrasystole survient au sommet de l’onde T chez un patient présentant un QT allongé. Concernant le risque rythmique :

Cette extrasystole peut déclencher une torsade de pointe, tachycardie ventriculaire polymorphe.
Cette extrasystole peut déclencher une tachycardie ventriculaire monomorphe à axe fixe.
La torsade de pointe se caractérise par une activité dépourvue d’organisation électrique.
La torsade de pointe présente une rotation de l’axe et un aspect en accordéon.
Cette extrasystole peut déclencher une fibrillation ventriculaire à aspect organisé en accordéon.

Cette extrasystole peut déclencher une torsade de pointe, tachycardie ventriculaire polymorphe. · La torsade de pointe présente une rotation de l’axe et un aspect en accordéon.

Explication

Dans un contexte de QT allongé, une extrasystole au sommet de l’onde T peut déclencher une torsade de pointe, tachycardie ventriculaire polymorphe à rotation de l’axe et d’aspect en accordéon. L’aspect organisé en accordéon caractérise la torsade, tandis que la fibrillation ventriculaire est dépourvue d’organisation ; une tachycardie monomorphe à axe fixe ne correspond pas à cette description.

16. L’analyse de la repolarisation recherche :

Une anomalie du segment ST fait partie des éléments recherchés lors de l’analyse.
L’analyse porte notamment sur la morphologie de l’onde T.
Un éventuel allongement de l’intervalle QT est évalué pendant cette analyse.
Une anomalie du complexe QRS constitue un des trois éléments recherchés.
L’analyse recherche un allongement éventuel de l’intervalle PR.

Une anomalie du segment ST fait partie des éléments recherchés lors de l’analyse. · L’analyse porte notamment sur la morphologie de l’onde T. · Un éventuel allongement de l’intervalle QT est évalué pendant cette analyse.

Explication

L’analyse de la repolarisation porte sur le segment ST, l’onde T et un éventuel allongement du QT. L’intervalle PR et le complexe QRS ne sont pas les trois éléments énumérés dans cette unité.

17. Concernant les structures cardiaques et les troubles de conduction associés :

Une atteinte du nœud sinusal peut produire une dysfonction sinusale.
Une atteinte du nœud AV peut produire un bloc AV avec PR allongé.
Une atteinte des branches du His produit une dysfonction sinusale avec PR allongé.
Une atteinte des branches du His produit un bloc de branche avec QRS élargi.
Une atteinte du faisceau de His peut produire un bloc AV avec ondes P bloquées.

Une atteinte du nœud sinusal peut produire une dysfonction sinusale. · Une atteinte du nœud AV peut produire un bloc AV avec PR allongé. · Une atteinte des branches du His produit un bloc de branche avec QRS élargi. · Une atteinte du faisceau de His peut produire un bloc AV avec ondes P bloquées.

Explication

Une atteinte sinusale provoque une dysfonction sinusale, tandis qu’une atteinte du nœud AV ou du faisceau de His peut entraîner un bloc AV. L’atteinte des branches du His élargit le QRS et produit un bloc de branche, et non une dysfonction sinusale.

18. Un tracé présente un rythme irrégulier sans onde P visible. Quelle interprétation faut-il retenir ?

Cette association doit faire suspecter un flutter atrial jusqu’à preuve du contraire.
Cette association doit faire suspecter une fibrillation atriale jusqu’à preuve du contraire.
L’absence d’onde P visible avec un rythme irrégulier évoque une fibrillation atriale.
Un rythme régulier sans onde P visible doit faire suspecter une fibrillation atriale.
Un rythme irrégulier avec des ondes P visibles doit faire suspecter une fibrillation atriale.

Cette association doit faire suspecter une fibrillation atriale jusqu’à preuve du contraire. · L’absence d’onde P visible avec un rythme irrégulier évoque une fibrillation atriale.

Explication

Un rythme irrégulier sans onde P visible doit faire suspecter une fibrillation atriale jusqu’à preuve du contraire. Le flutter atrial n’est pas l’interprétation visée par cette règle, et les deux autres descriptions ne réunissent pas les critères indiqués.

19. À propos des anomalies ECG possibles lors d’une embolie pulmonaire :

Une bradycardie sinusale peut être observée lors d’une embolie pulmonaire.
Les ondes T négatives peuvent concerner les dérivations précordiales V1 à V4.
L’ECG est normal dans 40 % des embolies pulmonaires.
L’ECG peut être normal dans 50 % des embolies pulmonaires.
Des ondes T négatives peuvent être observées de V1 à V4.

Les ondes T négatives peuvent concerner les dérivations précordiales V1 à V4. · L’ECG peut être normal dans 50 % des embolies pulmonaires. · Des ondes T négatives peuvent être observées de V1 à V4.

Explication

Une embolie pulmonaire peut s’accompagner d’ondes T négatives de V1 à V4, et l’ECG est normal dans 50 % des cas. Elle peut provoquer une tachycardie sinusale, et non une bradycardie sinusale ; la proportion d’ECG normaux n’est pas de 60 %.

20. Les caractéristiques du territoire antéro-septo-apical de V1 à V4 comprennent :

La paroi antérieure du ventricule gauche appartient au territoire antéro-septo-apical V1 à V4.
L’apex et le septum interventriculaire sont associés au territoire V1 à V4.
Le territoire D2, D3 et aVF est associé à l’artère circonflexe.
Le territoire V1 à V4 est associé à l’artère circonflexe et à la paroi latérale du ventricule gauche.
Le territoire V1 à V4 est associé à l’artère interventriculaire antérieure.

La paroi antérieure du ventricule gauche appartient au territoire antéro-septo-apical V1 à V4. · L’apex et le septum interventriculaire sont associés au territoire V1 à V4. · Le territoire V1 à V4 est associé à l’artère interventriculaire antérieure.

Explication

Le territoire V1 à V4 correspond à l’IVA et comprend la paroi antérieure du ventricule gauche, l’apex et le septum interventriculaire. Le territoire inférieur de D2, D3 et aVF est associé à la coronaire droite, tandis que l’artère circonflexe est associée au territoire latéral.

21. Un tracé montre un rythme sinusal, un PR fixe de 220 ms et un QRS après chaque onde P. Il s’agit de :

Un bloc AV de premier degré avec allongement progressif du PR jusqu’à une onde P bloquée.
Un bloc AV de premier degré avec PR stable interrompu par une onde P sans QRS.
Un bloc AV de premier degré avec ralentissement de conduction au niveau du nœud AV.
Un bloc AV de premier degré avec chaque onde P suivie d’un QRS.
Un bloc AV de premier degré avec dissociation complète entre activités atriale et ventriculaire.

Un bloc AV de premier degré avec ralentissement de conduction au niveau du nœud AV. · Un bloc AV de premier degré avec chaque onde P suivie d’un QRS.

Explication

Le bloc AV de premier degré correspond à un ralentissement au niveau du nœud AV, avec rythme sinusal, PR fixe supérieur à 200 ms et QRS après chaque onde P. L’allongement progressif avant blocage, la dissociation complète et le blocage malgré un PR stable décrivent d’autres degrés ou types de bloc.

22. Concernant l’onde P :

L’onde P correspond à la dépolarisation atriale.
L’onde P correspond à la dépolarisation ventriculaire.
L’onde P constitue la dernière onde de chaque complexe.
L’onde P correspond à la repolarisation atriale.
L’onde P constitue la première onde de chaque complexe.

L’onde P correspond à la dépolarisation atriale. · L’onde P constitue la première onde de chaque complexe.

Explication

L’onde P traduit la dépolarisation atriale et constitue la première onde de chaque complexe. La repolarisation ventriculaire correspond à l’onde T, tandis que la dépolarisation ventriculaire est représentée par le QRS.

23. Concernant l’hypertrophie ventriculaire gauche :

Son origine peut être génétique ou liée à une hypertension artérielle.
Elle concerne une augmentation de la masse ventriculaire gauche, parfois associée à l’hypertension artérielle.
Une origine génétique peut être impliquée dans l’augmentation de la masse du ventricule gauche.
L’hypertension artérielle peut être à l’origine d’une hypertrophie du ventricule gauche.
Elle correspond à une augmentation de la masse du ventricule gauche.

Son origine peut être génétique ou liée à une hypertension artérielle. · Elle concerne une augmentation de la masse ventriculaire gauche, parfois associée à l’hypertension artérielle. · Une origine génétique peut être impliquée dans l’augmentation de la masse du ventricule gauche. · L’hypertension artérielle peut être à l’origine d’une hypertrophie du ventricule gauche. · Elle correspond à une augmentation de la masse du ventricule gauche.

Explication

L’hypertrophie ventriculaire gauche désigne une augmentation de la masse du ventricule gauche. Elle peut être d’origine génétique ou liée à une hypertension artérielle.

24. Parmi les propositions suivantes concernant le complexe QRS, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le complexe QRS correspond à la dépolarisation atriale.
Le complexe QRS correspond à la repolarisation ventriculaire.
Le complexe QRS correspond à la repolarisation atriale.
Le complexe QRS correspond à la dépolarisation ventriculaire.
Le complexe QRS correspond à la conduction atrio-ventriculaire.

Le complexe QRS correspond à la dépolarisation ventriculaire.

Explication

Le complexe QRS correspond à la dépolarisation ventriculaire. La repolarisation ventriculaire est portée par l’onde T, la dépolarisation atriale par l’onde P, et la conduction atrio-ventriculaire par l’espace PR.

25. En fibrillation atriale, quelles modifications des ondes sont observées ?

Les trémulations de la ligne isoélectrique remplacent les ondes P.
Les ondes P disparaissent et sont remplacées par des complexes QRS.
Les ondes P disparaissent et la ligne isoélectrique présente des trémulations.
Les ondes P persistent et sont accompagnées de trémulations isoélectriques.
Les ondes P deviennent négatives dans chaque dérivation.

Les trémulations de la ligne isoélectrique remplacent les ondes P. · Les ondes P disparaissent et la ligne isoélectrique présente des trémulations.

Explication

En fibrillation atriale, les ondes P disparaissent et sont remplacées par des trémulations de la ligne isoélectrique. Elles ne persistent donc pas, et les complexes QRS ou des ondes P négatives ne constituent pas le remplacement décrit.

26. La méthode générale d’interprétation d’un électrocardiogramme comprend :

Une mesure de l’intervalle QT avant l’analyse des troubles de conduction.
Une recherche d’hypertrophie ventriculaire gauche après l’analyse de la conduction.
Une mesure de l’intervalle QT remplaçant l’analyse du rythme cardiaque.
Une évaluation de la fréquence cardiaque parmi les premières étapes de la démarche.
Une recherche des signes d’ischémie myocardique avant l’évaluation de l’axe cardiaque.

Une recherche d’hypertrophie ventriculaire gauche après l’analyse de la conduction. · Une évaluation de la fréquence cardiaque parmi les premières étapes de la démarche.

Explication

La fréquence cardiaque est évaluée au début de FRACHI, et l’hypertrophie ventriculaire gauche est recherchée après les troubles de conduction. L’axe précède l’analyse de l’ischémie, le QT est ajouté après les étapes FRACHI et ne remplace pas l’analyse du rythme.

27. Pour estimer l’axe électrique à partir de DI et aVF, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un QRS positif en aVF indique une direction de l’axe vers le haut.
Un QRS positif en DI indique une direction de l’axe vers la gauche.
Un QRS négatif en aVF indique une direction de l’axe vers le bas.
Un QRS positif en DI indique une direction de l’axe vers la droite.
Un QRS négatif en DI indique une direction de l’axe vers la droite.

Un QRS positif en DI indique une direction de l’axe vers la gauche. · Un QRS négatif en DI indique une direction de l’axe vers la droite.

Explication

En DI, un QRS positif indique une direction vers la gauche et un QRS négatif une direction vers la droite. En aVF, les polarités sont ici inversées : un QRS positif indique une direction vers le bas, tandis qu’un QRS négatif indique une direction vers le haut.

28. Pour déterminer si l’indice de Sokolow est positif, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le calcul utilise l’onde S enregistrée en V1 et une onde R latérale.
Une somme supérieure à 35 mm satisfait le critère de positivité de Sokolow.
La plus grande onde R est recherchée entre les dérivations V5 et V6.
Pour le calcul, on retient la plus grande onde R observée en V5 ou V6.
L’indice est positif lorsque la somme de S en V1 et de la plus grande R dépasse 35 mm.

Le calcul utilise l’onde S enregistrée en V1 et une onde R latérale. · Une somme supérieure à 35 mm satisfait le critère de positivité de Sokolow. · La plus grande onde R est recherchée entre les dérivations V5 et V6. · Pour le calcul, on retient la plus grande onde R observée en V5 ou V6. · L’indice est positif lorsque la somme de S en V1 et de la plus grande R dépasse 35 mm.

Explication

Le critère est SV1+max⁡(RV5,RV6)>35 mmS_{V1}+\max(R_{V5},R_{V6})>35\,\text{mm}. Il faut donc retenir la plus grande onde R mesurée en V5 ou en V6.

29. Concernant une extrasystole :

Une extrasystole peut être suivie d’une pause après sa survenue prématurée.
Une extrasystole est une dépolarisation cardiaque d’origine ectopique.
Une extrasystole se greffe sur un rythme sinusal de fond.
Une extrasystole peut être suivie d’une pause appelée repos compensateur.
Une extrasystole correspond à une dépolarisation cardiaque prématurée et ectopique.

Une extrasystole peut être suivie d’une pause après sa survenue prématurée. · Une extrasystole est une dépolarisation cardiaque d’origine ectopique. · Une extrasystole se greffe sur un rythme sinusal de fond. · Une extrasystole peut être suivie d’une pause appelée repos compensateur. · Une extrasystole correspond à une dépolarisation cardiaque prématurée et ectopique.

Explication

L’extrasystole est une dépolarisation prématurée et ectopique qui survient sur un rythme sinusal de fond. Elle peut être suivie d’une pause dite repos compensateur.

30. Concernant la tétrade de Holtzmann décrite dans la péricardite :

Elle comprend un sus-ST convexe diffus et/ou un sous-PQ ou PQ descendant.
Elle comprend des ondes T plates diffuses puis des ondes T inversées localisées.
Elle décrit des ondes T plates localisées puis des ondes T inversées diffuses.
Elle décrit des ondes T plates diffuses puis des ondes T inversées diffuses.
Elle comprend un sus-ST concave diffus et/ou un sous-PQ ou PQ descendant.

Elle décrit des ondes T plates diffuses puis des ondes T inversées diffuses. · Elle comprend un sus-ST concave diffus et/ou un sous-PQ ou PQ descendant.

Explication

La tétrade inclut un sus-ST concave diffus et/ou un sous-PQ ou PQ descendant, puis des ondes T plates diffuses et des ondes T inversées diffuses, avant le retour à la normale. Les variantes convexe ou limitées à un territoire ne correspondent pas aux caractéristiques indiquées.

31. Un ECG montre un QRS positif en V1, souvent RsR′, et un sous-décalage ST en V2-V4. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le bloc de branche droit complet est décrit comme le plus souvent bénin.
Cette association est caractéristique d’un bloc de branche gauche incomplet.
Le sous-décalage ST associé à ce bloc siège en V5-V6.
Le bloc de branche droit complet présente un QRS négatif en V1 d’aspect QS.
Cette association est caractéristique d’un bloc de branche droit complet.

Le bloc de branche droit complet est décrit comme le plus souvent bénin. · Cette association est caractéristique d’un bloc de branche droit complet.

Explication

Un QRS positif en V1, souvent RsR′, associé à un sous-décalage ST en V2-V4 caractérise un bloc de branche droit complet, décrit comme le plus souvent bénin. Un bloc de branche gauche complet présente plutôt un QRS négatif en V1 d’aspect QS. Le sous-décalage ST associé au bloc de branche droit siège en V2-V4, et non en V5-V6.

32. Concernant le repérage des électrodes précordiales :

C1 se place au cinquième espace intercostal, à droite du sternum.
C5 se place sur la ligne axillaire moyenne, au niveau de C4.
C2 se place au quatrième espace intercostal, à gauche du sternum.
C4 se place au cinquième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire.
C3 se place à mi-distance entre C1 et C4.

C2 se place au quatrième espace intercostal, à gauche du sternum. · C4 se place au cinquième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire.

Explication

C1 se place au quatrième espace intercostal à droite du sternum, tandis que C2 se place au quatrième espace intercostal à gauche du sternum. C4 se place au cinquième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire.

33. Concernant le territoire latéral, quelles sont les réponses exactes ?

La coronaire droite est associée au territoire latéral de D1, aVL, V5 et V6.
Le territoire latéral comprend les dérivations D2, D3, aVF et V6.
Une diagonale peut être associée au territoire latéral du ventricule gauche.
Le territoire latéral comprend les dérivations D1, aVL, V5 et V6.
L’artère circonflexe peut être associée au territoire latéral de l’ECG.

Une diagonale peut être associée au territoire latéral du ventricule gauche. · Le territoire latéral comprend les dérivations D1, aVL, V5 et V6. · L’artère circonflexe peut être associée au territoire latéral de l’ECG.

Explication

Le territoire latéral est repéré en D1, aVL, V5 et V6, et il est associé à l’artère circonflexe ou à une diagonale. Les dérivations D2, D3 et aVF relèvent du territoire inférieur, associé à la coronaire droite.

34. Quel intervalle traduit la conduction atrio-ventriculaire et quelle limite doit-il respecter ?

L’espace PR traduit la conduction atrio-ventriculaire et reste inférieur à 300 ms.
L’espace PR traduit la repolarisation ventriculaire et reste inférieur à 200 ms.
L’espace PR traduit la conduction atrio-ventriculaire et reste inférieur à 200 ms.
L’espace PR traduit la conduction atrio-ventriculaire et reste inférieur à 120 ms.
L’espace PR traduit la dépolarisation ventriculaire et reste inférieur à 200 ms.

L’espace PR traduit la conduction atrio-ventriculaire et reste inférieur à 200 ms.

Explication

L’espace PR représente la conduction atrio-ventriculaire et doit être inférieur à 200 ms, soit un grand carreau. Les limites de 120 ou 300 ms sont incorrectes, tout comme les attributions aux phases ventriculaires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Initiation à l’interprétation de l’ECG.

Dans quel ordre placer les quatre électrodes périphériques ?

Rouge, noir, vert, jaune.

Combien de dérivations périphériques existe-t-il ?

Six.

Entre quels angles se situe l’axe physiologique du cœur ?

Entre 0° et 90°.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Initiation à l’interprétation de l’ECG.

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