★ À maîtriser
Les IEC bloquent la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, diminuent la sécrétion d’aldostérone et la rétention hydro-sodée, réduisent la volémie et abaissent la tension artérielle.
Les IEC inhibent aussi la dégradation de la bradykinine, ce qui renforce leur action vasodilatatrice et peut provoquer une toux persistante.
Les IEC sont indiqués dans l’HTA, l’insuffisance cardiaque et le syndrome coronarien aigu (SCA).
Compléments
Les IEC se reconnaissent au suffixe « -pril », comme le ramipril.
Les principaux effets indésirables des IEC sont l’hypotension sévère, l’hyperkaliémie, l’insuffisance rénale et la toux persistante.
La surveillance sous IEC porte sur la tension artérielle, la kaliémie, l’urée, la créatinine et la diurèse.
IEC : bradykinine maintenue et toux ; ARA II : bradykinine épargnée, sans toux.
★ À maîtriser
📌 À la différence des IEC, les ARA II n’agissent pas sur la bradykinine et ne provoquent pas la toux persistante associée aux IEC.
Compléments
Hypokaliémant : potassium perdu et parfois supplémenté ; hyperkaliémant : potassium retenu, jamais supplémenté.
★ À maîtriser
Les diurétiques hypokaliémants augmentent la diurèse en diminuant la réabsorption du sodium et de l’eau dans l’anse de Henlé pour les diurétiques de l’anse, ou dans le tube distal pour les thiazidiques.
Les diurétiques hypokaliémants diminuent la volémie et entraînent une fuite urinaire de potassium.
Les diurétiques hypokaliémants sont utilisés dans l’HTA, l’insuffisance cardiaque, l’œdème aigu du poumon (OAP) et les œdèmes d’origine rénale ou hépatique ; les thiazidiques sont surtout utilisés dans l’HTA et le furosémide dans l’OAP.
Compléments
📌 Les diurétiques hypokaliémants comprennent les diurétiques de l’anse, comme le furosémide, et les thiazidiques, comme Esidrex.
📌 Une supplémentation en potassium peut être nécessaire avec les diurétiques hypokaliémants, selon les résultats de la surveillance biologique.
Le blocage bêta met le cœur au repos, mais le blocage bêta 2 peut gêner bronches et glycémie.
★ À maîtriser
Les diurétiques anti-aldostérone se fixent sur les récepteurs de l’aldostérone et diminuent la réabsorption rénale du sodium et de l’eau, ce qui réduit la volémie.
Les diurétiques anti-aldostérone, comme Aldactone, sont indiqués dans l’HTA et l’insuffisance cardiaque.
📌 Les diurétiques anti-aldostérone sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale sévère et leur association avec un IEC ou un ARA II nécessite une surveillance de la kaliémie et de la fonction rénale en raison du risque d’hyperkaliémie.
Compléments
📌 Une supplémentation en potassium ne doit pas être administrée avec les diurétiques anti-aldostérone.
Les -ipine ciblent surtout les vaisseaux ; vérapamil et diltiazem ont aussi des effets cardiaques.
★ À maîtriser
Les bêtabloquants bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques du myocarde, diminuant la fréquence, la force de contraction, la conduction de l’influx, l’excitabilité et la sécrétion de rénine.
Les bêtabloquants diminuent le travail du cœur et sa consommation en oxygène.
Les bêtabloquants sont notamment indiqués dans :
Les bêtabloquants sont contre-indiqués en cas de :
Compléments
Les bêtabloquants se reconnaissent au suffixe « -olol », comme l’aténolol et le bisoprolol.
Les effets indésirables des bêtabloquants comprennent : l’asthénie, la bradycardie sévère, l’hypotension, la décompensation d’une insuffisance cardiaque non stabilisée, le syndrome de Raynaud, l’aggravation d’une AOMI, la bronchoconstriction sous bêtabloquant non sélectif, l’hypoglycémie
La surveillance sous bêtabloquants comprend le pouls, la tension artérielle, la dyspnée, les bronchospasmes, le syndrome de Raynaud et une vigilance accrue aux hypoglycémies chez les personnes diabétiques.
📌 L’augmentation et l’arrêt des bêtabloquants doivent être progressifs.
★ À maîtriser
📌 Les inhibiteurs calciques sélectifs vasculaires comprennent notamment l’amlodipine et la nicardipine, reconnaissables au suffixe « -ipine », tandis que le vérapamil et le diltiazem ont des effets cardiaques et vasculaires.
Les inhibiteurs calciques bloquent l’entrée du calcium dans les cellules musculaires lisses artérielles et cardiaques, provoquant une vasodilatation et, pour ceux à effets cardiaques, une diminution de la contractilité myocardique et de la fréquence cardiaque.
Les inhibiteurs calciques sélectifs vasculaires sont indiqués dans l’HTA, l’angor et le syndrome de Raynaud, tandis que ceux à effets cardiaques et vasculaires sont indiqués dans la coronaropathie et les troubles du rythme.
Compléments
Les inhibiteurs calciques sélectifs vasculaires peuvent provoquer une tachycardie réactionnelle, tandis que ceux à effets cardiaques peuvent provoquer une bradycardie ou un bloc auriculo-ventriculaire.
Les effets indésirables communs liés à la vasodilatation sont :
La surveillance sous inhibiteurs calciques porte sur les effets indésirables, le pouls, la tension artérielle et la dyspnée, notamment avec les molécules à effets cardiaques.
Les inhibiteurs calciques doivent être pris au milieu des repas pour une meilleure absorption.
★ À maîtriser
Les dérivés nitrés provoquent une vasodilatation veineuse marquée et une vasodilatation artérielle.
Dans l’angor, les dérivés nitrés entraînent une vasodilatation coronaire et diminuent les besoins du myocarde en oxygène ; le Natispray est utilisé lors d’une crise.
📌 En cas de crise, le Natispray doit être administré par voie sublinguale ; si la douleur persiste après sa prise, elle évoque un infarctus du myocarde plutôt qu’un angor.
Compléments
Les dérivés nitrés comprennent notamment Risordan par voie intraveineuse, Nitriderm sous forme de patch et Natispray en spray sublingual.
Dans l’insuffisance cardiaque, la vasodilatation veineuse par les dérivés nitrés diminue le retour veineux vers l’oreillette gauche et la précharge, tandis que la vasodilatation artérielle diminue la postcharge.
Les dérivés nitrés peuvent provoquer une hypotension orthostatique, des vertiges, des céphalées et des bouffées vasomotrices, et peuvent aggraver un glaucome.
📌 Pour les patchs de dérivés nitrés, il faut changer l’emplacement et respecter un intervalle de 12 h entre deux patchs.
Baisse de volémie → hypotension et déshydratation ; ralentissement cardiaque → bradycardie et BAV.
Diurétiques et potassium
| Type | Effet sur le K+ | Supplémentation |
|---|---|---|
| Hypokaliémants | Fuite urinaire de potassium | Possible si nécessaire |
| Hyperkaliémants | Réabsorption accrue de potassium | Ne pas supplémenter |
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1. Chez lequel de ces patients les bêtabloquants sont-ils contre-indiqués en raison d’une affection respiratoire ?
2. Pourquoi la diminution du travail cardiaque sous bêtabloquant peut-elle être utile dans l’angor ?
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Quelle conversion les IEC bloquent-ils ?
La conversion de l’angiotensine I en angiotensine II.
Quel effet les IEC ont-ils sur la sécrétion d’aldostérone ?
Ils la diminuent.
Quel effet les IEC ont-ils sur la bradykinine ?
Ils inhibent sa dégradation.
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