QCM : Anti-inflammatoires en rhumatologie (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels effets thérapeutiques caractérisent les AINS en rhumatologie ?

Des effets antipyrétique, antalgique et anti-inflammatoire, à efficacité rapide et démontrée
Des effets antalgique, antipyrétique et immunosuppresseur, à efficacité progressive et variable
Des effets antalgique, immunosuppresseur et antibiotique, à efficacité rapide et démontrée
Des effets antipyrétique, anticoagulant et anti-inflammatoire, à efficacité progressive et démontrée

Des effets antipyrétique, antalgique et anti-inflammatoire, à efficacité rapide et démontrée

Explication

Les AINS réunissent des effets antipyrétique, antalgique et anti-inflammatoire, dont l’efficacité est rapide et démontrée. Les autres réponses leur attribuent des effets immunosuppresseur, antibiotique ou anticoagulant, ou minimisent la rapidité de leur action.

2. Une personne atteinte de polyarthrite rhumatoïde nécessite un traitement par AINS : quelle durée d’utilisation correspond à cette indication ?

Un traitement pouvant être plus long
Une cure courte de quelques jours
Une prise limitée à la période d’une poussée microcristalline
Une cure courte réservée aux affections péri-articulaires

Un traitement pouvant être plus long

Explication

La polyarthrite rhumatoïde figure parmi les indications pouvant justifier un traitement plus long par AINS. Une cure courte concerne notamment une poussée d’arthrose, une affection microcristalline ou péri-articulaire, tandis que cette durée longue ne s’étend pas à toutes les affections.

3. Une patiente enceinte de quatre mois présente une insuffisance rénale sévère et envisage un AINS : quelle conclusion s’applique ?

Les AINS sont indiqués tant que la grossesse n’a pas dépassé cinq mois
La grossesse à quatre mois contre-indique les AINS à elle seule
Les AINS sont contre-indiqués seulement si l’insuffisance rénale s’accompagne d’un ulcère
L’insuffisance rénale sévère contre-indique les AINS

L’insuffisance rénale sévère contre-indique les AINS

Explication

Une insuffisance rénale sévère constitue une contre-indication aux AINS, quel que soit le terme de la grossesse. La contre-indication liée à la grossesse est mentionnée après le cinquième mois ; la confondre avec une interdiction dès le début ou l’utiliser pour écarter l’insuffisance rénale est une erreur.

4. Après la prise d’un AINS, un patient présente une gastrite et une ulcération intestinale : de quelle catégorie d’effets indésirables s’agit-il ?

Des effets indésirables cardiovasculaires liés à la prise chronique
Des effets indésirables digestifs fréquents
Des réactions allergiques respiratoires aux AINS
Des effets indésirables rénaux liés à la rétention sodée

Des effets indésirables digestifs fréquents

Explication

La gastrite et l’ulcération intestinale font partie des effets indésirables digestifs des AINS, qui sont fréquents. Les œdèmes et l’insuffisance rénale relèvent des effets rénaux, tandis que l’hypertension et les événements coronariens sont cardiovasculaires.

5. Une personne déshydratée prend un AINS et un autre médicament qui augmente le risque rénal : quel effet indésirable doit particulièrement être envisagé ?

Une réaction allergique, avec possibilité de bronchospasme ou d’asthme
Une hypertension artérielle, avec risque d’AVC ou de problème coronarien
Une hémorragie digestive, avec possibilité de gastrite ou d’œsophagite
Une insuffisance rénale, avec possibilité d’œdèmes ou de rétention sodée

Une insuffisance rénale, avec possibilité d’œdèmes ou de rétention sodée

Explication

Les AINS peuvent provoquer une insuffisance rénale, des œdèmes et une rétention sodée ; le risque rénal est accru par certains médicaments associés et par la déshydratation. Le risque hémorragique est notamment associé aux AVK, tandis que le risque cardiovasculaire est lié à une prise chronique régulière.

6. Un patient traité par AVK commence un AINS : quelle interaction médicamenteuse faut-il anticiper ?

Une augmentation du risque d’hypertension liée aux AVK
Une augmentation du risque hémorragique
Une diminution du risque hémorragique
Une augmentation du risque d’insuffisance rénale

Une augmentation du risque hémorragique

Explication

L’association d’un AINS avec un AVK augmente le risque hémorragique. L’augmentation du risque d’insuffisance rénale est notamment associée aux diurétiques et aux IEC ; l’interaction avec les AVK ne diminue pas le risque de saignement. Cette association ne caractérise pas non plus l’effet cardiovasculaire d’une prise chronique d’AINS.

7. Une personne présente une lomboradiculalgie très douloureuse. Quelle place les corticoïdes peuvent-ils avoir dans cette situation ?

Ils peuvent être indiqués pour cette poussée douloureuse.
Ils sont contre-indiqués en raison de la douleur intense.
Ils sont réservés à une immunosuppression prolongée.
Ils sont indiqués seulement si une tendinite est associée.

Ils peuvent être indiqués pour cette poussée douloureuse.

Explication

Les lomboradiculalgies hyperalgiques font partie des situations où les corticoïdes peuvent être utilisés, notamment lors des crises douloureuses. Les distracteurs confondent une indication avec une contre-indication, une indication rare ou une autre situation indiquée.

8. Un patient ayant une infection évolutive doit-il recevoir des corticoïdes pour une poussée inflammatoire ?

Non, mais uniquement en cas de vaccination récente.
Oui, si la poussée inflammatoire est suffisamment douloureuse.
Oui, car l’infection constitue une indication immunosuppressive.
Non, l’infection évolutive constitue une contre-indication.

Non, l’infection évolutive constitue une contre-indication.

Explication

Une infection évolutive fait partie des contre-indications aux corticoïdes. Les autres choix minimisent cette contre-indication, inversent le rôle de l’infection ou la confondent avec la vaccination récente par un vaccin vivant.

9. Une personne prend des corticoïdes à dose élevée pendant une période prolongée. Quelle évolution du risque infectieux faut-il anticiper ?

Le risque d’infection est multiplié par trois, avec parfois des infections graves.
Le risque d’infection augmente légèrement, sans lien avec la dose ni la durée.
Le risque d’infection est multiplié par trois surtout après une prise brève à faible dose.
Le risque de diabète est multiplié par trois, avec parfois des infections graves.

Le risque d’infection est multiplié par trois, avec parfois des infections graves.

Explication

Les corticoïdes multiplient par trois le risque d’infection, parfois grave, surtout à dose élevée ou au long cours. Les distracteurs substituent un effet métabolique, minimisent le risque ou inversent les circonstances qui l’accentuent.

10. Quel ensemble correspond aux effets indésirables ostéo-articulaires possibles des corticoïdes ?

Ostéoporose, ostéonécrose et fonte musculaire.
Prise de poids, hyperlipidémie et diabète cortico-induit.
Insomnie, hyperexcitabilité et hallucinations.
Vergetures, atrophie cutanée et hyperpilosité.

Ostéoporose, ostéonécrose et fonte musculaire.

Explication

Les effets ostéo-articulaires mentionnés comprennent l’ostéoporose, l’ostéonécrose et la fonte musculaire. Les distracteurs regroupent des effets dermatologiques, métaboliques ou neuropsychiatriques.

11. Après l’arrêt brutal de ses corticoïdes, un patient présente une asthénie, une hypotension et un malaise. Quelle complication faut-il notamment suspecter ?

Une hémorragie digestive
Un diabète cortico-induit
Une poussée rhumatologique isolée
Une insuffisance surrénalienne

Une insuffisance surrénalienne

Explication

L’arrêt brutal peut entraîner une insuffisance surrénalienne, qui peut se manifester par une asthénie, une hypotension ou un malaise. L’hémorragie digestive relève d’un autre risque, la poussée articulaire est une autre conséquence possible, et le diabète cortico-induit n’explique pas spécifiquement ces signes.

12. Une patiente ayant reçu des corticoïdes pendant une période prolongée doit interrompre son traitement. Quelle conduite de surveillance et de prévention est adaptée ?

Réduire progressivement, informer, rechercher les signes et prescrire systématiquement un AINS
Réduire progressivement, omettre l’information, rechercher les signes et envisager l’hydrocortisone
Réduire progressivement, informer, rechercher les signes et envisager l’hydrocortisone
Arrêter d’un coup, informer, rechercher les signes et envisager l’hydrocortisone

Réduire progressivement, informer, rechercher les signes et envisager l’hydrocortisone

Explication

Après une corticothérapie prolongée, l’arrêt doit être progressif ; il faut informer la patiente, rechercher les signes d’insuffisance surrénalienne et envisager une prévention par hydrocortisone. Un arrêt brutal néglige cette règle, l’AINS ne remplace pas cette prévention, et l’information du patient fait partie de la conduite requise.

13. Un patient présente une poussée inflammatoire localisée et douloureuse au niveau d’une articulation. Quelle stratégie d’utilisation des corticoïdes correspond à leur place en rhumatologie ?

Un AINS prolongé à la place de tout traitement local
Une corticothérapie pour une manifestation rhumatologique non douloureuse
Une corticothérapie prolongée de routine pour prévenir les récidives
Une cure courte ou une infiltration locale dans la zone douloureuse

Une cure courte ou une infiltration locale dans la zone douloureuse

Explication

En rhumatologie, les corticoïdes sont réservés aux poussées douloureuses inflammatoires, en cure courte ou par infiltration locale dans la zone concernée. Une corticothérapie prolongée de routine s’écarte de cette stratégie, l’AINS n’est pas la modalité corticoïde visée, et les manifestations non douloureuses ne correspondent pas à l’indication décrite.

14. Un patient prend un AINS depuis plusieurs semaines et envisage de poursuivre le traitement. Quelle démarche respecte les principes de sécurité applicables aux AINS et aux corticoïdes ?

Évaluer la balance bénéfice-risque, privilégier une cure courte et surveiller cliniquement si le traitement se prolonge
Évaluer la balance bénéfice-risque, privilégier une cure courte et interrompre la surveillance si le traitement se prolonge
Privilégier une cure courte, surveiller cliniquement si le traitement se prolonge et omettre la balance bénéfice-risque
Privilégier une cure prolongée, évaluer la balance bénéfice-risque et surveiller cliniquement

Évaluer la balance bénéfice-risque, privilégier une cure courte et surveiller cliniquement si le traitement se prolonge

Explication

Pour les AINS comme pour les corticoïdes, la balance bénéfice-risque doit être évaluée, les cures de quelques jours sont à privilégier et un traitement prolongé impose une surveillance clinique. Prolonger d’emblée le traitement néglige la préférence pour les cures courtes ; omettre la surveillance ou l’évaluation manque un principe essentiel.

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Quels effets thérapeutiques les AINS exercent-ils ?

Des effets antipyrétique, antalgique et anti-inflammatoire.

Quelle est la rapidité et la solidité de l’efficacité des AINS ?

Elle est rapide et démontrée.

Pour quelles affections les AINS peuvent-ils être prescrits en cure courte ?

Pour une poussée d’arthrose ou une affection microcristalline, péri-articulaire ou rachidienne non infectieuse.

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