QCM : Addictologie et entretien motivationnel — 55 questions

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes concernant l’héroïne, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La recherche d’héroïne devient progressivement indépendante des phénomènes de manque.
La dépendance à l’héroïne s’installe rapidement chez la majorité des usagers.
L’effet de l’héroïne peut s’accompagner d’un soulagement euphorique.
Les états de manque peuvent provoquer anxiété et agitation.
L’anxiété et l’agitation surviennent principalement pendant l’effet euphorique.

La dépendance à l’héroïne s’installe rapidement chez la majorité des usagers. · L’effet de l’héroïne peut s’accompagner d’un soulagement euphorique. · Les états de manque peuvent provoquer anxiété et agitation.

Explication

La dépendance à l’héroïne apparaît rapidement chez la majorité des usagers et son effet peut provoquer une euphorie. L’anxiété et l’agitation caractérisent surtout le manque, qui participe à l’alternance des phases observées.

2. L’évolution de la maladie alcoolique du foie comprend :

Une progression de la stéatose vers la stéato-hépatite.
Une évolution possible de la stéato-hépatite vers la cirrhose.
Une progression vers la cirrhose d’environ 10 % après stéatose.
Une progression ultérieure de la cirrhose vers le cancer.
Une succession allant directement de la stéatose au cancer.

Une progression de la stéatose vers la stéato-hépatite. · Une évolution possible de la stéato-hépatite vers la cirrhose. · Une progression vers la cirrhose d’environ 10 % après stéatose. · Une progression ultérieure de la cirrhose vers le cancer.

Explication

L’évolution décrite va de la stéatose à la stéato-hépatite, puis à la cirrhose et au cancer. La progression vers la cirrhose concerne environ 10 % des stéatoses et 40 % des stéato-hépatites; la séquence ne passe donc pas directement de la stéatose au cancer.

3. À propos des conséquences sanitaires du tabagisme :

Le tabagisme est responsable d’environ 73 000 décès en France.
Il provoque au moins six millions de décès chaque année.
Le tabagisme est la première cause évitable de mort prématurée dans le monde.
Le tabagisme constitue une cause majeure de mortalité évitable à l’échelle mondiale.
Il représente environ 10 % de la mortalité mondiale.

Le tabagisme est responsable d’environ 73 000 décès en France. · Il provoque au moins six millions de décès chaque année. · Le tabagisme est la première cause évitable de mort prématurée dans le monde. · Le tabagisme constitue une cause majeure de mortalité évitable à l’échelle mondiale. · Il représente environ 10 % de la mortalité mondiale.

Explication

Le tabagisme est la première cause évitable de mort prématurée dans le monde. Il entraîne au moins six millions de décès annuels, environ 10 % de la mortalité mondiale, dont près de 73 000 décès en France. Ces propositions reprennent les principaux ordres de grandeur et la portée sanitaire du phénomène.

4. La prise en charge du sevrage tabagique comprend :

La phase de suivi est consacrée à l’instauration de l’arrêt effectif.
La phase de suivi vise notamment à prévenir la reprise du tabagisme.
La phase de préparation intervient après la prévention de la reprise.
La phase de sevrage comporte l’arrêt effectif et le contrôle des dépendances.
Une phase de préparation précède l’arrêt effectif du tabac.

La phase de suivi vise notamment à prévenir la reprise du tabagisme. · La phase de sevrage comporte l’arrêt effectif et le contrôle des dépendances. · Une phase de préparation précède l’arrêt effectif du tabac.

Explication

La préparation précède l’arrêt effectif. La phase de sevrage associe l’arrêt et le contrôle des dépendances, tandis que le suivi vise la prévention de la reprise. La phase de suivi ne correspond donc pas à l’instauration de l’arrêt, et la préparation ne vient pas après le suivi.

5. À propos de la définition de l’addiction, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La connaissance des conséquences négatives interrompt habituellement le comportement addictif.
Une consommation répétée devient addictive dès qu’elle procure une sensation agréable.
La recherche du plaisir ou du soulagement exclut la définition de l’addiction.
L’addiction désigne un usage occasionnel restant maîtrisé par la personne.
L’addiction associe un comportement répété, incontrôlable et poursuivi malgré ses conséquences négatives.

L’addiction associe un comportement répété, incontrôlable et poursuivi malgré ses conséquences négatives.

Explication

L’addiction est un comportement répété et incontrôlable, recherché pour le plaisir ou le soulagement, puis maintenu malgré ses conséquences négatives. Un usage occasionnel maîtrisé ne suffit pas, et ni le plaisir ni la répétition seuls ne définissent l’addiction.

6. Concernant les recommandations de consommation d’alcool :

La recommandation maximale est de 33 verres par jour pour les femmes.
La consommation maximale en une occasion est de 44 verres.
Les hommes sont invités à ne pas dépasser 22 verres par jour.
La recommandation maximale est de 33 verres par jour pour les hommes.
Il est recommandé de prévoir au moins 11 jour d’abstinence par semaine.

La consommation maximale en une occasion est de $$4$$ verres. · La recommandation maximale est de $$3$$ verres par jour pour les hommes. · Il est recommandé de prévoir au moins $$1$$ jour d’abstinence par semaine.

Explication

Les recommandations indiquent au plus 33 verres par jour pour les hommes et 22 pour les femmes, avec au moins 11 jour d’abstinence hebdomadaire et un maximum de 44 verres par occasion. Les propositions inversant les seuils selon le sexe sont donc incorrectes.

7. Les étapes du continuum des consommations comprennent :

L’usage nocif précède la dépendance ou le trouble de l’usage.
L’usage simple et la dépendance constituent deux termes équivalents.
L’usage simple se situe au début du continuum des consommations.
L’usage à risque précède l’usage nocif dans ce continuum.
La dépendance apparaît avant l’usage à risque dans la progression décrite.

L’usage nocif précède la dépendance ou le trouble de l’usage. · L’usage simple se situe au début du continuum des consommations. · L’usage à risque précède l’usage nocif dans ce continuum.

Explication

Le continuum va de l’usage simple à l’usage à risque, puis à l’usage nocif et enfin à la dépendance ou au trouble de l’usage. La dépendance ne précède donc pas l’usage à risque et ne constitue pas un synonyme de l’usage simple.

8. Concernant le binge drinking, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il désigne une consommation répartie régulièrement sur plusieurs jours.
Il s’accompagne d’une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L0{,}8\ \mathrm{g/L}.
Il correspond à une alcoolémie inférieure à 0,5 g/L0{,}5\ \mathrm{g/L} après consommation.
Il correspond à une consommation massive et rapide d’alcool.
Il peut représenter quatre à cinq unités jusqu’à quatorze unités en deux heures.

Il s’accompagne d’une alcoolémie supérieure à $$0{,}8\ \mathrm{g/L}$$. · Il correspond à une consommation massive et rapide d’alcool. · Il peut représenter quatre à cinq unités jusqu’à quatorze unités en deux heures.

Explication

Le binge drinking est une consommation massive et rapide, pouvant atteindre quatorze unités en deux heures, avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L0{,}8\ \mathrm{g/L}. Il ne correspond ni à une consommation répartie dans le temps ni à une alcoolémie inférieure à 0,5 g/L0{,}5\ \mathrm{g/L}.

9. Une prise en charge adaptée d’une addiction peut viser :

Le rétablissement, la qualité de vie et la prévention de la rechute.
Une stratégie centrée sur l’arrêt immédiat, indépendamment du contexte individuel.
Une approche personnalisée intégrant les dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
La réduction des risques, avec un arrêt éventuel selon la situation.
Une intervention limitée aux symptômes liés directement à la consommation.

Le rétablissement, la qualité de vie et la prévention de la rechute. · Une approche personnalisée intégrant les dimensions biologiques, psychologiques et sociales. · La réduction des risques, avec un arrêt éventuel selon la situation.

Explication

La prise en charge doit être personnalisée, globale et biopsychosociale. Elle peut viser la réduction des risques, l’arrêt éventuel, le rétablissement, la qualité de vie et la prévention de la rechute; elle ne se limite donc ni à l’arrêt immédiat ni aux seuls symptômes directs.

10. À propos de l’usage à risque, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les violences font partie des risques immédiats associés à certains usages.
L’usage à risque correspond à une consommation sans dommage identifiable.
Les risques différés de l’usage à risque se limitent aux complications somatiques.
L’addiction constitue un exemple de risque différé.
L’usage à risque peut exposer à une intoxication immédiate.

Les violences font partie des risques immédiats associés à certains usages. · L’addiction constitue un exemple de risque différé. · L’usage à risque peut exposer à une intoxication immédiate.

Explication

L’usage à risque expose à des risques immédiats comme l’intoxication ou les violences, ainsi qu’à des risques différés comme l’addiction. Il ne s’agit donc pas d’une consommation sans dommage, et les risques différés ne se limitent pas aux seules complications somatiques.

11. Concernant le trouble de l’usage de l’alcool, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il correspond à une complication somatique de la consommation d’alcool.
Il désigne une conduite addictive indépendante de toute conséquence comportementale.
Il décrit une conduite addictive définie par des critères qualitatifs du DSM-V.
Il se définit par une consommation sans perte de contrôle ni craving.
Il mesure principalement les conséquences quantitatives de la consommation.

Il décrit une conduite addictive définie par des critères qualitatifs du DSM-V.

Explication

Le trouble de l’usage de l’alcool est une conduite addictive évaluée par des critères qualitatifs du DSM-V, notamment le craving, la perte de contrôle et la poursuite malgré les conséquences. Les conséquences quantitatives relèvent plutôt des troubles liés à l’usage, et non de cette définition.

12. Concernant les effets psychotiques du cannabis, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les effets psychomimétiques sont plus marqués chez les personnes vulnérables.
Les effets psychomimétiques du cannabis sont indépendants de la vulnérabilité individuelle.
L’intensité des effets psychomimétiques varie selon la dose consommée.
Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas.
Une consommation de cannabis peut précipiter des symptômes psychotiques.

Les effets psychomimétiques sont plus marqués chez les personnes vulnérables. · L’intensité des effets psychomimétiques varie selon la dose consommée. · Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas. · Une consommation de cannabis peut précipiter des symptômes psychotiques.

Explication

Le cannabis peut induire des symptômes psychotiques dans environ 15 % des cas. Les effets psychomimétiques sont renforcés par une vulnérabilité individuelle et par une dose plus élevée; ils ne sont donc pas indépendants de la vulnérabilité.

13. Au sujet du traitement nicotinique substitutif :

L’association de formes transdermique et rapide améliore les résultats du sevrage.
L’association d’une forme transdermique et d’une forme rapide diminue les résultats du sevrage.
Il constitue le premier traitement d’aide à l’arrêt du tabac.
Une forme transdermique peut être associée à une forme d’action rapide.
Le traitement nicotinique substitutif intervient après la varénicline dans la stratégie d’aide à l’arrêt.

L’association de formes transdermique et rapide améliore les résultats du sevrage. · Il constitue le premier traitement d’aide à l’arrêt du tabac. · Une forme transdermique peut être associée à une forme d’action rapide.

Explication

Le traitement nicotinique substitutif est le premier traitement d’aide à l’arrêt. L’association d’une forme transdermique à une forme rapide améliore les résultats, et non l’inverse. Il n’est pas décrit comme intervenant après la varénicline.

14. Concernant le repérage précoce de l’usage problématique d’alcool, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le repérage précoce repose principalement sur le dosage sanguin de l’alcool.
L’intervention brève fait partie des outils de repérage et de prise en charge précoce.
Les jeunes adultes constituent une population pertinente pour des stratégies préventives ciblées.
Des stratégies de prévention ciblées peuvent concerner les jeunes adultes.
L’AUDIT-C participe au repérage précoce de l’usage problématique d’alcool.

L’intervention brève fait partie des outils de repérage et de prise en charge précoce. · Les jeunes adultes constituent une population pertinente pour des stratégies préventives ciblées. · Des stratégies de prévention ciblées peuvent concerner les jeunes adultes. · L’AUDIT-C participe au repérage précoce de l’usage problématique d’alcool.

Explication

Le repérage précoce s’appuie notamment sur l’AUDIT-C et l’intervention brève. Des stratégies de prévention ciblées sont recommandées chez les jeunes adultes. Le dosage sanguin n’est pas présenté comme l’outil principal de ce repérage.

15. Concernant l’émergence historique de la réduction des risques :

Le premier concept est apparu lors des années SIDA en 2004.
L’émergence du concept est liée à l’inscription légale de 2009.
Le premier concept est apparu avant les années SIDA, au début des années 1970.
Les années SIDA ont conduit à l’émergence du premier concept en 1985.
L’émergence initiale du concept est postérieure à la création des CAARUD.

Les années SIDA ont conduit à l’émergence du premier concept en 1985.

Explication

Les années SIDA ont conduit à l’émergence du premier concept de réduction des risques en 1985. L’année 2004 correspond à son inscription dans la loi, tandis que les CAARUD sont créés en 2005; les autres dates ne conviennent pas.

16. Concernant l’action des substances addictives sur les circuits de récompense, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles peuvent sensibiliser les circuits impliqués dans l’addiction.
Le liking correspond principalement à la recherche compulsive du produit.
Elles augmentent la dopamine dans le noyau accumbens.
Elles diminuent l’apprentissage associé au produit consommé.
Elles activent les voies dopaminergiques méso-cortico-limbiques.

Elles peuvent sensibiliser les circuits impliqués dans l’addiction. · Elles augmentent la dopamine dans le noyau accumbens. · Elles activent les voies dopaminergiques méso-cortico-limbiques.

Explication

Les substances addictives activent les voies méso-cortico-limbiques, augmentent la dopamine du noyau accumbens et renforcent l’apprentissage associé au produit. Elles sensibilisent les circuits et favorisent la recherche de consommation ; le liking renvoie plutôt à l’augmentation du plaisir, contrairement au wanting et au must.

17. Concernant les conséquences de l’alcool, quelles sont les propositions exactes ?

Les cancers représentent environ 24 % de la mortalité attribuée à l’alcool.
Les faits de délinquance comportent environ 50 % de faits associés à l’alcool.
Les conséquences digestives représentent près de 39 % de cette mortalité.
Les maladies cardiovasculaires représentent environ 24 % de cette mortalité.
L’alcool est associé à environ 41 000 décès annuels.

Les faits de délinquance comportent environ 50 % de faits associés à l’alcool. · Les maladies cardiovasculaires représentent environ 24 % de cette mortalité. · L’alcool est associé à environ 41 000 décès annuels.

Explication

L’alcool est associé à environ 41 000 décès par an et à près de 50 % des faits de délinquance. Dans la mortalité attribuée, les cancers représentent 39 %, les maladies cardiovasculaires 24 % et les conséquences digestives 16,5 %.

18. La nicotine entretient la dépendance tabagique par quel mécanisme ?

Elle contribue ainsi au maintien neurobiologique de la dépendance.
Elle augmente la dopamine après activation du système de récompense.
Elle se fixe sur des récepteurs nicotiniques du système de récompense cérébral.
Elle agit principalement en supprimant le désir impérieux de consommer.
Elle diminue la dopamine libérée dans le système de récompense cérébral.

Elle contribue ainsi au maintien neurobiologique de la dépendance. · Elle augmente la dopamine après activation du système de récompense. · Elle se fixe sur des récepteurs nicotiniques du système de récompense cérébral.

Explication

La nicotine se fixe aux récepteurs nicotiniques du système de récompense cérébral et augmente la dopamine. Cette activation entretient la dépendance. Elle ne diminue pas la dopamine et ne supprime pas le craving, qui désigne le désir impérieux de consommer.

19. Quelles sont les réponses exactes au sujet du risque addictif ?

Le risque addictif dépend des caractéristiques propres au produit.
La vulnérabilité individuelle participe au risque addictif.
Le risque addictif repose sur l’exposition, sans influence des caractéristiques du produit.
L’exposition au produit intervient dans l’évaluation du risque addictif.
Le risque addictif est déterminé par le produit, indépendamment de la personne.

Le risque addictif dépend des caractéristiques propres au produit. · La vulnérabilité individuelle participe au risque addictif. · L’exposition au produit intervient dans l’évaluation du risque addictif.

Explication

Le modèle Produit × Vulnérabilité × Exposition décrit une interaction entre les caractéristiques du produit, la vulnérabilité de l’individu et son exposition. Les deux dernières propositions suppriment à tort l’un des facteurs de cette interaction.

20. Les propositions suivantes définissent l’efficacité personnelle :

Elle correspond à l’intensité de la peur ressentie face aux conséquences négatives.
Elle désigne principalement le désir de modifier son comportement.
Elle correspond à la confiance dans sa propre capacité à changer.
Elle concerne la perception qu’a l’individu de ses capacités personnelles.
Elle constitue une composante majeure du passage à l’action.

Elle correspond à la confiance dans sa propre capacité à changer. · Elle concerne la perception qu’a l’individu de ses capacités personnelles. · Elle constitue une composante majeure du passage à l’action.

Explication

L’efficacité personnelle désigne la confiance d’un individu dans sa capacité propre à changer et favorise le passage à l’action. Le désir de changer relève de la motivation, et la peur des conséquences négatives n’est pas la définition de l’efficacité personnelle.

21. Concernant les salles de consommation à moindre risque :

Elles associent un encadrement social et sanitaire des consommations de substances illicites.
Elles autorisent la consommation de substances apportées par des professionnels de la salle.
Elles accueillent des consommations injectées, sniffées ou fumées sous supervision professionnelle.
Elles constituent des structures médico-sociales accueillant notamment des usagers précaires.
Elles sont accessibles aux usagers munis d’une ordonnance médicale.

Elles associent un encadrement social et sanitaire des consommations de substances illicites. · Elles accueillent des consommations injectées, sniffées ou fumées sous supervision professionnelle. · Elles constituent des structures médico-sociales accueillant notamment des usagers précaires.

Explication

Ces salles sont des structures médico-sociales destinées notamment à des usagers précaires, avec un encadrement social et sanitaire. Elles accueillent des consommations injectées, sniffées ou fumées sous supervision professionnelle. L’accès repose sur une carte d’admission, et les substances consommées doivent être apportées par les usagers, non par les professionnels.

22. Selon la définition de l’OMS en 1995, la comorbidité désigne :

Une association limitée aux troubles liés à l’alcool et à la dépression.
Une succession nécessaire où le trouble psychiatrique précède l’addiction.
Une cooccurrence observée chez une même personne.
La coexistence d’un trouble lié à une substance et d’un trouble psychiatrique.
Une relation causale obligatoire entre les deux troubles associés.

Une cooccurrence observée chez une même personne. · La coexistence d’un trouble lié à une substance et d’un trouble psychiatrique.

Explication

L’OMS définissait en 1995 la comorbidité comme la cooccurrence, chez une même personne, d’un trouble lié à une substance psychoactive et d’un autre trouble psychiatrique. Cette définition n’impose ni lien causal, ni trouble particulier, ni ordre d’apparition.

23. Concernant la composition et la concentration du cannabis :

La résine contient généralement environ 6 % de THC dans sa composition habituelle.
L’herbe contient environ 6 % de THC dans sa composition habituelle.
Les croisements peuvent porter la concentration de la résine jusqu’à 20 %.
Les techniques horticoles peuvent porter la concentration de l’herbe jusqu’à 20 %.
Le principal composé psychoactif mentionné est le delta-9-tétrahydrocannabinol.

L’herbe contient environ 6 % de THC dans sa composition habituelle. · Les techniques horticoles peuvent porter la concentration de l’herbe jusqu’à 20 %. · Le principal composé psychoactif mentionné est le delta-9-tétrahydrocannabinol.

Explication

Le cannabis contient principalement du delta-9-tétrahydrocannabinol, avec environ 6 % dans l’herbe et des concentrations pouvant atteindre 20 % grâce aux techniques horticoles. La résine est plutôt proche de 10 % habituellement et peut atteindre 30 % après croisements.

24. Quelles sont les réponses exactes au sujet du sevrage alcoolique ?

Le sevrage alcoolique repose sur une prise en charge limitée à deux jours.
La prise en charge du sevrage alcoolique dure généralement de 5 à 14 jours ou davantage.
Un bilan cognitif et un bilan social peuvent être réalisés durant le sevrage.
Le bilan des comorbidités fait partie de la prise en charge du sevrage alcoolique.
Les entretiens familiaux sont exclus de la prise en charge du sevrage alcoolique.

La prise en charge du sevrage alcoolique dure généralement de 5 à 14 jours ou davantage. · Un bilan cognitif et un bilan social peuvent être réalisés durant le sevrage. · Le bilan des comorbidités fait partie de la prise en charge du sevrage alcoolique.

Explication

La prise en charge du sevrage dure 5 à 14 jours ou davantage et comprend notamment les bilans des comorbidités, cognitif et social. Les entretiens familiaux et le travail motivationnel en font également partie. Elle ne se limite donc pas à deux jours et n’exclut pas la famille.

25. Chez la femme enceinte, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) concernant le sevrage tabagique :

La varénicline est contre-indiquée pendant la grossesse.
Le bupropion est contre-indiqué pendant la grossesse.
L’arrêt du tabac est une urgence thérapeutique à proposer au dernier trimestre.
Une thérapie cognitivo-comportementale est essayée avant une substitution nicotinique.
Une substitution nicotinique peut être envisagée si la thérapie cognitivo-comportementale ne suffit pas.

La varénicline est contre-indiquée pendant la grossesse. · Le bupropion est contre-indiqué pendant la grossesse. · Une thérapie cognitivo-comportementale est essayée avant une substitution nicotinique. · Une substitution nicotinique peut être envisagée si la thérapie cognitivo-comportementale ne suffit pas.

Explication

La varénicline et le bupropion sont contre-indiqués pendant la grossesse. L’arrêt du tabac est une urgence thérapeutique à proposer le plus tôt possible, notamment en raison des risques pour la grossesse et le développement fœtal. La thérapie cognitivo-comportementale est essayée en premier, puis une substitution nicotinique peut être envisagée si nécessaire.

26. À propos du système de récompense :

Il appartient au système limbique et comprend notamment l’aire tegmentale ventrale.
L’aire tegmentale ventrale est riche en neurones dopaminergiques.
L’aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens participent à ce système.
Le noyau accumbens reçoit les projections des neurones dopaminergiques.
Le noyau accumbens produit principalement les neurones dopaminergiques projetés.

Il appartient au système limbique et comprend notamment l’aire tegmentale ventrale. · L’aire tegmentale ventrale est riche en neurones dopaminergiques. · L’aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens participent à ce système. · Le noyau accumbens reçoit les projections des neurones dopaminergiques.

Explication

Le système de récompense appartient au système limbique et associe notamment l’aire tegmentale ventrale au noyau accumbens. Les neurones dopaminergiques se trouvent dans l’aire tegmentale ventrale et se projettent vers le noyau accumbens, qui les reçoit.

27. Après l’arrivée d’un patient présentant une urgence addictologique, quelle conduite est adaptée ?

La stabilisation clinique globale doit être réalisée avant l’intervention addictologique.
L’intervention addictologique précède la stabilisation clinique globale du patient.
Le traitement d’un éventuel surdosage est différé jusqu’à l’évaluation addictologique.
L’entretien addictologique constitue la priorité avant toute prise en charge somatique.
La prévention des accidents de sevrage intervient après l’entretien motivationnel initial.

La stabilisation clinique globale doit être réalisée avant l’intervention addictologique.

Explication

La stabilisation clinique globale est prioritaire avant l’intervention addictologique. Elle permet notamment de prévenir les accidents de sevrage et de traiter un éventuel surdosage. Les autres formulations inversent cet ordre ou retardent à tort les soins somatiques urgents.

28. Concernant la dépendance tabagique, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La dépendance tabagique est une maladie chronique caractérisée par une forte addiction.
La dépendance tabagique se caractérise par une absence habituelle de rechutes.
Une consommation occasionnelle sans sevrage ni craving définit une dépendance tabagique.
La perte de contrôle peut faire partie de la dépendance tabagique.
Le syndrome de sevrage et le craving sont des caractéristiques de la dépendance tabagique.

La dépendance tabagique est une maladie chronique caractérisée par une forte addiction. · La perte de contrôle peut faire partie de la dépendance tabagique. · Le syndrome de sevrage et le craving sont des caractéristiques de la dépendance tabagique.

Explication

La dépendance tabagique est une maladie chronique associant forte addiction, perte de contrôle, syndrome de sevrage et craving. Les rechutes sont fréquentes. Une consommation occasionnelle sans sevrage ni craving ne correspond donc pas à cette définition.

29. Concernant le sevrage tabagique chez la femme enceinte, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le tabagisme pendant la grossesse réduit le risque de grossesse extra-utérine.
Le tabagisme peut exposer à des problèmes d’allaitement et à la mort subite.
L’arrêt du tabac constitue une urgence thérapeutique pendant la grossesse.
Le tabagisme maternel protège contre le retard de développement fœtal.
Il doit être proposé le plus tôt possible au cours de la grossesse.

Le tabagisme peut exposer à des problèmes d’allaitement et à la mort subite. · L’arrêt du tabac constitue une urgence thérapeutique pendant la grossesse. · Il doit être proposé le plus tôt possible au cours de la grossesse.

Explication

L’arrêt du tabac est une urgence thérapeutique à proposer précocement pendant la grossesse. Le tabagisme expose notamment au retard de développement, à la grossesse extra-utérine, à la mort subite et aux problèmes d’allaitement. Il ne protège donc ni le développement ni la grossesse extra-utérine.

30. Concernant l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une confusion ou des troubles cognitifs peuvent être présents.
Elle est liée à une carence en vitamine B1.
Une atteinte oculomotrice doit faire évoquer ce diagnostic.
Des troubles cérébelleux peuvent orienter vers cette encéphalopathie.
Le traitement urgent repose sur de la vitamine B1 parentérale.

Une confusion ou des troubles cognitifs peuvent être présents. · Elle est liée à une carence en vitamine B1. · Une atteinte oculomotrice doit faire évoquer ce diagnostic. · Des troubles cérébelleux peuvent orienter vers cette encéphalopathie. · Le traitement urgent repose sur de la vitamine B1 parentérale.

Explication

L’encéphalopathie de Gayet-Wernicke est liée à une carence en vitamine B1 et peut se manifester par une atteinte oculomotrice, des troubles cérébelleux ou une confusion avec troubles cognitifs. Elle nécessite un traitement urgent par vitamine B1 parentérale, car l’hydratation seule ne corrige pas sa cause.

31. Concernant la prévention des addictions, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La prévention repose principalement sur la délivrance de naloxone aux consommateurs.
La prévention concerne davantage le traitement médical que l’accessibilité des produits.
La prévention exclut les interventions brèves à visée motivationnelle.
La prévention comprend la sensibilisation des jeunes et le développement des compétences psychosociales.
La prévention vise à diminuer les dommages sans agir sur l’exposition aux produits.

La prévention comprend la sensibilisation des jeunes et le développement des compétences psychosociales.

Explication

La prévention inclut la sensibilisation des jeunes, la réduction de l’exposition et de l’accessibilité, les interventions brèves, l’écoute et les compétences psychosociales. La délivrance de naloxone relève de la réduction des risques, et la prévention peut aussi agir sur l’exposition et l’initiation.

32. Parmi les règles applicables dans une salle de consommation à moindre risque, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les usagers apportent et déclarent les produits qu’ils vont consommer.
Les produits consommés sont fournis par la structure médico-sociale.
Les personnes peuvent accéder à la salle sans formalité d’admission.
Le deal de substances y est encadré par les professionnels présents.
L’accès nécessite une carte d’admission délivrée à l’usager.

Les usagers apportent et déclarent les produits qu’ils vont consommer. · L’accès nécessite une carte d’admission délivrée à l’usager.

Explication

L’accès est réservé aux personnes munies d’une carte d’admission, et les usagers doivent apporter puis déclarer ce qu’ils consommeront. Le deal est interdit, les produits ne sont pas fournis par la salle et l’accès n’est pas libre sans admission.

33. L’inscription légale de la réduction des risques dans le Code de la santé publique correspond à :

L’année 2005, lors de la création des CAARUD.
L’année 2010, lors de la généralisation des référentiels nationaux.
L’année 2004, après l’émergence de pratiques antérieures.
L’année 2009, lors de la mise en place des CSAPA.
L’année 1985, au moment de l’émergence du premier concept.

L’année 2004, après l’émergence de pratiques antérieures.

Explication

La réduction des risques est inscrite dans la loi du Code de la santé publique en 2004. Ses premières pratiques et son émergence conceptuelle sont antérieures; 1985 renvoie à l’émergence du concept, 2005 aux CAARUD et 2009 aux CSAPA.

34. Les mécanismes pouvant contribuer à une pathologie duelle comprennent :

Une vulnérabilité génétique et environnementale partagée.
Une substance pouvant induire ou prolonger des symptômes psychiatriques.
Une transmission génétique indépendante de tout facteur environnemental.
Un trouble mental pouvant favoriser l’installation d’une addiction.
Une origine exclusivement liée aux effets immédiats de la substance.

Une vulnérabilité génétique et environnementale partagée. · Une substance pouvant induire ou prolonger des symptômes psychiatriques. · Un trouble mental pouvant favoriser l’installation d’une addiction.

Explication

La pathologie duelle peut résulter d’un trouble mental favorisant l’addiction, d’une substance induisant ou prolongeant des symptômes psychiatriques, ou d’une vulnérabilité génétique et environnementale commune. Elle ne se réduit donc ni aux effets immédiats d’une substance ni à une transmission génétique isolée.

35. Quels effets sont associés aux salles de consommation à moindre risque ?

Elles suppriment les nuisances sociales liées à toutes les consommations.
Elles peuvent favoriser l’entrée dans les soins des usagers précarisés.
Elles diminuent les injections réalisées dans l’espace public.
Elles éloignent les usagers précarisés des dispositifs de soins.
Elles réduisent les pratiques exposant aux infections et aux overdoses.

Elles peuvent favoriser l’entrée dans les soins des usagers précarisés. · Elles diminuent les injections réalisées dans l’espace public. · Elles réduisent les pratiques exposant aux infections et aux overdoses.

Explication

Les salles réduisent les pratiques à risque d’infection et d’overdose ainsi que les injections dans l’espace public. Elles peuvent favoriser l’accès aux soins et réduire les nuisances sociales, sans pour autant supprimer toutes ces nuisances ni éloigner les usagers des soins.

36. Concernant les objectifs de prise en charge de l’alcoolisation :

La gestion de consommation correspond à une absence totale de consommation après sevrage.
La gestion de consommation vise une diminution significative de la consommation.
L’abstinence comprend une prévention de la rechute après le sevrage.
La gestion de consommation consiste à interrompre définitivement toute consommation d’alcool.
L’abstinence correspond à un arrêt total et définitif de la consommation.

La gestion de consommation vise une diminution significative de la consommation. · L’abstinence comprend une prévention de la rechute après le sevrage. · L’abstinence correspond à un arrêt total et définitif de la consommation.

Explication

L’abstinence associe l’arrêt total et définitif de la consommation à la prévention de la rechute après le sevrage. La gestion de consommation vise au contraire une diminution significative selon les critères de l’OMS, et non une abstinence complète.

37. Chez les personnes souffrant d’un trouble mental, concernant le tabagisme :

Le taux de tabagisme est généralement inférieur chez les personnes souffrant d’un trouble mental.
Le tabagisme concerne une proportion comparable à celle de la population générale.
La majorité des patients schizophrènes ne fument pas de manière régulière.
Environ 70 à 80 % des patients schizophrènes fument.
Le taux de tabagisme est deux à quatre fois supérieur à celui de la population générale.

Environ 70 à 80 % des patients schizophrènes fument. · Le taux de tabagisme est deux à quatre fois supérieur à celui de la population générale.

Explication

Le tabagisme est deux à quatre fois plus fréquent chez les personnes souffrant d’un trouble mental que dans la population générale. Chez les patients schizophrènes, 70 à 80 % fument; les autres propositions inversent ou minimisent cette fréquence.

38. À propos du modèle transthéorique de DiClemente et Prochaska :

La contemplation correspond à une réflexion souvent ambivalente.
La préparation désigne une absence de réflexion sur le changement.
Le modèle décrit six stades du changement comportemental.
La régression ou rechute est exclue de la description du modèle.
L’action et la maintenance font partie des stades décrits.

La contemplation correspond à une réflexion souvent ambivalente. · Le modèle décrit six stades du changement comportemental. · L’action et la maintenance font partie des stades décrits.

Explication

Le modèle de DiClemente et Prochaska décrit six stades, dont la contemplation, la préparation, l’action, la maintenance et la régression ou rechute. La contemplation correspond à une réflexion ambivalente, tandis que la préparation implique une décision d’agir prochainement. La régression ou rechute appartient bien au modèle.

39. Le modèle biopsychosocial de l’addiction :

Il intègre des facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques.
Il concerne principalement les usages sans retentissement clinique.
Il propose une explication fondée sur les seuls mécanismes biologiques.
Il exclut les facteurs liés à l’environnement sociologique.
Il a influencé la nosographie à partir des années 1990.

Il intègre des facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques.

Explication

Le modèle biopsychosocial articule les facteurs biologiques, sociologiques et psychologiques et a influencé la nosographie, notamment le DSM et la CIM, à partir des années 1980. Les autres propositions réduisent son champ ou décalent sa période d’influence.

40. Concernant l’installation de l’addiction, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

La répétition des prises participe à l’installation de l’addiction.
Le craving compulsif correspond à une diminution de l’incitation à consommer.
La tolérance fait partie des phénomènes associés à cette installation.
Le liking correspond à la sensation de plaisir liée au produit.
Le wanting correspond à l’incitation à rechercher le produit.

La répétition des prises participe à l’installation de l’addiction. · La tolérance fait partie des phénomènes associés à cette installation. · Le liking correspond à la sensation de plaisir liée au produit. · Le wanting correspond à l’incitation à rechercher le produit.

Explication

L’installation de l’addiction associe notamment répétition des prises, tolérance, plaisir, incitation à rechercher le produit et craving compulsif. Dans la distinction de Berridge et Robinson, le liking renvoie au plaisir et le wanting à l’incitation ; le craving compulsif n’est donc pas une diminution de cette incitation.

41. Quelles sont les réponses exactes au sujet des conséquences des consommations ?

Une intoxication entraîne principalement des troubles cognitifs chroniques.
Une intoxication peut provoquer une crise d’épilepsie ou un coma.
Une consommation chronique peut entraîner une polyneuropathie.
Une consommation chronique se manifeste surtout par une euphorie transitoire.
Une intoxication peut provoquer un syndrome confusionnel aigu.

Une intoxication peut provoquer une crise d’épilepsie ou un coma. · Une consommation chronique peut entraîner une polyneuropathie. · Une intoxication peut provoquer un syndrome confusionnel aigu.

Explication

Les intoxications peuvent provoquer des manifestations aiguës comme la confusion, une crise d’épilepsie ou un coma. Les consommations chroniques peuvent entraîner des atteintes durables, notamment des troubles cognitifs et des polyneuropathies, plutôt qu’une simple euphorie transitoire.

42. Concernant l’usage simple, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’expérimentation peut relever de l’usage simple.
Une consommation socialement admise peut correspondre à un usage simple.
L’usage simple n’entraîne ni complication somatique ou psychique ni dommage.
L’usage simple se situe après l’usage à risque dans le continuum des consommations.
La non-consommation ne peut pas être incluse dans l’usage simple.

L’expérimentation peut relever de l’usage simple. · Une consommation socialement admise peut correspondre à un usage simple. · L’usage simple n’entraîne ni complication somatique ou psychique ni dommage.

Explication

L’usage simple n’entraîne pas de complications somatiques ou psychiques ni de dommages. Il peut inclure la non-consommation, l’expérimentation et une consommation socialement admise. Dans le continuum, il précède l’usage à risque et n’expose pas nécessairement à une addiction.

43. Concernant la mortalité associée au tabac et à l’alcool :

Le tabac constitue la première cause de mortalité parmi ces deux substances.
Le tabac est responsable de plus de 80 000 décès annuels.
L’alcool est responsable d’environ 49 000 décès directs.
Le bilan de l’alcool peut augmenter lorsque les causes indirectes sont incluses.
L’alcool est responsable de davantage de décès directs annuels que le tabac.

Le tabac constitue la première cause de mortalité parmi ces deux substances. · Le tabac est responsable de plus de 80 000 décès annuels. · L’alcool est responsable d’environ 49 000 décès directs. · Le bilan de l’alcool peut augmenter lorsque les causes indirectes sont incluses.

Explication

Le tabac est la première cause de mortalité et provoque plus de 80 000 décès par an. L’alcool est responsable de 49 000 décès directs, chiffre susceptible d’augmenter avec les causes indirectes. La dernière proposition inverse la comparaison fournie.

44. Concernant la rechute dans le processus de changement, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Elle représente une étape normale du processus de changement.
Elle survient en moyenne après quatre ou cinq cycles avant l’arrêt.
La rechute constitue un événement anormal qui interrompt définitivement le processus.
La rechute peut survenir à n’importe quel stade du changement.
La rechute correspond au stade de préparation du modèle transthéorique.

Elle représente une étape normale du processus de changement. · Elle survient en moyenne après quatre ou cinq cycles avant l’arrêt. · La rechute peut survenir à n’importe quel stade du changement.

Explication

La rechute constitue une étape normale du processus de changement et peut survenir à n’importe quel stade. Elle survient en moyenne après quatre ou cinq cycles avant l’arrêt. Dans le modèle transthéorique, elle correspond au stade de régression plutôt qu’au stade de préparation, et elle n’interrompt pas définitivement le processus.

45. Au sujet du sevrage alcoolique :

Le delirium tremens explique aussi le risque vital associé au sevrage.
L’intensité du sevrage est maximale durant les deux premiers jours.
Le sevrage alcoolique correspond à une simple abstinence sans risque vital.
Les convulsions peuvent contribuer à la gravité potentiellement mortelle du sevrage.
Le sevrage alcoolique dure en moyenne entre 5 et 10 jours.

Le delirium tremens explique aussi le risque vital associé au sevrage. · L’intensité du sevrage est maximale durant les deux premiers jours. · Les convulsions peuvent contribuer à la gravité potentiellement mortelle du sevrage. · Le sevrage alcoolique dure en moyenne entre 5 et 10 jours.

Explication

Le sevrage alcoolique dure en moyenne 5 à 10 jours et atteint son maximum pendant les deux premiers jours. Il peut être mortel, notamment en raison des convulsions et du delirium tremens. Il ne se réduit donc pas à une abstinence simple et sans danger.

46. Parmi les conséquences associées à une comorbidité psychiatrique et tabagique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêt est facilité par la présence d’un trouble psychiatrique associé.
La consommation et la dépendance tabagiques sont plus fortes.
L’arrêt du tabac est plus difficile et les comorbidités sont plus importantes.
L’initiation au tabac survient généralement plus précocement.
L’initiation au tabac est habituellement retardée chez ces patients.

La consommation et la dépendance tabagiques sont plus fortes. · L’arrêt du tabac est plus difficile et les comorbidités sont plus importantes. · L’initiation au tabac survient généralement plus précocement.

Explication

La comorbidité psychiatrique est associée à une initiation plus précoce, une consommation et une dépendance plus fortes, ainsi qu’à un arrêt plus difficile. Les comorbidités psychologiques, cognitives et médicales sont également plus importantes, contrairement aux deux dernières propositions.

47. Le binge drinking correspond à :

La consommation d’au moins 5 verres standards chez l’homme en environ 2 heures.
La consommation d’au moins 4 verres standards chez l’homme en environ 2 heures.
Une alcoolémie atteignant au moins 0,8 g/L.
La consommation d’au moins 4 verres standards chez la femme en environ 2 heures.
Une alcoolémie située autour de 0,5 g/L après une consommation rapide.

La consommation d’au moins 5 verres standards chez l’homme en environ 2 heures. · Une alcoolémie atteignant au moins 0,8 g/L. · La consommation d’au moins 4 verres standards chez la femme en environ 2 heures.

Explication

Le binge drinking désigne au moins 5 verres standards chez l’homme ou 4 chez la femme en environ 2 heures. Il entraîne une alcoolémie d’au moins 0,8 g/L, et non une valeur d’environ 0,5 g/L.

48. Parmi les propositions suivantes concernant les traitements du sevrage tabagique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La pharmacothérapie seule obtient de meilleurs résultats que son association avec une thérapie cognitivo-comportementale.
Une pharmacothérapie seule est moins efficace que son association avec une thérapie cognitivo-comportementale.
Une thérapie cognitivo-comportementale associée à une pharmacothérapie améliore l’efficacité du sevrage.
L’association des approches psychothérapeutique et médicamenteuse renforce les résultats thérapeutiques.
La thérapie cognitivo-comportementale remplace habituellement toute pharmacothérapie dans le sevrage.

Une pharmacothérapie seule est moins efficace que son association avec une thérapie cognitivo-comportementale. · Une thérapie cognitivo-comportementale associée à une pharmacothérapie améliore l’efficacité du sevrage. · L’association des approches psychothérapeutique et médicamenteuse renforce les résultats thérapeutiques.

Explication

L’association d’une thérapie cognitivo-comportementale et d’une pharmacothérapie est plus efficace qu’une pharmacothérapie seule. La pharmacothérapie seule n’est donc pas supérieure à l’association, et la thérapie cognitivo-comportementale n’est pas présentée comme remplaçant habituellement tout traitement médicamenteux.

49. Parmi les propositions suivantes concernant la conduite addictive, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ces répercussions peuvent survenir immédiatement ou apparaître de manière différée.
Une conduite addictive correspond à une consommation sans conséquence identifiable.
La notion de conduite addictive concerne des consommations de substances psychoactives.
L’usage simple entraîne par définition des répercussions immédiates ou différées.
Une conduite addictive correspond à une consommation exposant à des répercussions liées aux substances.

Ces répercussions peuvent survenir immédiatement ou apparaître de manière différée. · La notion de conduite addictive concerne des consommations de substances psychoactives. · Une conduite addictive correspond à une consommation exposant à des répercussions liées aux substances.

Explication

Une conduite addictive est une consommation de substances psychoactives exposant à des répercussions immédiates ou différées. L’usage simple n’entraîne pas nécessairement de telles répercussions, contrairement à ce qu’affirment les deux propositions correspondantes.

50. Une consommation rapide de six verres standards en une occasion chez un adulte en France correspond à :

Une consommation ayant pour objectif typique une ivresse rapide.
Une consommation située sous le seuil français de l’alcoolisation ponctuelle importante.
Une consommation correspondant au seuil retenu pour les adultes en France.
Une consommation massive et rapide d’alcool lors d’une même occasion.
Une alcoolisation ponctuelle importante selon le seuil français adulte.

Une consommation ayant pour objectif typique une ivresse rapide. · Une consommation correspondant au seuil retenu pour les adultes en France. · Une consommation massive et rapide d’alcool lors d’une même occasion. · Une alcoolisation ponctuelle importante selon le seuil français adulte.

Explication

Chez l’adulte en France, l’alcoolisation ponctuelle importante correspond à au moins six verres standards consommés rapidement en une occasion. Elle est massive et vise une ivresse rapide. Six verres ne se situent donc pas sous le seuil français adulte.

51. Parmi les propositions suivantes concernant les risques du tabac, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le tabagisme au long cours entraîne une issue fatale chez un fumeur sur deux.
Le narghilé et la chicha figurent parmi les formes toxiques de consommation.
Le tabagisme passif est un facteur avéré de cancer bronchique.
La cigarette, le cigare et la pipe font partie des formes toxiques de tabac.
Le tabagisme passif ne présente pas de lien établi avec le cancer bronchique.

Le narghilé et la chicha figurent parmi les formes toxiques de consommation. · Le tabagisme passif est un facteur avéré de cancer bronchique. · La cigarette, le cigare et la pipe font partie des formes toxiques de tabac.

Explication

Le tabagisme passif est un facteur avéré de cancer bronchique. Les formes citées comme toxiques comprennent notamment la cigarette, le cigare, la pipe, le narghilé et la chicha. Le tabagisme au long cours entraîne une issue fatale dans deux cas sur trois lorsque le patient fume toute sa vie sans s’arrêter. La toxicité ne se limite donc pas aux cigarettes industrielles, et le lien avec le cancer bronchique est établi.

52. Concernant la distinction entre trouble de l’usage et troubles liés à l’usage de l’alcool :

Le trouble de l’usage correspond principalement aux dommages somatiques quantifiés.
Le trouble de l’usage repose sur des critères qualitatifs de conduite addictive.
Les deux expressions désignent une même dimension qualitative de l’addiction.
Les troubles liés à l’usage décrivent surtout les conséquences quantitatives de la consommation.
Les troubles liés à l’usage concernent les conséquences de la consommation d’alcool.

Le trouble de l’usage repose sur des critères qualitatifs de conduite addictive. · Les troubles liés à l’usage décrivent surtout les conséquences quantitatives de la consommation. · Les troubles liés à l’usage concernent les conséquences de la consommation d’alcool.

Explication

Le trouble de l’usage décrit la conduite addictive à partir de critères qualitatifs. Les troubles liés à l’usage renvoient surtout aux conséquences quantitatives de la consommation, et les deux expressions ne désignent donc pas une même dimension.

53. Parmi les propositions suivantes concernant les antidotes en addictologie aiguë, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le traitement d’un surdosage alcoolique ne repose pas sur un antagoniste spécifique.
Le flumazénil antagonise les effets des benzodiazépines.
L’alcool ne dispose pas d’un antagoniste spécifique en cas de surdosage.
La naloxone antagonise les effets des opiacés.
La naloxone antagonise principalement les effets des benzodiazépines.

Le traitement d’un surdosage alcoolique ne repose pas sur un antagoniste spécifique. · Le flumazénil antagonise les effets des benzodiazépines. · L’alcool ne dispose pas d’un antagoniste spécifique en cas de surdosage. · La naloxone antagonise les effets des opiacés.

Explication

Aucun antagoniste spécifique de l’alcool n’est disponible. Le flumazénil antagonise les benzodiazépines, tandis que la naloxone antagonise les opiacés. La naloxone n’est donc pas l’antagoniste des benzodiazépines.

54. Concernant le monoxyde de carbone expiré, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une concentration inférieure à 7 ppm atteste l’absence totale d’exposition tabagique.
Une concentration comprise entre 7 et 15 ppm peut évoquer un tabagisme passif.
Une valeur inférieure à 7 ppm correspond au seuil d’abstinence tabagique.
Le seuil d’abstinence du monoxyde de carbone expiré est fixé à 7 ppm.
Le monoxyde de carbone expiré renseigne sur l’intensité de l’inhalation tabagique.

Une concentration comprise entre 7 et 15 ppm peut évoquer un tabagisme passif. · Une valeur inférieure à 7 ppm correspond au seuil d’abstinence tabagique. · Le seuil d’abstinence du monoxyde de carbone expiré est fixé à 7 ppm. · Le monoxyde de carbone expiré renseigne sur l’intensité de l’inhalation tabagique.

Explication

Le monoxyde de carbone expiré indique l’intensité de l’inhalation, et le seuil d’abstinence est de 7 ppm. Une valeur comprise entre 7 et 15 ppm peut évoquer un tabagisme passif. Une valeur inférieure à 7 ppm n’atteste pas une absence totale d’exposition.

55. Quelles sont les réponses exactes au sujet du risque psychotique lié à la dépendance au cannabis ?

Le polymorphisme de la COMT ne figure pas parmi les facteurs étudiés.
La dépendance au cannabis est associée à environ deux fois plus de risque de troubles psychotiques.
Le risque psychotique dépend principalement de la durée d’hospitalisation.
Une consommation avant 15 ans constitue un facteur associé à ce risque accru.
L’absence de dépendance au cannabis correspond au même niveau de risque psychotique.

La dépendance au cannabis est associée à environ deux fois plus de risque de troubles psychotiques. · Une consommation avant 15 ans constitue un facteur associé à ce risque accru.

Explication

Les sujets dépendants au cannabis présentent environ deux fois plus de risque de troubles psychotiques. Ce risque est notamment associé à une consommation avant 15 ans, à un effet dose-dépendant, à une prédisposition à la schizophrénie et au polymorphisme de la COMT; les autres propositions ne correspondent pas aux facteurs décrits.

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Quelles substances ont été expérimentées dans toutes les sociétés ?

Toutes les substances psychoactives.

Quelles fins motivent l'expérimentation des substances psychoactives ?

Fins hédoniques, spirituelles ou médicales.

Qu'est-ce qu'une conduite addictive ?

Une consommation exposant à des répercussions liées aux substances psychoactives.

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