★ À maîtriser
📌 L’anticipation d’une menace peut être utile, mais elle devient coûteuse lorsqu’elle est envahissante et empêche d’agir.
Compléments
La peur est une réponse issue de l’histoire évolutive et de l’apprentissage, et les mécanismes favorisant les réponses protectrices ont pu être sélectionnés au cours de l’évolution. - LeDoux, 2012
Les menaces quotidiennes peuvent concerner des enjeux sociaux tels que le jugement, le ridicule ou l’exclusion, qui activent les systèmes d’alarme et de protection.
Peur : danger immédiat ; anxiété : menace possible, future ou incertaine
★ À maîtriser
Sur le plan cognitif, l’attention anxieuse se fixe sur ce qui pourrait mal se passer et le sujet anticipe, surveille et recherche des indices de danger.
Les conduites anxieuses peuvent prendre la forme d’évitement, de fuite, de préparation excessive ou de recherche de garanties, sans être toujours manifestes.
Compléments
Les réponses corporelles anxieuses peuvent comprendre des palpitations, des tremblements, des sueurs, une respiration rapide et une tension musculaire, avec des variations selon les individus.
La réponse corporelle à la menace est décrite par les trois F : freeze, fight et flight. - Cannon, 1914
Un fonctionnement apparemment préservé n’exclut pas un coût psychique important.
★ À maîtriser
📌 La crainte centrale porte sur un objet ou une situation spécifique dans la phobie, sur une nouvelle crise et ses conséquences dans le trouble panique, sur l’impossibilité de s’échapper ou d’obtenir de l’aide dans l’agoraphobie, et sur l’évaluation négative dans l’anxiété sociale.
Les symptômes associés possibles sont :
Une attaque de panique comporte au moins 4 des 13 symptômes suivants : palpitations ou accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements ou secousses musculaires, manque d’air ou souffle coupé, sensation d’étranglement, douleur ou inconfort thoracique, nausées ou gêne abdominale, vertiges ou impression de s’évanouir, frissons ou chaleur, engourdissements ou fourmillements, déréalisation ou dépersonnalisation, peur de perdre le contrôle ou de devenir fou, et peur de mourir.
📌 Le trouble panique se caractérise par des attaques répétées et inattendues, suivies pendant au moins un mois d’inquiétudes persistantes concernant de nouvelles attaques ou leurs conséquences, ou d’un changement important et inadapté du comportement pour les éviter.
Dans l’anxiété sociale, la crainte centrale est d’agir ou de montrer des signes d’anxiété qui entraîneraient un jugement négatif, par exemple être humilié, rejeté ou paraître ridicule.
Les situations concernées sont :
Compléments
Le diagnostic de trouble anxieux généralisé requiert une souffrance et une altération du fonctionnement, ainsi que l’examen et l’exclusion d’autres explications possibles.
Le diagnostic de trouble panique exige d’exclure les substances, les causes médicales et les autres explications, et suppose une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement.
Dans la phobie spécifique, la confrontation à l’objet déclenche presque toujours une peur ou une anxiété immédiate, entraînant évitement actif ou présence coûteuse, et la réaction est disproportionnée au danger réel compte tenu du contexte socioculturel.
La peur, l’anxiété ou l’évitement de la phobie spécifique durent généralement six mois ou plus et entraînent une souffrance ou un retentissement significatif, après exclusion d’autres explications.
Dans l’anxiété sociale, les situations redoutées déclenchent presque toujours une peur ou une anxiété, sont évitées ou supportées avec une forte anxiété, et la réaction est disproportionnée à la menace réelle compte tenu du contexte socioculturel.
★ À maîtriser
📌 Le trouble obsessionnel compulsif comporte des obsessions, des compulsions ou les deux, et ses manifestations prennent beaucoup de temps, notamment une heure par jour, ou causent une souffrance importante ou une perturbation du fonctionnement quotidien.
Compléments
📌 La compulsion est souvent excessive et n’a pas de lien réaliste avec ce qu’elle est censée empêcher ; elle peut être un geste visible ou un rituel mental.
📌 Le diagnostic de trouble obsessionnel compulsif n’exige pas de durée minimale et suppose d’exclure les substances et les autres causes médicales.
★ À maîtriser
📌 La peur répond à un danger perçu comme immédiat, tandis que l’anxiété anticipe une menace possible, future ou incertaine.
Compléments
📌 La dépersonnalisation est l’impression de ne pas être dans son corps, tandis que la déréalisation est l’impression que l’environnement paraît irréel ; ces expériences peuvent apparaître lors d’une forte anxiété et être reconnues comme des impressions.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les catégories du DSM et les modèles psychanalytiques ne correspondent pas terme à terme.
★ À maîtriser
📌 Freud distingue en 1926 l’angoisse-signal, qui alarme le Moi avant qu’il soit débordé afin qu’il mobilise des défenses psychiques, de l’angoisse automatique ou débordante, qui survient lorsque les capacités de liaison et de traitement sont dépassées.
Compléments
L’angoisse-signal mobilise ; l’angoisse débordante submerge
★ À maîtriser
Dans le conditionnement classique, une expérience désagréable est associée à une situation, qui devient alors un signal de danger et peut susciter une peur apprise.
L’évitement peut maintenir la peur parce qu’il réduit l’angoisse à court terme, ce soulagement renforçant l’évitement et rendant sa répétition plus probable ; cette augmentation d’un comportement par la réduction d’un état désagréable est un renforcement négatif.
Dans le modèle cognitif de la panique de Clark, les sensations corporelles sont interprétées de façon catastrophique, ce qui augmente la peur, accentue les sensations et semble confirmer le danger ; le travail thérapeutique examine ces interprétations et les réponses qui entretiennent la boucle. - A cognitive approach to panic, 1986
Dans le modèle cognitif du TOC, l’interprétation de la pensée intrusive, notamment la responsabilité qui lui est attribuée, peut entretenir le trouble ; les tentatives de neutralisation par vérification, formule ou réassurance soulagent temporairement, encouragent leur répétition et laissent le doute réapparaître. - Salkovskis, Obsessional-compulsive problems: A cognitive-behavioural analysis, 1985
Compléments
📌 L’approche psychodynamique interroge le sens et la fonction du symptôme, l’ambivalence et la culpabilité, tandis que la lecture cognitive examine l’interprétation de la pensée et la recherche de garanties.
Danger anticipé → angoisse → évitement → soulagement → évitement renforcé
★ À maîtriser
📌 Le TOC se définit par des obsessions et/ou des compulsions invalidantes, tandis qu’un fonctionnement de personnalité obsessionnelle-compulsive correspond plutôt à un mode durable de perfectionnisme, d’ordre et de contrôle au détriment de la souplesse.
Compléments
Les troubles anxieux et dépressifs peuvent tous deux comporter des troubles du sommeil, des difficultés de concentration et de la fatigue ; l’anhédonie et une modification durable de l’humeur orientent vers un trouble dépressif, et la nature des anticipations aide aussi à les différencier.
Dans une obsession, le sujet lutte contre la pensée et doute d’elle, même si son recul critique est faible ; l’évaluation d’une conviction délirante nécessite d’interroger la conviction, son évolution et les rituels qui lui sont liés.
Dans un trouble anxieux, la personne redoute une menace possible, tandis que dans l’état de stress post-traumatique, un événement traumatique vécu continue de s’imposer ; la distinction repose notamment sur le déclencheur et l’expérience du sujet.
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1. Lorsqu’une menace est détectée, quelle séquence décrit la mobilisation de la réponse de défense ?
2. Dans quel cas une réponse d’alarme devient-elle cliniquement préoccupante ?
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À quel type de danger immédiat la peur réagit-elle ?
À un danger perçu comme immédiat.
Quelle référence attribue à la peur une origine évolutive et liée à l’apprentissage ?
LeDoux, 2012.
Quelles réponses corporelles peuvent accompagner l’anxiété ?
Des palpitations, des tremblements, des sueurs, une respiration rapide ou une tension musculaire.
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