Fiche de révision : Anatomie et physiologie génitales

Plan du Cours

  1. Anatomie des reins et néphrons
  2. Voies urinaires et surrénales
  3. Fonctions rénales et formation urinaire
  4. Miction et régulation hormonale
  5. Évaluation et surveillance rénales
  6. Anatomie génitale féminine
  7. Anatomie génitale masculine
  8. Anatomie de l’appareil génital masculin
  9. Spermatogenèse et fonction testiculaire
  10. Puberté et vieillissement reproductif
  11. Fonction exocrine de l’ovaire
  12. Hormones et cycle menstruel
  13. Fécondation et suivi de grossesse
  14. Lactation et sevrage
  15. Sexualité et santé sexuelle
  16. Contraception et préservation de la fertilité
  17. Soins périnataux et raisonnement clinique

1. Anatomie des reins et néphrons

Notions clés & Définitions

  • Néphron : Unité anatomofonctionnelle du rein qui forme l’urine; chaque rein en contient environ un million.

★ À maîtriser

  • Le rein est un organe rétropéritonéal situé de T12 à L3, de part et d’autre du rachis, et le rein droit est légèrement plus bas que le gauche en raison du foie.
  • Le rein comprend un cortex superficiel et une médulla profonde formée de pyramides dont les papilles s’ouvrent dans les calices mineurs.

  • Le néphron comprend un corpuscule rénal de Malpighi, constitué du glomérule et de la capsule de Bowman, puis un tube rénal.

  • Le tube rénal comprend le tube contourné proximal, l’anse de Henlé et le tube contourné distal, qui débouche avec d’autres tubes distaux dans un tube collecteur commun.

Compléments

  • Chaque rein mesure environ 12 cm de haut, 6 cm de large et 3 cm d’épaisseur, et pèse environ 150 g.

  • Les colonnes de Bertin sont des extensions du cortex rénal situées entre les pyramides médullaires.

  • La macula densa détecte la concentration en NaCl, les cellules juxtaglomérulaires sécrètent la rénine et les cellules mésangiales extraglomérulaires transmettent les signaux entre la macula densa et les artérioles.

  • La capsule de Bowman comporte des feuillets pariétal et viscéral, et l’espace de Bowman recueille le filtrat.

2. Voies urinaires et surrénales

★ À maîtriser

  • Les voies excrétrices suivent l’ordre suivant :

    • Calices mineurs
    • Calices majeurs
    • Bassinet
    • Uretère
  • Les deux uretères recueillent l’urine des bassinets, descendent dans l’abdomen derrière la vessie et s’abouchent à sa base; ils mesurent environ 25 cm, dont 15 cm dans la région pelvienne, et ont un diamètre de 3 mm.

  • Les trois rétrécissements urétéraux fréquents sont :

    • La jonction pyélo-urétérale
    • Le croisement des vaisseaux iliaques
    • La jonction urétéro-vésicale
  • La vessie est un sac musculaire lisse, creux, contractile et distensible, situé dans la cavité pelvienne derrière la symphyse pubienne, avec une contenance de 400 à 600 ml.

  • L’urètre conduit l’urine de la vessie au méat urinaire et mesure 4 cm chez la femme contre 20 cm chez l’homme; chez l’homme, il assure aussi une fonction reproductrice.
  • La zone glomérulée de la corticosurrénale synthétise principalement l’aldostérone, la zone fasciculée le cortisol et la zone réticulée la DHEA.

  • Lors d’un stress, d’un effort ou d’une hypoglycémie, le système sympathique active les cellules chromaffines médullosurrénales, qui libèrent adrénaline et noradrénaline dans le sang.

Compléments

  • La paroi de l’uretère comprend une muqueuse à épithélium transitionnel, une couche musculaire lisse et une adventice conjonctive contenant vaisseaux, lymphatiques et nerfs.

  • Les contractions péristaltiques de la couche musculaire lisse font descendre l’urine dans l’uretère.

  • La paroi vésicale comprend une muqueuse à épithélium transitionnel, un détrusor musculaire lisse et une couche externe fibreuse.

  • Le trigone vésical est délimité par les deux ostiums urétéraux et l’orifice interne de l’urètre.

  • Les portions de l’urètre masculin sont :

    • Prostatique
    • Membraneuse
    • Spongieuse
  • Les surrénales sont deux glandes de 4 à 6 g situées au pôle supérieur de chaque rein, avec une corticosurrénale périphérique et une médullosurrénale centrale.

  • Les catécholamines augmentent la fréquence et la force cardiaques, la pression artérielle par vasoconstriction et la glycémie, et provoquent une bronchodilatation.

3. Fonctions rénales et formation urinaire

★ À maîtriser

  • Les principales fonctions rénales sont :

    • Excréter l’urée, la créatinine, l’acide urique et les médicaments
    • Réguler les ions et l’équilibre hydroélectrolytique
    • Contrôler le volume sanguin et la pression artérielle
    • Maintenir l’équilibre acido-basique
    • Sécréter des hormones
  • Le rein sécrète la rénine, l’érythropoïétine, qui stimule la production des érythrocytes, et le calcitriol, qui participe à la régulation du calcium.

  • 🔄 La formation de l’urine suit trois processus :
    1. Filtration glomérulaire du plasma vers la capsule
    2. Réabsorption tubulaire de l’eau et de solutés vers le sang
    3. Sécrétion tubulaire de substances du sang vers le tube rénal

📐 Formule - L’urine définitive correspond à la filtration moins la réabsorption plus la sécrétion : Urine deˊfinitive=filtration−reˊabsorption+seˊcreˊtion\text{Urine définitive} = \text{filtration} - \text{réabsorption} + \text{sécrétion}.

  • La filtration glomérulaire est un passage passif du plasma sous l’effet de la pression hydrostatique des capillaires vers la capsule, à travers une paroi semi-perméable.

  • La filtration glomérulaire est d’environ 120 mL/min, soit 150 L/j chez la femme et 180 L/j chez l’homme.

  • Environ 99 % du filtrat est réabsorbé, ce qui produit 1 à 2 L d’urine définitive par jour.

📌 La réabsorption passive repose sur l’osmose ou la diffusion sans dépense d’énergie, tandis que la réabsorption active nécessite de l’ATP.

  • Le seuil rénal du glucose est d’environ 1,8 à 2 g/L, soit environ 10 mmol/L; au-delà, les transporteurs saturent et le glucose excédentaire est excrété dans l’urine.

  • Les substances absentes de l’urine définitive normale sont :

    • Protéines
    • Glucides
    • Lipides
  • Les échanges rénaux contribuent à l’équilibre acido-basique par l’élimination des ions H⁺ et la régénération des bicarbonates HCO₃⁻.

Compléments

  • L’eau et les petites molécules traversent le filtre glomérulaire, tandis que les protéines plasmatiques et les cellules sanguines n’y passent pas.

  • L’urine primitive a une composition ionique identique à celle du plasma.

  • La réabsorption passive concerne notamment l’eau, le chlore, l’urée et une partie du bicarbonate; la réabsorption active concerne le sodium, le glucose, les acides aminés, les phosphates et le calcium.

  • La capacité maximale de transport du glucose est d’environ 460 g/24 h; au-delà de la saturation des transporteurs, une glycosurie apparaît.

  • Le tube proximal réabsorbe NaCl, H₂O, HCO₃⁻ et des nutriments, et sécrète H⁺ et NH₃; la branche descendante de l’anse laisse sortir l’eau passivement, tandis que la branche ascendante large fait sortir activement le NaCl.

Astuce mémo

Filtration → réabsorption → sécrétion : du plasma à l’urine définitive.

4. Miction et régulation hormonale

★ À maîtriser

  • 🔄 Le réflexe de miction se déroule ainsi :
    1. La distension vésicale stimule la moelle épinière à partir d’environ 200 à 400 mL.
    2. La moelle commande la contraction de la vessie et le relâchement du sphincter interne.
    3. Le cerveau commande le relâchement volontaire du sphincter externe.

📌 Pendant le remplissage, le système sympathique relâche le détrusor, tandis que pendant la miction, le système parasympathique le contracte.

  • L’aldostérone, produite par la zone glomérulée de la corticosurrénale, stimule la réabsorption du sodium et l’excrétion du potassium dans le tube distal et le tube collecteur, augmentant le volume sanguin et la pression artérielle.

  • L’ADH, produite dans l’hypothalamus et libérée par la posthypophyse, augmente la réabsorption d’eau dans le tube collecteur et la fin du tube distal, ce qui diminue la diurèse.

  • L’ANP est libéré par les oreillettes étirées et inhibe la réabsorption du sodium et de l’eau, augmentant la diurèse et diminuant le volume sanguin et la pression artérielle.

  • 🔄 Le système rénine-angiotensine-aldostérone suit ces étapes :
    1. Une baisse de la pression artérielle ou du volume sanguin stimule la libération de rénine.
    2. La rénine active l’angiotensinogène en angiotensine I puis II.
    3. L’angiotensine II provoque une vasoconstriction et stimule la sécrétion d’aldostérone.
    4. L’aldostérone favorise la réabsorption de sodium et d’eau, augmentant la volémie et la pression artérielle.

Compléments

  • Le réflexe mictionnel implique les mécanorécepteurs et le centre sacré S2-S4; la contraction du détrusor est parasympathique.

  • La synergie vésico-sphinctérienne repose sur la contraction de la vessie après le relâchement du sphincter urétral.

  • La diminution du volume sanguin et/ou l’augmentation de la pression osmotique du sang stimulent la libération d’ADH.

  • L’angiotensine II et l’aldostérone favorisent la rétention du sodium, tandis que l’ANP inhibe sa réabsorption et favorise son élimination.

  • La baisse d’EPO dans l’insuffisance rénale chronique peut entraîner une anémie arégénérative, et la baisse de calcitriol peut entraîner une hypocalcémie et une hyperparathyroïdie secondaire.

Astuce mémo

ADH retient l’eau ; ANP élimine le sodium et l’eau.

5. Évaluation et surveillance rénales

Notions clés & Définitions

  • Bilan urodynamique : Étudie la vessie et le sphincter pendant le remplissage et la miction; il comprend débitmétrie, cystomanométrie et, selon l’indication, profilométrie urétrale.
  • Clairance rénale : Mesure l’excrétion rénale d’une ou plusieurs substances filtrées, réabsorbées ou sécrétées par le rein.

★ À maîtriser

  • Les examens d’évaluation rénale comprennent :

    • ECBU
    • Bandelette urinaire
    • Ionogramme sanguin
    • Diurèse et clairance de la créatinine
    • Imagerie
    • Bilan urodynamique
  • L’ECBU comprend un examen direct, une mise en culture puis un antibiogramme; le prélèvement se fait à mi-jet après toilette intime, dans un flacon stérile.

  • Les valeurs normales de l’ionogramme sanguin sont une natrémie de 135 à 145 mmol/L, une kaliémie de 3,5 à 5 mmol/L, une calcémie de 2,2 à 2,6 mmol/L, une phosphorémie de 0,8 à 1,45 mmol/L et une magnésémie de 0,75 à 1 mmol/L.

  • La clairance de la créatinine évalue la filtration glomérulaire; le DFG est estimé en pratique par CKD-EPI à partir de la créatininémie, de l’âge et du sexe, méthode recommandée par la HAS.

  • Chez l’adulte, la diurèse normale est de 1 à 2 L/24 h, l’oligurie correspond à moins de 500 mL/24 h, l’anurie à moins de 100 mL/24 h et la polyurie à plus de 3 L/24 h.

  • La surveillance infirmière de la fonction urinaire porte sur la diurèse, l’aspect, la couleur et l’odeur des urines, les douleurs, les brûlures, les besoins impérieux et la rétention; il faut signaler l’oligurie ou l’anurie, l’hématurie, la douleur lombaire, la fièvre avec signes urinaires et le globe vésical.

📌 Une diurèse conservée n’exclut pas une filtration glomérulaire abaissée, car le volume urinaire ne mesure pas à lui seul la qualité de la filtration.

📌 Un DFG estimé isolément ne permet pas de conclure à une maladie rénale chronique; la chronicité nécessite une persistance d’au moins 3 mois.

Compléments

  • La bandelette urinaire recherche :

    • Leucocytes
    • Nitrites
    • Sang
    • Protéines
    • Glucose
  • Les facteurs de variabilité de la clairance rénale comprennent :

    • Activité physique
    • Grossesse
    • Alimentation riche en protéines
    • Certains médicaments
  • L’échographie rénale utilise les ultrasons sans rayons X et constitue l’examen de première intention pour étudier notamment la taille, l’aspect, les dilatations et les kystes.

  • Le scanner utilise les rayons X pour étudier les reins et les voies urinaires, notamment à la recherche de calculs, et peut être réalisé avec ou sans contraste iodé.

  • L’IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio sans rayons X pour étudier les tissus, les vaisseaux et certaines lésions; elle est longue, bruyante et contre-indiquée en présence de certains métaux.

  • Le bilan urodynamique dure environ 30 à 60 minutes et est indiqué notamment en cas de fuites urinaires, d’envies pressantes ou de difficultés à uriner.

6. Anatomie génitale féminine

Notions clés & Définitions

  • Clitoris : Organe érectile féminin situé au sommet des petites lèvres, sous la symphyse pubienne; sa partie externe comprend le gland et le capuchon, et sa partie interne les corps caverneux et les bulbes du vestibule.

★ À maîtriser

  • L’appareil génital féminin assure la reproduction et la sécrétion hormonale et comprend les organes externes, la vulve et le clitoris, ainsi que le vagin, l’utérus, deux trompes et deux ovaires.

  • La vulve comprend :

    • Mont de Vénus
    • Grandes lèvres
    • Petites lèvres
    • Vestibule
  • Le vagin est un conduit fibromusculaire très élastique de 8 à 12 cm, qui s’étend de la vulve au col de l’utérus et se situe entre la vessie et l’urètre en avant et le rectum en arrière.

  • L’utérus est un muscle creux à paroi épaisse, maintenu par des ligaments et constituant l’organe de la gestation; il mesure 6 à 8 cm de long, 4 cm de large et 3 cm d’épaisseur à l’état non gravide.

  • L’endomètre comprend une couche basale profonde qui assure sa régénération et une couche fonctionnelle superficielle qui s’épaissit pendant le cycle et desquame pendant les règles.

  • Les trompes de Fallope sont des conduits pairs de 10 à 12 cm qui assurent la capture et la migration de l’ovocyte fécondé vers l’utérus; l’ampoule tubaire est le siège de la fécondation.

  • Les deux ovaires produisent les ovocytes et des hormones; leur cortex périphérique contient les follicules et leur médulla centrale contient des vaisseaux et du tissu conjonctif.

Compléments

  • Les glandes vestibulaires de Bartholin sécrètent la cyprine pour la lubrification, tandis que les glandes de Skene produisent un liquide translucide lors de l’excitation sexuelle.

  • Le vagin comprend le fornix autour du col utérin, le corps vaginal et l’orifice vaginal, qui peut être partiellement fermé par l’hymen, membrane élastique qui n’est pas toujours rompue au premier rapport.

  • L’utérus pèse 50 à 100 g à l’état non gravide et environ 1 000 g à terme; sa longueur atteint 35 cm pendant la grossesse.

  • Le fundus utérin est la partie arrondie où s’insèrent les trompes, le corps est la partie intermédiaire la plus volumineuse et le col est la partie inférieure étroite qui s’ouvre sur le vagin.

  • Les glandes endocervicales sécrètent une glaire cervicale dont la perméabilité aux spermatozoïdes varie selon le cycle.

  • La paroi utérine comprend :

    • Endomètre
    • Myomètre
    • Périmétrium
  • Les trompes comprennent quatre parties :

    • Partie interstitielle
    • Isthme
    • Ampoule tubaire
    • Infundibulum cilié
  • La glande mammaire comprend superficiellement la peau, l’aréole et le mamelon, puis du tissu conjonctif adipeux, des glandes mammaires et des canaux galactophores, et repose sur les muscles grand pectoral, petit pectoral et subclavier.

7. Anatomie génitale masculine

Notions clés & Définitions

  • Scrotum : Sac de peau et de tissu fibreux élastique contenant les testicules, situé à l’extérieur de la cavité abdominopelvienne et sous le pénis.

Points essentiels

  • L’appareil génital masculin assure la reproduction et la sécrétion hormonale; l’urètre lui confère aussi une fonction d’excrétion urinaire.

  • Les organes génitaux externes masculins sont le pénis et le scrotum; les organes internes comprennent les testicules, les épididymes, les canaux déférents, les vésicules séminales, la prostate et les glandes bulbo-urétrales.

  • Au froid, le muscle dartos lisse contracte le scrotum et le muscle crémaster strié provoque l’ascension du testicule; au chaud, le scrotum se relâche pour augmenter la surface de refroidissement.

8. Anatomie de l’appareil génital masculin

Notions clés & Définitions

  • Méat urétral : Orifice situé à l’extrémité du gland.
  • Prépuce : Repli de peau entourant le gland.

★ À maîtriser

  • Le pénis comprend la racine, le corps et le gland.

  • Le corps du pénis comprend deux corps caverneux dorsaux et un corps spongieux qui entoure l’urètre et forme le gland à son extrémité distale.

  • Les testicules sont deux glandes endocrines et exocrines ovoïdes, longues de 4 à 5 cm et de 2 à 3 cm de diamètre, situées dans le scrotum et fixées par le ligament scrotal et le cordon spermatique.

📌 Les tubes séminifères produisent les spermatozoïdes, les cellules de Sertoli les nourrissent et les protègent, et les cellules de Leydig synthétisent les androgènes entre les tubes.

  • L’épididyme, organe allongé d’environ 5 cm appliqué sur le testicule, assure la maturation et le stockage des spermatozoïdes.

  • Le conduit déférent mesure 45 cm et transporte les spermatozoïdes de la queue de l’épididyme au canal éjaculateur, en passant par une ampoule qui les réservoir entre deux éjaculations.

  • Les vésicules séminales sont des réservoirs musculo-membraneux situés derrière la vessie et au-dessus de la prostate ; elles produisent un liquide séminal riche en fructose qui nourrit les spermatozoïdes.

  • La prostate entoure la partie initiale de l’urètre, se situe sous la vessie, derrière la symphyse pubienne, devant le rectum et entre les muscles releveurs de l’anus ; elle sécrète un liquide laiteux qui active les spermatozoïdes.

Compléments

  • La racine du pénis comprend deux piliers, racines des corps caverneux, et un bulbe, racine du corps spongieux.

  • Le testicule est entouré par la vaginale superficielle et l’albuginée fibreuse.

  • Chaque testicule comprend 250 à 300 lobules délimités par des cloisons issues de l’albuginée, et chaque lobule contient 1 à 4 tubes séminifères.

  • L’épididyme comprend une tête au-dessus du testicule, un corps sur son dos et une queue en dessous qui se prolonge par le conduit déférent.

9. Spermatogenèse et fonction testiculaire

Notions clés & Définitions

  • Spermiogenèse : Dernière phase de la spermatogenèse, durant laquelle les spermatides se différencient en spermatozoïdes.

★ À maîtriser

  • La spermatogenèse est la production continue des spermatozoïdes dans la paroi des tubes séminifères, de la puberté à l’âge adulte, sur une durée de 64 à 72 jours.

  • Au cours de la spermatogenèse, les spermatogonies se multiplient par mitose dès la puberté, les cellules progressant vers la lumière des tubes subissent la méiose, puis les spermatides se différencient en spermatozoïdes.

  • La méiose transforme une cellule diploïde en quatre cellules haploïdes après deux divisions : la méiose I est réductionnelle et la méiose II est équationnelle.

  • Les valeurs de référence du sperme normal selon le manuel OMS 2021 (6e édition) sont un volume d’au moins 1,4 mL, une concentration d’au moins 16 millions/mL et 39 millions par éjaculat, une mobilité d’au moins 42 % dont 30 % progressifs, au moins 4 % de formes typiques, une vitalité d’au moins 54 % et un pH d’au moins 7,2.

  • La testostérone est produite par les cellules de Leydig et participe à la différenciation de l’appareil génital masculin pendant la vie embryonnaire ainsi qu’au développement des caractères sexuels secondaires à la puberté.

📌 La LH stimule la sécrétion de testostérone par les cellules de Leydig, tandis que la FSH stimule la spermatogenèse par l’intermédiaire des cellules de Sertoli.

  • L’hypothalamus sécrète la GnRH, qui commande à l’antéhypophyse la libération de LH et de FSH, lesquelles agissent sur les testicules.

📌 La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif en inhibant l’hypothalamus et l’hypophyse, ce qui réduit la GnRH, la LH et la FSH et maintient un taux de testostérone stable.

Compléments

  • Les cellules de Sertoli contrôlent l’évolution de la spermatogenèse et assurent un rôle nourricier.

  • Le spermatozoïde comprend une tête de 4 à 5 μm contenant le noyau et l’acrosome, une pièce intermédiaire de 4 à 5 μm riche en mitochondries et un flagelle de 45 μm qui assure sa mobilité.

  • Le spermatozoïde mesure au total 55 à 60 μm, survit 2 à 5 jours dans les voies génitales féminines et se déplace à 10 à 50 μm/s.

📌 L’aspermie désigne l’absence d’éjaculat, tandis que l’azoospermie désigne l’absence de spermatozoïdes.

  • L’oligozoospermie correspond à une concentration inférieure à 16 millions de spermatozoïdes par millilitre.

Astuce mémo

Spermatogonies → méiose → spermatides → spermatozoïdes

10. Puberté et vieillissement reproductif

Notions clés & Définitions

  • Puberté : Étape du développement où les organes de la reproduction deviennent fonctionnels, avec des modifications physiques et psychiques et le passage de l’enfance à l’âge adulte.
  • Ménopause : La ménopause est l’arrêt des cycles et de l’activité ovarienne lié à l’épuisement du stock folliculaire ; son âge moyen est de 51 ans et son diagnostic est principalement clinique après 12 mois consécutifs sans règles.

★ À maîtriser

  • La puberté débute généralement entre 8 et 13 ans chez la fille et entre 9 et 14 ans chez le garçon, et elle est classée en cinq stades de Tanner, de I (enfant) à V (adulte).

Compléments

  • Chez la fille, la puberté comprend notamment le bourgeon mammaire, la pilosité pubienne, le pic de croissance et la ménarche ; chez le garçon, elle comprend la croissance des testicules, la modification de la voix, l’allongement du pénis et le pic de croissance.

  • Les symptômes associés à la ménopause comprennent :

    • Bouffées de chaleur
    • Prise de poids
    • Baisse de la trophicité des tissus
    • Baisse de la densité osseuse
  • L’andropause, ou hypogonadisme tardif, correspond à une baisse de l’activité des cellules de Leydig et de la testostérone circulante ; elle survient chez certains hommes à partir de 40 à 50 ans, de façon progressive et non systématique.

Astuce mémo

Ménopause : arrêt des cycles ; andropause : déclin progressif, non systématique

11. Fonction exocrine de l’ovaire

Notions clés & Définitions

  • Folliculogenèse : Ensemble des processus par lesquels un follicule primordial se développe jusqu’à l’ovulation ou régresse.

★ À maîtriser

  • La folliculogenèse se déroule dans le cortex ovarien, de façon continue de la puberté à la ménopause ; moins de 0,1 % des follicules atteignent l’ovulation et 99,9 % régressent par atrésie.

  • Le pool de follicules primordiaux est constitué pendant la vie intra-utérine, puis les follicules reprennent leur croissance à la puberté ; un seul follicule atteint la maturité à chaque cycle.

  • 🔄 Le cycle ovarien suit trois phases :

    1. Phase folliculaire : croissance jusqu’au follicule de De Graaf
    2. Ovulation : expulsion de l’ovocyte II et du globule polaire dans la cavité péritonéale
    3. Phase lutéale : le follicule rompu devient le corps jaune

📌 L’ovogenèse est discontinue et incomplète, de la vie fœtale à la ménopause, tandis que la spermatogenèse est continue et complète à partir de la puberté.

  • Pendant la vie fœtale, les ovogonies se multiplient et commencent leur maturation avant de se bloquer en prophase I ; après une phase de repos jusqu’à la puberté, la maturation reprend à chaque cycle, puis la méiose II ne s’achève qu’en cas de fécondation.

Compléments

  • Les stades folliculaires sont :

    • Primordial
    • Primaire
    • Secondaire
    • Tertiaire (antral)
    • De Graaf
  • Le follicule mature de De Graaf contient l’ovocyte entouré de la corona radiata et comprend la granulosa, les thèques interne et externe, ainsi qu’un antre rempli de liquide folliculaire.

  • Sans grossesse, le corps jaune dégénère en corps blanc.

Astuce mémo

Follicule primordial → croissance → follicule de De Graaf → ovulation → corps jaune

12. Hormones et cycle menstruel

★ À maîtriser

📌 Les œstrogènes sont produits par la granulosa et la thèque interne et favorisent la prolifération de la muqueuse utérine et la croissance folliculaire ; la progestérone est produite par le corps jaune après l’ovulation et stabilise l’endomètre, favorise la nidation et le maintien de la grossesse.

  • Autour du jour 14, le pic de LH et de FSH déclenche l’ovulation.

📌 L’œstradiol préovulatoire exerce un rétrocontrôle positif qui stimule la GnRH et provoque le pic de LH, tandis que la progestérone postovulatoire freine l’axe hypothalamo-hypophysaire.

  • Le cycle menstruel dure normalement de 21 à 35 jours, avec une moyenne de 28 jours ; les règles durent généralement de 3 à 8 jours.

  • Un cycle menstruel moyen comprend les règles de J1 à J5, la phase proliférative de J6 à J14, l’ovulation vers J14 et la phase sécrétoire de J15 à J28.

Compléments

  • L’inhibine exerce un rétrocontrôle négatif sur la FSH.

  • La production hormonale ovarienne est sous l’influence de la GnRH hypothalamique et de la FSH et de la LH hypophysaires.

  • Pendant la phase folliculaire, les œstrogènes augmentent et atteignent un pic avant l’ovulation ; pendant la phase lutéale, la progestérone augmente et la température corporelle s’élève légèrement.

📌 La ménorragie correspond à des règles abondantes et prolongées, tandis que la métrorragie est un saignement abondant en dehors des règles.

  • La spanioménorrhée ou oligoménorrhée correspond à des cycles de plus de 35 jours, pouvant atteindre 6 à 8 semaines, et l’aménorrhée à une absence de règles de plus de 3 mois.

Astuce mémo

GnRH → FSH/LH → ovaires → rétrocontrôle

13. Fécondation et suivi de grossesse

★ À maîtriser

  • La fécondation a lieu dans l’ampoule tubaire de la trompe de Fallope ; le spermatozoïde franchit la corona radiata et la zone pellucide, puis la fusion des membranes et des noyaux forme le zygote.

  • 🔄 La migration et la nidation se déroulent ainsi :

    1. L’embryon descend la trompe pendant environ 4 jours
    2. Il arrive dans l’utérus vers 4,5 à 5 jours
    3. Il s’implante dans la muqueuse utérine vers 5,5 à 6 jours
  • Une grossesse dure environ 41 SA à partir de la DDR, et le dosage de bêta-hCG n’est possible qu’après la nidation.

📌 La période embryonnaire correspond à la mise en place des organes, tandis que la période fœtale correspond à leur croissance et à leur maturation jusqu’à la naissance.

  • Le placenta est un organe temporaire formé à partir du trophoblaste embryonnaire et de l’endomètre maternel, relié au fœtus par un cordon ombilical comprenant deux artères et une veine.

  • Le placenta apporte au fœtus l’oxygène, les nutriments, l’eau et les sels minéraux, et transfère le CO₂ et les déchets vers la mère.

  • Le suivi de grossesse comprend 7 consultations prénatales obligatoires à partir du quatrième mois et 3 échographies recommandées vers 12, 22 et 32 SA.

  • L’accouchement à terme a lieu entre 37 SA et 41 SA + 6 jours et comprend la dilatation du col jusqu’à 10 cm, l’expulsion de l’enfant, la délivrance du placenta et des membranes, puis le post-partum immédiat surveillé pendant 2 heures.

  • Une hémorragie du post-partum est définie par une perte de sang supérieure à 500 mL et doit être repérée sans délai.

Compléments

  • La segmentation correspond aux premières mitoses sans croissance cellulaire, qui mènent du zygote à l’embryon à quatre cellules, puis à la morula et au blastocyste avant la nidation.

  • Lors de la gastrulation, pendant la troisième semaine, le disque embryonnaire devient trilaminaire et forme l’ectoderme, le mésoderme et l’endoderme avant l’organogenèse.

  • La DDR sert de point de départ au calcul des semaines d’aménorrhée, et la datation tient compte de la durée du cycle et de l’échographie du premier trimestre, réalisée entre 11 SA et 13 SA + 6 jours avec mesure de la longueur cranio-caudale.

  • La barrière placentaire laisse passer notamment :

    • Les anticorps IgG
    • Certains médicaments
    • L’alcool
    • Le tabac
    • Des virus
  • Le placenta produit l’hCG, la progestérone, les œstrogènes et l’hPL ; à terme, il pèse environ 500 g et mesure 20 cm de diamètre.

  • La déclaration de grossesse doit être faite avant la fin du troisième mois, soit 14 SA.

  • Les vaccinations indiquées pendant la grossesse comprennent Repevax contre la coqueluche à chaque grossesse dès 20 SA, la grippe à tout moment, la vaccination contre la COVID selon les recommandations en vigueur et Abrysvo contre le VRS entre 32 et 36 SA de septembre à janvier.

Astuce mémo

Fécondation → migration → nidation → embryon → fœtus

14. Lactation et sevrage

Notions clés & Définitions

  • Sevrage : Arrêt de l’allaitement maternel, progressif ou brutal, à l’initiative de la mère, de l’enfant ou pour une raison médicale.

★ À maîtriser

📌 La succion du mamelon stimule l’hypothalamus et l’hypophyse libère la prolactine pour produire le lait et l’ocytocine pour l’éjecter.

  • 🔄 Les phases de la lactation sont :
    1. Mammogenèse
    2. Lactogenèse I
    3. Lactogenèse II
    4. Galactopoïèse
    5. Involution

📌 Les tétées fréquentes entretiennent la lactation : la prolactine soutient la production et l’ocytocine l’éjection du lait.

Compléments

  • La lactogenèse I débute dans la seconde moitié de la grossesse avec la synthèse du colostrum, tandis que la progestérone freine la sécrétion de lait.

  • Après l’accouchement, la chute de progestérone permet à la prolactine de déclencher la montée de lait, généralement en 2 à 4 jours.

  • L’allaitement exclusif est recommandé jusqu’à environ 6 mois, puis une diversification alimentaire est introduite ; l’allaitement peut se poursuivre tant que la mère et l’enfant le souhaitent.

📌 Le sevrage progressif consiste à supprimer une tétée tous les 3 à 4 jours et réduit le risque d’engorgement, tandis que le sevrage brutal peut entraîner engorgement, douleur et mastite.

Astuce mémo

Prolactine produit le lait ; ocytocine l’éjecte

15. Sexualité et santé sexuelle

★ À maîtriser

  • 🔄 La réponse sexuelle féminine comprend :
    1. Désir
    2. Excitation
    3. Orgasme
    4. Résolution

📌 Chez l’homme, le système parasympathique provoque l’érection par vasodilatation et remplissage des corps caverneux, tandis que le système sympathique participe à l’éjaculation.

  • La santé sexuelle est, selon l’OMS, un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité, et ne se limite pas à l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité.

  • La santé sexuelle repose notamment sur le consentement, l’absence de contrainte et de violence, le respect de l’intimité, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, ainsi que sur la prévention des IST par le préservatif, le dépistage et la vaccination HPV.

Compléments

  • Chez la femme, l’excitation augmente le flux sanguin sexuel et entraîne le gonflement du clitoris et des parois vaginales ainsi que la lubrification ; l’orgasme comporte des contractions rythmiques et une libération d’ocytocine.

  • Après l’orgasme masculin survient une période réfractaire, phase de latence entre deux éjaculations; la réponse sexuelle féminine ne comporte pas de période réfractaire.

16. Contraception et préservation de la fertilité

Notions clés & Définitions

  • Préservation de la fertilité : Conservation de gamètes ou de tissu reproductif avant un traitement ou une situation susceptible de réduire la fertilité, afin de permettre une grossesse ultérieure.

★ À maîtriser

  • Les moyens de contraception comprennent :

    • Méthodes hormonales : pilule, anneau vaginal, patch, implant sous-cutané, injection et stérilet hormonal
    • Méthodes non hormonales : stérilet au cuivre, préservatifs masculin et féminin et diaphragme
    • Méthodes définitives : ligature des trompes et vasectomie
    • Contraception d’urgence : pilule ou stérilet au cuivre
    • Méthodes naturelles : retrait, observation de la température et de la glaire
  • Le préservatif est la seule méthode contraceptive qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles.

  • Les contre-indications des œstrogènes citées sont :

    • Antécédent de phlébite ou d’embolie
    • Migraine avec aura
    • Tabagisme chez une femme de plus de 35 ans
  • L’IVG est possible jusqu’à 14 semaines de grossesse, soit 16 SA, sans condition de motif et avec une prise en charge à 100 %.

Compléments

  • La pilule contraceptive d’urgence peut être utilisée jusqu’à 72 ou 120 heures selon la molécule, et le stérilet au cuivre jusqu’à 5 jours.

📌 L’IVG médicamenteuse utilise deux médicaments pris à quelques jours d’intervalle et peut être pratiquée en ville, en centre de santé ou à l’hôpital dans les premières semaines, jusqu’à 7 à 9 SA selon le lieu ; l’IVG chirurgicale repose sur une aspiration et est possible jusqu’à la fin du délai légal.

  • La préservation de la fertilité peut être proposée avant une chimiothérapie, une radiothérapie pelvienne, une chirurgie des organes génitaux ou certains traitements et maladies toxiques pour les gonades, y compris chez l’enfant et l’adolescent.

  • Les techniques citées sont la congélation d’ovocytes après stimulation ovarienne, d’embryons ou de tissu ovarien chez la femme, la congélation du sperme chez l’homme et celle du tissu testiculaire chez le garçon avant la puberté.

📌 Depuis 2021, l’autoconservation sans raison médicale est autorisée pour les femmes de 29 à 37 ans et les hommes de 29 à 45 ans, dans des centres agréés, après information et consentement écrit.

17. Soins périnataux et raisonnement clinique

Points essentiels

  • La préparation à la naissance et à la parentalité comprend 8 séances prises en charge par l’Assurance Maladie, en individuel ou en groupe avec une sage-femme ou un médecin ; l’entretien prénatal précoce du quatrième mois en constitue la première étape.

  • L’entretien postnatal précoce a lieu entre la quatrième et la huitième semaine après l’accouchement pour dépister la fatigue, la dépression du post-partum et les difficultés avec le bébé ; la consultation postnatale a lieu 6 à 8 semaines après l’accouchement.

  • Le PRADO propose, avant la sortie de maternité, des visites à domicile d’une sage-femme libérale pour accompagner la mère et le bébé.

  • Le suivi du nouveau-né comprend notamment la surveillance du poids, de l’alimentation, des selles, des urines et de la couleur de la peau, le dépistage néonatal au talon et de la surdité, ainsi qu’un premier examen médical obligatoire dans les 8 premiers jours.

  • Les signes d’alerte chez le nouveau-né comprennent :

    • Fièvre
    • Refus de boire
    • Jaunisse intense
    • Pleurs inhabituels
    • Difficultés respiratoires
  • 🔄 Le raisonnement clinique suit ces étapes :

    1. Recueillir les données
    2. Formuler des hypothèses
    3. Poser le jugement clinique et le diagnostic infirmier
    4. Agir dans le rôle propre et alerter le médecin si nécessaire
    5. Évaluer les résultats

📌 La bandelette urinaire et l’ECBU doivent être réalisés devant des signes cliniques et évités sans symptôme chez la personne âgée, car la bactériurie asymptomatique y est fréquente et peut conduire à des traitements inutiles.

📌 Le bon usage des examens, la prescription raisonnée des antibiotiques, l’hygiène des mains par friction hydro-alcoolique, le tri des déchets de soins et la prévention de la déshydratation des personnes âgées contribuent à limiter le gaspillage et les risques associés aux soins.

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1. Pourquoi le rein droit est-il situé légèrement plus bas que le rein gauche ?

2. Quelle succession décrit les principales parties du néphron, du corpuscule rénal vers la suite de son trajet ?

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Entre quelles vertèbres se situe le rein, et de quel côté du rachis ?

De T12 à L3, de part et d’autre du rachis.

Dans quel ordre l’urine traverse-t-elle les voies excrétrices du rein ?

Calices mineurs, calices majeurs, bassinet, puis uretère.

Combien mesurent les uretères et quel est leur diamètre ?

Environ 25 cm de long et 3 mm de diamètre.

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