★ À maîtriser
📌 L’agitation est une situation à haut risque car son tableau est aspécifique, son évaluation difficile, le patient perturbateur et son transfert rapide en psychiatrie peut conduire à sous-estimer une étiologie organique.
Compléments
📌 L’agitation peut correspondre à une excitation psychomotrice, une crise clastique ou une crise sthénique, mais ces termes ne préjugent pas d’une origine psychiatrique.
Aspécificité → évaluation difficile → risque de méconnaître une cause organique
★ À maîtriser
Compléments
Les troubles attentionnels comprennent une diminution de l’empan direct et inverse ainsi qu’une distractibilité du patient.
Le langage confusionnel est incohérent et décousu, avec parfois des paraphasies sémantiques mais non phonétiques, ainsi qu’une articulation bredouillante et hésitante.
La confusion peut entraîner un oubli à mesure, une amnésie lacunaire de l’épisode et parfois des troubles praxiques avec mauvaise utilisation des objets ou mauvaise structuration spatiale du dessin.
Confusion aiguë et fluctuante ≠ démence progressive et irréversible
L’interrogatoire recherche:
L’examen initial comprend: un examen clinique général, la mesure du pouls, de la tension artérielle, de la température, du poids, de l’hydratation et de la glycémie, un examen neurologique, la recherche de signes d’ivresse alcoolique ou de toxicomanie
Circonstances → antécédents → mode de vie → examen somatique
★ À maîtriser
Les signes de gravité comprennent une agitation avec anxiété ou agressivité, un coma profond avec score de Glasgow bas et des perturbations neurovégétatives.
Une orientation organique est favorisée par un âge avancé sans antécédent psychiatrique, un début brutal, des antécédents somatiques et des éléments confusionnels avec altération de la vigilance.
Compléments
★ À maîtriser
Une natrémie inférieure à 125 meq/l peut provoquer des chutes et des troubles neurologiques, tandis qu’une natrémie inférieure à 110 meq/l peut entraîner des convulsions et un coma.
Les signes neuroglycopéniques comprennent troubles visuels, diplopie, malaise, lipothymie, confusion, vertiges, troubles du comportement, symptomatologie psychiatrique, déficit neurologique focalisé, crise comitiale, trouble de conscience et coma.
Les troubles cognitivo-comportementaux apparaissent pour des calcémies supérieures à 3,0 mmol/l, tandis que la confusion, la somnolence et le coma peuvent survenir au-dessus de 4 mmol/l.
Compléments
Entre 125 et 135 meq/l, l’hyponatrémie peut être asymptomatique ou provoquer nausées, vomissements, dégoût de l’eau, malaise et chutes, surtout chez le sujet âgé.
Les signes adrénergiques comprennent:
Hyponatrémie, hypoglycémie et hypercalcémie : trois seuils biologiques, trois tableaux
★ À maîtriser
Une mydriase unilatérale aréactive évoque un engagement temporal homolatéral, tandis qu’une mydriase bilatérale réactive évoque une lésion ou un engagement diencéphalique.
La raideur méningée fait évoquer une hémorragie méningée, une méningite ou une méningo-encéphalite.
📌 Pour limiter les agressions cérébrales secondaires d’origine systémique, il faut maintenir la PCO2 entre 35 et 40 mmHg, la SaO2 au-dessus de 95 % et la pression artérielle moyenne au-dessus de 90 mmHg.
Dans l’accident vasculaire cérébral, l’aphasie de Broca correspond à un trouble du langage, l’aphasie de Wernicke associe trouble du langage et de la compréhension, et une paralysie faciale peut être présente.
Dans un accident vasculaire cérébral, il faut rechercher l’heure de début des symptômes, l’heure à laquelle le patient a été vu normal pour la dernière fois, un témoin direct et le score NIHSS afin d’évaluer l’indication d’une thrombolyse.
L’hémorragie méningée se manifeste typiquement par une céphalée toujours brutale, parfois accompagnée d’une perte de connaissance initiale, d’un syndrome confusionnel aigu ou d’une crise épileptique généralisée.
L’hypertension intracrânienne associe notamment céphalées augmentées par les efforts ou la position couchée, vomissements en jet soulageant la céphalée, troubles de la vigilance, diplopie par paralysie du VI et baisse récente de l’acuité visuelle.
La méningite est une urgence médicale et épidémiologique avec déclaration obligatoire, dont le diagnostic repose sur la clinique, la ponction lombaire et l’imagerie.
Compléments
★ À maîtriser
Les causes toxiques de confusion comprennent: le delirium tremens lors du sevrage alcoolique, les intoxications aiguës par amphétamines, LSD, cocaïne ou alcool, le sevrage aux opiacés ou aux benzodiazépines, les intoxications médicamenteuses volontaires
Le bilan étiologique chez le sujet âgé recherche: une infection, une cardiopathie, une maladie pulmonaire ou digestive, une maladie cérébrale, un trouble métabolique, un traumatisme, une cause postopératoire, un médicament récent, un événement de vie
Compléments
★ À maîtriser
📌 La confusion a une installation aiguë, une fluctuation caractéristique, une évolution réversible et des lésions cérébrales absentes, tandis que la démence a une installation progressive, une fluctuation absente, une évolution irréversible et des lésions cérébrales présentes.
Compléments
★ À maîtriser
Après examen, l’agitation peut être d’origine organique probable, contrôlable avec dialogue possible ou irréversible et nécessiter une injection sédative immédiate.
L’isolement, la contention et le traitement imposé ne sont indiqués qu’en cas d’agitation incontrôlable, de patient inaccessible à la discussion ou à la réassurance, ou de risque de mise en danger du patient ou d’autrui.
Le traitement per os est proposé en première intention, l’injection intramusculaire étant utilisée en cas de refus, avec possibilité de voie intranasale, et aucune contention ne doit être réalisée sans sédation.
Chez l’adulte non âgé présentant une agitation non contrôlée, le traitement peut associer du LOXAPAC à 25–100 mg et du VALIUM à 10 mg, ou utiliser de l’OLANZAPINE à 5–10 mg par voie intramusculaire ou du MIDAZOLAM à 2,5–10 mg dans chaque narine selon la corpulence.
Chez le sujet âgé présentant une agitation non contrôlée, le TIAPRIDAL est proposé à la dose de 25 à 50 mg per os.
📌 Dans tous les cas, la sédation impose une surveillance en raison du risque de détresse respiratoire et de coma.
Compléments
Dialogue → voie orale → injection si refus → surveillance
Confusion et démence
| Dimension | Confusion | Démence |
|---|---|---|
| Installation | Aiguë | Progressive |
| Fluctuation | Caractéristique | Absente |
| Évolution | Réversible | Irréversible |
| Lésions cérébrales | Absentes | Présentes |
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1. Comment définir l’agitation psychomotrice ?
2. Pourquoi l’agitation psychomotrice constitue-t-elle une situation à haut risque lors de l’évaluation initiale ?
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Qu'est-ce que l'agitation psychomotrice ?
Une production exagérée et souvent incohérente d'actes moteurs avec ou sans excitation psychique.
Quels types d'excitation l'agitation peut-elle correspondre ?
À une excitation psychomotrice, une crise clastique ou une crise sthénique.
L'agitation psychomotrice implique-t-elle forcément une origine psychiatrique ?
Non, ces termes ne préjugent pas d'une origine psychiatrique.
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