QCM : Kératométrie et contactologie (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment la courbure périphérique d’une cornée asphérique se compare-t-elle à sa courbure apicale ?

Elle s’en écarte au lieu de reproduire la courbure de l’apex.
Elle ne varie qu’en fonction de l’épaisseur cornéenne.
Elle reproduit la courbure de l’apex dans toute la périphérie.
Elle devient identique à la courbure centrale après l’apex.

Elle s’en écarte au lieu de reproduire la courbure de l’apex.

Explication

Une cornée asphérique présente une courbure périphérique qui dévie de la courbure apicale. La courbure identique sur toute la surface décrirait une géométrie sphérique, et non asphérique.

2. Quelle comparaison distingue correctement une cornée prolate d’une cornée oblate ?

Les deux ont des rayons périphériques plus plats que leurs rayons centraux, mais l’oblate est associée à une chirurgie.
Les deux ont des rayons périphériques plus cambrés que leurs rayons centraux, mais la prolate est considérée comme normale.
La prolate a des rayons périphériques plus plats que ses rayons centraux, tandis que l’oblate a des rayons périphériques plus cambrés.
La prolate a des rayons périphériques plus cambrés que ses rayons centraux, tandis que l’oblate a des rayons périphériques plus plats.

La prolate a des rayons périphériques plus plats que ses rayons centraux, tandis que l’oblate a des rayons périphériques plus cambrés.

Explication

Le profil prolate, considéré comme normal, s’aplatit vers la périphérie, alors que le profil oblate présente une périphérie plus cambrée et est associé à une cornée opérée. L’inversion de ces profils confond les deux géométries.

3. Une mesure donne un facteur de forme P=0,64P = 0{,}64. Quelle excentricité lui correspond ?

e=0,36e = 0{,}36
e=0,64e = 0{,}64
e=0,60e = 0{,}60
e=0,80e = 0{,}80

$$e = 0{,}60$$

Explication

Comme e=1−Pe = \sqrt{1-P}, on obtient e=0,36=0,60e = \sqrt{0{,}36} = 0{,}60. La valeur 0,360{,}36 correspond à e2e^2, et non à l’excentricité elle-même.

4. Si l’excentricité d’une cornée vaut e=0,5e = 0{,}5, quelle valeur prend son paramètre d’asphéricité QQ ?

Q=0,50Q = 0{,}50
Q=0,25Q = 0{,}25
Q=0,75Q = 0{,}75
Q=1,25Q = 1{,}25

$$Q = 0{,}25$$

Explication

Le paramètre vérifie Q=e2Q = e^2, donc Q=0,52=0,25Q = 0{,}5^2 = 0{,}25. La valeur 0,500{,}50 est celle de l’excentricité, pas de son carré.

5. Quelle plage correspond à l’excentricité moyenne retenue pour la cornée ?

De 0,40 à 0,60
De 0,55 à 0,65
De 0,45 à 0,55
De 0,35 à 0,45

De 0,45 à 0,55

Explication

La plage retenue pour l’excentricité moyenne est de 0,45 à 0,55. L’intervalle de 0,40 à 0,60 est plus large et ne correspond pas à la plage indiquée.

6. Quelle combinaison décrit l’excentricité cornéenne moyenne et l’étendue des valeurs rapportées ?

Une moyenne de 0,50 et des valeurs de 0,45 à 0,55
Une moyenne de 0,41 et des valeurs de 0,47 à 0,58
Une moyenne de 0,47 et des valeurs de 0,41 à 0,58
Une moyenne de 0,58 et des valeurs de 0,41 à 0,47

Une moyenne de 0,47 et des valeurs de 0,41 à 0,58

Explication

L’excentricité cornéenne moyenne rapportée est de 0,47, avec des valeurs comprises entre 0,41 et 0,58. L’intervalle de 0,45 à 0,55 correspond à la plage moyenne retenue, et non à l’étendue des valeurs rapportées.

7. Quelles sont les trois régions distinguées dans la division de la cornée ?

La région apicale, la région centrale postérieure et la région limbique
La région centrale, la région limbique moyenne et la région apicale
La région centrale, la région périphérique moyenne et la région périphérique
La région centrale antérieure, la région centrale postérieure et la région périphérique

La région centrale, la région périphérique moyenne et la région périphérique

Explication

La division comprend une région centrale, une région périphérique moyenne et une région périphérique. Les régions antérieure et postérieure ne remplacent pas ces trois zones dans cette classification.

8. Quelle caractéristique distingue la région périphérique moyenne de la périphérie cornéenne ?

La région périphérique moyenne est la plus cambrée et présente une asphéricité négative.
La région périphérique moyenne est la plus aplatie et présente une asphéricité négative.
La région périphérique moyenne est la plus aplatie et présente une asphéricité positive.
La région périphérique moyenne est la plus cambrée et présente une asphéricité positive.

La région périphérique moyenne est la plus aplatie et présente une asphéricité négative.

Explication

La région périphérique moyenne est celle du plus grand aplatissement et son asphéricité est négative. La confusion fréquente consiste à lui attribuer l’asphéricité positive généralement associée à la périphérie.

9. À quelle région de la cornée correspond le rayon apical ror_o ?

Au rayon de courbure mesuré à l’apex cornéen
Au rayon de courbure mesuré sur un méridien principal
Au rayon de courbure calculé à partir du centre optique
Au rayon de courbure moyen des régions périphériques

Au rayon de courbure mesuré à l’apex cornéen

Explication

Le rayon apical désigne le rayon de courbure au niveau de l’apex cornéen. Le rayon moyen périphérique décrit une autre région de la cornée, et non son apex.

10. Quelle distinction géométrique sépare le rayon tangentiel du rayon sagittal ?

Le centre du rayon tangentiel est sur l’axe optique, tandis que celui du rayon sagittal est hors de cet axe.
Les deux centres sont sur l’axe optique, mais ils appartiennent à des plans différents.
Le centre du rayon tangentiel est à l’apex, tandis que celui du rayon sagittal se situe sur l’axe de génération.
Le centre du rayon tangentiel est hors de l’axe optique, tandis que celui du rayon sagittal se situe sur cet axe.

Le centre du rayon tangentiel est hors de l’axe optique, tandis que celui du rayon sagittal se situe sur cet axe.

Explication

Le centre de génération du rayon tangentiel se trouve sur l’axe de génération de la conoïde, mais hors de l’axe optique; celui du rayon sagittal est sur l’axe optique. L’inversion de ces positions confond les deux rayons.

11. Pour une cornée dont les paramètres sont connus, quelle relation permet de calculer le rayon tangentiel rtr_t à partir de rsr_s et ror_o ?

rt=rs3ro2r_t = \frac{r_s^3}{r_o^2}
rt=ro3rs2r_t = \frac{r_o^3}{r_s^2}
rt=ro2+(1−P)y2r_t = \sqrt{r_o^2+(1-P)y^2}
rt=rs2−ro2r_t = r_s^2-r_o^2

$$r_t = \frac{r_s^3}{r_o^2}$$

Explication

Le rayon tangentiel est donné par le cube du rayon sagittal divisé par le carré du rayon apical. La relation avec une racine carrée correspond au calcul du rayon sagittal, et non du rayon tangentiel.

12. Quelle expression permet de déterminer le rayon sagittal rsr_s à partir de ror_o, PP et yy ?

rs=rt3ro2r_s = \frac{r_t^3}{r_o^2}
rs=ro2+Py2r_s = \sqrt{r_o^2+Py^2}
rs=ro+(1−P)yr_s = r_o+(1-P)y
rs=ro2+(1−P)y2r_s = \sqrt{r_o^2+(1-P)y^2}

$$r_s = \sqrt{r_o^2+(1-P)y^2}$$

Explication

Le rayon sagittal se calcule avec la racine carrée de ro2+(1−P)y2r_o^2+(1-P)y^2. L’expression faisant intervenir une racine avec Py2P y^2 ne respecte pas le facteur 1−P1-P de cette relation.

13. Que mesure la kératométrie classique sur une cornée astigmate ?

Les rayons de courbure principaux sur environ 3 mm de la zone centrale
Les rayons de courbure périphériques sur environ 8 mm de la cornée
L’épaisseur centrale et les rayons principaux sur environ 3 mm
Le rayon de courbure moyen sur toute la surface cornéenne

Les rayons de courbure principaux sur environ 3 mm de la zone centrale

Explication

La kératométrie classique mesure objectivement les rayons de courbure principaux d’un œil astigmate sur environ 3 mm de la partie centrale de la cornée. Elle ne mesure pas l’épaisseur cornéenne.

14. Lors d’un suivi en contactologie, quel ensemble d’évaluations peut être soutenu par la kératométrie ?

Mesurer l’épaisseur cornéenne, calculer la pression intraoculaire et examiner le cristallin
Évaluer le KNIBUT, repérer des irrégularités et contrôler l’adaptation ou l’état des lentilles
Établir le diamètre pupillaire, mesurer la longueur axiale et examiner le nerf optique
Déterminer la puissance rétinienne, mesurer le champ visuel et évaluer la vision des couleurs

Évaluer le KNIBUT, repérer des irrégularités et contrôler l’adaptation ou l’état des lentilles

Explication

En contactologie, la kératométrie contribue notamment à l’évaluation du KNIBUT, au repérage d’irrégularités et au contrôle des lentilles et de leur adaptation. La pression intraoculaire et l’épaisseur cornéenne nécessitent d’autres méthodes de mesure.

15. Quelle séquence décrit correctement les principales étapes de réalisation d’une mesure kératométrique ?

Nettoyer l’instrument, centrer les mires, noter les résultats, installer le sujet, rechercher les axes puis régler l’oculaire
Régler l’oculaire, mesurer les rayons, nettoyer l’instrument, rechercher les axes, installer le sujet puis noter les résultats
Installer le sujet, rechercher les axes, noter une première valeur, centrer les mires, régler l’oculaire puis mesurer
Nettoyer l’instrument, régler l’oculaire, installer et instruire le sujet, positionner et centrer les mires, rechercher les axes, mesurer puis noter les résultats

Nettoyer l’instrument, régler l’oculaire, installer et instruire le sujet, positionner et centrer les mires, rechercher les axes, mesurer puis noter les résultats

Explication

La procédure commence par le nettoyage et le réglage, puis comprend l’installation du sujet, le centrage des mires, la recherche des axes, la mesure et la consignation des résultats. Mesurer avant de rechercher les axes ne respecte pas l’ordre opératoire décrit.

16. Un sujet mal installé et des mires mal centrées compromettent la mesure kératométrique en tant que :

Méthodes de correction du mauvais étalonnage
Étapes nécessaires à la recherche des méridiens principaux
Sources possibles d’erreur de mesure
Facteurs qui déterminent le rayon apical théorique

Sources possibles d’erreur de mesure

Explication

Un mauvais positionnement du sujet et un mauvais centrage des mires figurent parmi les causes d’erreur en kératométrie. Ils ne corrigent pas l’étalonnage et ne déterminent pas le rayon apical théorique.

17. Comment un kératomètre détermine-t-il le rayon de courbure de la cornée ?

Il mesure la déviation d’un faisceau transmis à travers la cornée.
Il déduit la courbure de la quantité de lumière absorbée par la cornée.
Il mesure directement la distance entre la surface cornéenne et le cristallin.
Il analyse l’image de lumière réfléchie par la cornée, qui se comporte comme un miroir convexe.

Il analyse l’image de lumière réfléchie par la cornée, qui se comporte comme un miroir convexe.

Explication

La cornée réfléchit la lumière comme un miroir convexe, et la forme de l’image réfléchie permet d’en déduire son rayon de courbure. La mesure d’un faisceau transmis concerne un principe différent de l’analyse de l’image réfléchie.

18. Quelle différence distingue le dédoublement fixe du Javal du dédoublement variable du Sutcliffe ou du Zeiss ?

Le Javal déplace des prismes, tandis que le Sutcliffe ou le Zeiss déplace les mires objets.
Le Javal modifie le grossissement, tandis que le Sutcliffe ou le Zeiss fait tourner l’œil.
Le Javal déplace les mires objets, tandis que le Sutcliffe ou le Zeiss déplace des prismes ou des lentilles.
Le Javal ajuste la focalisation, tandis que le Sutcliffe ou le Zeiss change l’éclairage.

Le Javal déplace les mires objets, tandis que le Sutcliffe ou le Zeiss déplace des prismes ou des lentilles.

Explication

Dans le système fixe du Javal, l’affrontement des images se fait en déplaçant les mires objets ; les systèmes variables du Sutcliffe ou du Zeiss déplacent des prismes ou des lentilles. Le déplacement des prismes correspond donc au système variable, et non au dédoublement fixe du Javal.

19. Lorsqu’un kératomètre Javal-Schiötz mesure une cornée astigmate, comment obtient-on la kératométrie des deux méridiens principaux ?

On tourne l’appareil de 45° entre les mesures des deux méridiens principaux.
On relève un seul méridien et on calcule l’autre à partir de la puissance cornéenne.
On mesure les deux méridiens sans déplacer l’appareil, grâce à deux mires simultanées.
On mesure un méridien, puis on tourne l’appareil de 90° et on mesure l’autre.

On mesure un méridien, puis on tourne l’appareil de 90° et on mesure l’autre.

Explication

Le Javal-Schiötz mesure un méridien à la fois : il faut donc effectuer deux mesures, avec une rotation de 90° pour passer à l’autre méridien. La mesure simultanée des deux méridiens sans rotation caractérise plutôt le Bausch & Lomb.

20. Un opérateur utilise un kératomètre Bausch & Lomb pour relever les deux méridiens principaux d’une cornée astigmate. Quelle manipulation particulière est requise entre ces mesures ?

Il tourne l’appareil de 90° avant de relever chacun des deux méridiens.
Il effectue une mesure unique, puis déduit les deux méridiens de ce résultat.
Il change les mires entre les mesures pour passer d’un méridien à l’autre.
Il relève les deux méridiens sans tourner l’appareil de 90° entre les mesures.

Il relève les deux méridiens sans tourner l’appareil de 90° entre les mesures.

Explication

Le Bausch & Lomb, également appelé Sutcliffe, mesure les deux méridiens principaux sans rotation de 90° entre leurs mesures. La rotation de 90° est nécessaire avec le Javal-Schiötz, qui mesure un méridien à la fois.

21. Dans quelles unités la kératométrie peut-elle être exprimée, et quelle pratique est courante en France en optique de contact ?

Elle s’exprime en dioptries ou en degrés ; en France, l’optique de contact utilise les dioptries.
Elle s’exprime en millimètres ou en dioptries ; en France, l’optique de contact utilise les millimètres.
Elle s’exprime en micromètres ou en millimètres ; en France, l’optique de contact utilise les micromètres.
Elle s’exprime en millimètres ou en degrés ; en France, l’optique de contact utilise les degrés.

Elle s’exprime en millimètres ou en dioptries ; en France, l’optique de contact utilise les millimètres.

Explication

La kératométrie peut être donnée en millimètres ou en dioptries, et les valeurs en millimètres sont utilisées en France en optique de contact. Les dioptries sont souvent utilisées dans les pays anglo-saxons, mais ne correspondent pas à la pratique française précisée ici.

22. Pourquoi la valeur en dioptries indiquée par un kératomètre ne correspond-elle pas directement à la puissance de la face antérieure de la cornée ?

Le calcul emploie un indice de calibration distinct de l’indice cornéen réel.
Le résultat exprime la puissance totale de l’œil, y compris celle du cristallin.
La mesure inclut l’effet de la face postérieure, sans tenir compte de la face antérieure.
Le calcul suppose une cornée plane, alors que la cornée présente une courbure.

Le calcul emploie un indice de calibration distinct de l’indice cornéen réel.

Explication

La conversion en dioptries utilise un indice de calibration différent de l’indice cornéen réel, qui est de 1,376 ou 1,377. L’indice de calibration explique cette différence de conversion ; elle ne signifie pas que la mesure inclut la puissance du cristallin.

23. Que mesure le KNIBUT lorsqu’on observe une grille ou des mires kératométriques réfléchies par l’œil ?

Le délai entre deux clignements nécessaire à la stabilisation de la cornée.
Le temps nécessaire pour que les mires se déforment immédiatement après le clignement.
La durée pendant laquelle la cornée conserve sa courbure après une mesure.
Le temps pendant lequel leur réflexion reste visible avant une déformation partielle.

Le temps pendant lequel leur réflexion reste visible avant une déformation partielle.

Explication

Le KNIBUT correspond au temps durant lequel la réflexion de la grille ou des mires reste visible avant de se déformer partiellement. Une déformation immédiate après le clignement indique plutôt une déformation cornéenne réelle.

24. Lors d’une mesure, un KNIBUT de 8 secondes est relevé : quelle interprétation est associée à cette valeur ?

Elle correspond à la norme d’environ 20 secondes rapportée pour le NI-BUT.
Elle indique une déformation cornéenne réelle, indépendamment du délai observé.
Elle est associée à l’œil sec, car le KNIBUT est inférieur à 10 secondes.
Elle est associée à l’œil normal, car la réflexion des mires reste visible plusieurs secondes.

Elle est associée à l’œil sec, car le KNIBUT est inférieur à 10 secondes.

Explication

Un KNIBUT inférieur à 10 secondes est associé à l’œil sec, tandis qu’une valeur d’au moins 10 secondes est associée à l’œil normal. La norme d’environ 20 secondes concerne une autre valeur de référence du NI-BUT et ne change pas cette interprétation.

25. Après un clignement, les mires se déforment immédiatement ; quelle structure est principalement mise en cause par cette observation ?

La grille kératométrique, dont le reflet se dégrade avec le temps de mesure.
La cornée, dont la déformation est réelle et apparaît dès le clignement.
Le film lacrymal, dont la rupture tardive déforme les mires projetées.
La surface cornéenne, dont la régularité dépend de la durée du clignement.

La cornée, dont la déformation est réelle et apparaît dès le clignement.

Explication

Une déformation des mires immédiatement après le clignement traduit une déformation cornéenne réelle. Une déformation apparaissant après un délai relève plutôt du KNIBUT et du film lacrymal sur lequel les mires sont projetées.

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Mémorisez les réponses avec 77 flashcards sur Kératométrie et contactologie.

Comment la courbure périphérique de la cornée se distingue-t-elle de sa courbure apicale ?

Elle en dévie.

Quels rayons sont plus plats dans une cornée prolate ?

Les rayons périphériques.

Quels rayons sont plus cambrés dans une cornée oblate ?

Les rayons périphériques.

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