Qu'est-ce que l'agitation psychomotrice ?
Une production exagérée et souvent incohérente d'actes moteurs avec ou sans excitation psychique.
Quels types d'excitation l'agitation peut-elle correspondre ?
À une excitation psychomotrice, une crise clastique ou une crise sthénique.
L'agitation psychomotrice implique-t-elle forcément une origine psychiatrique ?
Non, ces termes ne préjugent pas d'une origine psychiatrique.
Pourquoi l'agitation est-elle une situation à haut risque ?
Parce que son tableau est aspécifique, son évaluation difficile, et le patient perturbateur.
Quel risque peut entraîner le transfert rapide en psychiatrie d'un patient agité ?
Sous-estimer une étiologie organique.
Qu'est-ce que le syndrome confusionnel ?
Un syndrome non spécifique d’origine organique traduisant une souffrance cérébrale aiguë, fluctuante, avec troubles cérébraux.
Quels troubles apparaissent brutalement dans le syndrome confusionnel ?
Des troubles de la conscience avec obnubilation ou fluctuation.
Quelles altérations cognitives accompagne le syndrome confusionnel ?
Une altération de l’attention, de la mémoire et de l’orientation temporo-spatiale.
Quels troubles attentionnels caractérisent le syndrome confusionnel ?
Une diminution de l’empan direct et inverse et une distractibilité.
Comment est le langage dans le syndrome confusionnel ?
Incohérent, décousu, avec parfois des paraphasies sémantiques, articulation bredouillante et hésitante.
Quels types de paraphasies apparaissent dans le langage confusionnel ?
Des paraphasies sémantiques mais non phonétiques.
Quels oublis et troubles peuvent survenir dans la confusion ?
Oubli à mesure, amnésie lacunaire et parfois troubles praxiques.
Quels troubles praxiques peut causer la confusion ?
Mauvaise utilisation des objets ou mauvaise structuration spatiale du dessin.
Que recherche l'interrogatoire en psychiatrie ?
Les circonstances d'apparition, antécédents psychiatriques et somatiques, familiaux, mode de vie toxique, traitement habituel.
Que comprend l'examen initial en psychiatrie ?
Un examen clinique général, mesures vitales, examen neurologique, recherche d'ivresse ou toxicomanie.
Quels antécédents l'interrogatoire psychiatrique explore-t-il ?
Les antécédents psychiatriques et somatiques.
Quels paramètres vitaux sont mesurés lors de l'examen initial ?
Le pouls, la tension artérielle, la température, le poids, l'hydratation et la glycémie.
Quel examen neurologique est réalisé lors de l'examen initial ?
Un examen neurologique complet est réalisé.
Que recherche-t-on lors de l'examen initial concernant les substances toxiques ?
Des signes d'ivresse alcoolique ou de toxicomanie.
Quels signes indiquent une gravité neurologique chez un patient ?
Une agitation anxieuse ou agressive, un coma profond avec score de Glasgow bas, et des perturbations neurovégétatives.
Quelles perturbations vitales doit-on rechercher en urgence ?
La tension artérielle, la saturation en oxygène, la température, le pouls, la pâleur, les marbrures et les sueurs.
Quels facteurs favorisent une orientation organique en cas de troubles ?
Un âge avancé sans antécédent psychiatrique, un début brutal, des antécédents somatiques et des éléments confusionnels avec altération de la vigilance.
Qu'est-ce que l'hyponatrémie en termes de natrémie ?
Une natrémie inférieure à 135 meq/l.
Quels symptômes peut provoquer une hyponatrémie entre 125 et 135 meq/l ?
Nausées, vomissements, dégoût de l’eau, malaise et chutes surtout chez le sujet âgé.
Quels troubles une natrémie inférieure à 125 meq/l peut-elle provoquer ?
Des chutes et des troubles neurologiques.
Quels risques surviennent avec une natrémie inférieure à 110 meq/l ?
Des convulsions et un coma.
Quelle est la définition de l'hypoglycémie selon la glycémie ?
Une glycémie inférieure à 0,5 g/l, sévère en dessous de 0,4 g/l.
Quels sont les signes adrénergiques de l'hypoglycémie ?
Tremblements, tachycardie, hypertension, sueurs, anxiété, faim et pâleur.
Quels signes neuroglycopéniques indique une hypoglycémie ?
Troubles visuels, diplopie, malaise, confusion, vertiges, troubles du comportement, déficit neurologique, crise comitiale, trouble de conscience et coma.
Quelle est la définition de l'hypercalcémie et sa confirmation ?
Calcium total supérieur à 2,6 mmol/l nécessitant un second dosage.
Que suggère une mydriase unilatérale aréactive en neurologie ?
Un engagement temporal homolatéral.
Que fait évoquer une mydriase bilatérale réactive ?
Une lésion ou un engagement diencéphalique.
Qu'évoque la raideur méningée ?
Une hémorragie méningée, une méningite ou une méningo-encéphalite.
Que suggèrent des mouvements anormaux focaux ou généralisés par crises brèves ?
Une épilepsie.
Que suggèrent un astérixis ou des myoclonies diffuses permanentes ou provoquées ?
Une affection métabolique.
Quelles valeurs faut-il maintenir pour limiter les agressions cérébrales secondaires ?
PCO2 entre 35 et 40 mmHg, SaO2 > 95 %, pression artérielle moyenne > 90 mmHg.
Que caractérise l’aphasie de Broca dans l’accident vasculaire cérébral ?
Un trouble du langage.
Quels examens sont nécessaires pour évaluer l’indication d’une thrombolyse dans un AVC ?
Rechercher l’heure de début, l’heure du dernier état normal, un témoin direct et le score NIHSS.
Quelles sont les causes toxiques de confusion chez le sujet âgé ?
Le delirium tremens, intoxications aiguës, sevrage opiacés/benzodiazépines, intoxications médicamenteuses.
Avec quelle substance l'intoxication médicamenteuse volontaire est-elle souvent associée ?
Avec l'alcool.
Quel médicament est particulièrement concerné par l'intoxication médicamenteuse volontaire ?
Le lithium.
Que recherche le bilan chez un sujet âgé confus ?
Une infection, cardiopathie, maladie pulmonaire/digestive, maladie cérébrale, trouble métabolique, traumatisme, cause postopératoire, médicament récent ou événement de vie.
Quelle est la caractéristique d'installation de la confusion ?
La confusion a une installation aiguë.
Comment évolue la démence par rapport à la confusion ?
La démence a une évolution irréversible.
Quels diagnostics doivent être recherchés en cas de suspicion ?
Il faut rechercher traumatisme crânien, tumeur cérébrale, méningite carcinomateuse, encéphalopathie hépatique et hypertensive.
Quelles sont les trois origines possibles de l'agitation après examen ?
Organique probable, contrôlable par dialogue, ou irréversible nécessitant injection sédative.
Quand l'isolement, la contention et le traitement imposé sont-ils indiqués ?
En cas d'agitation incontrôlable, patient inaccessible ou risque de danger.
Quelle voie de traitement est proposée en première intention pour l'agitation ?
Le traitement per os est proposé en première intention.
Quelle est la condition pour réaliser une contention lors de la sédation ?
Aucune contention ne doit être réalisée sans sédation.
Quels médicaments et doses sont utilisés chez l'adulte non âgé en agitation non contrôlée ?
LOXAPAC 25–100 mg et VALIUM 10 mg, ou OLANZAPINE 5–10 mg IM, ou MIDAZOLAM 2,5–10 mg intranasal.
Quel traitement est proposé chez le sujet âgé en agitation non contrôlée ?
TIAPRIDAL à 25–50 mg per os.
Pourquoi la sédation impose-t-elle une surveillance ?
À cause du risque de détresse respiratoire et de coma.
Quels médicaments peuvent être utilisés en cas d'agitation contrôlée ?
Hydroxyzine 25–50 mg et alprazolam 0,25–0,5 mg.
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1. Comment définir l’agitation psychomotrice ?
2. Pourquoi l’agitation psychomotrice constitue-t-elle une situation à haut risque lors de l’évaluation initiale ?
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