QCM : Approches diagnostiques et thérapeutiques en pneumologie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Chez un sujet jeune sans comorbidité, quel élément oriente le plus vers une bronchite aiguë communautaire plutôt qu’une pneumonie ?

Une dyspnée importante avec douleur thoracique
Une opacité alvéolaire homogène à la radiographie
Une toux sèche ou quinteuse avec auscultation normale
Une fièvre élevée persistante au-delà de 37,8 °C

Une toux sèche ou quinteuse avec auscultation normale

Explication

La bronchite aiguë se manifeste surtout par une toux sèche ou quinteuse avec signes d’atteinte des voies aériennes supérieures et une auscultation normale. La dyspnée, la douleur thoracique et l’opacité alvéolaire font plutôt évoquer une pneumonie.

2. Quel traitement est le plus approprié devant une bronchite aiguë communautaire simple chez un patient sans signe de gravité ?

Une radiographie thoracique et des bilans biologiques systématiques
Une prise en charge symptomatique avec antitussif si besoin
Une hospitalisation d’emblée pour surveillance
Une antibiothérapie systématique

Une prise en charge symptomatique avec antitussif si besoin

Explication

La bronchite aiguë est le plus souvent virale, donc l’antibiothérapie n’apporte pas d’efficacité attendue. Le traitement est symptomatique, avec antitussif si la toux est très gênante.

3. Quel examen permet de confirmer une pneumonie aiguë communautaire lorsqu’elle est suspectée cliniquement ?

La mesure de la fréquence cardiaque
La radiographie thoracique
L’auscultation seule
Le score de Glasgow

La radiographie thoracique

Explication

En cas de suspicion de pneumonie, la radiographie thoracique confirme l’atteinte en montrant par exemple un foyer alvéolaire. L’auscultation ou les constantes seules ne suffisent pas à la confirmer.

4. Quel germe fait partie des principaux agents recherchés devant une pneumonie aiguë communautaire chez un sujet jeune sans comorbidité ?

Staphylococcus epidermidis
Pseudomonas aeruginosa
Pneumocoque
Aspergillus fumigatus

Pneumocoque

Explication

Les germes principalement suspectés dans ce contexte sont notamment le pneumocoque, Haemophilus influenzae et Mycoplasma. Pseudomonas et les champignons ne correspondent pas au profil habituel décrit ici.

5. Quel signe doit faire suspecter une complication pleurale devant une pneumonie ?

Une auscultation strictement normale sans autre signe
Une simple toux post-infectieuse isolée
Une diminution de l’appétit sans signe respiratoire
L’apparition d’une dyspnée ou son aggravation

L’apparition d’une dyspnée ou son aggravation

Explication

Une dyspnée associée à une pneumonie, surtout si elle apparaît ou s’aggrave après traitement antibiotique, fait suspecter une complication pleurale. Une toux isolée ou un symptôme général non respiratoire sont moins évocateurs.

6. Quel est le geste clé devant une suspicion de pleurésie purulente compliquant une pneumonie ?

Une ponction pleurale avec analyse du liquide
Une surveillance sans examen complémentaire
Une spirométrie de contrôle
Une sérologie virale isolée

Une ponction pleurale avec analyse du liquide

Explication

La ponction pleurale est le geste principal pour analyser le liquide sur les plans macroscopique, biochimique, microbiologique et cellulaire. Elle permet d’orienter l’étiologie et d’adapter l’antibiothérapie.

7. Quel examen du liquide pleural aide à appuyer le diagnostic de tuberculose pleurale ?

La troponine
Le D-dimère
La créatinine
L’adénosine désaminase

L’adénosine désaminase

Explication

L’adénosine désaminase est utilisée comme argument diagnostique dans l’exploration d’une pleurésie tuberculeuse. Les autres marqueurs ne sont pas ceux mentionnés pour ce diagnostic.

8. Quel schéma thérapeutique correspond à la phase décrite pour une tuberculose pleurale ou multifocale ?

Amoxicilline puis amoxicilline-acide clavulanique
Macrolide puis fluoroquinolone
Corticoïdes seuls puis arrêt progressif
Rifampicine, isoniazide, pyrazinamide, éthambutol puis rifampicine et isoniazide

Rifampicine, isoniazide, pyrazinamide, éthambutol puis rifampicine et isoniazide

Explication

Le schéma décrit associe RHZE en phase initiale, puis RH en phase de continuation. C’est le traitement antituberculeux de référence présenté dans le cours.

9. Quel élément fait partie de l’évaluation du contrôle de l’asthme ?

Les symptômes diurnes et nocturnes ainsi que la fonction respiratoire
Le groupe sanguin et le taux de calcium
La température corporelle seule
La présence d’une douleur abdominale isolée

Les symptômes diurnes et nocturnes ainsi que la fonction respiratoire

Explication

Le contrôle de l’asthme est évalué à la fois sur les symptômes et sur la fonction respiratoire, notamment par DEP ou VEMS. La température ou des données sans rapport ne font pas partie de cette évaluation.

10. Que faut-il faire en priorité devant un asthme non contrôlé sous palier 4 ?

Vérifier le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation
Ne rechercher que la fièvre comme facteur d’aggravation
Arrêter tout traitement de fond immédiatement
Attendre sans rien modifier pendant plusieurs mois

Vérifier le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation

Explication

Devant un asthme non contrôlé, il faut d’abord vérifier le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation, puis rechercher des facteurs aggravants et des comorbidités. L’escalade thérapeutique ne se fait pas sans cette réévaluation.

11. Quel élément est le plus évocateur d’un asthme non contrôlé malgré un traitement de fond adapté ?

Des symptômes persistants ou des exacerbations malgré le traitement de fond
Une toux isolée uniquement au cours d’une infection virale récente
Un VEMS supérieur à 80 % sans aucun symptôme
Une amélioration nette après diminution spontanée du traitement

Des symptômes persistants ou des exacerbations malgré le traitement de fond

Explication

L’asthme non contrôlé se définit par la persistance de symptômes et/ou d’exacerbations malgré un traitement de fond approprié. Un VEMS supérieur à 80 % avec absence de symptômes correspond plutôt à un asthme contrôlé.

12. Que faut-il vérifier en premier devant un asthme non contrôlé avant d’escalader le traitement ?

La nécessité d’un drainage pleural urgent
La présence d’une pleurésie et d’une tuberculose multifocale
Le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation
Le taux de procalcitonine et les hémocultures

Le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation

Explication

Devant un asthme non contrôlé, il faut d’abord recontrôler le diagnostic, l’observance et la technique d’inhalation, puis rechercher des facteurs aggravants et des comorbidités. Les autres propositions ne correspondent pas à cette démarche initiale.

13. Quel signe impose de suspecter en priorité une exacerbation aiguë d’asthme ?

Une dyspnée chronique stable depuis plusieurs mois
Une toux résiduelle après une infection ancienne
Une douleur thoracique isolée sans gêne respiratoire
Une augmentation rapide des symptômes respiratoires

Une augmentation rapide des symptômes respiratoires

Explication

L’exacerbation aiguë d’asthme correspond à une aggravation rapide des symptômes respiratoires nécessitant une prise en charge immédiate. La toux résiduelle ou la dyspnée stable évoquent plutôt d’autres situations.

14. Quel traitement de première intention est associé au bronchodilatateur lors d’une exacerbation aiguë d’asthme selon la sévérité ?

Une kinésithérapie respiratoire seule
Un anticoagulant oral
Des corticoïdes par voie orale
Des antibiotiques à large spectre

Des corticoïdes par voie orale

Explication

Le traitement de l’exacerbation associe un β2 de courte durée d’action à des corticoïdes par voie orale selon la sévérité. Les antibiotiques ne sont pas le traitement de base de l’exacerbation asthmatique.

15. Quel ensemble de signes correspond aux critères d’Anthonisen en faveur d’une surinfection bronchique ?

Toux nocturne, râles crépitants et cyanose
Dyspnée augmentée, expectorations augmentées et purulence
Douleur thoracique, hémoptysie et orthopnée
Fièvre isolée, toux sèche et sifflements

Dyspnée augmentée, expectorations augmentées et purulence

Explication

Les critères d’Anthonisen reposent sur l’association de dyspnée augmentée, d’expectorations augmentées et de purulence, ou sur deux de ces signes dont la purulence. Cela oriente vers une exacerbation infectieuse probable.

16. Quel objectif de saturation en oxygène est recherché lors d’une exacerbation de BPCO ?

Une SaO2 supérieure à 98 %
Une SaO2 comprise entre 80 et 85 %
Une SaO2 de 90 à 92 %
Une SaO2 strictement égale à 100 %

Une SaO2 de 90 à 92 %

Explication

Lors d’une exacerbation de BPCO, l’oxygène est administré à faible débit avec un objectif de SaO2 de 90 à 92 %. Viser une saturation trop élevée expose à aggraver l’hypercapnie.

17. Quelle définition correspond à une insuffisance respiratoire chronique hypercapnique ?

Une dyspnée limitée aux épisodes infectieux aigus
Une baisse transitoire de la fréquence respiratoire après effort
Une PaCO2 élevée de façon persistante avec ventilation alvéolaire insuffisante
Une hypoxémie isolée corrigée immédiatement par l’oxygène

Une PaCO2 élevée de façon persistante avec ventilation alvéolaire insuffisante

Explication

L’IRC hypercapnique traduit une ventilation alvéolaire insuffisante avec élévation persistante de la PaCO2. Elle s’inscrit dans une insuffisance respiratoire chronique, et non dans un épisode aigu isolé.

18. Comment confirmer une insuffisance respiratoire chronique hypercapnique selon les critères décrits ?

Par une spirométrie sans mesure des gaz du sang
Par une seule radiographie thoracique
Par deux gazométries à trois semaines d’intervalle
Par un test cutané allergologique

Par deux gazométries à trois semaines d’intervalle

Explication

La confirmation repose sur deux gazométries artérielles à trois semaines d’intervalle montrant une PaO2 basse et une PaCO2 élevée de façon persistante. La radiographie ou la spirométrie seule ne suffisent pas.

19. Depuis combien de temps la dyspnée doit-elle évoluer pour être considérée comme chronique ?

Plus de 6 mois uniquement
Plus de 8 semaines
Plus de 48 heures
Plus de 7 jours

Plus de 8 semaines

Explication

La dyspnée chronique est définie ici comme une dyspnée évoluant depuis plus de 8 semaines. Une durée plus courte évoque plutôt une dyspnée aiguë ou subaiguë.

20. Quelle association correspond aux cinq grandes étiologies à rechercher devant une dyspnée chronique ?

Bronchite aiguë, pneumonie, pleurésie, tuberculose et embolie
BPCO, asthme, PID, cardiopathie et syndrome d’obésité
Rhinite, sinusite, pharyngite, laryngite et otite
Anémie, fièvre, douleur abdominale, céphalée et asthénie

BPCO, asthme, PID, cardiopathie et syndrome d’obésité

Explication

Les cinq grandes causes à rechercher sont la BPCO, l’asthme, les PID, la cardiopathie et le syndrome d’obésité. Les autres propositions mélangent des diagnostics qui ne constituent pas ce groupe de base.

21. Quel rapport spirométrique définit un trouble ventilatoire obstructif chez un patient dyspnéique chronique ?

PaCO2 supérieure à 45 mmHg
CV diminuée avec VEMS normal
VEMS/CV supérieur à 0,8
VEMS/CV inférieur à 0,7

VEMS/CV inférieur à 0,7

Explication

Un trouble ventilatoire obstructif est défini par un rapport de Tiffeneau, c’est-à-dire VEMS/CV, inférieur à 0,7. La PaCO2 renseigne plutôt sur une insuffisance respiratoire, pas sur la définition du trouble obstructif.

22. Quelle exploration est la plus utile pour confirmer l’existence d’une insuffisance respiratoire chronique hypercapnique ?

Une mesure isolée de la saturation pulsée
Deux gazométries artérielles à trois semaines d’intervalle
Une radiographie thoracique de face seule
Un score mMRC élevé

Deux gazométries artérielles à trois semaines d’intervalle

Explication

La confirmation repose sur deux gazométries artérielles réalisées à trois semaines d’intervalle, montrant une PaCO2 élevée et une PaO2 abaissée de façon persistante. La saturation seule ne permet pas de distinguer correctement une atteinte aiguë d’une atteinte chronique.

23. Quel facteur d’exposition oriente classiquement vers une pneumopathie d’hypersensibilité ?

L’exposition aux bêtabloquants
L’élevage de volaille
La prise d’antivitamine K
La consommation de tabac

L’élevage de volaille

Explication

La pneumopathie d’hypersensibilité est liée à une exposition chronique à un antigène inhalé, par exemple dans le poumon d’éleveur d’oiseaux. Le tabac, les bêtabloquants et les antivitamines K ne constituent pas l’exposition typique recherchée.

24. Quelle anomalie radiologique évoque un stade fibrotique de pneumopathie interstitielle diffuse ?

Une hyperclarté diffuse sans trame
Un élargissement isolé du médiastin
Un épanchement pleural liquidien homogène
Une organisation en rayon de miel avec rétraction pulmonaire

Une organisation en rayon de miel avec rétraction pulmonaire

Explication

Au stade fibrotique, l’imagerie peut montrer un aspect en rayon de miel ou en nid d’abeille, associé à une rétraction pulmonaire. L’épanchement pleural homogène évoque plutôt une pleurésie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Approches diagnostiques et thérapeutiques en pneumologie.

Bronchite aiguë — définition ?

Infection aiguë des bronches, souvent virale, avec toux sèche ou quinteuse.

Pneumonie communautaire — signe clé ?

Infection pulmonaire aiguë hors milieu hospitalier, confirmée par radiographie.

Complication pleurale — exemple ?

Pleurésie purulente nécessitant drainage.

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