QCM : Biais cognitifs et activité physique adaptée (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne cherche des témoignages confirmant son opinion personnelle et, lors d’une réunion, adopte aussi l’avis majoritaire pour s’y conformer. Quel biais correspond à la recherche de témoignages confirmant son opinion ?

Le biais du survivant
Le biais de confirmation
Le biais d’auto-complaisance
Le biais de conformisme

Le biais de confirmation

Explication

Le biais de confirmation conduit à rechercher des éléments qui confortent une croyance personnelle. Le conformisme aligne la pensée sur le groupe, l’auto-complaisance attribue un échec à autrui ou aux circonstances, et le biais du survivant minimise les échecs moins visibles.

2. Une équipe n’étudie que les entreprises qui ont réussi et en conclut que la réussite est très probable, sans examiner celles qui ont échoué. Quel biais de jugement cette conclusion illustre-t-elle ?

Le biais du survivant
Le biais de confirmation
Le biais d’auto-complaisance
Le biais de conformisme

Le biais du survivant

Explication

Le biais du survivant fait surestimer les chances de succès observées et sous-estimer les échecs moins visibles. Le biais de confirmation recherche des éléments favorables à une croyance, le conformisme suit le groupe et l’auto-complaisance rejette la responsabilité d’un échec.

3. Une personne apprend à accueillir ses pensées, à s’accepter et à discerner ce qu’elle peut modifier de ce qu’elle doit accepter. Quelle approche suit-elle ?

L’accompagnement par l’activité physique
La psychothérapie centrée sur les émotions
L’activation comportementale
La thérapie d’acceptation et d’engagement

La thérapie d’acceptation et d’engagement

Explication

La thérapie d’acceptation et d’engagement aide à accueillir les pensées, à s’accepter et à distinguer ce qui peut être changé de ce qui doit être accepté. L’activation comportementale travaille les habitudes et le sentiment de capacité, tandis que l’approche centrée sur les émotions aide à les identifier et à les gérer.

4. Une patiente peine à modifier ses habitudes. Son accompagnement prévoit des séances avec retour d’information et des expériences de maîtrise pour renforcer son sentiment de capacité. Quelle approche est mise en œuvre ?

L’activation comportementale
La psychothérapie centrée sur les émotions
La thérapie d’acceptation et d’engagement
La prescription d’activité physique

L’activation comportementale

Explication

L’activation comportementale vise à modifier les habitudes grâce à des séances avec feedback et à des expériences de maîtrise qui renforcent le sentiment « je suis capable de ». L’acceptation et l’engagement travaillent l’accueil des pensées et les possibilités de changement, tandis que l’approche centrée sur les émotions porte sur leur identification et leur gestion.

5. Que rapporte la méta-analyse de Kvam et al. sur l’activité physique chez les personnes présentant un profil dépressif ?

Elle agit principalement en réduisant les douleurs musculaires associées.
Elle peut produire des effets comparables à ceux des antidépresseurs.
Elle est efficace lorsqu’elle remplace les traitements psychothérapeutiques.
Elle améliore surtout le sommeil sans modifier les symptômes dépressifs.

Elle peut produire des effets comparables à ceux des antidépresseurs.

Explication

La méta-analyse indique que l’activité physique peut avoir des effets comparables à ceux des antidépresseurs chez les personnes présentant un profil dépressif. La réduction des douleurs musculaires est évoquée à propos du yoga, mais ce n’est pas le résultat central de cette méta-analyse.

6. Quelle étude rapporte une diminution marquée de l’anxiété état et de l’anxiété trait après une intervention de yoga ?

L’étude de Fabiano N. Gupta et al. publiée en 2023
L’étude de Nora Kerekes publiée en 2024
L’étude de Svan et al. publiée en 2019
L’étude de Kandola et al. publiée en 2019

L’étude de Nora Kerekes publiée en 2024

Explication

L’étude de Nora Kerekes, publiée en 2024, rapporte une baisse marquée des deux formes d’anxiété après une intervention de yoga. L’étude de Fabiano N. Gupta et ses collègues porte sur l’activité physique adaptée et les symptômes dépressifs, plutôt que sur cette baisse de l’anxiété après le yoga.

7. Quel est l’objectif principal d’un programme d’activité physique adapté à une personne dépressive ?

Imposer une activité standardisée afin de comparer les progrès entre les participants
Tenir compte de ses besoins et de ses intérêts afin d’éviter un exercice qui lui cause du stress
Augmenter progressivement l’intensité afin de privilégier les objectifs les plus exigeants
Maximiser la durée des séances afin d’obtenir rapidement des bénéfices psychologiques

Tenir compte de ses besoins et de ses intérêts afin d’éviter un exercice qui lui cause du stress

Explication

Un programme adapté s’appuie sur les besoins du patient et sur une activité qui l’intéresse, ce qui limite le risque de stress lié à un exercice inadapté à son vécu. Une activité standardisée peut négliger ces préférences et réduire l’adhésion à long terme.

8. Dans l’étude de Svan et al., publiée en quelle année, les patients choisissant un objectif d’activité physique adapté à leurs préférences obtiennent-ils de meilleurs résultats à long terme ?

En 2019
En 2023
En 2024
En 2016

En 2019

Explication

L’étude de Svan et al. date de 2019 et rapporte de meilleurs résultats à long terme lorsque l’objectif choisi correspond au patient. L’année 2016 correspond à la méta-analyse de Kvam et al., qui porte sur les effets de l’activité physique sur la dépression.

9. Quelle distinction sépare un comportement situationnel d’un comportement organisé en fonction d’un objectif ?

Le premier dépend des objectifs à atteindre, tandis que le second varie selon la situation rencontrée.
Le premier permet l’adaptation à différentes situations, tandis que le second correspond à toute action répétée.
Le premier varie selon la situation rencontrée, tandis que le second s’organise selon les objectifs à atteindre.
Le premier suit un ordre fixe d’actions, tandis que le second enchaîne des actions au cours d’une journée.

Le premier varie selon la situation rencontrée, tandis que le second s’organise selon les objectifs à atteindre.

Explication

Un comportement situationnel dépend du contexte rencontré, alors qu’un comportement d’action est structuré par les objectifs visés. Un comportement ordonné, contrairement à ce que suggère un distracteur, désigne plutôt des actions réalisées dans un certain ordre.

10. Une personne attribue ses réussites à ses propres compétences, mais explique ses échecs par les circonstances ou par les autres. Quelle conséquence du biais d’auto-complaisance cette personne manifeste-t-elle ?

Elle croit que la plupart des personnes partagent ses opinions personnelles.
Elle accorde plus de poids aux expériences négatives qu’aux expériences positives.
Elle protège son image personnelle en externalisant la responsabilité de ses échecs.
Elle surestime la fréquence des réussites parce que les échecs sont moins visibles.

Elle protège son image personnelle en externalisant la responsabilité de ses échecs.

Explication

Le biais d’auto-complaisance conduit à attribuer ses échecs aux autres ou aux circonstances, ce qui préserve une image favorable de soi. Le biais du survivant concerne plutôt la surestimation des chances de succès lorsque les échecs sont moins visibles.

11. Une personne éprouve de la frustration et du stress lors de conflits avec ses proches. Quelle approche peut l’aider à identifier et à gérer ces émotions ?

La thérapie d’acceptation et d’engagement
L’activation comportementale
La psychothérapie centrée sur les émotions
La psychothérapie de résolution de problèmes

La psychothérapie centrée sur les émotions

Explication

La psychothérapie centrée sur les émotions vise notamment à identifier et à gérer les émotions, le stress, la frustration et les conflits avec les proches. La thérapie d’acceptation et d’engagement porte plutôt sur l’accueil des pensées et la distinction entre ce qui peut être changé et ce qui doit être accepté.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Biais cognitifs et activité physique adaptée.

Qu’est-ce qu’un biais cognitif ?

Une déviation de la pensée logique conventionnelle qui peut fausser la perception et les décisions.

Quel psychologue est associé à l’étude des biais cognitifs à partir de 1970 ?

Daniel Kahneman.

Que propose l’exemple de lombalgie chronique lorsque certains facteurs ne peuvent être modifiés immédiatement ?

S’engager dans l’activité physique.

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