QCM : Psychopathologie des troubles anxieux (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une menace est détectée, quelle séquence décrit la mobilisation de la réponse de défense ?

Le système sympathique repère les signaux menaçants, le tronc cérébral mobilise les défenses, puis l’hypothalamus prépare le corps à agir.
L’amygdale repère les signaux menaçants, l’hypothalamus et le tronc cérébral mobilisent les défenses, puis le système sympathique prépare le corps à agir.
L’hypothalamus repère les signaux menaçants, l’amygdale mobilise les défenses, puis le système parasympathique prépare le corps à agir.
Le tronc cérébral repère les signaux menaçants, le système sympathique mobilise les défenses, puis l’amygdale prépare le corps à agir.

L’amygdale repère les signaux menaçants, l’hypothalamus et le tronc cérébral mobilisent les défenses, puis le système sympathique prépare le corps à agir.

Explication

L’amygdale détecte les signaux de menace, tandis que l’hypothalamus et le tronc cérébral mobilisent les défenses avant la préparation corporelle par le système sympathique. La réponse parasympathique ne correspond pas à cette étape de mobilisation décrite ici.

2. Dans quel cas une réponse d’alarme devient-elle cliniquement préoccupante ?

Lorsqu’elle apparaît face à un danger immédiat, même si elle protège la personne et lui laisse une marge d’action.
Lorsqu’elle aide à anticiper une menace et conduit la personne à ajuster ses actions à la situation rencontrée.
Lorsqu’elle est excessive, persistante ou mal adaptée, et qu’elle occupe une place importante en limitant la liberté de la personne.
Lorsqu’elle entraîne une réaction corporelle intense, quelle que soit sa durée ou son influence sur la vie de la personne.

Lorsqu’elle est excessive, persistante ou mal adaptée, et qu’elle occupe une place importante en limitant la liberté de la personne.

Explication

Une alarme devient problématique si elle est excessive, persistante ou inadaptée, en particulier lorsqu’elle prend une place importante et réduit la liberté du sujet. Une réaction intense face à un danger n’est pas à elle seule un indicateur suffisant si elle ne perturbe pas durablement la vie.

3. Une personne anxieuse scrute une situation en cherchant des signes annonçant un échec possible ; quelle dimension de l’anxiété cela illustre-t-il ?

La dimension défensive, centrée sur les réactions de figement et de combat.
La dimension comportementale, centrée sur la fuite et l’évitement de la situation.
La dimension cognitive, centrée sur l’anticipation et la surveillance des indices de danger.
La dimension corporelle, centrée sur les palpitations et la tension musculaire.

La dimension cognitive, centrée sur l’anticipation et la surveillance des indices de danger.

Explication

L’attention anxieuse peut se fixer sur ce qui risque de mal se passer et conduire à anticiper et à rechercher des indices de danger. La fuite ou l’évitement relèvent plutôt des conduites anxieuses que décrit une autre dimension.

4. Une personne anxieuse prépare excessivement une rencontre et demande plusieurs fois qu’on lui garantisse que tout se passera bien ; quelles conduites cela illustre-t-il ?

Des conduites anxieuses de préparation excessive et de recherche de garanties, qui peuvent ne pas être manifestes.
Des conduites anxieuses d’évitement et de fuite, qui supposent de s’éloigner de la rencontre.
Des réponses corporelles de tension et de respiration rapide, indépendantes des actions de la personne.
Des réponses cognitives de surveillance des indices de danger, sans conduite de préparation particulière.

Des conduites anxieuses de préparation excessive et de recherche de garanties, qui peuvent ne pas être manifestes.

Explication

La préparation excessive et la recherche de garanties font partie des formes possibles de conduites anxieuses, qui ne sont pas toujours visibles. L’évitement et la fuite sont d’autres conduites, mais elles ne décrivent pas le comportement présenté.

5. Qu’est-ce qui caractérise principalement un trouble anxieux généralisé ?

Une peur importante centrée sur un objet ou une situation bien précise
Des inquiétudes excessives et difficiles à contrôler portant sur plusieurs domaines de la vie
Des attaques soudaines de peur intense atteignant leur maximum en quelques minutes
Une crainte d’être jugé négativement dans des situations où l’on peut être observé

Des inquiétudes excessives et difficiles à contrôler portant sur plusieurs domaines de la vie

Explication

Le trouble anxieux généralisé se manifeste par des inquiétudes excessives, difficiles à maîtriser et concernant plusieurs domaines de la vie. Les attaques soudaines de peur intense caractérisent plutôt une attaque de panique, et non le trouble anxieux généralisé.

6. Quel seuil quotidien est cité comme exemple de durée pouvant rendre les manifestations du trouble obsessionnel compulsif particulièrement envahissantes ?

Environ deux heures par semaine
Environ trois heures par mois
Environ une heure par jour
Environ trente minutes par jour

Environ une heure par jour

Explication

Les manifestations du TOC peuvent prendre beaucoup de temps, notamment une heure par jour, ou entraîner une souffrance importante ou une perturbation du fonctionnement. Le seuil de trente minutes n’est pas celui mentionné dans cette description.

7. À quoi sert principalement un comportement de sécurité dans une situation anxiogène ?

À éviter d’entrer dans la situation ou à la quitter pour diminuer la peur
À prévenir le danger redouté ou à rendre la situation plus supportable
À confirmer que le danger redouté est absent et obtenir un soulagement durable
À supprimer une pensée intrusive en accomplissant un rituel mental répété

À prévenir le danger redouté ou à rendre la situation plus supportable

Explication

Un comportement de sécurité est une précaution qui vise à prévenir le danger redouté ou à rendre une situation anxiogène supportable. L’évitement, contrairement à cette précaution, consiste à ne pas entrer dans la situation ou à la quitter.

8. Dans le fonctionnement névrotique, quel rôle peut prendre un symptôme lorsque la personne peine à reconnaître ou à élaborer ses conflits internes ?

Il traduit une rupture du rapport à la réalité provoquée par des mouvements psychiques opposés.
Il sert de formation de compromis, traitant le conflit de façon détournée et protégeant partiellement le sujet.
Il exprime directement les exigences du Surmoi sans tenir compte des mouvements pulsionnels.
Il résulte de la disparition des conflits internes et rend les défenses psychiques inutiles.

Il sert de formation de compromis, traitant le conflit de façon détournée et protégeant partiellement le sujet.

Explication

Lorsque l’élaboration des conflits internes se réduit, un symptôme peut devenir une formation de compromis qui traite le conflit de manière détournée et protège partiellement le sujet. Une rupture du rapport à la réalité ne caractérise pas cette description, puisque celui-ci demeure globalement préservé.

9. En quoi l’angoisse-signal se distingue-t-elle de l’angoisse automatique chez Freud ?

Elle traduit une menace extérieure immédiate, tandis que l’angoisse automatique correspond à une inquiétude portant sur l’avenir.
Elle exprime un conflit déjà traité par le Moi, tandis que l’angoisse automatique désigne une défense psychique comme le refoulement.
Elle apparaît après que le Moi a été débordé, tandis que l’angoisse automatique prépare le Moi à mobiliser ses défenses.
Elle avertit le Moi avant qu’il soit débordé, tandis que l’angoisse automatique survient quand ses capacités de traitement sont dépassées.

Elle avertit le Moi avant qu’il soit débordé, tandis que l’angoisse automatique survient quand ses capacités de traitement sont dépassées.

Explication

L’angoisse-signal alerte le Moi en amont afin qu’il mobilise des défenses, alors que l’angoisse automatique apparaît lorsque les capacités de liaison et de traitement sont dépassées. L’option qui attribue à l’angoisse automatique une fonction préparatoire inverse les rôles des deux concepts.

10. Lorsqu’une représentation est maintenue hors de la conscience par refoulement, quel effet psychique ce mécanisme produit-il ?

Il transfère l’intensité affective d’une représentation vers une autre qui lui est associée.
Il écarte de la conscience des représentations liées à des mouvements pulsionnels incompatibles avec les exigences du sujet.
Il tente d’effacer une pensée ou un acte par une opération psychique ultérieure.
Il sépare une représentation de l’affect qui lui est associé et de ses liens avec d’autres pensées.

Il écarte de la conscience des représentations liées à des mouvements pulsionnels incompatibles avec les exigences du sujet.

Explication

Le refoulement maintient hors de la conscience des représentations liées à des mouvements pulsionnels incompatibles avec les exigences du sujet. Le transfert d’une intensité affective vers une autre représentation correspond au déplacement, et non au refoulement.

11. Une personne évite systématiquement une rue où elle a vécu une frayeur ; l’angoisse baisse lorsqu’elle s’en éloigne, ce qui rend l’évitement plus probable à l’avenir. Quel mécanisme explique le mieux ce maintien de la peur ?

L’interprétation catastrophique, car une sensation corporelle est prise pour un signe de danger imminent
L’accommodation familiale, car l’entourage adapte ses habitudes aux symptômes de la personne
Le renforcement négatif, car le soulagement immédiat favorise la répétition de l’évitement
Le conditionnement classique, car l’évitement associe une sensation corporelle à un danger

Le renforcement négatif, car le soulagement immédiat favorise la répétition de l’évitement

Explication

La diminution de l’angoisse après l’évitement procure un soulagement qui renforce ce comportement et peut ainsi maintenir la peur. Le conditionnement classique décrit plutôt l’apprentissage d’une association entre une situation et une expérience désagréable.

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À quel type de danger immédiat la peur réagit-elle ?

À un danger perçu comme immédiat.

Quelle référence attribue à la peur une origine évolutive et liée à l’apprentissage ?

LeDoux, 2012.

Quelles réponses corporelles peuvent accompagner l’anxiété ?

Des palpitations, des tremblements, des sueurs, une respiration rapide ou une tension musculaire.

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