★ À maîtriser
Les quatre électrodes périphériques se placent sur les membres, ou aux épaules et à la racine des cuisses pour réduire souvent les interférences, dans l’ordre Rouge, Noir, Vert, Jaune.
Les six dérivations périphériques sont :
L’axe physiologique du cœur se situe entre 0° et 90°, entre DI et aVF.
Les six électrodes précordiales se placent ainsi :
Compléments
DII correspond à la dérivation entre le bras droit et la jambe gauche et regarde à environ 60°.
DIII correspond à la dérivation entre le bras gauche et la jambe gauche et regarde vers le bas, à environ 120°.
📐 Formule - Les dérivations augmentées vérifient , et .
aVL regarde à gauche à −30°, aVF vers le bas à 90° et aVR à droite à plus de 190° selon le cours.
Un ECG dit à 18 dérivations est obtenu à partir d’un ECG à 12 dérivations en déplaçant les électrodes précordiales : V1, V2 et V3 en V3R, V4R et V5R, puis V4, V5 et V6 dans le dos en V7, V8 et V9.
« Rien ne va jamais » : Rouge, Noir, Vert, Jaune.
★ À maîtriser
Les réglages usuels de l’ECG sont une vitesse de 25 mm/s et une amplitude de 10 mm/mV, mais ils sont modifiables.
À 25 mm/s, 1 grand carreau horizontal de 5 mm représente 0,2 s et 5 grands carreaux, soit 25 mm, représentent 1 s.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
La repolarisation atriale est masquée par le complexe QRS.
Les lettres du complexe QRS désignent :
La durée de l’onde P se mesure du début à la fin de sa déflexion positive.
Le segment PR, aussi appelé PQ plus rarement, s’étend du début de l’onde P au début du QRS et doit durer moins de 200 ms, soit 0,2 s ou un grand carreau.
📌 Un QRS sans déflexion négative avant ou après l’onde R ne comporte ni onde Q ni onde S ; une grande onde R suivie d’une petite onde s se décrit comme un grand R petit s.
P, QRS, T : dépolarisation atriale, dépolarisation ventriculaire, repolarisation ventriculaire.
FRACHI : Fréquence, Rythme, Axe, Conduction, Hypertrophie, Ischémie.
★ À maîtriser
📌 Une fréquence supérieure à 100 bpm correspond à une tachycardie et évoque un trouble du rythme, tandis qu’une fréquence inférieure à 50 bpm correspond à une bradycardie et évoque un trouble de conduction.
À 25 mm/s, la fréquence cardiaque en bpm se calcule en divisant 300 par le nombre de grands carreaux séparant deux QRS.
Pour évaluer le rythme sinusal, on vérifie d’abord si les intervalles entre QRS sont réguliers, puis si chaque QRS est précédé d’une onde P et si chaque onde P est suivie d’un QRS.
Compléments
📌 Dans le rythme du sinus coronaire, le pacemaker naturel est situé ailleurs que dans le nœud sinusal et les ondes P sont négatives dans chaque dérivation selon le cours ; cette situation est présentée comme bénigne.
Onde P → QRS : la P précède chaque QRS et chaque P est suivie d’un QRS.
★ À maîtriser
En fibrillation atriale, les ondes P disparaissent et sont remplacées par des trémulations de la ligne isoélectrique.
Un rythme irrégulier sans onde P visible doit faire suspecter une fibrillation atriale jusqu’à preuve du contraire.
Toute tachycardie régulière à QRS larges doit être considérée comme une tachycardie ventriculaire jusqu’à preuve du contraire.
Le risque principal de la tachycardie ventriculaire est sa transformation en fibrillation ventriculaire, susceptible de provoquer une mort subite.
En fibrillation ventriculaire, le patient est en arrêt cardio-respiratoire, sans pouls, inconscient et sans ventilation spontanée.
📌 Le cours présente le choc électrique externe comme le seul traitement de la fibrillation ventriculaire.
Compléments
📌 Une extrasystole atriale (ESA) se manifeste par une onde P′ prématurée provenant de la dépolarisation de cellules de la paroi des oreillettes.
📌 Une extrasystole ventriculaire (ESV) produit un QRS prématuré différent des QRS sinusaux, généralement large, lié à une contraction asynchrone des deux ventricules ; les extrasystoles peuvent donner des palpitations.
En fibrillation atriale, le rythme ventriculaire est le plus souvent rapide et irrégulier, car le nœud AV reçoit des influx électriques issus des deux oreillettes.
Le flutter atrial produit des ondes F en « toit d’usine », bien visibles dans D2, D3 et aVF, à une fréquence d’environ 280 à 300 bpm.
📌 La tachycardie par réentrée intra-nodale, ou maladie de Bouveret, implique un circuit dans le nœud auriculo-ventriculaire, tandis que le syndrome de Wolff-Parkinson-White implique une voie accessoire à distance du nœud, le faisceau de Kent.
QRS fins réguliers : tachycardie jonctionnelle ; QRS larges réguliers : TV jusqu’à preuve du contraire.
★ À maîtriser
📌 L’axe normal se situe entre 0° et 90°, l’axe gauche entre 0° et −90°, et l’axe droit entre 90° et 180°.
La polarité du QRS indique :
Les quadrants de l’axe sont :
Compléments
Les associations citées avec un axe gauche sont : hémibloc antérieur gauche, pré-excitation, séquelle ischémique, hypertrophie ventriculaire gauche, variation physiologique chez un sujet bréviligne ou âgé
Les éléments associés à un axe droit ou à une anomalie de DI sont : hémibloc postérieur droit, hypertension artérielle pulmonaire, embolie pulmonaire, onde P négative dans DI pouvant évoquer une inversion des électrodes du poignet droit
📌 Une alternance de polarité ou d’axe des QRS peut évoquer une tamponnade et ne doit pas être confondue avec une extrasystole ; le cours l’associe aux mouvements du cœur dans un liquide péricardique, notamment lors d’une péricardite ou d’un cancer.
Place DI sur l’axe horizontal et aVF sur l’axe vertical pour situer le quadrant du QRS.
★ À maîtriser
Le siège de l’atteinte oriente vers :
L’analyse de la conduction AV porte sur l’espace PR, tandis que l’analyse de la conduction intraventriculaire porte sur la largeur du QRS.
Compléments
📌 Une dysfonction sinusale peut correspondre à une paralysie du nœud sinusal, avec absence d’ondes P et de QRS qui les suivent, bradycardie et risque de syncope.
Le BAV de premier degré est présenté comme bénin.
Dans un BAV complet, un rythme d’échappement peut être jonctionnel avec des QRS fins ou ventriculaire avec des QRS larges, et le rythme atrial sinusal fonctionne indépendamment.
Les cellules de la jonction AV ou les fibres de Purkinje peuvent se dépolariser spontanément à une fréquence plus lente que celle du nœud sinusal et assurer un rythme d’échappement lors d’un BAV complet.
📌 En l’absence de rythme d’échappement ventriculaire dans un BAV complet, le risque de syncope ou d’arrêt cardiaque par asystolie est élevé ; le cours indique qu’il faut masser et non défibriller.
Mobitz 1 : PR s’allonge puis P bloquée ; Mobitz 2 : PR stable puis P bloquée.
★ À maîtriser
Un bloc de branche correspond à un trouble de conduction intraventriculaire et élargit le QRS au-delà de 120 ms, soit trois petits carreaux.
Un bloc de branche gauche complet présente un QRS négatif en V1, d’aspect QS, et positif en V6, avec un aspect RR′ décrit par le cours.
Un bloc de branche droit complet présente un aspect positif en V1, souvent RsR′, ainsi qu’un sous-décalage ST en V2-V4 ; le cours le décrit comme le plus souvent bénin.
Compléments
Le bloc de branche gauche s’accompagne d’anomalies de repolarisation, et le cours indique qu’il traduit une cardiopathie dans 90 % des cas.
L’hémibloc antérieur gauche associe une déviation axiale gauche de −45°, un qR en DI, un rS en DIII et un axe négatif en DII.
L’hémibloc postérieur gauche associe une déviation axiale droite supérieure à 90°, un aspect S1Q3 et une onde R élargie en DIII.
📌 Une pré-excitation de type Wolff-Parkinson-White peut être envisagée devant un QRS large sans morphologie typique de bloc de branche, avec en rythme sinusal un PR de 120 ms ou moins et parfois une onde delta.
V1 négatif évoque un bloc gauche ; V1 positif évoque un bloc droit.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’indice de Sokolow est positif si , en prenant la plus grande onde R entre V5 et V6.
Compléments
L’hypertrophie ventriculaire gauche se manifeste à l’ECG par des QRS amples ou hypervoltés.
L’hypertrophie ventriculaire gauche peut s’accompagner dans les dérivations latérales d’anomalies de repolarisation avec un sous-décalage ST en « bec de canard ».
📐 Formule - L’indice de Cornell est donné comme chez la femme et chez l’homme ; le cours indique qu’il est à connaître seulement de façon secondaire.
★ À maîtriser
L’analyse recherche :
La péricardite peut produire un sus-décalage ST concave et diffus, un sous-décalage PQ et des modifications diffuses de l’onde T.
La tétrade de Holtzmann comprend : un sus-ST concave diffus et/ou un sous-PQ ou PQ descendant, des ondes T plates diffuses, des ondes T inversées diffuses, un retour à la normale
Compléments
📌 Dans l’HVG, le cours décrit en V5-V6 une onde T négative et un sous-décalage ST inféro-latéral en « bec de canard » comme un aspect attendu plutôt qu’un infarctus associé.
Dans un bloc de branche gauche, le cours décrit un sus-décalage ST approprié de V1 à V4 et un sous-décalage ST de V5 à V6 ; les critères de Sgarbossa servent à évoquer une origine ischémique.
Dans un bloc de branche droit, le cours décrit une onde T négative en V1 et un sous-décalage ST de V1 à V4 parmi les signes non évocateurs d’ischémie en eux-mêmes.
Une péricardite peut se compliquer d’un épanchement et d’une tamponnade, associés selon le cours à une tachycardie, un microvoltage et parfois une alternance électrique des QRS.
Péricardite : sus-ST concave et diffus ; les anomalies de repolarisation des blocs et de l’HVG ne sont pas en elles-mêmes ischémiques.
★ À maîtriser
Les signes décrits comprennent :
Un sus-décalage ST évoque un infarctus par occlusion coronaire complète, tandis qu’un sous-décalage ST peut être le miroir d’un sus-décalage ou un signe de souffrance non spécifique.
Le territoire antéro-septo-apical de V1 à V4 est associé à l’artère interventriculaire antérieure (IVA), à la paroi antérieure du VG, à l’apex et au septum interventriculaire.
Le territoire latéral de D1, aVL, V5 et V6 est associé à l’artère circonflexe ou à une diagonale et à la paroi latérale du ventricule gauche.
Le territoire inférieur de D2, D3 et aVF est associé à la coronaire droite, au ventricule droit et à la paroi inférieure du ventricule gauche ; le cours indique que les infarctus inférieurs sont les plus fréquents.
Compléments
Une onde T inversée peut signaler une souffrance non spécifique de type SCA-N-STEMI, une embolie pulmonaire, une HVG ou une HVD, ou une cardiomyopathie.
Une séquelle de nécrose peut se manifester par des ondes Q disproportionnées et systématisées dans un territoire, de taille supérieure au tiers du QRS, avec ou sans ondes T négatives.
Un sus-décalage ST accompagné d’un miroir évoque une artère bouchée, tandis qu’une onde T négative ou le miroir d’un sus-ST peut évoquer une artère en train de se boucher.
Des ondes T négatives en V2 à V4 concernent le territoire antéro-septo-apical de l’IVA et sont interprétées dans le cours comme une ischémie antérieure par sténose de l’IVA.
Des complexes entièrement négatifs en D2, D3 et aVF avec des ondes Q anormalement amples et des ondes T négatives illustrent dans le cours un infarctus constitué dans le territoire inférieur.
V1–V4 devant, D1-aVL-V5-V6 sur le côté, D2-D3-aVF en bas.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le QT corrigé est calculé selon .
Le QT corrigé normal est inférieur à 450 ms chez l’homme et à 460 ms chez la femme selon la formule récapitulative du cours.
Une extrasystole qui survient au sommet de l’onde T dans un contexte de QT allongé peut déclencher une torsade de pointe, tachycardie ventriculaire polymorphe à rotation de l’axe et à aspect en accordéon, avec risque d’arrêt cardiaque.
Compléments
Les causes d’allongement du QT citées sont :
Les facteurs favorisant les torsades de pointe sont :
QT allongé + ESV sur l’onde T → torsade de pointe.
L’embolie pulmonaire peut provoquer une tachycardie sinusale en réaction à une baisse du débit cardiaque liée à l’obstacle à l’éjection du ventricule droit par les caillots.
Lors d’une embolie pulmonaire, un bloc de branche droit peut traduire une altération de la branche droite du His associée à une dilatation de la paroi ventriculaire droite.
Une embolie pulmonaire peut s’accompagner d’ondes T négatives de V1 à V4, mais l’ECG est normal dans 50 % des embolies pulmonaires selon le cours.
L’augmentation de pression dans les cavités droites lors d’une embolie pulmonaire peut favoriser le passage en fibrillation atriale, parfois appelée ACFA dans le cours.
L’aspect S1Q3 est décrit dans environ 10 % des embolies pulmonaires et reste peu fréquent et aspécifique.
| Territoire | Dérivations | Artère |
|---|---|---|
| Antéro-septo-apical | V1 à V4 | IVA |
| Latéral | D1, aVL, V5, V6 | Circonflexe ou diagonale |
| Inférieur | D2, D3, aVF | Coronaire droite |
| Type | PR | Conduction |
|---|---|---|
| Premier degré | Fixe et supérieur à 200 ms | Chaque P est suivie d’un QRS |
| Mobitz 1 | S’allonge progressivement | P bloquée après allongement |
| Mobitz 2 | Fixe | Une ou plusieurs P bloquées |
| Troisième degré | Instable | Dissociation atrio-ventriculaire complète |
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1. À propos de la péricardite, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. À propos de la fréquence habituelle du rythme sinusal :
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Dans quel ordre placer les quatre électrodes périphériques ?
Rouge, noir, vert, jaune.
Combien de dérivations périphériques existe-t-il ?
Six.
Entre quels angles se situe l’axe physiologique du cœur ?
Entre 0° et 90°.
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