QCM : Agitation et confusion aiguë — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir l’agitation psychomotrice ?

Une diminution de l’activité motrice accompagnée d’un ralentissement constant du discours et des idées
Une réaction émotionnelle brève caractérisée par une anxiété interne sans actes moteurs observables
Une désorganisation progressive de la pensée sans manifestation motrice ni modification du comportement
Une production excessive et souvent incohérente d’actes moteurs, avec ou sans excitation psychique

Une production excessive et souvent incohérente d’actes moteurs, avec ou sans excitation psychique

Explication

L’agitation psychomotrice associe une production exagérée, souvent incohérente, d’actes moteurs à une excitation psychique variable, pouvant inclure des cris ou une agressivité. Une anxiété sans manifestation motrice ne suffit donc pas à définir ce syndrome.

2. Pourquoi l’agitation psychomotrice constitue-t-elle une situation à haut risque lors de l’évaluation initiale ?

Son tableau est aspécifique et un transfert rapide en psychiatrie peut faire sous-estimer une cause organique
Son évolution spontanée vers une amélioration rend l’évaluation médicale moins nécessaire
Son expression clinique empêche habituellement toute perturbation du patient pendant l’examen
Ses manifestations permettent généralement d’identifier immédiatement une maladie psychiatrique précise

Son tableau est aspécifique et un transfert rapide en psychiatrie peut faire sous-estimer une cause organique

Explication

L’agitation est à haut risque parce que ses signes sont aspécifiques, son évaluation est difficile et le transfert rapide en psychiatrie peut masquer une étiologie organique. L’apparence comportementale ne permet donc pas d’attribuer d’emblée le tableau à un trouble psychiatrique précis.

3. Quelle caractéristique distingue le syndrome confusionnel d’une démence habituelle ?

Il se manifeste par une baisse cognitive chronique sans cause médicale aiguë identifiable
Il s’installe progressivement et reste généralement stable au cours de la journée
Il correspond principalement à une modification durable de la personnalité sans trouble de vigilance
Il apparaît brutalement, fluctue et traduit une souffrance cérébrale aiguë d’origine organique

Il apparaît brutalement, fluctue et traduit une souffrance cérébrale aiguë d’origine organique

Explication

Le syndrome confusionnel est aigu, fluctuant et lié à une souffrance cérébrale organique, tandis que la démence évolue progressivement et fluctue habituellement moins. Une altération cognitive chronique et stable évoque donc davantage une démence.

4. Quel ensemble de signes est particulièrement évocateur d’un syndrome confusionnel ?

Une désinhibition chronique avec un langage fluent et une absence de variation de la conscience
Une humeur dépressive persistante avec une attention intacte et une orientation temporo-spatiale conservée
Une fluctuation aiguë de la vigilance associée à des troubles de l’attention, de la mémoire et de l’orientation
Une baisse progressive de la mémoire avec une vigilance stable et une orientation longtemps préservée

Une fluctuation aiguë de la vigilance associée à des troubles de l’attention, de la mémoire et de l’orientation

Explication

Le syndrome confusionnel associe une apparition brutale ou fluctuante des troubles de la conscience à une altération de l’attention, de la mémoire et de l’orientation temporo-spatiale. Une baisse progressive avec vigilance stable correspond davantage au profil d’une démence.

5. Quels éléments l’interrogatoire initial doit-il rechercher chez une personne agitée ou confuse ?

Le groupe sanguin, les préférences alimentaires, les loisirs et les vaccinations de l’entourage
La latéralité manuelle, les habitudes de sommeil, la profession et les activités sportives récentes
Les circonstances d’apparition, les antécédents, les consommations toxiques et le traitement habituel
La taille des vêtements, les voyages anciens, les goûts musicaux et les habitudes de lecture

Les circonstances d’apparition, les antécédents, les consommations toxiques et le traitement habituel

Explication

L’interrogatoire recherche les circonstances d’apparition, les antécédents psychiatriques et somatiques, les antécédents familiaux, le mode de vie toxique et le traitement habituel. Les autres éléments peuvent être recueillis dans certains contextes, mais ils ne constituent pas les priorités indiquées ici.

6. Quel contenu correspond à l’examen initial d’une agitation ou d’un état confusionnel ?

Une évaluation psychiatrique différée après sédation, sans mesure des paramètres physiologiques
Un examen général avec constantes, poids, hydratation, glycémie, examen neurologique et recherche d’intoxication
Une observation comportementale brève centrée sur le discours, sans examen somatique ni neurologique
Un entretien psychologique sans constantes, suivi d’une évaluation de la mémoire et de la personnalité

Un examen général avec constantes, poids, hydratation, glycémie, examen neurologique et recherche d’intoxication

Explication

L’examen initial doit rechercher une cause somatique en comprenant l’examen général, les constantes, le poids, l’hydratation, la glycémie, l’examen neurologique et les signes d’ivresse ou de toxicomanie. Une évaluation limitée au comportement risque de méconnaître une cause organique urgente.

7. Lequel de ces tableaux constitue un signe de gravité nécessitant une vigilance particulière ?

Une agitation avec anxiété ou agressivité
Une fatigue modérée sans modification comportementale
Une douleur localisée sans trouble de conscience
Une désorientation ancienne sans changement récent

Une agitation avec anxiété ou agressivité

Explication

L’agitation avec anxiété ou agressivité fait partie des signes de gravité, au même titre qu’un coma profond ou des perturbations neurovégétatives. Une désorientation ancienne sans modification récente est moins évocatrice d’une aggravation aiguë.

8. Quel élément oriente le plus vers une cause organique aiguë plutôt que vers un trouble psychiatrique chronique ?

Une évolution progressive sans trouble de conscience
Une anxiété isolée avec examen neurologique normal
Un antécédent psychiatrique ancien bien documenté
Un début brutal avec altération de la vigilance

Un début brutal avec altération de la vigilance

Explication

Un début brutal associé à une altération de la vigilance favorise une origine organique. Une anxiété isolée sans trouble de conscience est moins caractéristique d’une cause organique aiguë.

9. Chez un patient présentant une natrémie à 120 meq/l, quelle complication devient particulièrement préoccupante ?

Une hyperréflexie sans autre symptôme associé
Une hypertension isolée avec examen neurologique normal
Des chutes et des troubles neurologiques
Une douleur abdominale sans modification de la vigilance

Des chutes et des troubles neurologiques

Explication

Une natrémie inférieure à 125 meq/l peut provoquer des chutes et des troubles neurologiques. Les convulsions et le coma sont plutôt associés à une natrémie inférieure à 110 meq/l.

10. Quelle valeur définit une hypoglycémie sévère ?

Une glycémie comprise entre 1,3 et 1,6 g/l
Une glycémie supérieure à 1,2 g/l
Une glycémie inférieure à 0,4 g/l
Une glycémie comprise entre 0,8 et 1,0 g/l

Une glycémie inférieure à 0,4 g/l

Explication

L’hypoglycémie devient sévère lorsque la glycémie descend sous 0,4 g/l. Le seuil général de l’hypoglycémie est plus élevé, puisqu’il est inférieur à 0,5 g/l.

11. Lequel de ces symptômes appartient aux signes neuroglycopéniques de l’hypoglycémie ?

Une douleur thoracique avec irradiation au bras
Un œdème périphérique avec prise de poids rapide
Une fièvre isolée avec frissons généralisés
Une diplopie avec confusion ou trouble du comportement

Une diplopie avec confusion ou trouble du comportement

Explication

La diplopie, la confusion et les troubles du comportement font partie des manifestations neuroglycopéniques. La fièvre isolée n’appartient pas à cette liste de signes neurologiques liés au manque de glucose cérébral.

12. Quelle situation correspond à la définition d’une hypercalcémie nécessitant une confirmation biologique ?

Un calcium total inférieur à 2,0 mmol/l, à contrôler par un second dosage
Un calcium total supérieur à 2,6 mmol/l, à contrôler par un second dosage
Un calcium ionisé inférieur à 1,0 mmol/l, sans contrôle supplémentaire
Un calcium total exactement égal à 2,6 mmol/l, sans vérification complémentaire

Un calcium total supérieur à 2,6 mmol/l, à contrôler par un second dosage

Explication

L’hypercalcémie est définie par un calcium total supérieur à 2,6 mmol/l et doit être confirmée par un second dosage. Une valeur égale au seuil ne dépasse pas la définition donnée.

13. Quelle association pupillaire évoque un engagement temporal homolatéral ?

Une myosis unilatéral réactif
Une mydriase unilatérale aréactive
Une anisocorie bilatérale avec pupilles réactives
Une mydriase bilatérale réactive

Une mydriase unilatérale aréactive

Explication

Une mydriase unilatérale aréactive évoque un engagement temporal du même côté. Une mydriase bilatérale réactive oriente plutôt vers une lésion ou un engagement diencéphalique.

14. Chez un patient présentant une raideur méningée, quelle cause doit être évoquée en priorité parmi les suivantes ?

Une neuropathie sensitive isolée
Une arthropathie cervicale chronique
Une lésion musculaire périphérique
Une hémorragie méningée

Une hémorragie méningée

Explication

La raideur méningée fait évoquer une atteinte méningée, notamment une hémorragie méningée. Un déficit moteur focal orienterait davantage vers une lésion neurologique focale qu’une raideur méningée isolée.

15. Quelles valeurs correspondent aux objectifs physiologiques visant à limiter les agressions cérébrales secondaires systémiques ?

PCO2 entre 30 et 35 mmHg, SaO2 supérieure à 90 % et pression artérielle moyenne autour de 80 mmHg
PCO2 entre 20 et 25 mmHg, SaO2 autour de 85 % et pression artérielle moyenne inférieure à 70 mmHg
PCO2 entre 35 et 40 mmHg, SaO2 supérieure à 95 % et pression artérielle moyenne supérieure à 90 mmHg
PCO2 entre 45 et 50 mmHg, SaO2 autour de 90 % et pression artérielle moyenne inférieure à 80 mmHg

PCO2 entre 35 et 40 mmHg, SaO2 supérieure à 95 % et pression artérielle moyenne supérieure à 90 mmHg

Explication

La prévention des agressions cérébrales secondaires repose sur une PCO2 comprise entre 35 et 40 mmHg, une SaO2 supérieure à 95 % et une pression artérielle moyenne supérieure à 90 mmHg. Les autres combinaisons proposent des valeurs qui ne respectent pas ces objectifs de protection systémique.

16. Lors de la prise en charge initiale d’un accident vasculaire cérébral, quelle information est particulièrement nécessaire pour évaluer l’indication d’une thrombolyse ?

L’heure de début des symptômes et le score NIHSS
L’intensité habituelle des céphalées et la taille du patient
La date du dernier bilan lipidique et le groupe sanguin
Le régime alimentaire récent et les antécédents allergiques

L’heure de début des symptômes et le score NIHSS

Explication

L’heure de début, la dernière fois où le patient a été vu normal, la présence d’un témoin et le score NIHSS contribuent à évaluer l’indication d’une thrombolyse. Le bilan lipidique ou le régime alimentaire ne fournissent pas les éléments temporels et neurologiques essentiels à cette décision.

17. Lequel de ces tableaux correspond à une cause toxique de confusion aiguë chez une personne âgée ?

Une crise hypertensive compliquée d’une lésion cérébrale
Un delirium tremens survenant après un sevrage alcoolique
Une infection urinaire évoluant avec fièvre et dysurie
Une démence progressive apparaissant sans prise toxique

Un delirium tremens survenant après un sevrage alcoolique

Explication

Le delirium tremens est une complication du sevrage alcoolique et peut provoquer une confusion aiguë. Une intoxication alcoolique aiguë constitue un mécanisme différent, car elle relève d’une prise d’alcool et non de son arrêt.

18. Lorsqu’une intoxication médicamenteuse volontaire est suspectée chez un sujet âgé confus, quelle association est particulièrement fréquente ?

Une association avec le café, notamment lors d’une prise de calcium
Une association avec le tabac, notamment lors d’une prise de fer
Une association avec l’alcool, notamment lors d’une prise de lithium
Une association avec le régime alimentaire, notamment lors d’une prise de vitamines

Une association avec l’alcool, notamment lors d’une prise de lithium

Explication

Les intoxications médicamenteuses volontaires sont fréquemment associées à l’alcool, et le lithium fait partie des médicaments concernés. Cette situation ne doit pas être interprétée comme un sevrage alcoolique, qui correspond à un mécanisme distinct.

19. Quelle évolution distingue le mieux la confusion de la démence ?

La confusion débute brutalement et peut régresser, tandis que la démence s’installe progressivement et persiste
La confusion comporte des lésions cérébrales constantes, tandis que la démence en est habituellement dépourvue
La confusion débute progressivement et persiste, tandis que la démence apparaît brutalement puis régresse
La confusion ne fluctue pas au cours du temps, tandis que la démence présente des fluctuations caractéristiques

La confusion débute brutalement et peut régresser, tandis que la démence s’installe progressivement et persiste

Explication

La confusion se caractérise par une installation aiguë, une fluctuation et une évolution réversible, contrairement à la démence, qui est progressive et irréversible. L’absence de fluctuation est plutôt associée à la démence dans cette distinction.

20. Chez un sujet âgé confus traité par anticoagulants, quel diagnostic doit être recherché avec une attention particulière ?

Un traumatisme crânien
Une intoxication aux opiacés
Une démence d’évolution lente
Une maladie digestive inflammatoire

Un traumatisme crânien

Explication

Un traumatisme crânien, notamment chez une personne sous anticoagulants, fait partie des diagnostics différentiels à rechercher. Une démence progressive n’explique pas à elle seule une confusion aiguë et ne constitue pas le diagnostic prioritaire suggéré ici.

21. Après l’examen d’une personne agitée, quelle situation peut justifier une injection sédative immédiate ?

Une agitation organique probable avec coopération conservée
Une agitation gênante mais calmée par la réassurance
Une agitation contrôlable avec échange verbal possible
Une agitation irréversible et incontrôlable

Une agitation irréversible et incontrôlable

Explication

Une agitation irréversible et incontrôlable peut nécessiter une injection sédative immédiate après l’examen. Lorsque le dialogue ou la réassurance restent possibles, une approche moins contraignante est privilégiée.

22. Dans quelle situation l’isolement ou la contention peut-il être indiqué chez une personne agitée ?

En cas de refus ponctuel d’un soin sans comportement dangereux
En cas de danger pour le patient ou autrui avec agitation incontrôlable
En cas d’anxiété modérée répondant à une réassurance verbale
En cas d’agitation simplement gênante avec discussion possible

En cas de danger pour le patient ou autrui avec agitation incontrôlable

Explication

L’isolement et la contention sont réservés aux situations d’agitation incontrôlable, d’impossibilité de dialogue ou de risque de mise en danger. Une agitation gênante mais dialoguable ne suffit pas à justifier une contention.

23. Quelle stratégie respecte l’ordre recommandé pour administrer un traitement sédatif chez une personne agitée ?

Employer la contention avant toute sédation dès qu’un traitement est refusé
Proposer d’abord la voie orale, puis utiliser une injection en cas de refus, sans contention non sédatée
Réserver la voie intranasale aux patients coopérants et éviter la voie orale initiale
Commencer par une injection intramusculaire, puis proposer la voie orale après amélioration

Proposer d’abord la voie orale, puis utiliser une injection en cas de refus, sans contention non sédatée

Explication

Le traitement per os est proposé en première intention, l’injection pouvant être utilisée en cas de refus, et une voie intranasale est également possible. Une contention ne doit pas être réalisée sans sédation, car elle peut exposer le patient et l’équipe à un danger accru.

24. Quelle proposition correspond au traitement indiqué chez une personne âgée présentant une agitation non contrôlée ?

Du MIDAZOLAM à 2,5–10 mg par voie intramusculaire
De l’OLANZAPINE à 5–10 mg per os
Du VALIUM à 10 mg par voie intranasale
Du TIAPRIDAL à 25–50 mg per os

Du TIAPRIDAL à 25–50 mg per os

Explication

Chez le sujet âgé présentant une agitation non contrôlée, le TIAPRIDAL est proposé à la dose de 25 à 50 mg par voie orale. Les autres traitements et voies correspondent à des schémas décrits pour l’adulte non âgé ou à des voies différentes.

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Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Agitation et confusion aiguë.

Qu'est-ce que l'agitation psychomotrice ?

Une production exagérée et souvent incohérente d'actes moteurs avec ou sans excitation psychique.

Quels types d'excitation l'agitation peut-elle correspondre ?

À une excitation psychomotrice, une crise clastique ou une crise sthénique.

L'agitation psychomotrice implique-t-elle forcément une origine psychiatrique ?

Non, ces termes ne préjugent pas d'une origine psychiatrique.

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