★ À maîtriser
L’ensemble crânio-facial comprend une face antérieure et une face postérieure, et la mandibule y joue un rôle prépondérant.
La face postérieure comprend une entité supérieure participant au positionnement de la cavité glénoïde et la hauteur du ramus, qui contribue à l’intégration du menton et à la rotation faciale.
La croissance de la face antérieure comprend la croissance naso-maxillaire, la croissance alvéolaire verticale et la croissance en hauteur de la symphyse.
La croissance alvéolaire est très adaptative et constitue un intermédiaire entre la face antérieure et la face postérieure sur lequel l’orthodontie peut agir.
Compléments
La croissance suturale liée à l’expansion des cavités aériennes et la croissance du cartilage septal contribuent à déplacer le maxillaire vers le bas et l’avant.
La croissance mandibulaire doit être rapportée aux autres entités faciales, surtout à la croissance verticale antérieure, car une croissance condylienne identique peut s’accompagner de profils divergents différents.
★ À maîtriser
Compléments
L’ossification enchondrale concerne les structures de la base du crâne, tandis que l’ossification mésenchymateuse est associée aux sutures et aux syndesmoses.
Selon Laude, les axes neuro-matriciels déterminent la divergence faciale et la face s’inscrit dans la pince trijéminale.
Histogenèse, organogenèse, puis morphogenèse
★ À maîtriser
La mandibule comprend une portion neurale initiale, une portion musculaire et une portion dentaire, et sa croissance ne se réduit pas à celle du condyle.
Les cartilages secondaires sont associés aux muscles suivants :
Compléments
Le cartilage condylien est le seul cartilage secondaire mandibulaire qui subsiste à la naissance et possède une zone d’ossification mixte, cartilagineuse et membraneuse.
Les pressions et tensions musculaires modifient les conditions vasculaires et l’oxygénation, ce qui entraîne des différenciations cellulaires dès la vie intra-utérine.
Selon Stricker, les os de la face possèdent un axe primitif nerveux et leur organisation architecturale correspond à une succession d’équerres associées aux émergences neurales.
★ À maîtriser
📌 Le système cartilagineux est un site de croissance primaire actif doté d’une dynamique intrinsèque, tandis que le système périosté est un site secondaire passif dépendant des forces exercées sur lui.
📌 Selon les lois de Roux et Wolff (1884), une tension latérale favorise l’apposition osseuse, tandis qu’une pression latérale favorise la résorption. - ROUX & WOLFF
Compléments
Le système périosté comprend :
Une pression axiale sur une pièce osseuse peut provoquer simultanément une résorption et une apposition, et les contraintes de flexion, vasculaires et électriques interviennent également.
Le principe du V d’Enlow associe l’apposition à la face interne du V, dans la direction de croissance, et la résorption à sa face externe.
La tension favorise l’apposition, la pression latérale la résorption
★ À maîtriser
📌 Selon Baume, un centre de croissance possède un cartilage interstitiel à pouvoir séparateur de tissus et est relativement peu soumis aux contraintes mécaniques, tandis qu’un site de croissance est un lieu de croissance suturale ou périostée soumis aux pressions et tensions.
Le cartilage condylien possède une couche superficielle fibreuse qui résiste au cisaillement et un compartiment de croissance préchondroblastique, contrairement au cartilage épiphysaire dont le compartiment de croissance est chondroblastique.
La transplantation expérimentale d’un greffon condylien montre un accroissement dans une zone stimulée comme l’ATM, mais pas dans une zone non fonctionnelle, ce qui soutient le statut du condyle comme site plutôt que centre de croissance.
Compléments
Selon Petrovic, les squelettoblastes du cartilage condylien peuvent se différencier en cellules cartilagineuses sous stimulation ou en cellules osseuses et contribuer à la réparation de la couche superficielle.
L’hyperpropulsion intrabuccale expérimentale augmente le nombre de mitoses par unité de surface dans le cartilage condylien des rats porteurs du dispositif par rapport aux témoins. - Petrovic, 1969
Les travaux de Charlier et Petrovic (1972 à 1976) associent le ptérygoïdien externe à la croissance condylienne, mais le cours souligne une controverse sur le caractère indispensable de ce muscle. - Charlier & Petrovic
Le condyle est surtout un site adaptatif, non un centre autonome
★ À maîtriser
Trois processus liés participent à la croissance mandibulaire selon Enlow :
L’expansion des cavités aéro-pharyngées et des tissus provoque le déplacement mandibulaire, crée des hiatus à l’ATM et aux sutures péri-maxillaires, puis s’accompagne du repositionnement et de l’épaississement du ramus. - ENLOW
Compléments
Selon Enlow, le ramus se repositionne à mesure que l’arcade s’allonge en arrière, tandis que le périmètre de l’arcade de 6 à 6 évolue peu, hormis une expansion au niveau des canines.
Pendant la croissance, le ramus se redresse pour s’adapter à la croissance faciale vers le bas et l’avant et conserver une divergence normale.
Déplacement, repositionnement du ramus, accroissement en taille
★ À maîtriser
📌 La rotation matricielle correspond à la rotation des tissus mous mandibulaires par rapport à la base du crâne, tandis que la rotation intramatricielle correspond à la rotation du corpus à l’intérieur de la matrice. - BJÖRK
Compléments
La rotation matricielle a son centre au niveau des condyles, tandis que le centre de la rotation intramatricielle se situe dans le corps mandibulaire. - BJÖRK
Les valeurs moyennes rapportées sont de −15,4° pour la rotation totale, −11,3° pour la rotation intramatricielle et −4,1° pour la rotation matricielle.
Selon Nielsen, le remodelage intramatriciel masque en moyenne 50 % de la rotation totale réelle chez l’homme.
La rotation matricielle déplace l’ensemble, l’intramatrice remodèle le corpus
★ À maîtriser
📌 Si la croissance verticale antérieure n’est pas compensée par la croissance verticale condylienne, le pogonion se dirige vers le bas et une hyperdivergence en résulte. - SCHUDY, 1963
📌 Si une croissance verticale condylienne importante n’est pas compensée par la croissance verticale antérieure, le pogonion se déplace vers l’avant et l’hypodivergence en résulte. - SCHUDY, 1963
Compléments
Lorsque les accroissements verticaux antérieur et postérieur sont coordonnés, la symphyse mandibulaire se déplace de façon équilibrée vers le bas et l’avant.
Les signes structuraux de rotation antérieure comprennent (BJORK) :
Les signes structuraux de rotation postérieure comprennent (BJORK) :
Dans l’étude longitudinale de Björk et Skieller autour du pic pubertaire, les types de rotation s’individualisent à la puberté, autour de 14 ans. - BJÖRK & SKIELLER, 1972
Croissance verticale antérieure non compensée → pogonion vers le bas et hyperdivergence
★ À maîtriser
Les principaux moteurs de la croissance mandibulaire sont :
Selon Moss, la matrice capsulaire orofaciale transporte passivement la mandibule vers le bas et l’avant en réponse à l’accroissement des cavités orales, nasales et pharyngées, ce qui provoque une séparation de l’ATM compensée par une prolifération condylienne secondaire. - MOSS & SALENTIJN, 1979
Compléments
Pour le modelage facial, la durée de la fonction est plus importante que son intensité, et le cours souligne particulièrement l’importance d’une position antérieure et basse de la langue au repos.
Les matrices périostées comprennent (MOSS & SALENTIJN, 1979) :
Selon Van Limborgh, les facteurs génétiques déterminent notamment le rythme de multiplication cellulaire et la voie de différenciation, tandis que les facteurs environnementaux comprennent les fonctions locales et la vascularisation et l’innervation générales.
Les facteurs épigénétiques généraux cités comprennent :
★ À maîtriser
📌 Selon Dale, l’éruption est le mouvement de la dent hors de l’alvéole, tandis que la dérive verticale est le déplacement de la dent et de son alvéole.
Compléments
Selon Björk, de 6 à 15 ans, l’apposition alvéolaire maxillaire est d’environ 14,6 mm et la résorption du plancher nasal d’environ 4,6 mm.
Selon Schudy, les hauteurs alvéolaires postérieures et antérieures sont augmentées chez l’hyperdivergent au maxillaire et à la mandibule, l’augmentation mandibulaire étant moins marquée en postérieur.
📌 En rotation antérieure avec point d’appui incisif, l’arcade dentaire se raccourcit et se translate vers l’avant par rapport à la base du crâne, tandis qu’en postéro-rotation le centre de rotation est situé au niveau des molaires et l’angle intermolaire est inférieur à 180°. - BJÖRK
L’hyperdivergence facilite le traitement de la supraclusion, l’hypodivergence celui de la classe II
Rotation antérieure et postérieure
| Signe | Rotation antérieure | Rotation postérieure |
|---|---|---|
| Condyle | Trapu, dirigé en avant | Allongé, incliné vers l’arrière |
| Angle mandibulaire | Fermé | Ouvert |
| Angle intermolaire | Supérieur à 180° | Inférieur à 180° |
| Étage inférieur | Diminué | Augmenté |
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