QCM : Croissance mandibulaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments composent la croissance de la face antérieure ?

La croissance naso-maxillaire, la croissance de la cavité glénoïde et la rotation faciale
La croissance naso-maxillaire, la croissance alvéolaire verticale et la croissance en hauteur de la symphyse
La croissance alvéolaire verticale, la hauteur du ramus et la croissance du cartilage septal
La croissance de la base du crâne, la hauteur du ramus et la croissance transversale de la mandibule

La croissance naso-maxillaire, la croissance alvéolaire verticale et la croissance en hauteur de la symphyse

Explication

La croissance de la face antérieure comprend les composantes naso-maxillaire et alvéolaire verticale, ainsi que la croissance en hauteur de la symphyse. La hauteur du ramus relève de l’organisation de la face postérieure, et non de cette liste.

2. Pourquoi la croissance alvéolaire constitue-t-elle une zone d’intérêt pour l’orthodontie ?

Parce qu’elle détermine le positionnement de la cavité glénoïde et stabilise la base du crâne
Parce qu’elle constitue une structure peu adaptable située exclusivement dans la face antérieure
Parce qu’elle forme le cartilage septal et relie directement le ramus à la symphyse
Parce qu’elle est très adaptative et sert d’intermédiaire entre les faces antérieure et postérieure

Parce qu’elle est très adaptative et sert d’intermédiaire entre les faces antérieure et postérieure

Explication

La croissance alvéolaire est très adaptative et fait le lien entre la face antérieure et la face postérieure, ce qui en fait une cible possible de l’action orthodontique. Le positionnement de la cavité glénoïde est associé à une entité supérieure de la face postérieure, pas à la croissance alvéolaire.

3. Quel mécanisme caractérise l’ossification enchondrale ?

Elle transforme des cellules mésenchymateuses en cellules osseuses et laisse des reliquats comme les sutures
Elle transforme des cellules cartilagineuses en cellules osseuses et laisse des reliquats comme les synchondroses
Elle transforme des cellules mésenchymateuses en cellules osseuses et laisse des reliquats comme le cartilage septal
Elle transforme des cellules cartilagineuses en cellules osseuses et laisse des reliquats comme les syndesmoses

Elle transforme des cellules cartilagineuses en cellules osseuses et laisse des reliquats comme les synchondroses

Explication

L’ossification enchondrale part du cartilage et produit des cellules osseuses; les synchondroses et le cartilage septal en sont des reliquats. Les sutures et les syndesmoses sont plutôt associées à l’ossification mésenchymateuse.

4. Quelle succession décrit correctement les principales périodes du développement osseux ?

L’histogenèse va du premier au quinzième jour, l’organogenèse du quinzième jour à la troisième semaine, puis la morphogenèse commence à la huitième semaine et se poursuit après la naissance
L’organogenèse va du premier au quinzième jour, l’histogenèse du quinzième jour à la troisième semaine, puis la morphogenèse commence à la huitième semaine et s’arrête avant la naissance
L’histogenèse commence à la huitième semaine, l’organogenèse se poursuit après la naissance, puis la morphogenèse s’achève à la troisième semaine
L’histogenèse va du premier au quinzième jour, la morphogenèse du quinzième jour à la troisième semaine, puis l’organogenèse commence à la huitième semaine et se poursuit après la naissance

L’histogenèse va du premier au quinzième jour, l’organogenèse du quinzième jour à la troisième semaine, puis la morphogenèse commence à la huitième semaine et se poursuit après la naissance

Explication

L’histogenèse s’étend du premier au quinzième jour, l’organogenèse du quinzième jour à la troisième semaine, et la morphogenèse débute à la huitième semaine en se poursuivant après la naissance. La confusion entre histogenèse et organogenèse inverse les deux premières périodes.

5. Quelle association entre un muscle et un cartilage secondaire mandibulaire est correcte ?

Le temporal est associé au cartilage angulaire.
Les muscles mentonniers sont associés au cartilage coronoïde.
Le masséter est associé au cartilage angulaire.
Les muscles condylo-spigiens sont associés au cartilage mentonnier.

Le masséter est associé au cartilage angulaire.

Explication

Le masséter est associé au cartilage angulaire, tandis que le temporal est associé au cartilage coronoïde. L’association du temporal avec le cartilage angulaire confond ces deux correspondances musculaires.

6. Selon les lois de Roux et Wolff énoncées en 1884, quel effet une tension latérale exerce-t-elle sur l’os ?

Elle favorise l’apposition osseuse.
Elle bloque la vascularisation périostée.
Elle favorise la résorption osseuse.
Elle provoque une ossification cartilagineuse.

Elle favorise l’apposition osseuse.

Explication

Les lois de Roux et Wolff associent la tension latérale à l’apposition osseuse, alors que la pression latérale favorise la résorption. La résorption est donc associée à la contrainte opposée, et non à la tension latérale.

7. Quel rôle fonctionnel la couche superficielle fibreuse du cartilage condylien assure-t-elle ?

Elle résiste aux forces de cisaillement appliquées au condyle.
Elle déclenche la différenciation des cellules préchondroblastiques.
Elle remplace le compartiment de croissance chondroblastique.
Elle sépare les tissus grâce à un cartilage interstitiel autonome.

Elle résiste aux forces de cisaillement appliquées au condyle.

Explication

La couche superficielle fibreuse protège le cartilage condylien en résistant au cisaillement. Le compartiment préchondroblastique participe à la croissance, mais il ne constitue pas la fonction de cette couche superficielle.

8. Au cours de la croissance mandibulaire décrite par Enlow, quel changement du ramus accompagne l’allongement postérieur de l’arcade ?

Il pivote vers l’avant en réponse à l’éruption des molaires.
Il s’abaisse pour maintenir le périmètre de l’arcade en expansion.
Il se repositionne à mesure que l’arcade s’allonge vers l’arrière.
Il avance avec l’arcade tandis que son épaisseur reste constante.

Il se repositionne à mesure que l’arcade s’allonge vers l’arrière.

Explication

Enlow décrit le repositionnement du ramus à mesure que l’arcade s’allonge en arrière, avec un épaississement du ramus dans le processus de croissance. L’expansion du périmètre de l’arcade n’est pas le mécanisme décrit : celui-ci évolue peu, hormis une expansion au niveau des canines.

9. En quoi la rotation matricielle et la rotation intramatricielle de Björk diffèrent-elles par leur centre de rotation ?

Les deux rotations sont centrées sur les condyles, mais affectent des tissus différents.
La rotation matricielle est centrée dans le corps mandibulaire, tandis que la rotation intramatricielle est centrée sur les condyles.
La rotation matricielle est centrée sur les condyles, tandis que la rotation intramatricielle est centrée dans le corps mandibulaire.
Les deux rotations sont centrées dans le corps mandibulaire, mais se produisent dans des directions opposées.

La rotation matricielle est centrée sur les condyles, tandis que la rotation intramatricielle est centrée dans le corps mandibulaire.

Explication

La rotation matricielle concerne les tissus mous mandibulaires par rapport à la base du crâne et son centre se situe au niveau des condyles ; la rotation intramatricielle correspond à la rotation du corpus dans la matrice et son centre se trouve dans le corps mandibulaire. Inverser ces centres confond les deux mouvements décrits par Björk.

10. À quel chercheur attribue-t-on l’explication reliant une croissance verticale antérieure non compensée à une hyperdivergence mandibulaire ?

Schudy
Moss
Björk
Enlow

Schudy

Explication

Schudy a associé une croissance verticale antérieure non compensée par la croissance condylienne à une descente du pogonion et à une hyperdivergence. Björk est notamment associé aux signes structuraux des rotations mandibulaires, mais pas à cette relation de compensation verticale.

11. Selon le modèle de Moss, quelle conséquence de l’accroissement des cavités orales, nasales et pharyngées contribue indirectement à la croissance mandibulaire ?

La musculature élève la mandibule, comprime l’ATM et déclenche une croissance périostée compensatrice du ramus.
La matrice capsulaire pousse la mandibule vers le haut et l’arrière, réduisant l’espace articulaire et freinant la prolifération condylienne.
La matrice capsulaire entraîne la mandibule vers le bas et l’avant, séparant l’ATM et suscitant une prolifération condylienne secondaire.
La langue avance la mandibule, ferme l’ATM et provoque une différenciation osseuse directe du cartilage condylien.

La matrice capsulaire entraîne la mandibule vers le bas et l’avant, séparant l’ATM et suscitant une prolifération condylienne secondaire.

Explication

L’augmentation du volume des cavités faciales déplace passivement la mandibule vers le bas et l’avant, ce qui sépare l’ATM et entraîne secondairement une prolifération condylienne compensatrice. L’idée d’une compression de l’ATM et d’un ralentissement condylien inverse le mécanisme décrit par Moss.

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Quelles sont les deux faces de l’ensemble crânio-facial ?

Une face antérieure et une face postérieure.

Quel rôle joue l’entité supérieure de la face postérieure ?

Elle participe au positionnement de la cavité glénoïde.

Entre quels jours s’étend l’histogenèse intra-utérine ?

Du premier au quinzième jour de la vie intra-utérine.

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