QCM : Antibiorésistance et lutte — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’antibiorésistance chez une bactérie ?

La faculté à rendre un virus insensible à un vaccin
La capacité à absorber plus rapidement un médicament
La capacité à devenir insensible à l’action d’un antibiotique
La capacité à produire davantage de cellules immunitaires

La capacité à devenir insensible à l’action d’un antibiotique

Explication

L’antibiorésistance décrit la perte d’efficacité d’un antibiotique contre une bactérie qui y était destinée. La sensibilité correspond au contraire à une situation où l’antibiotique agit sur la bactérie.

2. Quelle distinction caractérise une bactérie sensible et une bactérie résistante face à un antibiotique ?

La bactérie sensible transmet ses gènes, tandis que la bactérie résistante les détruit
L’antibiotique agit sur la bactérie sensible, mais n’agit plus sur la bactérie résistante
L’antibiotique agit sur la bactérie résistante, mais n’agit plus sur la bactérie sensible
La bactérie sensible provoque une infection virale, tandis que la résistante provoque une infection bactérienne

L’antibiotique agit sur la bactérie sensible, mais n’agit plus sur la bactérie résistante

Explication

Une bactérie sensible répond à l’action de l’antibiotique, tandis qu’une bactérie résistante n’y répond plus. Confondre ces deux situations inverse précisément la définition de la sensibilité et de la résistance.

3. Quel est le rôle principal d’un antibiogramme réalisé sur une bactérie ?

Déterminer les antibiotiques auxquels la bactérie est sensible ou résistante
Mesurer la quantité d’anticorps produite après une infection bactérienne
Identifier le virus responsable d’un rhume ou d’une grippe
Évaluer la vitesse de multiplication des cellules humaines

Déterminer les antibiotiques auxquels la bactérie est sensible ou résistante

Explication

L’antibiogramme teste la réponse d’une bactérie à différents antibiotiques afin d’identifier ceux qui peuvent être efficaces. Il ne sert pas à mesurer une réponse immunitaire ni à identifier directement un virus.

4. Quelle différence oppose la résistance naturelle à la résistance acquise ?

La résistance naturelle résulte d’un traitement, tandis que la résistance acquise existe avant tout contact avec un antibiotique
La résistance naturelle est innée, tandis que la résistance acquise apparaît chez une bactérie auparavant sensible
La résistance naturelle disparaît après mutation, tandis que la résistance acquise reste indépendante du matériel génétique
La résistance naturelle concerne les virus, tandis que la résistance acquise concerne les bactéries

La résistance naturelle est innée, tandis que la résistance acquise apparaît chez une bactérie auparavant sensible

Explication

La résistance naturelle existe d’emblée chez certaines bactéries vis-à-vis de certaines familles d’antibiotiques, alors que la résistance acquise apparaît après une modification ou un transfert génétique. La résistance acquise n’est donc pas une propriété présente dès l’origine.

5. Par quels moyens une bactérie auparavant sensible peut-elle acquérir une résistance à un antibiotique ?

Par une infection virale ou par une production accrue d’anticorps
Par une mutation génétique ou par un transfert de gènes de résistance
Par une exposition à l’air ou par une modification de sa couleur
Par une diminution de sa température ou par une augmentation de son volume

Par une mutation génétique ou par un transfert de gènes de résistance

Explication

La résistance acquise peut apparaître lorsqu’une mutation modifie le génome bactérien ou lorsqu’un transfert apporte des gènes de résistance provenant d’une autre bactérie. Une simple variation de température ou de volume ne constitue pas l’un des mécanismes décrits.

6. Que se passe-t-il lorsqu’une bactérie résistante se multiplie ?

Sa descendance devient automatiquement sensible à toutes les familles d’antibiotiques
Sa descendance perd son matériel génétique avant de former de nouvelles cellules
Sa descendance transmet la résistance aux cellules humaines voisines
Sa descendance reçoit la résistance aux antibiotiques portée par la bactérie parentale

Sa descendance reçoit la résistance aux antibiotiques portée par la bactérie parentale

Explication

La multiplication d’une bactérie résistante permet la transmission de cette caractéristique à sa descendance. La résistance reste ainsi présente dans la population bactérienne, sans être transférée directement aux cellules humaines.

7. Pourquoi l’utilisation d’antibiotiques contre un rhume ou une grippe peut-elle favoriser l’antibiorésistance ?

Parce que les virus transforment directement chaque antibiotique en vaccin protecteur
Parce que les antibiotiques rendent les bactéries responsables des rhumes plus sensibles
Parce que le traitement antiviral augmente la croissance des bactéries dans les tissus
Parce que ces infections virales ne sont pas ciblées par les antibiotiques, ce qui favorise une pression de sélection inutile

Parce que ces infections virales ne sont pas ciblées par les antibiotiques, ce qui favorise une pression de sélection inutile

Explication

Le rhume et la grippe sont des infections virales, contre lesquelles les antibiotiques ne sont pas utiles, et leur emploi inutile favorise la sélection de bactéries résistantes. Un antibiotique ne transforme pas un virus en vaccin et n’a pas d’action antivirale attendue.

8. Quel effet peut avoir l’interruption précoce ou irrégulière d’un traitement antibiotique ?

Elle transforme rapidement les bactéries résistantes en bactéries sensibles grâce à la baisse des doses
Elle élimine d’abord les bactéries les moins sensibles et empêche toute adaptation de la population
Elle empêche la transmission des caractères de résistance lors des divisions bactériennes
Elle laisse survivre les bactéries les moins sensibles, qui peuvent se multiplier et devenir pleinement résistantes

Elle laisse survivre les bactéries les moins sensibles, qui peuvent se multiplier et devenir pleinement résistantes

Explication

Une prise trop précoce interrompue ou irrégulière peut laisser en vie les bactéries les moins sensibles, qui développent une résistance complète et se multiplient. Le traitement incomplet ne garantit donc pas l’élimination des bactéries les plus difficiles à combattre.

9. Quelle conséquence clinique caractérise une infection bactérienne devenue résistante aux antibiotiques ?

La maladie dure plus longtemps et peut entraîner des complications nécessitant davantage de consultations
La maladie reste stable mais demande moins de suivi médical
La maladie guérit plus vite grâce à une réponse immunitaire renforcée
La maladie devient virale et ne provoque plus de complications

La maladie dure plus longtemps et peut entraîner des complications nécessitant davantage de consultations

Explication

L’antibiorésistance peut prolonger la maladie, compliquer son évolution et entraîner des consultations médicales supplémentaires. Une infection résistante ne guérit donc pas plus rapidement et ne change pas de nature pour devenir virale.

10. Quel risque grave l’antibiorésistance peut-elle entraîner pour une infection bactérienne auparavant facile à traiter ?

Une diminution des symptômes grâce à une dose réduite
Un décès malgré l’existence antérieure de traitements efficaces
Une transmission limitée par l’absence de traitement antibiotique
Une guérison spontanée après une période d’observation

Un décès malgré l’existence antérieure de traitements efficaces

Explication

L’antibiorésistance peut rendre une infection bactérienne auparavant facile à traiter suffisamment difficile à contrôler pour provoquer un décès. La résistance n’entraîne pas une guérison spontanée ni une réduction des symptômes.

11. Quel est le rôle du Plan d’action mondial de l’OMS contre la résistance aux antimicrobiens ?

Fournir un cadre mondial qui guide l’élaboration des plans nationaux
Financer directement chaque traitement administré dans les hôpitaux
Remplacer les autorités nationales dans la prescription des antibiotiques
Imposer un protocole identique pour chaque pays et chaque infection

Fournir un cadre mondial qui guide l’élaboration des plans nationaux

Explication

Le plan de l’OMS constitue un cadre mondial reposant sur cinq objectifs pour orienter les plans nationaux. Il ne remplace pas les autorités de chaque pays et ne prescrit pas directement les traitements individuels.

12. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq objectifs du Plan d’action mondial de l’OMS ?

Dépister, hospitaliser, vacciner, commercialiser les médicaments et réduire les consultations
Sensibiliser, augmenter les prescriptions, traiter les symptômes, limiter la recherche et réduire les investissements
Sensibiliser, renforcer les connaissances, prévenir les infections, optimiser les médicaments et investir durablement
Renforcer les connaissances, développer les traitements, supprimer la prévention, standardiser les soins et réduire les campagnes

Sensibiliser, renforcer les connaissances, prévenir les infections, optimiser les médicaments et investir durablement

Explication

Les cinq objectifs portent sur la sensibilisation, les connaissances, la réduction des infections, l’usage optimal des médicaments et les investissements durables. Les autres ensembles remplacent certains objectifs par des actions qui ne correspondent pas au plan mondial.

13. Pourquoi la réduction de l’incidence des infections contribue-t-elle à limiter l’antibiorésistance ?

Parce qu’elle diminue le nombre de situations nécessitant un recours aux antibiotiques
Parce qu’elle accélère la guérison des infections déjà résistantes sans prévention préalable
Parce qu’elle remplace les antibiotiques par des médicaments systématiquement plus puissants
Parce qu’elle rend les bactéries sensibles sans modifier le recours aux traitements

Parce qu’elle diminue le nombre de situations nécessitant un recours aux antibiotiques

Explication

Prévenir davantage d’infections réduit les besoins en antibiotiques, ce qui limite la sélection et la diffusion de résistances. Le traitement d’une infection existante peut au contraire nécessiter un antibiotique et ne constitue pas en lui-même une prévention.

14. Quelle pratique favorise une prise correcte d’un antibiotique prescrit ?

Le prendre aux heures prévues et poursuivre la durée totale indiquée, même en cas d’amélioration
Le demander pour une infection virale afin de prévenir une éventuelle complication bactérienne
Le prendre à des horaires variables puis prolonger le traitement selon son propre jugement
Le prendre lorsque les symptômes réapparaissent et arrêter dès qu’ils diminuent

Le prendre aux heures prévues et poursuivre la durée totale indiquée, même en cas d’amélioration

Explication

Respecter les horaires fixes maintient une concentration appropriée du médicament, et suivre toute la durée prescrite évite d’interrompre prématurément le traitement. Une infection virale ne justifie pas une demande d’antibiotique sans vérification d’une origine bactérienne.

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Mémorisez les réponses avec 31 flashcards sur Antibiorésistance et lutte.

Qu'est-ce que l'antibiorésistance ?

C'est la capacité d'une bactérie à devenir insensible aux antibiotiques.

Quelle différence entre bactérie sensible et résistante ?

L'antibiotique agit sur la sensible mais pas sur la résistante.

Qu'est-ce qu'un antibiogramme ?

C'est un test déterminant la sensibilité ou résistance d'une bactérie aux antibiotiques.

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