QCM : Antihypertenseurs et conseils associés — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme explique l’effet antihypertenseur des inhibiteurs calciques ?

Ils augmentent l’excrétion rénale du sodium et diminuent la volémie.
Ils inhibent l’enzyme de conversion et réduisent la formation d’angiotensine II.
Ils bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques et réduisent le débit cardiaque.
Ils antagonisent le calcium et provoquent le relâchement des fibres musculaires vasculaires.

Ils antagonisent le calcium et provoquent le relâchement des fibres musculaires vasculaires.

Explication

Les inhibiteurs calciques antagonisent le calcium, entraînent le relâchement des fibres musculaires lisses vasculaires et provoquent une vasodilatation. La réduction du débit cardiaque relève des bêta-bloquants, tandis que les deux autres mécanismes correspondent aux diurétiques et aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

2. Comment les diurétiques diminuent-ils la pression artérielle ?

Ils bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques, ce qui ralentit le cœur.
Ils diminuent la production d’angiotensine II, ce qui réduit la vasoconstriction.
Ils relâchent les fibres musculaires vasculaires, ce qui élargit les artères.
Ils augmentent l’élimination urinaire du sodium et de l’eau, ce qui réduit la volémie.

Ils augmentent l’élimination urinaire du sodium et de l’eau, ce qui réduit la volémie.

Explication

Les diurétiques favorisent l’élimination du sodium et de l’eau, diminuent ainsi la volémie et abaissent la pression artérielle. Le ralentissement cardiaque correspond surtout aux bêta-bloquants, tandis que les deux autres mécanismes concernent les inhibiteurs calciques et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

3. Quelle stratégie constitue une première intention dans le traitement de l’hypertension artérielle ?

Une trithérapie à associations libres, privilégiant plusieurs classes prescrites séparément
Une monothérapie ou une bithérapie à associations fixes, privilégiant certaines classes recommandées
Une bithérapie réservée aux patients présentant une hypotension persistante
Une monothérapie fondée sur un bêtabloquant, quelle que soit la situation clinique

Une monothérapie ou une bithérapie à associations fixes, privilégiant certaines classes recommandées

Explication

La prise en charge initiale peut reposer sur une monothérapie ou une bithérapie à associations fixes, notamment avec des diurétiques thiazidiques, des inhibiteurs calciques ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Une trithérapie libre ne correspond pas à la stratégie de première intention décrite.

4. Quelles sont les cinq principales classes pharmacologiques d’antihypertenseurs ?

Les diurétiques, les anticoagulants, les inhibiteurs calciques, les fibrates et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine
Les inhibiteurs calciques, les corticoïdes, les bêta-bloquants, les antidiabétiques et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine
Les bêta-bloquants, les statines, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les antiagrégants et les diurétiques
Les diurétiques, les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine

Les diurétiques, les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine

Explication

Les cinq classes principales comprennent les diurétiques, les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine. Les autres propositions mélangent des antihypertenseurs avec des médicaments d’autres classes thérapeutiques.

5. Selon les valeurs de l’OMS indiquées, quelles valeurs définissent une hypertension artérielle ?

Une pression systolique d’au moins 140 mm Hg et une pression diastolique d’au moins 90 mm Hg
Une pression systolique d’au moins 130 mm Hg et une pression diastolique d’au moins 80 mm Hg
Une pression systolique supérieure à 150 mm Hg et une pression diastolique supérieure à 95 mm Hg
Une pression systolique d’au moins 140 mm Hg avec une pression diastolique inférieure à 90 mm Hg

Une pression systolique d’au moins 140 mm Hg et une pression diastolique d’au moins 90 mm Hg

Explication

Le seuil indiqué associe une pression artérielle systolique supérieure ou égale à 140 mm Hg et une pression diastolique supérieure ou égale à 90 mm Hg. Une systolique élevée avec une diastolique inférieure au seuil ne correspond pas à la définition donnée ici.

6. Dans quelle situation les inhibiteurs de l’enzyme de conversion sont-ils contre-indiqués ?

En cas d’hypernatrémie isolée
Pendant la grossesse
En cas d’hypokaliémie légère
En cas de tachycardie sinusale

Pendant la grossesse

Explication

La grossesse fait partie des contre-indications des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, au même titre que l’antécédent d’angioœdème, l’hyperkaliémie et l’insuffisance rénale sévère. Une hypokaliémie légère, une tachycardie sinusale ou une hypernatrémie isolée ne figurent pas parmi les situations citées.

7. Quelle surveillance est adaptée chez un patient traité par bêta-bloquant ?

La natrémie, la kaliémie, la calcémie et la température corporelle
La tension artérielle, la fréquence cardiaque, les signes respiratoires et la glycémie s’il est diabétique
Les signes de vasodilatation périphérique, la diurèse et la pression intraoculaire
La fonction hépatique, la densité osseuse et la saturation en oxygène

La tension artérielle, la fréquence cardiaque, les signes respiratoires et la glycémie s’il est diabétique

Explication

La surveillance des bêta-bloquants porte sur la tension artérielle, la fréquence cardiaque et les signes respiratoires, avec une attention particulière à la glycémie chez les patients diabétiques. La natrémie et la kaliémie concernent surtout la surveillance des diurétiques, tandis que les signes de vasodilatation périphérique sont particulièrement suivis avec les inhibiteurs calciques.

8. Quel énoncé distingue correctement certains signes d’hypertension et d’hypotension ?

Les céphalées, le malaise et le saignement de nez sont mentionnés pour l’hypertension, tandis que les vertiges évoquent l’hypotension
Le saignement de nez et les vertiges caractérisent l’hypertension, tandis que les céphalées imposent de se lever lentement
Les vertiges, les céphalées et le saignement de nez caractérisent l’hypertension, tandis que le malaise évoque l’hypotension
Le malaise et les vertiges caractérisent l’hypertension, tandis que les céphalées indiquent une hypotension

Les céphalées, le malaise et le saignement de nez sont mentionnés pour l’hypertension, tandis que les vertiges évoquent l’hypotension

Explication

Les signes mentionnés de l’hypertension sont les céphalées, le malaise et le saignement de nez, alors que les vertiges sont associés à l’hypotension. En cas de vertiges, il est recommandé de se lever lentement afin de limiter le risque lié à l’hypotension.

9. Quelle situation contre-indique spécifiquement la spironolactone ?

Une hypokaliémie
Une hyperkaliémie
Une tachycardie isolée
Une hypernatrémie

Une hyperkaliémie

Explication

La spironolactone, qui épargne le potassium, est contre-indiquée en cas d’hyperkaliémie en raison du risque d’aggraver l’excès de potassium. L’insuffisance rénale contre-indique également certains diurétiques, mais elle ne remplace pas la contre-indication spécifique liée à l’hyperkaliémie pour la spironolactone.

10. Quel effet résulte principalement du blocage des récepteurs bêta-adrénergiques par les bêta-bloquants ?

Une diminution de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque
Une augmentation de l’élimination urinaire du sodium et de l’eau
Une diminution de la sécrétion d’aldostérone par inhibition enzymatique
Un relâchement des fibres musculaires lisses des vaisseaux

Une diminution de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque

Explication

Le blocage des récepteurs bêta-adrénergiques ralentit la fréquence cardiaque et réduit le débit cardiaque, ce qui contribue à faire baisser la pression artérielle. La vasodilatation des fibres musculaires lisses est principalement liée aux inhibiteurs calciques.

11. Pourquoi les associations fixes sont-elles préférées aux associations libres dans le traitement antihypertenseur ?

Elles remplacent les mesures hygiéno-diététiques lorsque la tension se normalise
Elles suppriment le besoin de surveiller la tension et les paramètres biologiques
Elles permettent d’augmenter chaque dose individuelle afin d’obtenir un effet plus rapide
Elles utilisent de petites doses unitaires qui réduisent les effets indésirables et favorisent l’observance

Elles utilisent de petites doses unitaires qui réduisent les effets indésirables et favorisent l’observance

Explication

Les associations fixes combinent de petites doses de chaque principe actif, ce qui contribue à limiter les effets indésirables et à améliorer l’observance. Les associations libres ne sont pas présentées comme apportant ces avantages spécifiques.

12. Que doit faire un patient hypertendu lorsque sa tension se normalise ou qu’une fatigue passagère apparaît au début du traitement ?

Arrêter le traitement pendant quelques jours afin d’évaluer l’évolution
Diminuer progressivement les doses selon l’intensité ressentie des symptômes
Remplacer le traitement par une activité physique sans demander d’avis médical
Poursuivre le traitement et maintenir un suivi biologique régulier

Poursuivre le traitement et maintenir un suivi biologique régulier

Explication

La normalisation de la tension et une fatigue passagère initiale ne justifient pas l’arrêt spontané du traitement, qui doit s’accompagner d’un suivi biologique régulier. Une modification thérapeutique doit relever d’une décision médicale encadrée.

13. Quelle association entre une classe d’antihypertenseurs et sa terminaison médicamenteuse est correcte ?

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion se terminent généralement par -dipine.
Les inhibiteurs calciques se terminent généralement par -sartan.
Les bêta-bloquants se terminent généralement par -olol.
Les bêta-bloquants se terminent généralement par -pril.

Les bêta-bloquants se terminent généralement par -olol.

Explication

Les bêta-bloquants portent généralement une terminaison en -olol, tandis que les inhibiteurs calciques se terminent souvent par -dipine, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion par -pril et les antagonistes de l’angiotensine par -sartan. Le vérapamil et le diltiazem sont des exceptions à la terminaison habituelle des inhibiteurs calciques, mais cela ne modifie pas les autres associations.

14. Quelle situation constitue une contre-indication des bêta-bloquants plutôt qu’une simple précaution d’emploi ?

Une hypercholestérolémie
Une déshydratation modérée
L’asthme
Le diabète équilibré

L’asthme

Explication

L’asthme constitue une contre-indication des bêta-bloquants en raison du risque de bronchospasme. Chez une personne diabétique, ces médicaments demandent une précaution car ils peuvent masquer les signes d’hypoglycémie, mais le diabète n’est pas présenté comme une contre-indication générale.

15. Quel effet indésirable faut-il particulièrement associer aux diurétiques épargneurs du potassium, comme la spironolactone ?

Un bronchospasme
Une bradycardie
Une hyperkaliémie
Une hypoglycémie

Une hyperkaliémie

Explication

Les diurétiques épargneurs du potassium peuvent entraîner une hyperkaliémie, car ils limitent l’élimination rénale de ce minéral. La bradycardie et le bronchospasme sont des effets indésirables associés aux bêta-bloquants, tandis que l’hypoglycémie fait partie des effets possibles de cette même classe.

16. Quelle combinaison de mesures alimentaires est recommandée chez une personne hypertendue ?

Supprimer les petits poissons gras, tout en privilégiant la charcuterie et les boissons alcoolisées modérées
Réduire les fruits et légumes, tout en augmentant le sel et les viandes maigres pour préserver l’énergie
Réduire le sel, l’alcool, les viandes grasses et la charcuterie, tout en privilégiant fruits, légumes et petits poissons gras
Conserver les apports habituels, car les mesures alimentaires concernent surtout les patients hypotendus

Réduire le sel, l’alcool, les viandes grasses et la charcuterie, tout en privilégiant fruits, légumes et petits poissons gras

Explication

Les recommandations associent la réduction du sel, de l’alcool, des viandes grasses et de la charcuterie à une consommation accrue de fruits, de légumes et de petits poissons gras riches en oméga 3. Les autres propositions inversent ou écartent plusieurs éléments de cette orientation alimentaire.

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Quelles sont les cinq classes principales d’antihypertenseurs ?

Diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs calciques, IEC, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine.

Quand prend-on habituellement les diurétiques ?

Le matin.

Quelle terminaison médicamenteuse caractérise les bêta-bloquants ?

-olol.

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