★ À maîtriser
Compléments
Les lésions à l’origine des troubles auditifs centraux comprennent : les infarctus, les hématomes temporaux, les ruptures d’anévrisme, les séquelles de méningites, les tumeurs, les traumatismes, les lésions liées à une infection par le VIH, les exérèses corticales thérapeutiques pour épilepsie
Eustache et al. (1995) rapportent que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent présenter, au cours de l’évolution, des perturbations significatives de la perception auditive d’origine centrale.
★ À maîtriser
Compléments
La surdité corticale évolue fréquemment vers une agnosie auditive, selon Lechevalier et al. (1984).
Dans l’hémianacousie, une lésion du cortex auditif primaire temporal est controlatérale à l’oreille dite défaillante et entraîne l’abolition des PEA corticaux du côté atteint.
Lors d’une écoute dichotique, chaque hémisphère reçoit principalement le message de l’oreille opposée, la voie croisée neutralisant la voie ipsilatérale ; en cas d’hémianacousie, le message provenant de l’oreille opposée à l’hémisphère lésé n’est pas entendu.
Atteinte bilatérale pour la surdité corticale, unilatérale pour l’hémianacousie.
★ À maîtriser
Le modèle de reconnaissance auditive présenté distingue une première étape de perception fondée sur l’analyse acoustique et une deuxième étape de reconnaissance mobilisant les représentations.
Lissauer (1889) distingue deux niveaux possibles de trouble de la reconnaissance auditive : l’agnosie aperceptive et l’agnosie associative.
Compléments
Entrée auditive → analyse acoustique → représentations.
Dans l’agnosie aperceptive, l’appariement de sons identiques et la discrimination de bruits, qu’ils appartiennent ou non à une même catégorie sémantique, sont diminués.
Dans l’agnosie associative, l’appariement de sons identiques peut être préservé alors que l’association du son à une image échoue.
Faglioni, Spinnler et Vignolo (1969) ont mis en évidence des patients cérébro-lésés capables de discriminer deux bruits mais incapables de reconnaître un événement sonore familier.
Van Lancker et al. (1987, 1988) ont décrit une reconnaissance déficitaire des voix humaines malgré une discrimination préservée.
Analyse déficiente dans l’agnosie aperceptive, analyse préservée mais reconnaissance déficiente dans l’agnosie associative.
★ À maîtriser
Compléments
Des cas rapportés par Albert et Bear (1974), Metz-Lutz et Dahl (1984) et Yaqub et al. (1988) montrent une agnosie auditive limitée à la parole.
Spreen et al. (1965) ont rapporté une agnosie de la musique et des sons de l’environnement épargnant la parole.
Peretz et al. (1994) ont décrit une agnosie musicale sans difficulté à reconnaître les sons de l’environnement ni la parole.
Laignel-Lavastine et Alajouanine (1921) ont rapporté un trouble de la reconnaissance de la parole et des sons de l’environnement sans trouble de reconnaissance des airs musicaux.
La parole peut être atteinte tandis que la musique et les sons environnementaux sont préservés, ou inversement.
★ À maîtriser
Compléments
Dans l’agnosie des bruits, les PEA corticaux ne sont pas abolis et le patient peut décrire les sons comme des bruits inintelligibles, tels que des frottements ou des grincements.
L’agnosie des bruits est rarement isolée et est souvent associée à une surdité verbale ou à une amusie.
Une lésion droite peut entraîner une amusie aperceptive, tandis qu’une lésion gauche peut être à l’origine d’une amusie asémantique.
La non-reconnaissance de la musique comme musique est associée à une lésion de l’hémisphère droit, tandis que l’incapacité à identifier une mélodie et les troubles de perception des rythmes ou de la hauteur tonale sont le plus souvent associés à une lésion de l’hémisphère gauche.
L’évolution se fait souvent en trois temps :
La lésion responsable de l’agnosie auditive est le plus souvent une atteinte temporale bilatérale, selon Ulrich (1978) et Lechevalier et al. (1984).
Agnosie complète → bruits non verbaux → musique.
★ À maîtriser
Penfield et Pérot (1963) ont provoqué des hallucinations auditives par stimulation de T1 droit. - Penfield & Pérot
Les hallucinations auditives centrales peuvent être de simples illusions acoustiques ou des hallucinations élaborées à contenu musical ou verbal.
Compléments
Les hallucinoses auditives sont rares et s’observent après une lésion du tronc cérébral ou des lobes temporaux.
Les hallucinations musicales s’observent surtout après une lésion droite.
📌 Selon Linden et al. (2011), les hallucinations se distinguent des images mentales par l’absence de contrôle volontaire, distinction reflétée par un timing relatif différent entre les activations préfrontales et sensorielles.
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1. Un patient présente une perte de perception des sons liée à une atteinte auditive centrale : quelles caractéristiques peuvent orienter vers une surdité corticale ?
2. Dans la surdité corticale, les résultats des examens auditifs peuvent être décrits ainsi :
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Qu’est-ce qu’une atteinte centrale de l’audition ?
Un syndrome altérant l’audition sans défaillance auditive périphérique.
Qu’est-ce que la surdité corticale ?
Une perte de perception des stimuli sonores due à une atteinte centrale.
À quelle atteinte la surdité corticale est-elle généralement liée ?
À une atteinte bilatérale du cortex auditif primaire temporal ou des radiations auditives.
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