QCM : Antithrombotiques : indications et surveillance (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes concernant les indications artérielles des antithrombotiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’artériopathie des membres inférieurs constitue une indication artérielle.
Le syndrome coronaire aigu constitue une indication artérielle des antithrombotiques.
L’embolie pulmonaire figure parmi les indications artérielles des antithrombotiques.
L’accident vasculaire cérébral ischémique fait partie des indications artérielles.
La phlébite est classée parmi les indications artérielles des antithrombotiques.

L’artériopathie des membres inférieurs constitue une indication artérielle. · Le syndrome coronaire aigu constitue une indication artérielle des antithrombotiques. · L’accident vasculaire cérébral ischémique fait partie des indications artérielles.

Explication

Le syndrome coronaire aigu, l’AVC ischémique et l’artériopathie des membres inférieurs sont des indications artérielles. L’embolie pulmonaire et la phlébite relèvent des indications veineuses.

2. Les indications veineuses des antithrombotiques comprennent :

L’artériopathie des membres inférieurs constituant une atteinte veineuse aiguë.
La prévention des événements artériels après un accident vasculaire cérébral ischémique.
La prévention thromboembolique en présence d’une situation à risque.
Les épisodes aigus de maladie thromboembolique veineuse, notamment la phlébite.
Le syndrome coronaire aigu classé parmi les épisodes veineux aigus.

La prévention thromboembolique en présence d’une situation à risque. · Les épisodes aigus de maladie thromboembolique veineuse, notamment la phlébite.

Explication

Les indications veineuses comprennent les épisodes aigus de maladie thromboembolique veineuse et la prévention en situation à risque. L’AVC ischémique, l’artériopathie et le syndrome coronaire aigu relèvent des indications artérielles.

3. Concernant les mécanismes des classes d’antithrombotiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les thrombolytiques empêchent l’activation des plaquettes pour former le clou plaquettaire.
Les antiplaquettaires empêchent la formation ou l’extension du caillot plasmatique.
Les anticoagulants ciblent les protéines de coagulation et limitent le caillot plasmatique.
Les anticoagulants lysent le caillot de fibrine déjà formé.
Les antiplaquettaires agissent sur les plaquettes et entravent la formation du clou plaquettaire.

Les anticoagulants ciblent les protéines de coagulation et limitent le caillot plasmatique. · Les antiplaquettaires agissent sur les plaquettes et entravent la formation du clou plaquettaire.

Explication

Les antiplaquettaires agissent sur les plaquettes et le clou plaquettaire, tandis que les anticoagulants ciblent les protéines de coagulation et limitent le caillot plasmatique. La lyse du caillot de fibrine est l’action des thrombolytiques.

4. Après l’arrêt d’un traitement antiplaquettaire, quelle durée d’inhibition plaquettaire est à envisager ?

L’inhibition peut persister jusqu’à la fin de vie de la plaquette.
La durée de vie plaquettaire associée à l’inhibition est de 15 à 20 jours.
L’inhibition peut se maintenir plusieurs jours après l’arrêt du traitement.
L’inhibition cesse généralement dès l’élimination du médicament dans le plasma.
L’effet antiplaquettaire disparaît dès le renouvellement des récepteurs de l’ADP.

L’inhibition peut persister jusqu’à la fin de vie de la plaquette. · L’inhibition peut se maintenir plusieurs jours après l’arrêt du traitement.

Explication

L’inhibition persiste jusqu’à la fin de vie de la plaquette, soit cinq à dix jours, et peut donc durer plusieurs jours après l’arrêt. Elle ne cesse pas nécessairement avec l’élimination plasmatique du médicament, et la durée indiquée n’est pas de quinze à vingt jours.

5. Les indications de l’aspirine en prévention cardiovasculaire comprennent :

La prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral.
La prévention primaire chez les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé.
La prévention primaire chez tous les patients sans considération de leur risque cardiovasculaire.
La prévention secondaire après une embolie pulmonaire veineuse.
La prévention secondaire après un syndrome coronaire aigu.

La prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral. · La prévention primaire chez les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé. · La prévention secondaire après un syndrome coronaire aigu.

Explication

L’aspirine est indiquée en prévention primaire chez les patients à risque cardiovasculaire élevé et en prévention secondaire après un AVC ou un syndrome coronaire aigu. L’indication de prévention primaire n’est pas étendue à tous les patients, et l’embolie pulmonaire n’est pas citée comme indication de prévention secondaire.

6. Concernant le clopidogrel dans les situations coronaires et les contre-indications à l’aspirine :

En cas de contre-indication à l’aspirine, le clopidogrel peut prévenir la thrombose artérielle.
Le clopidogrel est associé à l’aspirine dans les syndromes coronaires aigus.
Une contre-indication à l’aspirine exclut le recours au clopidogrel.
Le clopidogrel est associé à l’aspirine pour prévenir une thrombose veineuse aiguë.
Dans un syndrome coronaire aigu, le clopidogrel se substitue à l’aspirine en routine.

En cas de contre-indication à l’aspirine, le clopidogrel peut prévenir la thrombose artérielle. · Le clopidogrel est associé à l’aspirine dans les syndromes coronaires aigus.

Explication

Dans le syndrome coronaire aigu, le clopidogrel est utilisé avec l’aspirine ; en cas de contre-indication à celle-ci, il peut servir à prévenir la thrombose artérielle. Il ne se substitue donc pas à l’aspirine dans le premier contexte, et l’indication décrite concerne la thrombose artérielle.

7. Quel effet des héparines sur l’antithrombine explique leur action anticoagulante ?

Les héparines diminuent d’un facteur 1 000 l’activité de l’antithrombine.
La potentialisation de l’antithrombine accélère la formation du caillot.
L’action des héparines favorise l’extension du caillot plasmatique.
L’antithrombine est un inhibiteur physiologique de la coagulation.
Les héparines potentialisent d’un facteur 1 000 l’activité de l’antithrombine.

L’antithrombine est un inhibiteur physiologique de la coagulation. · Les héparines potentialisent d’un facteur 1 000 l’activité de l’antithrombine.

Explication

Les héparines potentialisent d’un facteur 1 000 l’antithrombine, qui inhibe physiologiquement la coagulation ; cela ralentit la coagulation et limite la formation ou l’extension du caillot. Elles ne diminuent pas cette activité et ne favorisent pas l’extension du caillot.

8. Pour un traitement curatif, quelle comparaison entre HNF et HBPM est exacte ?

En traitement curatif, la dose d’HBPM est ajustée au poids.
L’effet anticoagulant de l’HNF varie entre individus et nécessite une adaptation biologique.
Les HBPM ont un effet plus prévisible que l’HNF.
La demi-vie des HBPM est de 90 minutes.
L’effet de l’HNF est prévisible et conduit généralement à une dose fixe.

En traitement curatif, la dose d’HBPM est ajustée au poids. · L’effet anticoagulant de l’HNF varie entre individus et nécessite une adaptation biologique. · Les HBPM ont un effet plus prévisible que l’HNF.

Explication

En traitement curatif, la dose des HBPM est ajustée au poids. Leur effet anticoagulant est plus prévisible que celui de l’HNF, dont l’effet varie entre individus et nécessite une adaptation biologique. La demi-vie des HBPM est de 3 à 4 heures, et non de 90 minutes. L’effet de l’HNF n’est pas prévisible et ne conduit pas généralement à une dose fixe.

9. À propos du risque de thrombopénie induite par l’héparine :

Le risque est plus élevé avec les HBPM qu’avec l’HNF.
Le fondaparinux présente un risque comparable à celui de l’HNF.
Le fondaparinux n’est pas associé à ce risque selon les données indiquées.
Le risque de thrombopénie induite par l’héparine est identique avec HNF et HBPM.
Le risque est moindre avec les HBPM qu’avec l’HNF.

Le fondaparinux n’est pas associé à ce risque selon les données indiquées. · Le risque est moindre avec les HBPM qu’avec l’HNF.

Explication

Le risque de thrombopénie induite par l’héparine est moindre avec les HBPM qu’avec l’HNF et n’est pas observé avec le fondaparinux. Il n’est donc ni supérieur avec les HBPM ni identique entre HNF et HBPM.

10. Concernant les injections intramusculaires chez un patient anticoagulé :

Une injection intramusculaire est acceptable sous traitement par antivitamine K.
Une injection intramusculaire est autorisée sous traitement par héparine non fractionnée.
Une injection intramusculaire est possible avec un anticoagulant oral direct.
Une injection intramusculaire est contre-indiquée quel que soit l’anticoagulant utilisé.
Une injection intramusculaire est à éviter chez un patient traité par anticoagulant.

Une injection intramusculaire est contre-indiquée quel que soit l’anticoagulant utilisé. · Une injection intramusculaire est à éviter chez un patient traité par anticoagulant.

Explication

Toute injection intramusculaire ne doit pas être réalisée chez un patient traité par anticoagulant, quel qu’il soit. Elle n’est donc autorisée ni sous héparine, ni sous anticoagulant oral direct, ni sous antivitamine K.

11. Concernant le schéma d’HBPM à deux injections quotidiennes à dose curative :

Chaque injection apporte 100 UI anti-Xa par kilogramme de poids.
Ce schéma peut également traiter un syndrome coronaire aigu.
Ce schéma peut traiter une embolie pulmonaire.
Il peut être utilisé pour traiter une thrombose veineuse profonde.
Les injections sont administrées à intervalles de 12 heures.

Chaque injection apporte 100 UI anti-Xa par kilogramme de poids. · Ce schéma peut également traiter un syndrome coronaire aigu. · Ce schéma peut traiter une embolie pulmonaire. · Il peut être utilisé pour traiter une thrombose veineuse profonde. · Les injections sont administrées à intervalles de 12 heures.

Explication

Le schéma indiqué est de 100 UI anti-Xa par kilogramme toutes les 12 heures. Il concerne le traitement de la thrombose veineuse profonde, de l’embolie pulmonaire et du syndrome coronaire aigu.

12. En présence d’une insuffisance rénale chez un patient nécessitant une anticoagulation :

Le fondaparinux curatif peut être utilisé sans restriction en insuffisance rénale sévère.
Les HBPM sont contre-indiquées dès que l’insuffisance rénale est modérée.
Les HBPM peuvent nécessiter un dosage anti-Xa et une adaptation posologique.
Les HBPM appellent des précautions et une surveillance en insuffisance rénale modérée ou sévère.
Le fondaparinux à dose curative est contre-indiqué en insuffisance rénale sévère.

Les HBPM peuvent nécessiter un dosage anti-Xa et une adaptation posologique. · Les HBPM appellent des précautions et une surveillance en insuffisance rénale modérée ou sévère. · Le fondaparinux à dose curative est contre-indiqué en insuffisance rénale sévère.

Explication

En insuffisance rénale modérée ou sévère, les HBPM peuvent nécessiter une surveillance biologique par dosage anti-Xa et une réduction de dose. Le fondaparinux à dose curative est contre-indiqué en insuffisance rénale sévère, et non utilisable sans restriction.

13. À propos de la thrombopénie induite par l’héparine, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La thrombopénie induite par l’héparine est une complication hémorragique sans atteinte thrombotique.
La thrombopénie induite par l’héparine est un effet toxique bénin sans mécanisme immunitaire.
La thrombopénie induite par l’héparine entraîne des thromboses veineuses, mais pas artérielles.
La thrombopénie induite par l’héparine provoque des lésions cutanées sans complication vasculaire.
La thrombopénie induite par l’héparine est un effet immuno-allergique grave.

La thrombopénie induite par l’héparine est un effet immuno-allergique grave.

Explication

La thrombopénie induite par l’héparine est un effet immuno-allergique grave. Elle peut entraîner des complications thromboemboliques veineuses ou artérielles ainsi que des lésions cutanées, contrairement aux descriptions qui excluent ces manifestations.

14. Concernant le mécanisme d’action des AVK :

Les AVK stimulent dans le foie la synthèse des facteurs de coagulation dépendants de la vitamine K.
Les AVK perturbent le cycle de régénération de la vitamine K dans le foie.
Les AVK bloquent dans le rein le cycle de régénération de la vitamine K.
Les AVK bloquent dans le foie le cycle de régénération de la vitamine K.
Les AVK bloquent dans le foie le cycle de régénération de la vitamine B12.

Les AVK perturbent le cycle de régénération de la vitamine K dans le foie. · Les AVK bloquent dans le foie le cycle de régénération de la vitamine K.

Explication

Les AVK bloquent dans le foie le cycle de régénération de la vitamine K. Ils ne stimulent pas la synthèse des facteurs de coagulation dépendants de cette vitamine. Leur site d’action n’est pas le rein, et la vitamine concernée est la vitamine K, pas la vitamine B12.

15. Parmi les propositions suivantes concernant le suivi de l’INR sous AVK, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Lorsque le suivi se stabilise, un contrôle mensuel est prévu.
La fréquence des contrôles peut ensuite passer à une fois tous les quinze jours.
Dès l’instauration du traitement, le contrôle de l’INR devient mensuel.
Après l’équilibre, les contrôles sont d’abord réalisés une fois par semaine.
Jusqu’à l’équilibre, le contrôle de l’INR est effectué tous les deux à trois jours.

Lorsque le suivi se stabilise, un contrôle mensuel est prévu. · La fréquence des contrôles peut ensuite passer à une fois tous les quinze jours. · Après l’équilibre, les contrôles sont d’abord réalisés une fois par semaine. · Jusqu’à l’équilibre, le contrôle de l’INR est effectué tous les deux à trois jours.

Explication

Avant l’équilibre, l’INR est contrôlé tous les deux à trois jours, puis les contrôles s’espacent à une fois par semaine, tous les quinze jours et enfin une fois par mois. Un suivi mensuel dès l’instauration ne respecte pas cette progression.

16. Quelles sont les réponses exactes au sujet des facteurs de risque hémorragique sous AVK ?

Le risque hémorragique diminue chez les patients âgés sous AVK.
Les comorbidités multiples et les interactions médicamenteuses augmentent le risque.
Les interactions médicamenteuses réduisent le risque hémorragique durant l’initiation.
La période d’initiation ne modifie pas le risque associé aux AVK.
Le risque hémorragique augmente lorsque l’INR dépasse environ 4,0 à 5,0.

Les comorbidités multiples et les interactions médicamenteuses augmentent le risque. · Le risque hémorragique augmente lorsque l’INR dépasse environ 4,0 à 5,0.

Explication

Le risque hémorragique augmente lorsque l’INR dépasse 4,0 à 5,0 et chez les patients âgés, comorbides ou exposés à des interactions médicamenteuses, notamment lors de l’initiation. L’âge et les interactions ne sont donc pas des facteurs protecteurs.

17. Concernant la prise en charge d’un saignement sous AVK :

La vitamine K est l’antidote des AVK et peut être administrée par voie orale.
Les concentrés de facteurs constituent l’antidote usuel, à la place de la vitamine K.
La vitamine K peut être administrée par voie intraveineuse comme antidote des AVK.
La vitamine K est réservée à la voie intraveineuse en cas de saignement grave.
Des concentrés de facteurs sont indiqués en cas de saignement grave.

La vitamine K est l’antidote des AVK et peut être administrée par voie orale. · La vitamine K peut être administrée par voie intraveineuse comme antidote des AVK. · Des concentrés de facteurs sont indiqués en cas de saignement grave.

Explication

La vitamine K est l’antidote des AVK et peut être administrée par voie orale ou intraveineuse. En cas de saignement grave, des concentrés de facteurs sont indiqués, mais ils ne remplacent pas la vitamine K comme antidote.

18. À propos des cibles pharmacologiques des anticoagulants oraux directs :

L’apixaban cible le facteur Xa de la coagulation.
Le rivaroxaban cible le facteur Xa de la coagulation.
Le rivaroxaban et l’apixaban ont pour cible le facteur Xa.
Le dabigatran agit sur la thrombine plutôt que sur le facteur Xa.
Le dabigatran cible le facteur IIa, également appelé thrombine.

L’apixaban cible le facteur Xa de la coagulation. · Le rivaroxaban cible le facteur Xa de la coagulation. · Le rivaroxaban et l’apixaban ont pour cible le facteur Xa. · Le dabigatran agit sur la thrombine plutôt que sur le facteur Xa. · Le dabigatran cible le facteur IIa, également appelé thrombine.

Explication

Le dabigatran cible le facteur IIa, ou thrombine, tandis que le rivaroxaban et l’apixaban ciblent le facteur Xa. Ces propositions distinguent correctement les cibles des trois anticoagulants.

19. Concernant l’élimination rénale des anticoagulants oraux directs, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’apixaban est éliminé à un tiers par voie rénale sous forme inchangée.
Le dabigatran est éliminé à 80 % par voie rénale sous forme inchangée.
L’apixaban est éliminé à 50 % par voie rénale sous forme inchangée.
Le rivaroxaban est éliminé à 80 % par voie rénale sous forme inchangée.
Le dabigatran est éliminé à 25 % par voie rénale sous forme inchangée.

Le dabigatran est éliminé à 80 % par voie rénale sous forme inchangée.

Explication

La fraction éliminée par voie rénale sous forme inchangée est de 80 % pour le dabigatran, d’un tiers pour le rivaroxaban et de 25 % pour l’apixaban. Les autres valeurs attribuent à chaque médicament la fraction d’un autre AOD.

20. Les indications des trois anticoagulants oraux directs comprennent :

Le traitement de la fibrillation atriale par prévention des accidents hémorragiques.
La prévention de la maladie thromboembolique veineuse après prothèse totale de genou.
La prévention de la maladie thromboembolique veineuse après prothèse totale de hanche.
La prévention de la maladie thromboembolique veineuse durant 10 à 35 jours après prothèse d’épaule.
La prévention des AVC et embolies systémiques en cas de fibrillation atriale.

La prévention de la maladie thromboembolique veineuse après prothèse totale de genou. · La prévention de la maladie thromboembolique veineuse après prothèse totale de hanche. · La prévention des AVC et embolies systémiques en cas de fibrillation atriale.

Explication

Les trois AOD sont indiqués pour prévenir les AVC et les embolies systémiques en cas de fibrillation atriale. Ils préviennent aussi la maladie thromboembolique veineuse pendant 10 à 35 jours après une prothèse totale de hanche ou de genou, et non d’épaule.

21. Par rapport aux AVK, les AOD se caractérisent par :

Un risque moindre de saignements intracrâniens est observé avec les AOD.
Les AOD réduisent les saignements intracrâniens et gastro-intestinaux.
Les AOD entraînent davantage de saignements gastro-intestinaux que les héparines.
Un risque accru de saignements intracrâniens est associé aux AOD.
Les AOD entraînent un peu plus de saignements gastro-intestinaux que les AVK.

Un risque moindre de saignements intracrâniens est observé avec les AOD. · Les AOD entraînent un peu plus de saignements gastro-intestinaux que les AVK.

Explication

Par rapport aux AVK, les AOD entraînent moins de saignements intracrâniens, mais un peu plus de saignements gastro-intestinaux. La comparaison des saignements gastro-intestinaux avec les héparines n’est pas établie par cette distinction.

22. Concernant les thrombolytiques :

Les thrombolytiques agissent en empêchant la production des plaquettes circulantes.
Les thrombolytiques sont des médicaments utilisés en situation d’urgence.
Les thrombolytiques, ou fibrinolytiques, détruisent le caillot fibrino-plaquettaire formé.
Les thrombolytiques dissolvent principalement les caillots constitués de globules rouges.
Les thrombolytiques favorisent la formation du caillot fibrino-plaquettaire après sa constitution.

Les thrombolytiques sont des médicaments utilisés en situation d’urgence. · Les thrombolytiques, ou fibrinolytiques, détruisent le caillot fibrino-plaquettaire formé.

Explication

Les thrombolytiques, également appelés fibrinolytiques, détruisent le caillot fibrino-plaquettaire et sont des médicaments d’urgence. Ils ne favorisent pas la formation du caillot, ne bloquent pas la production des plaquettes et leur cible décrite n’est pas un caillot principalement composé de globules rouges.

23. Parmi les propositions suivantes concernant les indications des thrombolytiques, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Un AVC ischémique peut être traité dans les heures suivant les premiers signes.
Une embolie pulmonaire grave avec instabilité hémodynamique fait partie des indications.
Un infarctus du myocarde relève de cette indication lorsque l’angioplastie est possible.
Une embolie pulmonaire sans instabilité hémodynamique constitue l’indication grave décrite.
Un infarctus du myocarde peut être traité si l’angioplastie n’est pas possible.

Un AVC ischémique peut être traité dans les heures suivant les premiers signes. · Une embolie pulmonaire grave avec instabilité hémodynamique fait partie des indications. · Un infarctus du myocarde peut être traité si l’angioplastie n’est pas possible.

Explication

L’infarctus est une indication lorsque l’angioplastie n’est pas possible, et l’AVC ischémique peut être traité dans les heures suivant les premiers signes. L’indication décrite pour l’embolie pulmonaire requiert une forme grave avec instabilité hémodynamique; les deux propositions qui modifient ces conditions sont donc fausses.

24. Les risques associés aux thrombolytiques comprennent :

La survenue d’une hémorragie intracérébrale représente un risque associé aux thrombolytiques.
Les thrombolytiques exposent à un risque majeur d’hémorragie intracérébrale.
Le risque majeur décrit pour ces médicaments est une hémorragie digestive.
Le risque hémorragique intracérébral constitue un risque majeur de ce traitement.
Le risque majeur décrit pour ces médicaments est une hémorragie sous-cutanée.

La survenue d’une hémorragie intracérébrale représente un risque associé aux thrombolytiques. · Les thrombolytiques exposent à un risque majeur d’hémorragie intracérébrale. · Le risque hémorragique intracérébral constitue un risque majeur de ce traitement.

Explication

Le risque majeur explicitement associé aux thrombolytiques est l’hémorragie intracérébrale, comme le rappellent les trois formulations exactes. Les hémorragies digestive et sous-cutanée ne correspondent pas au risque majeur indiqué.

25. À propos des signes à rechercher sous traitement antithrombotique :

Les maux de tête ne sont pas considérés comme un signe d’alerte sous antithrombotique.
Les saignements cutanéo-muqueux et les hématomes figurent parmi les signes à surveiller.
La confusion et les maux de tête constituent également des signes d’alerte à rechercher.
Tous les antithrombotiques exposent à des saignements, notamment cutanéo-muqueux.
Les hématomes sont des signes d’alerte propres aux seuls traitements par héparine.

Les saignements cutanéo-muqueux et les hématomes figurent parmi les signes à surveiller. · La confusion et les maux de tête constituent également des signes d’alerte à rechercher. · Tous les antithrombotiques exposent à des saignements, notamment cutanéo-muqueux.

Explication

Les traitements antithrombotiques exposent aux saignements, notamment cutanéo-muqueux et aux hématomes; confusion et maux de tête sont aussi des signes d’alerte. Ces éléments ne sont pas attribués aux seuls traitements par héparine, et les maux de tête doivent bien être recherchés.

26. Concernant l’information et l’éducation du patient traité par antithrombotique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le patient doit connaître le bénéfice de prévention des accidents thrombotiques.
L’éducation vise à faire reconnaître au patient les signes d’alerte.
Le patient doit recevoir des explications sur les bénéfices et les risques du traitement.
Le patient doit être informé du risque hémorragique associé au traitement.
L’information du patient porte sur le bénéfice du traitement, sans aborder le risque hémorragique.

Le patient doit connaître le bénéfice de prévention des accidents thrombotiques. · L’éducation vise à faire reconnaître au patient les signes d’alerte. · Le patient doit recevoir des explications sur les bénéfices et les risques du traitement. · Le patient doit être informé du risque hémorragique associé au traitement.

Explication

L’information porte à la fois sur la prévention des accidents thrombotiques et sur le risque hémorragique; le patient doit aussi apprendre à reconnaître les signes d’alerte. La proposition qui exclut l’information sur le risque hémorragique contredit cette consigne.

27. Un patient reçoit un traitement antithrombotique avec une surveillance biologique prescrite. Quelles consignes doivent être respectées ?

Le respect des doses dispense de suivre les heures de prélèvement prescrites.
Les heures d’administration et les heures de prélèvement doivent suivre la prescription.
Les heures d’administration peuvent varier sans tenir compte du schéma prescrit.
Les doses prescrites doivent être respectées dans le schéma d’administration.
Les prélèvements peuvent être réalisés à des heures différentes de celles prescrites.

Les heures d’administration et les heures de prélèvement doivent suivre la prescription. · Les doses prescrites doivent être respectées dans le schéma d’administration.

Explication

Les doses, les heures d’administration et les heures de prélèvement font partie des schémas prescrits à respecter. Modifier les horaires de prélèvement ou d’administration, ou considérer que le respect des doses suffit, ne respecte pas ces consignes.

28. Quelles situations nécessitent un signalement au prescripteur chez un patient traité par héparine ou AVK ?

Un surdosage d’héparine doit être signalé au prescripteur.
Un sous-dosage d’AVK doit être signalé au prescripteur.
Une suspicion de thrombose justifie un signalement au prescripteur.
Une symptomatologie hémorragique doit être signalée au prescripteur.
Une suspicion de thrombose peut être gérée sans signalement au prescripteur.

Un surdosage d’héparine doit être signalé au prescripteur. · Un sous-dosage d’AVK doit être signalé au prescripteur. · Une suspicion de thrombose justifie un signalement au prescripteur. · Une symptomatologie hémorragique doit être signalée au prescripteur.

Explication

Une symptomatologie hémorragique, une suspicion de thrombose et un surdosage ou sous-dosage des héparines ou des AVK doivent être signalés au prescripteur. La suspicion de thrombose ne peut donc pas être prise en charge sans ce signalement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Antithrombotiques : indications et surveillance.

Quel est l’objectif des antithrombotiques ?

Prévenir ou traiter les pathologies thrombotiques.

Quelles pathologies artérielles constituent des indications des antithrombotiques ?

Le syndrome coronaire aigu, l’accident vasculaire cérébral ischémique et l’artériopathie des membres inférieurs.

Quelles situations veineuses justifient les antithrombotiques ?

Les épisodes aigus de maladie thromboembolique veineuse et la prévention en situation à risque.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Antithrombotiques : indications et surveillance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM