★ À maîtriser
📌 Le risque d’infection du site opératoire dépend simultanément du patient, de la nature de l’acte, notamment la pose d’un implant ou d’une prothèse, et de l’environnement de l’intervention.
Les principaux modes de transmission sont: le manuportage, la contamination par la flore endogène du patient, la transmission aérienne
Les infections du site opératoire constituent une source majeure de morbidité, de mortalité et de surcoûts pour les patients et les établissements de santé.
Compléments
📌 L’adhésion aux protocoles d’hygiène, la rigueur des mesures de prévention et la vigilance quotidienne des professionnels influencent directement le risque infectieux.
Patient, acte et environnement → risque infectieux
★ À maîtriser
Depuis 2020, la surveillance des infections du site opératoire est pilotée par le CPIAS Île-de-France dans le cadre de la mission nationale SPICMI, sous la tutelle de Santé publique France.
La surveillance semi-automatisée des infections du site opératoire croise les données hospitalières PMSI/SIH sur 18 interventions cibles, puis les fait valider par le chirurgien ou l’Équipe Opérationnelle d’Hygiène.
📌 Le suivi réglementaire des ISO dure 30 jours après l’intervention en chirurgie générale et 90 jours lorsqu’un matériel ou une prothèse est posé.
Compléments
L’index de risque NNIS correspond à la combinaison des points attribués au score ASA, à la durée d’intervention et à la classe de contamination.
Le score ASA attribue 0 point aux scores 1 et 2 et 1 point aux scores 3, 4 et 5 dans le calcul du NNIS.
La durée d’intervention attribue 0 point si elle est inférieure ou égale au percentile 75 de l’intervention concernée et 1 point si elle le dépasse.
La classe de contamination attribue 0 point à une chirurgie propre ou propre contaminée et 1 point à une chirurgie contaminée, sale ou infectée.
ASA–durée–Altemeier = NNIS
★ À maîtriser
📌 Le contexte d’une infection associe un micro-organisme pathogène, une porte d’entrée, des facteurs de risque individuels et des conditions environnementales ou de soins favorables.
Compléments
📌 Plus la charge microbienne de l’inoculum est élevée, plus le risque d’infection augmente.
Source + porte d’entrée + hôte vulnérable → infection
★ À maîtriser
📌 Les droplet nuclei sont des résidus desséchés d’aérosols de moins de 10 μm, les small droplets mesurent moins de 60 μm et les large droplets plus de 60 μm.
Compléments
La microflore aéroportée a un diamètre équivalent moyen de 8 à 17 microns, tandis que les spores d’Aspergillus et différentes moisissures mesurent 3 à 6 microns en moyenne. — Lidwell & al., 1982
Les droplet nuclei d’origine pulmonaire peuvent parcourir plusieurs mètres, sédimentent peu et pénètrent jusqu’aux parties distales de l’arbre respiratoire.
Droplet nuclei : longue portée ; grosses gouttelettes : sédimentation rapide
★ À maîtriser
La respiration, la parole, la toux et l’éternuement génèrent des aérosols susceptibles de transporter des micro-organismes pathogènes.
Les particules aéroportées peuvent déposer des micro-organismes sur la plaie opératoire, le matériel chirurgical ou les implants et augmenter le risque d’infection postopératoire.
📌 Les interventions avec pose de prothèse ou d’implant, notamment en orthopédie, chirurgie cardiaque et neurochirurgie, sont particulièrement sensibles à la contamination aéroportée.
Compléments
Une minute de conversation entraîne l’émission d’environ 15 000 à 20 000 particules.
Une étude suisse a observé un taux d’ISO de 17 % dans les salles bruyantes contre 0 % dans les salles calmes, avec un séjour prolongé de 7 à 13 jours.
★ À maîtriser
La norme NF S 90-351 d’avril 2013 définit les exigences de maîtrise de la contamination aéroportée dans les établissements de santé.
La classe microbiologique M100 correspond à un maximum de 100 UFC/m³, M10 à 10 UFC/m³ et M1 à 1 UFC/m³.
Une zone 4 à très haut risque infectieux correspond à la classe ISO 5, à une cinétique CP10, à un niveau M10 et à un flux unidirectionnel renouvelant l’air à plus de 50 volumes par heure.
Compléments
Particules → décontamination → microbiologie
La prévention à la source repose sur: la réduction du nombre de personnes et des mouvements, l’exclusion des personnes malades, la tenue adaptée, le nettoyage et la désinfection des surfaces et du matériel
La tenue du personnel de bloc doit comporter une tunique et un pantalon resserrés aux extrémités, avec peu de coutures et sans poches, afin de limiter la production et la diffusion de particules.
La chevelure et la barbe doivent être complètement recouvertes, de préférence par une cagoule ou une coiffe à usage unique, afin de limiter la contamination liée à la desquamation.
Le masque chirurgical doit être porté dès l’entrée en salle d’opération et pendant tout le séjour du patient, puis éliminé immédiatement après usage.
Il faut limiter au minimum nécessaire le nombre de personnes, les allées et venues, les mouvements du personnel et les ouvertures de porte pendant l’intervention.
★ À maîtriser
Les mécanismes de filtration sont:
Un traitement d’air efficace doit assurer:
Compléments
La filtration électrostatique attire les particules chargées ou polarisables vers des fibres chargées et peut capturer des particules inférieures à 0,1 μm.
Les filtres sont classés selon leur capacité à arrêter des particules de plus en plus petites, et les filtres absolus atteignent 100 % d’efficacité par les méthodes opacimétrique et gravimétrique.
Les filtres H13 et H14 sont utilisés comme filtres finaux pour les salles blanches et les salles d’opération.
Tamisage → impact → interception → diffusion
★ À maîtriser
Les mécanismes de maîtrise des mouvements d’air sont:
Le flux unidirectionnel présente un taux de brassage supérieur à 50 volumes par heure, tandis que le flux non unidirectionnel se situe entre 15 et 20 volumes par heure.
La cascade de pression recommandée présente un gradient de 15 ± 5 Pa, avec une pression minimale de 15 Pa, soit 0,15 mbar.
Le plafond Joubert est un plafond filtrant à flux unidirectionnel vertical qui souffle un air filtré par des filtres HEPA vers le bas afin d’éloigner les particules du site opératoire.
📌 Le traitement de l’air réduit la contamination sans la supprimer, et son efficacité dépend aussi de la propreté des locaux, des tenues, des comportements et des gestes du personnel.
Compléments
Renouvellement et surpression → réduction de la contamination
Classes de risque et traitement d’air
| Zone | Classe particulaire | Classe microbiologique | Renouvellement |
|---|---|---|---|
| Zone 4 | ISO 5 | M10 | Plus de 50 volumes/heure |
| Zone 3 | ISO 7 | M10 | 25 à 30 volumes/heure |
| Zone 2 | ISO 8 | M100 | 15 à 20 volumes/heure |
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1. Quels éléments déterminent simultanément le risque d’infection du site opératoire ?
2. Quels sont les principaux modes de transmission en secteur interventionnel ?
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Quels facteurs influencent le risque d'infection du site opératoire ?
Le patient, la nature de l'acte et l'environnement de l'intervention.
Quels sont les principaux modes de transmission en secteur interventionnel ?
Le manuportage, la flore endogène du patient et la transmission aérienne.
Quelle est la conséquence des infections du site opératoire pour les patients ?
Elles causent une morbidité et une mortalité majeures.
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