Fiche de révision : Anatomie et pathologies des glandes salivaires

📋 Plan du Cours

  1. Anatomie glandes salivaires
  2. Glande submandibulaire
  3. Glande parotide
  4. Glande sublinguale
  5. Pathologies infectieuses
  6. Pathologies obstructives
  7. Pathologies systémiques
  8. Tumeurs salivaires
  9. Tumeurs parotidiennes
  10. Tumeurs submandibulaires
  11. Tumeurs glandes accessoires

📖 1. Anatomie glandes salivaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glande submandibulaire : Glande salivaire unilobée, pesant environ 7g, de forme ovalaire et de couleur rosée, située dans la loge submandibulaire. Son canal excréteur, le conduit de Wharton, traverse le plancher buccal sur 5-6 cm (SCHIEVENE, 2023).
  • Canal de Wharton : Canal excréteur de la glande submandibulaire, long de 5-6 cm, traversant le plancher buccal, permettant l’évacuation de la salive vers la cavité buccale (SCHIEVENE, 2023).
  • Innervation de la glande submandibulaire : Innervée par le nerf lingual (V3), sensitif, et par le ganglion submandibulaire, assurant une innervation végétative sympathique et parasympathique (SCHIEVENE, 2023).
  • Rapports anatomiques : La glande est en rapport avec les muscles mylo-hyoïdien, hyoglosse, digastrique, ainsi que les nerfs hypoglosse (XII) et lingual, et est contenue dans une loge spécifique. Elle est également en relation avec l’artère et la veine faciale via le pédicule vasculaire (SCHIEVENE, 2023).
  • Glande parotide : La plus volumineuse (~25g), bilobée, de couleur gris jaunâtre, traversée par le canal de Sténon, située sous le muscle masséter, innervée par le nerf auriculotemporal (V3) et vascularisée par l’artère carotide externe (SCHIEVENE, 2023).

📝 Points essentiels

  • La glande submandibulaire est une glande majeure, pesant environ 7g, avec un canal excréteur (Wharton) de 5-6 cm traversant le plancher buccal.
  • Son innervation végétative provient du ganglion submandibulaire, avec une fonction parasympathique et sympathique, sous le contrôle du nerf lingual (V3).
  • Elle est en rapport avec plusieurs muscles du plancher buccal (mylo-hyoïdien, hyoglosse, digastrique) et avec les nerfs hypoglosse (XII) et lingual.
  • La vascularisation principale passe par le pédicule artère et veine faciale, situés dans la loge submandibulaire.
  • La localisation précise dans la loge submandibulaire permet d’éviter les structures nerveuses et vasculaires adjacentes lors d’interventions chirurgicales.

💡 À retenir

La glande submandibulaire, pesant environ 7g, est une glande unilobée située dans la loge submandibulaire, dont le canal de Wharton traverse le plancher buccal, avec une innervation végétative assurée par le ganglion submandibulaire et une vascularisation par le pédicule artère veine faciale.

📖 2. Glande submandibulaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glande parotide (voir section 1) : plus grosse glande salivaire (~25g), bilobée, de couleur gris jaunâtre, avec un canal excréteur (canal de Sténon) de 2-3 cm traversant le muscle buccinateur, innervée par le nerf auriculotemporal (V3) parasympathique et sensitif, vascularisée par l’artère carotide externe, la veine jugulaire externe et la veine rétromandibulaire, en rapport avec le ramus mandibulaire, muscles ptérygoïdien médial, masséter, diaphragme stylien, méat acoustique externe, arcade zygomatique (schievène, 2023).

  • Canal excréteur : conduit parotidien ou canal de Sténon, d’environ 2-3 cm, traverse le muscle buccinateur pour déverser la salive dans la cavité buccale.

  • Innervation : principalement par le nerf auriculotemporal (V3) pour la parasympathie et la sensibilité, avec contribution du plexus carotidien externe sympathique. Le nerf facial (VII) traverse la glande sans l’innerver.

  • Vascularisation : artère carotide externe pénètre dans la glande au tiers inférieur, se divise en artères temporale superficielle et maxillaire ; la veine rétromandibulaire naît de l’union de la veine temporale superficielle et de la veine maxillaire, se divise en branches qui rejoignent la veine jugulaire externe et la veine faciale.

  • Rapports anatomiques : en rapport avec le ramus mandibulaire, muscles ptérygoïdien médial, masséter, diaphragme stylien, méat acoustique externe, arcade zygomatique, et traverse le muscle buccinateur.

📝 Points essentiels

  • La glande parotide est la plus volumineuse des glandes salivaires majeures, pesant environ 25g, bilobée, avec une couleur gris jaunâtre.
  • Son canal excréteur, le canal de Sténon, mesure 2-3 cm, traverse le muscle buccinateur pour déverser la salive dans la cavité buccale.
  • Elle est innervée par le nerf auriculotemporal (V3), qui assure la parasympathie et la sensibilité, tandis que le nerf facial (VII) la traverse sans l’innerver.
  • La vascularisation principale provient de l’artère carotide externe, avec une drainage veineux par la veine jugulaire externe et la veine rétromandibulaire.
  • La glande est en rapport avec plusieurs structures osseuses et musculaires, notamment le ramus mandibulaire, muscles ptérygoïdien médial, masséter, diaphragme stylien, méat acoustique externe, et arcade zygomatique.

💡 À retenir

La glande parotide, la plus volumineuse des glandes salivaires, est traversée par le canal de Sténon et située en rapport avec des structures osseuses et musculaires clés, ce qui influence sa chirurgie et ses pathologies.

📖 3. Glande parotide

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glande parotide : Plus grosse glande salivaire (environ 25g), bilobée, de couleur gris jaunâtre, située en région parotidienne, traversée par le canal de Sténon (2-3 cm), qui traverse le muscle buccinateur.
  • Canal de Sténon : Canal excréteur de la parotide, long de 2-3 cm, sous-cutané, permettant l'écoulement de la salive dans la cavité buccale.
  • Innervation de la parotide : Par le nerf auriculotemporal (branche du V3) pour les fonctions parasympathiques et sensitives, et par le plexus carotidien externe pour le contrôle sympathique.
  • Vascularisation : Par l’artère carotide externe, la veine jugulaire externe et la veine rétromandibulaire, la dernière séparant la glande en plans superficiel et profond.
  • Rapports anatomiques : En antérieur avec le ramus mandibulaire, le muscle ptérygoïdien médial, le muscle masséter ; en postérieur avec le diaphragme stylien, le méat acoustique externe, l’arcade zygomatique.
  • Signes cliniques en pathologie : Tuméfaction, paralysie faciale périphérique si tumeur maligne, évolution rapide ou lente selon la nature bénigne ou maligne.

📝 Points essentiels

  • La glande parotide pèse environ 25g, est la plus volumineuse, et présente une couleur gris jaunâtre. Elle est bilobée et difficile à mettre en évidence en raison de ses rapports avec les structures environnantes.
  • Son canal excréteur, le canal de Sténon, traverse le muscle buccinateur, permettant la sécrétion salivaire dans la cavité buccale.
  • Elle est innervée par le nerf auriculotemporal (V3) pour la parasympathie et la sensibilité, et par le plexus carotidien externe pour la régulation sympathique.
  • La vascularisation principale provient de l’artère carotide externe, avec une drainage veineux via la veine rétromandibulaire, qui se divise en branches contribuant à la veine jugulaire externe et la veine faciale.
  • Les rapports anatomiques sont cruciaux en chirurgie : en antérieur avec le ramus mandibulaire, en postérieur avec le diaphragme stylien, et en supérieur avec le méat acoustique externe.
  • La pathologie tumorale peut entraîner une tuméfaction, une paralysie faciale, et une évolution plus ou moins rapide selon la malignité.

💡 À retenir

La glande parotide, la plus volumineuse des glandes salivaires, possède une anatomie complexe avec des rapports précis, et sa pathologie, notamment tumorale, doit être diagnostiquée précocement pour éviter des complications neurologiques ou esthétiques.

📖 4. Glande sublinguale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glande sublinguale : petite glande salivaire d’environ 3g, située sous la muqueuse du plancher oral, visible par transparence, assurant une humidification permanente de la cavité buccale.
  • Canal de Wharton : conduit excréteur de la glande sublinguale, traversant le plancher buccal, permettant l’évacuation de la salive.
  • Innervation : la glande sublinguale est innervée par le nerf lingual (V3) pour la sensibilité, assurant aussi la régulation végétative via le ganglion submandibulaire (fonction sympathique et parasympathique) selon SCHIEVENE (bio-médico-chirurgical, semaine 11).
  • Pathologies infectieuses : notamment les infections virales, comme l’atteinte bilatérale lors des oreillons (sialite ourlienne), avec symptômes tels fièvre, tuméfactions, orifice de Sténon érythémateux, et complications graves (méningites, orchites, pancréatites, surdités) selon SELEMM (semestre 10).
  • Glandes accessoires : disséminées sur la face interne des lèvres et du palais, entre 800 et 1000, assurant humidification continue, sauf sur muqueuse kératinisée (gencive, lèvres, palais antérieur).

📝 Points essentiels

  • La glande sublinguale est la plus petite des glandes principales, avec un poids d’environ 3g et une longueur de 3cm, située sous la muqueuse du plancher oral, visible par transparence.
  • Son canal excréteur, le canal de Wharton, mesure 5-6 cm, traverse le plancher buccal, et permet la sécrétion salivaire.
  • Elle est innervée par le nerf lingual (V3) pour la sensibilité, et par le ganglion submandibulaire pour la régulation végétative (sympathique et parasympathique).
  • Les pathologies infectieuses virales, notamment l’oreillons, causent une atteinte bilatérale, avec tuméfactions parotidiennes, orifice de Sténon érythémateux, et peuvent entraîner des complications graves.
  • Les glandes accessoires jouent un rôle important dans l’humidification permanente de la cavité buccale, réparties principalement sur la face interne des lèvres et du palais, sans présence sur muqueuse kératinisée.

💡 À retenir

La glande sublinguale, petite mais essentielle, participe à l’humidification buccale et peut être affectée par des infections virales ou bactériennes, nécessitant une reconnaissance précise pour une prise en charge adaptée.

📖 5. Pathologies infectieuses

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lithiases salivaires : Précipités de sels minéraux (phosphate ou carbonate de calcium) formant des calculs dans les canaux excréteurs des glandes salivaires, majoritairement sur la glande submandibulaire (80%) et unilatérales (Schievène, 2023).
  • Bouchons muqueux : Obstructions spontanées ou liées à une stase salivaire, causées par une concentration accrue de mucus, souvent résolutifs, pouvant entraîner une obstruction partielle ou totale des canaux salivaires (Schievène, 2023).
  • Sténoses : Rétrécissements du diamètre du canal excréteur, d’origine traumatique, chirurgicale ou suite à une ancienne lithiase, pouvant causer une obstruction chronique et favoriser infections et complications (Schievène, 2023).
  • Signes cliniques d’obstruction : Tuméfaction rythmée par les repas, douleur, colique salivaire en cas d’obstruction totale, souvent unilatérale, avec induration du site (Schievène, 2023).
  • Facteurs favorisants : Médicaments anticholinergiques diminuant la sécrétion salivaire, favorisant la formation de lithiases ou bouchons muqueux (Schievène, 2023).
  • Complications : Surinfection bactérienne secondaire pouvant évoluer en sialadénite ou sialodochite, avec tuméfaction douloureuse, érythème, pus à l’orifice (Schievène, 2023).

📝 Points essentiels

  • La majorité des lithiases salivaires (80%) concernent la glande submandibulaire, souvent unilatérales et localisées dans le canal excréteur, au bassinet ou intraparenchymateuse (Schievène, 2023).
  • Les signes cliniques typiques d’une obstruction sont une tuméfaction qui augmente lors des repas, associée à une douleur pouvant évoluer en colique salivaire en cas d’obstruction totale. La palpation montre une induration, et la présence de précipités calcaires peut être détectée.
  • Les facteurs favorisant incluent la prise de médicaments anticholinergiques, qui réduisent la sécrétion salivaire et favorisent la formation de calculs ou bouchons muqueux (Schievène, 2023).
  • Le diagnostic différentiel avec hernie salivaire ou cellulite dentaire repose sur la localisation, l’aspect de la tuméfaction, et la dynamique lors de la mastication ou de la palpation.
  • La complication principale est la surinfection bactérienne secondaire, pouvant entraîner une sialadénite ou une sialodochite, nécessitant souvent un traitement antibiotique et parfois un drainage ou une intervention chirurgicale (Schievène, 2023).

💡 À retenir

Les lithiases salivaires, majoritairement localisées sur la glande submandibulaire, provoquent une tuméfaction douloureuse rythmée par les repas, et leur prise en charge repose sur le diagnostic clinique, l’imagerie, et le traitement adapté pour éviter les complications infectieuses.

📖 6. Pathologies obstructives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lithiases salivaires : Précipités de sels minéraux, principalement phosphate ou carbonate de calcium, formant des calculs dans les canaux excréteurs des glandes salivaires, majoritairement au niveau de la glande submandibulaire (80%) (sellem, 10).
  • Bouchon muqueux : Obstruction temporaire du canal salivaire due à une concentration accrue de mucus, souvent liée à la prise de médicaments anticholinergiques, pouvant entraîner une stase salivaire et une obstruction spontanée (sellem, 10).
  • Sténoses : Rétrécissement du diamètre du canal excréteur, pouvant résulter de traumatismes, interventions chirurgicales ou d’anciennes lithiases, provoquant une diminution de la lumière et une obstruction de la sécrétion salivaire (sellem, 10).
  • Colique salivaire : Douleur intense et tuméfaction lors d’obstruction totale du canal salivaire, rythmée par les repas, due à l’accumulation de salive en amont de l’obstacle (sellem, 10).
  • Hernie salivaire : Tuméfaction douloureuse, souvent sous la langue, liée à une obstruction ou à une hernie de la glande salivaire, pouvant évoluer vers une colique salivaire si l’obstruction persiste (sellem, 10).

📝 Points essentiels

  • La majorité des lithiases salivaires se localisent au niveau de la glande submandibulaire (80%), souvent unilatérales, et peuvent se situer dans le canal excréteur, au niveau du bassinet ou intraparenchymateuse (sellem, 10).
  • La pathologie obstructive se manifeste cliniquement par une tuméfaction rythmée par les repas, une douleur, et parfois une colique salivaire en cas d’obstruction totale (sellem, 10).
  • La prise en charge repose sur un diagnostic précis, notamment par échographie, CBCT ou IRM, pour localiser le calcul ou l’obstacle, et sur des traitements symptomatiques ou invasifs selon la gravité (sellem, 10).
  • La surinfection bactérienne secondaire est une complication fréquente, nécessitant une antibiothérapie et parfois un drainage (sellem, 10).
  • La connaissance de l’historique médical, notamment la présence de facteurs prédisposants comme VIH, diabète ou iatrogénie, est essentielle pour orienter le diagnostic (sellem, 10).

💡 À retenir

Les pathologies obstructives des glandes salivaires, principalement dues aux lithiases, se caractérisent par une tuméfaction rythmée par les repas et nécessitent un diagnostic précis pour une prise en charge adaptée, afin d’éviter les complications infectieuses secondaires.

📖 7. Pathologies systémiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sialose : Hypertrophie chronique et isolée d'une ou plusieurs glandes salivaires principales, souvent liée à des pathologies systémiques ou connectivites, selon SALLEM (semestre 10).
  • Syndrome de Gougerot-Sjogren : Maladie auto-immune caractérisée par une sécheresse buccale et oculaire, pouvant entraîner une hypertrophie des glandes salivaires, selon SALLEM.
  • Paralysie faciale périphérique (lié à tumeur parotidienne) : Atteinte du nerf facial (VII) au niveau de la parotide, provoquant une déviation faciale, une impossibilité de gonfler les joues ou de sourire symétriquement, selon SCHIEVENE.
  • Atteinte centrale (AVC) : Affecte la motricité de la face inférieure uniquement d’un côté, sans paralysie périphérique, différenciée de la paralysie faciale périphérique, selon SCHIEVENE.
  • Pathologies infectieuses virales : Infections affectant bilatéralement les glandes salivaires, comme les oreillons (sialite ourlienne) ou la primo-infection VIH, pouvant entraîner une hypertrophie ou une tuméfaction, selon SCHIEVENE.

📝 Points essentiels

  • La sialose est une hypertrophie chronique, souvent liée à des connectivites (sarcoïdose, syndrome Heerfordt) ou syndromes secs (Gougerot-Sjogren, sialadénose endocrinienne ou métabolique, médicamenteuse), selon SALLEM.
  • Les infections virales, notamment les oreillons, causent une atteinte bilatérale des parotides avec fièvre, céphalée, otalgie, dysphagie, et tuméfaction parotidienne, souvent après une incubation de 15 jours, avec des complications graves possibles (méningites, surdités), selon SCHIEVENE.
  • La paralysie faciale périphérique liée à tumeur parotidienne se manifeste par une atteinte de toutes les branches du nerf facial, avec déviation du visage, œil révulsé, impossibilité de gonfler les joues, ou sourire dévié, alors qu’une atteinte centrale (AVC) concerne uniquement la partie inférieure de la face, selon SCHIEVENE.
  • Les pathologies infectieuses bactériennes, telles que la sialadénite, peuvent évoluer vers des collections purulentes, nécessitant prélèvement bactériologique et antibiothérapie, en lien avec une stase salivaire ou obstacle, selon SCHIEVENE.
  • La pathologie tumorale des glandes salivaires, rare (3%), concerne majoritairement la parotide (85%), avec une majorité de tumeurs bénignes (adénome pléomorphe, 75%) ou malignes (carcinome muco-épidermoïde, adénocarcinome), selon SCHIEVENE.

💡 À retenir

Les pathologies systémiques influencent la taille et la fonction des glandes salivaires, pouvant entraîner hypertrophies, inflammations ou tuméfactions, avec des manifestations cliniques spécifiques permettant leur différenciation.

📖 8. Tumeurs salivaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Localisation dans la loge parotidienne : La tumeur se situe dans la glande parotide, qui est contenue dans une loge anatomique spécifique, entourée de structures vasculaires et nerveuses importantes (voir "Rappports anatomiques").
  • Impact sur le nerf facial : La présence d'une tumeur dans la parotide peut entraîner une paralysie faciale périphérique, car le nerf facial (VII) traverse la glande sans l’innerver, ce qui peut provoquer une déviation du sourire, un œil révulsé, et une impossibilité de gonfler les joues.
  • Manifestations cliniques : La paralysie faciale périphérique, une tuméfaction indolente ou ferme, et la déviation du visage lors du sourire sont des signes clés, avec une évolution lente si bénin, plus rapide si malin (voir "diagnostic différentiel").
  • Rapports anatomiques favorisant le risque de lésion nerveuse : La proximité du nerf facial, des structures vasculaires (artère carotide externe, veine jugulaire externe) et des muscles (masséter, ptérygoïdien médial) dans la loge parotidienne augmente le risque de lésion lors d’un traitement ou d’une intervention.
  • Diagnostic différentiel avec autres pathologies parotidiennes : Il faut distinguer une tumeur d’une pathologie inflammatoire ou obstructive, notamment par la présence ou absence de paralysie faciale, la consistance, la croissance, et les signes neurologiques associés.

📝 Points essentiels

  • La majorité des tumeurs parotidiennes sont bénignes (adénome pléomorphe, 75%), mais 25% sont malignes, souvent carcinomes adénoïdes kystiques ou muco-épidermoïdes, avec une évolution plus rapide et des signes neurologiques (paralysie faciale, ADP).
  • La localisation dans la loge parotidienne est essentielle pour le diagnostic, car elle implique un risque élevé de lésion du nerf facial lors de la chirurgie ou de l’évolution tumorale.
  • La paralysie faciale périphérique est un signe majeur d’atteinte nerveuse, indiquant une tumeur maligne ou une complication neurologique.
  • La différenciation entre tumeur bénigne et maligne repose sur la taille, la consistance, la mobilité, l’évolution, et la présence de signes neurologiques ou ADP.
  • Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’imagerie (IRM, scanner), et la biopsie pour confirmer la nature tumorale.

💡 À retenir

Les tumeurs parotidiennes, souvent bénignes, peuvent devenir malignes et compromettre le nerf facial lors de leur croissance ou traitement, rendant leur diagnostic et prise en charge essentiels pour préserver la fonction nerveuse et éviter les complications.

📖 9. Tumeurs parotidiennes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tumeurs parotidiennes : Pathologies tumorales localisées dans la glande parotide, représentant 85% des tumeurs salivaires, majoritairement bénignes (notamment l’adénome pléomorphe selon SCHIEVENE).
  • Signes de malignité : Présence d’une tuméfaction ferme, indurée, évolution rapide, signes neurologiques (paralysie faciale périphérique, SCHIEVENE).
  • Rapports anatomiques : La parotide est en rapport avec le ramus mandibulaire, le muscle ptérygoïdien médial, le muscle masséter, et traverse le nerf facial (VII), ce qui influence le risque de lésion nerveuse lors d’une chirurgie (SCHIEVENE).
  • Diagnostic différentiel : Tuméfaction bénigne ou maligne, différenciée par la mobilité, la consistance, l’évolution, et la présence ou non de signes neurologiques. La paralysie faciale périphérique indique souvent une tumeur maligne (SCHIEVENE).
  • Pathologie tumorale spécifique : Les adénomes pléomorphes touchent surtout les 40-50 ans, sans paralysie faciale, alors que le carcinome adénoïde kystique associe signes neurologiques et atteinte nerveuse (SCHIEVENE).

📝 Points essentiels

  • La majorité des tumeurs parotidiennes sont bénignes (75%), principalement des adénomes pléomorphes, qui évoluent lentement et sont généralement mobiles et indolores.
  • Les tumeurs malignes, comme le carcinome adénoïde kystique, se manifestent par une croissance rapide, une induration, et souvent une paralysie faciale périphérique, témoignant d’une infiltration nerveuse (SCHIEVENE).
  • La localisation dans la loge parotidienne expose au risque de lésions du nerf facial, surtout lors d’interventions chirurgicales, nécessitant une prise en charge spécialisée.
  • La différenciation clinique repose sur l’aspect, la mobilité, la consistance, l’évolution, et la recherche de signes neurologiques ou de signes locaux évocateurs de malignité.
  • La prise en charge repose sur une biopsie, une imagerie (IRM), et une chirurgie adaptée, en tenant compte du risque de lésion nerveuse.

💡 À retenir

Les tumeurs parotidiennes sont majoritairement bénignes et évoluent lentement, mais la présence de signes neurologiques ou une croissance rapide doit faire suspecter une malignité, nécessitant une prise en charge spécialisée pour préserver la fonction nerveuse.

📖 10. Tumeurs submandibulaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tumeurs des glandes accessoires : néoplasies localisées sur la face interne des lèvres et du palais, disséminées dans ces petites glandes, souvent mal différenciées, nécessitant une reconnaissance précise pour une prise en charge adaptée (voir section 11).
  • Caractéristiques cliniques spécifiques : ces tumeurs se manifestent par des masses indolentes, souvent fermes, avec une évolution lente, mais peuvent présenter des signes de malignité tels qu’ulcération, troubles neurologiques ou tuméfaction infiltrante (voir section 11).
  • Différenciation avec autres lésions buccales : il est essentiel de distinguer ces tumeurs des pseudo-tumeurs comme la ranula ou des lésions inflammatoires, en s’appuyant sur leur localisation disséminée, leur aspect, et l’absence de signes inflammatoires locaux typiques (voir section 11).
  • Importance de la reconnaissance : identifier précocement ces tumeurs, notamment celles malignes, permet d’éviter les complications neurologiques ou métastatiques, et d’orienter vers une exérèse chirurgicale adaptée ou un traitement complémentaire (voir section 11).

📝 Points essentiels

  • Les tumeurs des glandes accessoires représentent une minorité (moins de 3%) des tumeurs cervico-faciales, mais leur malignité est plus fréquente (60%) dans cette localisation, nécessitant une vigilance accrue.
  • Leur localisation disséminée sur la face interne des lèvres et du palais, souvent infra-myo-hyoïdienne, leur confère un aspect pseudo-tumoral, avec une croissance lente mais infiltrante, pouvant entraîner des complications neurologiques si mal diagnostiquées.
  • La différenciation avec des pseudo-tumeurs comme la ranula ou des pathologies inflammatoires repose sur l’imagerie (IRM, échographie) et la biopsie, en tenant compte de leur aspect liquidien ou infiltrant.
  • La reconnaissance précoce permet une exérèse chirurgicale complète, souvent associée à un traitement adjuvant en cas de tumeur maligne, pour limiter les risques de récidive ou de métastases.

💡 À retenir

Les tumeurs des glandes accessoires, souvent mal différenciées, nécessitent une identification précise pour une prise en charge adaptée, car leur malignité est plus fréquente que dans d’autres localisations glandulaires buccales.

📖 11. Tumeurs glandes accessoires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Glandes accessoires : petites glandes disséminées sur la face interne des lèvres et du palais, assurant l’humidification permanente de la cavité buccale (voir section 10).
  • Tumeurs épithéliales : cancers ou bénignes issus du tissu épithélial des glandes, représentant 95% des tumeurs salivaires (voir section 10).
  • Carcinome muco-épidermoïde : tumeur maligne des glandes accessoires, infiltrant rapidement les nerfs et pouvant se diffuser vite (voir section 10).
  • Pseudo-tumeur (ranula) : formation ovoïde bleutée, souvent infra-myloïdienne, correspondant à une accumulation muqueuse non tumorale, traitée par marsupialisation + exérèse (voir section 10).
  • Tumeurs malignes : majorité des tumeurs des glandes accessoires, notamment carcinomes muco-épidermoïdes ou adénocarcinomes, nécessitant un diagnostic précis par IRM ou autres examens (voir section 10).

📝 Points essentiels

  • Les tumeurs des glandes accessoires représentent une minorité des tumeurs cervico-faciales, mais leur identification est cruciale pour une prise en charge adaptée, notamment en différenciant une pseudo-tumeur (ranula) d’une tumeur vraie (carcinome).
  • La majorité des tumeurs épithéliales des glandes accessoires sont malignes (60%), avec une infiltration rapide et un risque de diffusion nerveuse, notamment pour le carcinome muco-épidermoïde.
  • La ranula, pseudo-tumeur fréquente chez l’enfant, se manifeste par une formation ovoïde bleutée, souvent infra-myloïdienne, et se traite par marsupialisation ou exérèse de la glande causale.
  • La différenciation entre tumeur bénigne et maligne repose sur l’aspect clinique, l’imagerie (IRM, CBCT), et la biopsie ou examen histologique.
  • La prise en charge repose sur une exérèse chirurgicale, en particulier pour les tumeurs malignes ou récidivantes, et un suivi rigoureux pour détecter d’éventuelles récidives ou métastases.

💡 À retenir

Les tumeurs des glandes accessoires, souvent malignes, nécessitent une reconnaissance précise pour un traitement adapté, leur diagnostic reposant sur l’imagerie et l’analyse histologique.

📅 Repères chronologiques

OMETTEE, aucune date significative présente dans le contenu.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreGlande submandibulaireGlande parotideGlande sublingualeAuteur / Référence
PoidsEnviron 7gEnviron 25gEnviron 3gSCHIEVENE, 2023
FormeUnilobée, ovalaireBilobéePetite, en sous-muqueuseSCHIEVENE, 2023
Canal excréteurCanal de Wharton (5-6 cm)Canal de Sténon (2-3 cm)Canal de WhartonSCHIEVENE, 2023
InnervationGanglion submandibulaire, V3 (nerf lingual)Nerf auriculotemporal (V3)Nerf lingual, V3SCHIEVENE, 2023
VascularisationArtère faciale, veine facialeArtère carotide externe, veine rétromandibulaireArtère sublinguale, veines sublingualesSCHIEVENE, 2023
RapportMuscles mylo-hyoïdien, hyoglosse, digastriqueMuscles ptérygoïdien médial, masséterMuqueuse du plancher oralSCHIEVENE, 2023

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la glande submandibulaire avec la parotide en raison de leur proximité et de leur taille différente.
  2. Oublier que le canal de Wharton traverse le plancher buccal, ce qui est crucial en chirurgie.
  3. Confusion entre innervation parasympathique (ganglion submandibulaire, V3) et sympathique.
  4. Confondre le canal de Sténon de la parotide avec celui de Wharton de la submandibulaire.
  5. Négliger les rapports anatomiques importants lors de la localisation des glandes pour éviter les complications.
  6. Confondre la vascularisation principale (faciale vs carotid externe).
  7. Sous-estimer la complexité des rapports de la parotide avec le nerf facial.
  8. Confondre la taille et la localisation des glandes accessoires avec les principales.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition de la glande submandibulaire selon SCHIEVENE, 2023.
  • Savoir que la glande submandibulaire pèse environ 7g, unilobée, située dans la loge submandibulaire.
  • Identifier le trajet du canal de Wharton (5-6 cm) et sa traversée du plancher buccal.
  • Maîtriser l’innervation végétative de la glande submandibulaire par le ganglion submandibulaire et le nerf lingual (V3).
  • Connaître la vascularisation principale : artère faciale et veine faciale.
  • Repérer les rapports anatomiques clés : muscles mylo-hyoïdien, hyoglosse, digastrique.
  • Savoir que la glande parotide est la plus volumineuse (~25g), bilobée, traversée par le canal de Sténon (2-3 cm).
  • Identifier l’innervation de la parotide par le nerf auriculotemporal (V3).
  • Connaître les rapports de la parotide avec le ramus mandibulaire, muscles ptérygoïdien médial, masséter.
  • Savoir que la glande sublinguale est petite (~3g), située sous la muqueuse du plancher oral.
  • Maîtriser le trajet du canal de Wharton pour la glande sublinguale.
  • Connaître les principales pathologies infectieuses, obstructives, tumorales, et leurs signes cliniques.

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Testez vos connaissances sur Anatomie et pathologies des glandes salivaires avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. En quoi les infections virales comme celles causées par les oreillons diffèrent-elles ou ressemblent-elles aux infections bactériennes secondaires des glandes salivaires ?

2. Quelle est la définition exacte de la glande submandibulaire ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Anatomie et pathologies des glandes salivaires avec 22 flashcards interactives.

Glande submandibulaire — poids ?

Environ 7 g.

Canal de Wharton — longueur ?

5-6 cm.

Innervation végétative submandibulaire ?

Ganglion submandibulaire, V3 (nerf lingual).

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