QCM : Analyse vidéographique de la marche — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale du capiton plantaire pendant la marche ?

Réduire les mouvements articulaires et orienter les forces verticalement
Produire les forces propulsives et absorber les pressions latérales
Stabiliser les articulations et renvoyer les forces verticalement
Amortir les pressions verticales et renvoyer les forces horizontalement

Amortir les pressions verticales et renvoyer les forces horizontalement

Explication

Le capiton plantaire est une structure viscoélastique qui absorbe les pressions verticales et restitue les forces dans le plan horizontal. La stabilisation articulaire et la restitution verticale ne décrivent pas sa fonction principale.

2. Comment une anomalie du pied peut-elle influencer le reste du corps ?

Elle peut modifier la respiration sans affecter les segments locomoteurs
Elle peut améliorer spontanément l’alignement de tous les segments corporels
Elle peut réduire les mouvements du pied sans provoquer d’adaptation corporelle
Elle peut entraîner des compensations dans les autres segments corporels

Elle peut entraîner des compensations dans les autres segments corporels

Explication

Une mauvaise structure, une mauvaise position ou une mauvaise fonction du pied peut perturber l’organisation corporelle et entraîner des compensations. L’idée qu’une anomalie reste sans effet sur les autres segments contredit ce mécanisme.

3. Quel ensemble d’objectifs peut être poursuivi grâce à l’analyse de la marche ?

Évaluer l’audition, réduire la fatigue générale et déterminer l’alimentation
Mesurer la force musculaire, diagnostiquer une infection et choisir un médicament
Gérer la douleur, prévenir les blessures et personnaliser le traitement
Corriger la posture assise, améliorer la vision et planifier une opération

Gérer la douleur, prévenir les blessures et personnaliser le traitement

Explication

L’analyse de la marche sert notamment à gérer la douleur, prévenir les blessures, améliorer les performances, repérer des changements précoces et adapter le traitement. Les autres propositions associent des objectifs qui ne relèvent pas directement de cette analyse.

4. Pourquoi l’analyse de la marche est-elle utile lors de la conception d’une orthèse ?

Elle remplace l’évaluation clinique par une mesure unique de la longueur du pied
Elle aide à placer les éléments orthétiques à leur emplacement optimal
Elle sert à augmenter la rigidité de l’orthèse indépendamment de son emplacement
Elle permet de choisir la matière sans observer les mouvements du patient

Elle aide à placer les éléments orthétiques à leur emplacement optimal

Explication

L’analyse de la marche permet d’observer la dynamique du pied et de positionner les éléments orthétiques de manière optimale. Le choix d’une matière ou d’une rigidité ne peut pas être déterminé indépendamment du fonctionnement et du placement de l’orthèse.

5. Entre quels événements se définit un cycle complet de marche pour un pied donné ?

Du contact du talon au décollement des orteils opposés
De l’attaque du talon au décollement des orteils du pied opposé
Du contact du talon au contact suivant du même talon
Du décollement des orteils au contact du talon opposé

Du contact du talon au contact suivant du même talon

Explication

Un cycle de marche commence au contact du talon et se termine au contact du talon du même pied. Les autres intervalles décrivent des portions du cycle ou des événements impliquant l’autre membre.

6. Quelle description correspond à la phase portante d’un cycle de marche ?

Elle dure environ deux tiers du cycle, du contact du talon au décollement des orteils
Elle dure environ un tiers du cycle, du décollement des orteils au contact du talon
Elle dure environ deux tiers du cycle, du décollement des orteils au contact suivant du talon
Elle dure environ un tiers du cycle, du contact du talon au décollement des orteils

Elle dure environ deux tiers du cycle, du contact du talon au décollement des orteils

Explication

La phase portante représente environ deux tiers du cycle et s’étend de l’attaque du talon au décollement des orteils du même pied. La durée d’un tiers et l’intervalle entre le décollement des orteils et l’attaque du talon caractérisent la phase oscillante.

7. Quelle situation décrit correctement la phase oscillante ?

Le pied n’est pas en contact avec le sol, tandis que l’autre membre supporte le poids
Le pied reste en contact avec le sol, tandis que l’autre membre est en suspension
Les deux pieds quittent le sol entre le décollement des orteils et l’attaque du talon
Le pied reçoit le poids du corps, de l’attaque du talon au décollement des orteils

Le pied n’est pas en contact avec le sol, tandis que l’autre membre supporte le poids

Explication

La phase oscillante commence au décollement des orteils et se termine à l’attaque du talon, avec le pied en mouvement sans contact avec le sol et le poids porté par l’autre membre. La proposition associant cette phase à un contact continu avec le sol confond la phase oscillante et la phase portante.

8. Quelle répartition décrit les trois périodes de la phase portante selon leur durée relative ?

25 % de contact, 40 % d’appui et 35 % de propulsion
40 % de contact, 35 % d’appui et 25 % de propulsion
25 % de contact, 35 % d’appui et 40 % de propulsion
35 % de contact, 25 % d’appui et 40 % de propulsion

25 % de contact, 40 % d’appui et 35 % de propulsion

Explication

La phase portante comprend une période de contact de 25 %, une période d’appui de 40 % et une période de propulsion de 35 % de sa durée. Les autres répartitions permutent ces proportions entre les différentes périodes.

9. Quelle transformation mécanique du pied caractérise respectivement l’amortissement et la propulsion ?

Il devient un adaptateur mobile pendant l’appui, puis conserve une mobilité accrue en propulsion
Il reste rigide pendant l’appui, puis verrouille ses articulations pour amortir les chocs
Il devient un adaptateur mobile pendant l’appui, puis un levier rigide en propulsion
Il reste un levier rigide pendant l’appui, puis devient un adaptateur mobile en propulsion

Il devient un adaptateur mobile pendant l’appui, puis un levier rigide en propulsion

Explication

Pendant le contact et l’appui, le pied mobile absorbe les chocs et épouse le sol, tandis que la supination verrouille les articulations pour former un levier rigide en propulsion. La mobilité accrue pendant la propulsion empêcherait au contraire la transmission efficace des forces.

10. Quelle évolution de la position du calcanéum et de l’articulation sous-talienne est attendue au début de l’appui ?

Le calcanéum débute en pronation de 2° à 4°, puis la sous-talienne supine jusqu’à environ 4°
Le calcanéum débute en supination de 2° à 4°, puis la sous-talienne pronne jusqu’à environ 4°
Le calcanéum débute en supination d’environ 4° à 6°, puis la sous-talienne pronne jusqu’à environ 8°
Le calcanéum débute en position neutre, puis la sous-talienne supine jusqu’à environ 22°

Le calcanéum débute en supination de 2° à 4°, puis la sous-talienne pronne jusqu’à environ 4°

Explication

Au contact du talon, le calcanéum se trouve légèrement en supination, entre 2° et 4°, avant la pronation de la sous-talienne jusqu’à une position proche de 4°. Une supination initiale ou une amplitude finale différente ne correspond pas à cette séquence.

11. Quelles valeurs caractérisent le choc talonnier pendant la marche et lors d’une pratique sportive ?

Il dure environ 40 ms, avec des forces de 3 à 5 fois le poids du corps en marche et supérieures à 10 fois en sport
Il dure environ 400 ms, avec des forces de 1 à 2 fois le poids du corps en marche et de 3 à 5 fois en sport
Il dure environ 20 ms, avec des forces de 5 à 8 fois le poids du corps en marche et supérieures à 10 fois en sport
Il dure environ 40 ms, avec des forces de 1 à 2 fois le poids du corps en marche et proches de 5 fois en sport

Il dure environ 40 ms, avec des forces de 3 à 5 fois le poids du corps en marche et supérieures à 10 fois en sport

Explication

Le choc talonnier est très bref, autour de 40 ms, et les forces atteignent 3 à 5 fois le poids corporel pendant la marche, puis dépassent 10 fois ce poids en sport. Une durée plus longue et des forces moindres sous-estimeraient la charge décrite.

12. Que désigne une pronation tardive dans la dynamique du pied ?

Une modification du timing où la propulsion passe d’environ 35 % à 50 %, favorisant des pathologies de l’avant-pied
Une supination prolongée durant la propulsion, qui augmente la phase propulsive jusqu’à environ 50 %
Une augmentation de la pronation au contact, qui réduit la phase d’appui à environ 35 % et protège l’avant-pied
Une pronation précoce durant l’appui, qui ramène la phase propulsive d’environ 50 % à 35 %

Une modification du timing où la propulsion passe d’environ 35 % à 50 %, favorisant des pathologies de l’avant-pied

Explication

La pronation tardive correspond à une propulsion prolongée, dont la durée augmente d’environ 35 % à 50 %, ce qui favorise les pathologies de l’avant-pied. Elle ne désigne donc ni une supination prolongée ni une réduction de la phase propulsive.

13. Pourquoi une pronation persistante pendant la mi-appui et la propulsion peut-elle entraîner une surutilisation musculaire ?

Elle maintient le pied mobile au lieu de le verrouiller en levier rigide, ce qui accroît l’énergie nécessaire à la propulsion
Elle transforme rapidement le pied en levier rigide, ce qui concentre les forces sur les articulations de l’arrière-pied
Elle diminue la mobilité du pied pendant la propulsion, ce qui impose un travail accru aux muscles stabilisateurs
Elle verrouille prématurément le pied, ce qui réduit l’absorption des chocs et surcharge les muscles pendant l’appui

Elle maintient le pied mobile au lieu de le verrouiller en levier rigide, ce qui accroît l’énergie nécessaire à la propulsion

Explication

Une pronation persistante conserve le pied dans un rôle d’adaptateur mobile alors qu’il devrait devenir un levier rigide, rendant la propulsion plus coûteuse sur le plan musculaire. Le verrouillage prématuré produirait un problème différent, lié à l’absorption des chocs.

14. Quelle démarche doit précéder l’analyse de la marche lors d’une évaluation biomécanique ?

Une évaluation en décharge pour relier la structure à la fonction et anticiper les compensations
Une mesure isolée de la force musculaire pour interpréter ensuite les compensations articulaires
Une analyse de la marche en charge pour déterminer la structure à partir des mouvements observés
Une observation de la propulsion pour identifier d’abord les symptômes et préciser ensuite la structure

Une évaluation en décharge pour relier la structure à la fonction et anticiper les compensations

Explication

L’examen en décharge établit le lien entre la structure et la fonction avant l’observation de la marche, ce qui limite les conclusions hâtives et aide à prévoir les compensations. Commencer par la marche sans cette base risque d’interpréter les adaptations comme des anomalies primaires.

15. Quel rapport entre supination et pronation est attendu autour de la position calcanéenne neutre de l’articulation sous-talienne ?

Une amplitude équivalente de supination et de pronation
Environ deux parts de supination pour une part de pronation
Environ trois parts de supination pour deux parts de pronation
Environ une part de supination pour deux parts de pronation

Environ deux parts de supination pour une part de pronation

Explication

Autour de la position neutre calcanéenne, l’amplitude attendue est d’environ deux unités de supination pour une unité de pronation. Un rapport inversé ou égal ne respecte pas cette relation biomécanique.

16. Pourquoi une restriction de la cheville empêchant 10° de flexion dorsale pendant la marche est-elle préoccupante ?

Elle réduit la flexion plantaire pendant le contact et concentre les compensations dans les articulations des orteils
Elle facilite l’amortissement mais augmente principalement la mobilité du premier rayon et la charge de l’avant-pied
Elle améliore la propulsion en verrouillant le pied, sans modifier les mouvements des articulations sus-jacentes
Elle rend l’amortissement difficile et impose des compensations possibles aux genoux, aux hanches ou au bas du dos

Elle rend l’amortissement difficile et impose des compensations possibles aux genoux, aux hanches ou au bas du dos

Explication

Une flexion dorsale d’au moins 10° est nécessaire pendant la marche pour permettre un déroulement et un amortissement adéquats; sa restriction entraîne des compensations proximales. Elle ne facilite donc pas l’amortissement et ne se limite pas aux articulations des orteils.

17. Quelles méthodes peuvent être utilisées pour analyser la marche ?

La palpation articulaire, la radiographie, l’échographie ou la mesure de la force musculaire
L’observation directe, la vidéo sur tapis roulant, des capteurs électroniques ou des centrales inertielles
L’observation au repos, la photographie, l’électromyographie ou la mesure de la température cutanée
La vidéo en extérieur, l’analyse posturale assise, le test musculaire ou la prise d’empreinte plantaire

L’observation directe, la vidéo sur tapis roulant, des capteurs électroniques ou des centrales inertielles

Explication

L’analyse de la marche peut combiner l’observation directe, la vidéo sur tapis roulant, des capteurs électroniques reliés à un ordinateur et des centrales inertielles. La palpation et l’imagerie peuvent compléter un bilan, mais elles ne constituent pas les méthodes énumérées pour analyser le déroulement de la marche.

18. Que permet de distinguer l’analyse de la marche en décharge puis en charge ?

La posture du tronc en décharge et la vitesse de déplacement pendant l’accélération
La mobilité passive en charge et la stabilité osseuse pendant le repos
La force musculaire en décharge et la longueur du pas pendant la course
La structure en décharge et la fonction ainsi que le moment des compensations en charge

La structure en décharge et la fonction ainsi que le moment des compensations en charge

Explication

L’analyse en décharge renseigne sur la structure, tandis que l’analyse en charge évalue la fonction et le moment d’apparition des compensations. Confondre ces deux examens empêcherait d’identifier correctement le moment où une correction doit agir.

19. Lors d’une observation clinique de la marche, quels pas sont retenus pour l’analyse ?

Les deux premiers pas, avant que la vitesse de marche ne se stabilise
Les deux derniers pas, lorsque le sujet commence à réduire sa vitesse
Les trois pas du milieu, après les phases d’accélération et de freinage
Tous les pas réalisés dans un couloir d’au moins sept mètres

Les trois pas du milieu, après les phases d’accélération et de freinage

Explication

Les trois pas centraux sont retenus parce qu’ils correspondent à une marche stabilisée, contrairement aux pas d’accélération et de freinage. Les deux premiers et les deux derniers pas sont donc écartés de l’analyse.

20. Que suggère une rotation interne du genou qui persiste après le contact du talon ?

Une supination excessive du pied avant le contact initial
Une rotation physiologique liée à l’accélération précédant le contact
Une limitation de la flexion du genou pendant la phase oscillante
Une pronation anormale du pied pendant l’appui et la propulsion

Une pronation anormale du pied pendant l’appui et la propulsion

Explication

Une rotation interne persistante après le contact du talon traduit une pronation anormale pendant l’appui et la propulsion. Une rotation interne limitée à la période précédant le contact ne possède pas la même signification clinique.

21. Que se passe-t-il lorsque le premier rayon fuit en dorsiflexion pendant la marche ?

L’avant-pied se pronne et devient un adaptateur mobile susceptible de se déformer
Le premier rayon se stabilise et empêche les déformations de l’avant-pied
L’arrière-pied se supine et devient une structure rigide favorisant la propulsion
Le médio-pied s’immobilise et réduit la mobilité des articulations sous-taliennes

L’avant-pied se pronne et devient un adaptateur mobile susceptible de se déformer

Explication

La fuite du premier rayon en dorsiflexion entraîne une pronation de l’avant-pied, qui devient alors un adaptateur mobile et déformable pendant la propulsion. Cette situation peut notamment s’associer à un hallux valgus, à un névrome de Morton ou à une bursite.

22. Quel est l’intérêt principal de la vidéographie sur tapis roulant par rapport à l’observation directe ?

Elle permet une analyse plus précise du mouvement dans différentes conditions d’équipement
Elle évalue la structure osseuse avec davantage de précision qu’un examen radiographique
Elle fournit une appréciation générale du mouvement sans enregistrer les phases de marche
Elle mesure la force musculaire pendant la marche grâce à l’enregistrement vidéo

Elle permet une analyse plus précise du mouvement dans différentes conditions d’équipement

Explication

La vidéographie permet d’analyser précisément le mouvement, notamment pieds nus, chaussé ou avec un appareillage correcteur. L’observation directe apporte plutôt une appréciation générale et ne permet pas le même examen détaillé du mouvement enregistré.

23. Quelle caractéristique technique de la caméra permet une analyse vidéo image par image sans distorsion notable ?

Une définition ultra-haute avec un enregistrement limité à cinq images par seconde
Une faible définition et une fréquence d’enregistrement de 10 images par seconde
Une définition standard et une fréquence d’enregistrement de 25 images par seconde
Une définition ultra-haute et une fréquence d’enregistrement de 90 images par seconde

Une définition ultra-haute et une fréquence d’enregistrement de 90 images par seconde

Explication

Une caméra ultra-haute définition enregistrant à 90 images par seconde permet de ralentir le mouvement sans distorsion notable et de l’étudier image par image. Une observation en temps réel ou une fréquence plus faible ne fournit pas le même niveau de précision.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Analyse vidéographique de la marche.

Qu'est-ce que le capiton plantaire ?

Une structure viscoélastique qui amortit les pressions verticales.

Comment le capiton plantaire répartit-il les forces ?

Il renvoie les forces horizontalement.

Quelles conséquences une mauvaise fonction du pied peut-elle avoir ?

Elle peut influencer les autres parties du corps et provoquer des compensations.

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