Quels facteurs influencent le risque d'infection du site opératoire ?
Le patient, la nature de l'acte et l'environnement de l'intervention.
Quels sont les principaux modes de transmission en secteur interventionnel ?
Le manuportage, la flore endogène du patient et la transmission aérienne.
Quelle est la conséquence des infections du site opératoire pour les patients ?
Elles causent une morbidité et une mortalité majeures.
Quel impact les infections du site opératoire ont-elles sur les établissements de santé ?
Elles entraînent des surcoûts importants.
Depuis quelle année le CPIAS Île-de-France pilote-t-il la surveillance des ISO ?
Depuis 2020.
Quelle mission nationale encadre la surveillance des infections du site opératoire ?
La mission nationale SPICMI.
Quelles données sont croisées dans la surveillance semi-automatisée des ISO ?
Les données hospitalières PMSI/SIH sur 18 interventions cibles.
Qui valide les données de la surveillance semi-automatisée des ISO ?
Le chirurgien ou l’Équipe Opérationnelle d’Hygiène.
Combien de jours dure le suivi réglementaire des ISO après une chirurgie générale ?
30 jours.
Quelle est la durée du suivi réglementaire des ISO après pose de matériel ou prothèse ?
90 jours.
Qu'est-ce que l'index de risque NNIS ?
Un score d’auto-évaluation du risque d’infection du site opératoire.
De quels éléments l’index de risque NNIS est-il composé ?
Du score ASA, de la durée d’intervention et de la classe de contamination.
Quels scores ASA reçoivent 0 point dans le calcul du NNIS ?
Les scores 1 et 2.
Quels scores ASA reçoivent 1 point dans le calcul du NNIS ?
Les scores 3, 4 et 5.
Quand la durée d’intervention attribue-t-elle 0 point dans le NNIS ?
Si elle est inférieure ou égale au 75e percentile de l’intervention.
Quand la durée d’intervention attribue-t-elle 1 point dans le NNIS ?
Si elle dépasse le 75e percentile de l’intervention.
Quelle classe de contamination attribue 0 point dans le NNIS ?
La chirurgie propre ou propre contaminée.
Quelle classe de contamination attribue 1 point dans le NNIS ?
La chirurgie contaminée, sale ou infectée.
Qu'est-ce qu'une infection selon la définition médicale ?
Un micro-organisme pénètre, se multiplie et provoque une réaction de défense.
Quels éléments composent le contexte d'une infection ?
Un micro-organisme pathogène, une porte d'entrée, des facteurs individuels et environnementaux.
Quelles sont les sources possibles d'un micro-organisme infectieux ?
Externe comme l'environnement ou interne comme la flore du patient.
Qu'est-ce que l'aérobiocontamination ?
La contamination de l'air par des micro-organismes sous forme de particules ou d'aérosols.
Quels micro-organismes sont inclus dans les micro-organismes aéroportés ?
Bactéries, champignons, virus, spores bactériennes et parfois parasites.
Quelle est la différence de taille entre droplet nuclei, small droplets et large droplets ?
Droplet nuclei <10 μm, small droplets <60 μm, large droplets >60 μm.
Quels phénomènes génèrent des aérosols transportant des micro-organismes pathogènes ?
La respiration, la parole, la toux et l’éternuement.
Que peuvent déposer les particules aéroportées sur la plaie opératoire ?
Des micro-organismes.
Quelles interventions sont particulièrement sensibles à la contamination aéroportée ?
Celles avec pose de prothèse ou d’implant en orthopédie, chirurgie cardiaque et neurochirurgie.
Quelle norme définit la maîtrise de la contamination aéroportée en santé ?
La norme NF S 90-351 d’avril 2013.
À quoi correspond la classe microbiologique M100 ?
Un maximum de 100 UFC/m³.
Quelle concentration maximale d’UFC/m³ définit la classe M10 ?
10 UFC/m³.
Quelle concentration maximale d’UFC/m³ définit la classe M1 ?
1 UFC/m³.
Quelle classe ISO correspond à une zone 4 à très haut risque infectieux ?
La classe ISO 5.
Quel débit d’air renouvelle une zone 4 à très haut risque infectieux ?
Plus de 50 volumes par heure.
Sur quoi repose la prévention à la source en milieu opératoire ?
Sur la réduction des personnes et mouvements, exclusion des malades, tenue adaptée, nettoyage-désinfection.
Comment doit être la tenue du personnel de bloc opératoire ?
Elle doit comporter une tunique et un pantalon resserrés, peu de coutures et sans poches.
Pourquoi la chevelure et la barbe doivent-elles être complètement recouvertes ?
Pour limiter la contamination liée à la desquamation.
Quel type de couvre-chef est préféré pour recouvrir la chevelure et la barbe ?
Une cagoule ou une coiffe à usage unique.
Quand doit-on porter le masque chirurgical en salle d’opération ?
Dès l’entrée en salle et pendant tout le séjour du patient.
Que faire du masque chirurgical après usage en salle d’opération ?
L’éliminer immédiatement après usage.
Quelles limitations sont nécessaires pendant l’intervention ?
Limiter au minimum le nombre de personnes, allées, mouvements et ouvertures de porte.
Quels mécanismes retient la filtration de l’air pour les particules ?
Tamisage, impact, interception, diffusion et attraction électrostatique.
Quelles conditions doit assurer un traitement d’air efficace ?
Apport d’air neuf, filtration, surpression, renouvellement de l’air et régime de distribution adapté.
Quels sont les trois mécanismes de maîtrise des mouvements d’air au bloc opératoire ?
Le flux non unidirectionnel, le plafond soufflant et le flux unidirectionnel.
Quel taux de brassage caractérise le flux unidirectionnel ?
Un taux supérieur à 50 volumes par heure.
Quel taux de brassage caractérise le flux non unidirectionnel ?
Entre 15 et 20 volumes par heure.
Qu'est-ce que la surpression dans un local ?
Un apport d’air neuf supérieur à l’air extrait empêchant l’entrée d’air contaminé.
Quel gradient de pression recommande-t-on dans la cascade de pression ?
Un gradient de 15 ± 5 Pa avec une pression minimale de 15 Pa.
Quelle est la fonction du plafond Joubert au bloc opératoire ?
Souffler un air filtré par filtres HEPA vers le bas en flux unidirectionnel vertical.
Quelle limite a le traitement de l’air dans la réduction de la contamination ?
Il réduit la contamination sans la supprimer, dépendant aussi de la propreté et comportements.
Qu'impose l'adhésion aux protocoles d'hygiène en secteur interventionnel ?
Elle influence directement le risque infectieux.
Quels sont les risques majeurs d'une infection du site opératoire ?
Hospitalisation prolongée, reprise chirurgicale, coûts accrus, mortalité, douleurs, séquelles.
Comment la charge microbienne influence-t-elle le risque d'infection ?
Un inoculum plus élevé augmente le risque d'infection.
Que désigne la virulence des micro-organismes ?
L'agressivité ou la résistance de certains micro-organismes.
Que désigne le pouvoir pathogène des micro-organismes ?
La capacité à franchir les barrières de défense de l'hôte.
Quelle est la taille moyenne des micro-organismes aéroportés ?
De 8 à 17 microns de diamètre équivalent moyen.
Quelle taille ont les spores d'Aspergillus et autres moisissures ?
De 3 à 6 microns en moyenne.
Qui a publié en 1982 sur la taille des micro-organismes aéroportés ?
Lidwell et al., 1982.
Quelle est la portée et le comportement des droplet nuclei d'origine pulmonaire ?
Ils parcourent plusieurs mètres, sédimentent peu et atteignent les parties distales respiratoires.
Combien de particules sont émises en une minute de conversation ?
Environ 15 000 à 20 000 particules.
Quel taux d’infection nosocomiale opératoire (ISO) a été observé dans les salles bruyantes ?
Un taux de 17 %.
Quel taux d’ISO a été observé dans les salles calmes selon l’étude suisse ?
Un taux de 0 %.
Quelle durée de séjour prolongé a été associée à un taux d’ISO élevé dans l’étude suisse ?
Un séjour de 7 à 13 jours.
Selon quelle norme les zones à empoussièrement sont-elles classées ?
La norme ISO EN 14644-1.
Sur quel critère la norme ISO EN 14644-1 classe-t-elle les zones à empoussièrement ?
Le nombre maximal de particules de 0,1 à 5 μm dans l’air.
Comment la filtration électrostatique capture-t-elle les particules ?
Elle attire les particules chargées ou polarisables vers des fibres chargées.
Quelle taille minimale de particules peut capturer la filtration électrostatique ?
Des particules inférieures à 0,1 μm.
Selon quel critère sont classés les filtres ?
Selon leur capacité à arrêter des particules de plus en plus petites.
Quelle efficacité atteignent les filtres absolus et par quelles méthodes ?
100 % d’efficacité par les méthodes opacimétrique et gravimétrique.
Quels filtres sont utilisés comme filtres finaux en salles blanches et d’opération ?
Les filtres H13 et H14.
Quelle vitesse d’air le plafond Joubert assure-t-il au champ opératoire ?
Entre 0,25 et 0,35 m/s.
Teste tes connaissances avec un QCM de 32 questions sur Aérobiocontamination au bloc opératoire.
1. Quels éléments déterminent simultanément le risque d’infection du site opératoire ?
2. Quels sont les principaux modes de transmission en secteur interventionnel ?
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Aérobiocontamination au bloc opératoire.
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