QCM : Asthme : processus obstructifs — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’asthme ?

Une maladie inflammatoire chronique avec obstruction bronchique variable et réversible
Une affection pulmonaire temporaire caractérisée par une sécrétion accrue de liquide
Une infection aiguë des bronches avec obstruction progressivement irréversible
Une maladie musculaire thoracique provoquant une diminution fixe du débit aérien

Une maladie inflammatoire chronique avec obstruction bronchique variable et réversible

Explication

L’asthme associe une inflammation chronique, une hyperréactivité bronchique et une obstruction variable et réversible des voies aériennes. La crise d’asthme, contrairement à la maladie asthmatique, correspond à un épisode aigu.

2. Quel enchaînement décrit le mécanisme général pouvant conduire aux crises d’asthme ?

Infection virale, puis destruction alvéolaire et perte permanente des échanges gazeux
Prédisposition et environnement, puis inflammation chronique et hyperréactivité bronchique
Déshydratation, puis diminution du mucus et relâchement durable des muscles bronchiques
Effort musculaire, puis épaississement osseux et diminution de la mobilité thoracique

Prédisposition et environnement, puis inflammation chronique et hyperréactivité bronchique

Explication

Une prédisposition largement génétique et des facteurs environnementaux peuvent favoriser une inflammation chronique, suivie d’une hyperréactivité bronchique et de crises. La destruction alvéolaire permanente ne correspond pas au mécanisme décrit de l’asthme.

3. Pourquoi le rétrécissement bronchique gêne-t-il particulièrement l’expiration chez une personne asthmatique ?

Parce que la diminution du mucus bloque davantage les bronches pendant l’inspiration
Parce que la contraction du diaphragme empêche principalement l’entrée de l’air dans les poumons
Parce que l’inflammation détruit les alvéoles et supprime directement les échanges gazeux
Parce que plusieurs mécanismes réduisent le calibre intérieur des bronches et freinent la sortie de l’air

Parce que plusieurs mécanismes réduisent le calibre intérieur des bronches et freinent la sortie de l’air

Explication

La bronchoconstriction, le gonflement inflammatoire de la muqueuse et l’hypersécrétion de mucus s’additionnent pour réduire le calibre bronchique, ce qui freine surtout l’expiration. La bronchoconstriction correspond à une contraction musculaire, tandis que le gonflement muqueux relève de l’inflammation.

4. Que signifie l’hyperréactivité bronchique ?

Une inflammation des alvéoles provoquée par une diminution des échanges gazeux
Une production réduite de mucus entraînant une respiration plus rapide à l’effort
Un rétrécissement des bronches qui s’améliore après un traitement bronchodilatateur
Une réaction excessive des bronches lorsqu’elles sont exposées à certains stimuli

Une réaction excessive des bronches lorsqu’elles sont exposées à certains stimuli

Explication

L’hyperréactivité bronchique désigne une réponse excessive des bronches à certains stimuli. Elle ne correspond pas à la définition de l’obstruction réversible, qui décrit un rétrécissement susceptible de s’améliorer.

5. Quel ensemble correspond aux principaux symptômes respiratoires de l’asthme ?

Dyspnée, sifflements surtout expiratoires, oppression thoracique et toux souvent nocturne
Douleur abdominale, sifflements inspiratoires, fièvre persistante et toux principalement diurne
Vertiges, respiration silencieuse, oppression abdominale et expectoration constamment abondante
Dysphagie, crépitements permanents, douleur thoracique aiguë et toux exclusivement matinale

Dyspnée, sifflements surtout expiratoires, oppression thoracique et toux souvent nocturne

Explication

Les manifestations principales sont la dyspnée, les sifflements surtout expiratoires, l’oppression thoracique et une toux souvent nocturne. Les sifflements décrivent un bruit respiratoire, tandis que la dyspnée correspond à une difficulté à respirer ou à une sensation de manque d’air.

6. Quelle situation illustre une obstruction bronchique réversible ?

Un rétrécissement bronchique qui s’améliore spontanément ou après un traitement
Un rétrécissement bronchique qui progresse malgré la disparition des symptômes
Une obstruction alvéolaire qui persiste parce que les échanges gazeux sont interrompus
Une dilatation des bronches provoquée par une augmentation du calibre intérieur

Un rétrécissement bronchique qui s’améliore spontanément ou après un traitement

Explication

L’obstruction réversible est un rétrécissement bronchique pouvant s’améliorer spontanément ou sous traitement. Une obstruction qui progresse malgré l’évolution clinique ne correspond pas à cette propriété.

7. Quelle description correspond à une crise d’asthme ?

Une maladie chronique stable avec respiration normale et obstruction bronchique non fluctuante
Une atteinte alvéolaire progressive avec diminution permanente du volume pulmonaire
Un épisode aigu avec dyspnée, expiration ralentie et sifflements expiratoires, parfois suivi d’une phase humide
Une infection fébrile avec douleur thoracique, expectoration purulente et accélération de l’inspiration

Un épisode aigu avec dyspnée, expiration ralentie et sifflements expiratoires, parfois suivi d’une phase humide

Explication

La crise d’asthme est un épisode aigu associant dyspnée, ralentissement de l’expiration et sifflements expiratoires, avec une phase sèche puis parfois une phase humide. Il faut la distinguer de l’asthme, qui est une maladie chronique.

8. Quel tableau doit faire considérer une crise d’asthme comme un asthme aigu grave ?

Dyspnée intense avec tirage, cyanose, tachycardie supérieure à 130 par minute et épuisement
Sifflements occasionnels avec respiration régulière, absence de sueurs et activité physique préservée
Dyspnée légère avec toux intermittente, fréquence cardiaque stable et amélioration rapide au repos
Oppression modérée avec respiration aisée, absence de cyanose et conservation d’une bonne énergie

Dyspnée intense avec tirage, cyanose, tachycardie supérieure à 130 par minute et épuisement

Explication

L’asthme aigu grave est une urgence vitale pouvant associer dyspnée intense, tirage, cyanose, sueurs, tachycardie supérieure à 130 par minute et épuisement. Une dyspnée légère sans signes de détresse ne présente pas le même niveau de gravité.

9. Quelles anomalies des gaz du sang sont attendues dans l’asthme aigu grave ?

Une diminution de la PaO₂ associée à une augmentation de la PaCO₂
Une augmentation simultanée de la PaO₂ et de la PaCO₂
Une diminution simultanée de la PaO₂ et de la PaCO₂
Une augmentation de la PaO₂ associée à une diminution de la PaCO₂

Une diminution de la PaO₂ associée à une augmentation de la PaCO₂

Explication

Dans l’asthme aigu grave, les gaz du sang montrent une baisse de la PaO₂ et une hausse de la PaCO₂. La combinaison inverse ne correspond pas aux perturbations décrites dans cette situation.

10. À partir de quelle variation du VEMS après bronchodilatateur un syndrome obstructif est-il considéré comme réversible ?

Une diminution du VEMS de 13 %
Une augmentation de la PaO₂ de 13 %
Une diminution de la PaCO₂ de 13 %
Une augmentation du VEMS de 13 %

Une augmentation du VEMS de 13 %

Explication

Un syndrome obstructif est considéré comme réversible lorsque le VEMS augmente de 13 % après l’administration d’un bronchodilatateur. Les variations de la PaO₂ ou de la PaCO₂ ne constituent pas le critère fonctionnel utilisé ici.

11. Lequel de ces éléments peut favoriser ou déclencher une crise d’asthme ?

Une exposition modérée à la lumière
Une alimentation riche en fibres
Une activité intellectuelle soutenue
Le reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien

Explication

Le reflux gastro-œsophagien fait partie des facteurs susceptibles de favoriser ou de déclencher une crise d’asthme. Une activité intellectuelle soutenue n’est pas mentionnée comme facteur déclenchant dans cette liste.

12. Quelle distinction caractérise l’asthme intermittent par rapport à l’asthme persistant ?

L’asthme intermittent nécessite un traitement de fond, tandis que l’asthme persistant concerne des symptômes uniquement nocturnes.
L’asthme intermittent correspond à une forme sévère, tandis que l’asthme persistant désigne une forme légère.
L’asthme intermittent comporte une inflammation continue, tandis que l’asthme persistant survient lors d’épisodes isolés.
L’asthme intermittent entraîne des crises espacées, tandis que l’asthme persistant se maintient à différents degrés.

L’asthme intermittent entraîne des crises espacées, tandis que l’asthme persistant se maintient à différents degrés.

Explication

L’asthme intermittent se manifeste par des crises espacées, alors que l’asthme persistant traduit une présence durable de la maladie avec plusieurs degrés de sévérité. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux caractéristiques.

13. Quel traitement est indiqué pour ouvrir rapidement les bronches pendant une crise d’asthme ?

Un corticoïde inhalé utilisé comme traitement de fond
Un antibiotique administré pour réduire l’inflammation bronchique
Un β2 agoniste de longue durée employé en monothérapie
Un β2 stimulant d’action rapide tel que le salbutamol

Un β2 stimulant d’action rapide tel que le salbutamol

Explication

Les β2 stimulants d’action rapide, comme le salbutamol, provoquent rapidement une bronchodilatation et sont utilisés pendant la crise. Les corticoïdes inhalés contrôlent l’inflammation sur le long terme plutôt que de soulager immédiatement la crise.

14. Quel est le rôle principal des corticoïdes inhalés dans l’asthme ?

Déclencher une contraction bronchique pour réduire les symptômes
Diminuer l’inflammation bronchique dans le cadre du traitement de fond
Remplacer la surveillance du débit expiratoire de pointe
Provoquer une bronchodilatation immédiate lors d’une crise aiguë

Diminuer l’inflammation bronchique dans le cadre du traitement de fond

Explication

Les corticoïdes inhalés constituent le traitement de fond et diminuent l’inflammation bronchique. La bronchodilatation rapide pendant une crise repose plutôt sur les β2 stimulants d’action rapide.

15. Dans quelle situation l’utilisation d’un β2 agoniste de longue durée d’action est-elle conforme aux règles du traitement de l’asthme ?

Lorsqu’il est administré en monothérapie quotidienne
Lorsqu’il remplace le traitement de fond anti-inflammatoire
Lorsqu’il est associé à un corticoïde inhalé
Lorsqu’il est utilisé comme seul traitement pendant une crise

Lorsqu’il est associé à un corticoïde inhalé

Explication

Les β2 agonistes de longue durée d’action peuvent être associés à des corticoïdes inhalés, mais leur utilisation en monothérapie est contre-indiquée dans l’asthme. Ils ne remplacent donc pas le traitement anti-inflammatoire de fond.

16. Quelle intervention relève du rôle infirmier dans la prise en charge de l’asthme ?

Remplacer le traitement de fond par un traitement lors des crises
Prescrire un nouveau traitement sans évaluer les symptômes
Vérifier la technique d’inhalation et apprendre l’autogestion des crises
Éviter toute surveillance après l’enseignement au patient

Vérifier la technique d’inhalation et apprendre l’autogestion des crises

Explication

Le rôle infirmier comprend notamment la vérification de la technique d’inhalation, l’évaluation des signes d’aggravation et l’apprentissage de l’autogestion des crises. La prescription d’un nouveau traitement ne relève pas de cette mission d’éducation et de surveillance.

17. Quelle mesure contribue à la prévention des exacerbations d’asthme ?

Arrêter le tabac, éviter les allergènes identifiés et maintenir un habitat aéré et sec
Remplacer la vaccination par une prise irrégulière du traitement
Augmenter l’exposition aux irritants pour entraîner les bronches
Interrompre le suivi régulier lorsque les symptômes diminuent

Arrêter le tabac, éviter les allergènes identifiés et maintenir un habitat aéré et sec

Explication

La prévention associe notamment l’arrêt du tabac actif et passif, l’éviction des allergènes identifiés et un habitat aéré et sec. L’amélioration des symptômes ne justifie pas l’arrêt du suivi régulier ni une prise irrégulière du traitement.

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Quelle est la nature de la maladie appelée asthme selon Ph. Chalmet?

Une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes.

Quels sont les deux phénomènes caractéristiques de l'asthme selon Ph. Chalmet?

Une obstruction bronchique variable et réversible et une hyperréactivité bronchique.

Quels facteurs peuvent entraîner une inflammation chronique dans l'asthme?

Une prédisposition génétique et l'environnement.

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