Qu’étudie la psychologie clinique et quels moyens mobilise-t-elle ?
Les troubles et problèmes psychiques et relationnels, ainsi que leur évaluation, leur explication et leur traitement.
Quels sont les trois buts de la psychologie clinique scientifique ?
Cerner, expliquer et traiter les problèmes psychiques.
Qu’associe le modèle du scientifique-praticien en psychologie clinique ?
La formation à la recherche et la pratique clinique adaptée aux situations particulières.
Quelle étape suit la confrontation d’une proposition clinique aux faits observables ?
Revenir aux propositions pour tester des explications alternatives.
Comment l’approche catégorielle classe-t-elle une personne ?
Selon le cumul de critères, avec un changement de catégorie au-delà d’un seuil.
De quoi dépend la souffrance selon l’approche par réseaux ?
De l’organisation et de la constellation des symptômes.
Qu’étudie l’étiologie en psychopathologie ?
Les causes et les facteurs des troubles, qui ont des origines multifactorielles et multidéterminées.
À quelles phases correspondent les quatre catégories de facteurs étiologiques ?
Prédisposants : pré- et périnatale ; vulnérabilité : développement ; déclenchants : précédence immédiate ; maintien : évolution du trouble.
Que doit déterminer l’évaluation clinique concernant la norme ?
Si la situation relève d’un problème ou d’une variation de la norme.
Que vise l’évaluation classificatoire ?
Identifier un trouble selon les nosographies.
Que cherche à déterminer l’évaluation clinique globale ?
Le fonctionnement psychique et la qualité de vie globale.
Quelles méthodes principales utilise l’évaluation clinique ?
Les entretiens, les tests, les échelles et questionnaires, ainsi que l’observation et l’analyse du comportement.
Comment les instruments quantitatifs produisent-ils des mesures ?
Ils attribuent des scores, utilisent des métriques de réponse ou comptent des comportements, parfois étalonnés sur une population de référence.
À quoi les questionnaires donnent-ils accès concernant le comportement des personnes ?
À leurs représentations, perceptions et compréhensions.
Quelle limite les questionnaires présentent-ils concernant le comportement effectif ?
Ils ne renseignent pas directement sur le comportement effectif.
À quoi l’observation directe donne-t-elle accès concernant les comportements ?
À des comportements parfois divergents de la perception qu’en a la personne.
Quel coût l’observation directe implique-t-elle ?
Elle coûte du temps et des ressources.
Quel seuil un test sensible utilise-t-il pour maximiser le dépistage des personnes malades ?
Un seuil bas.
Quel seuil un test spécifique utilise-t-il pour éviter les faux positifs ?
Un seuil haut.
Quels deux aspects caractérisent la rencontre clinique ?
Un rapport d’aide entre une personne experte et une personne en demande, ainsi qu’un échange social régi par des règles de communication.
Pourquoi la congruence des messages est-elle importante en entretien ?
La communication étant multicanale, des messages contradictoires peuvent être émis entre ses canaux ou ses niveaux.
Selon quel auteur la relation thérapeutique repose-t-elle sur congruence, considération positive et empathie ?
Rogers.
Quel objectif poursuit la psychanalyse en explorant l’expérience intérieure ?
Comprendre le comportement humain et traiter les problèmes psychologiques par la compréhension clinique du monde interne.
Pourquoi Freud rejette-t-il l’hypnose employée par Charcot contre l’hystérie ?
Ses changements ne durent pas et certaines personnes n’y sont pas réceptives.
Quel but poursuit le principe de plaisir ?
Éviter le déplaisir et procurer le plaisir.
Qu’impose le principe de réalité au fonctionnement mental ?
Composer avec le monde extérieur et le délai de satisfaction.
Que contient l’inconscient selon la première topique freudienne ?
Les pulsions et les désirs refoulés qui échappent à l’introspection.
Qu’est-ce que le refoulement en psychanalyse ?
Le mécanisme qui repousse les pensées déplaisantes de la conscience vers l’inconscient.
Que propose l’association libre à la personne ?
Dire tout ce qui lui passe par l’esprit.
En quoi consiste l’interprétation thérapeutique ?
Partager avec le patient la compréhension d’un thème central repéré.
Que désigne le transfert en psychanalyse ?
Le déplacement sur le thérapeute d’émotions éprouvées dans des relations précoces.
Quelle étape suit la découverte des modes relationnels entravants dans le changement thérapeutique ?
La prise de conscience des sources de souffrance.
Comment les psychothérapies psychodynamiques examinent-elles les conflits ?
En étudiant leur manifestation dans les relations quotidiennes actuelles.
Qui a inventé le CCRT, méthode d’analyse des modèles relationnels du patient ?
Lester Luborsky.
Quels sont les trois éléments d’une séquence du CCRT ?
Le souhait, la réaction de l’autre et la réaction du sujet.
Qu’est-ce que le noyau conflictuel dans le discours du patient ?
La séquence générique qui se répète le plus souvent et opérationnalise le transfert.
Que ciblent les approches cognitives et comportementales pour corriger les apprentissages ?
Les apprentissages produisant des comportements et des cognitions pathogènes.
Selon Aaron Temkin Beck, 1921-2021, comment l’individu interprète-t-il son expérience ?
Au moyen de schémas cognitifs fonctionnant comme des postulats silencieux.
Quelle fonction essentielle les schémas cognitifs remplissent-ils dans l’interprétation du vécu ?
Ils donnent sens au vécu.
Comment les schémas irrationnels se distinguent-ils des règles irrationnelles ?
Les schémas sont une vulnérabilité non pathologique en soi, tandis que les règles peuvent mener à des pensées et comportements inadaptés.
Quels biais cognitifs sont cités dans le modèle cognitif-comportemental ?
Les inférences arbitraires, l’abstraction sélective, la surgénéralisation, la magnification ou minimisation, la personnalisation et la pensée polarisée.
Dans le modèle de Clark, 1986, quelle interprétation suit l’hyperventilation liée au stress ?
Une interprétation catastrophique des signaux corporels.
Que visent à changer les TCC au moyen d’expérimentations ?
Les pensées automatiques et les schémas maladaptatifs.
Comment la voie cognitive traite-t-elle les idées dysfonctionnelles ?
Elle leur applique la logique.
Comment le dialogue socratique aide-t-il la personne à trouver de nouvelles interprétations ?
Il l’aide à tirer ses propres conclusions par des questions.
Jusqu’où remonte la flèche descendante dans la chaîne d’inférences ?
Jusqu’au schéma de base, depuis la pensée automatique.
À qui et à quelle année la définition de la pleine conscience est-elle attribuée ?
À Kabat-Zinn, en 2003.
Sur quoi les approches familiales interviennent-elles prioritairement ?
Sur les systèmes de relation.
Comment se manifeste l’indifférenciation de soi selon Bowen ?
Par la dépendance ou la coupure relationnelle.
Quel effet la triangulation a-t-elle sur l’anxiété du système familial ?
Elle fait baisser l’anxiété sans résoudre le conflit.
Quelle loi fédérale reconnaît la psychologie clinique comme spécialité, et en quelle année ?
La Loi fédérale sur les professions relevant du domaine de la psychologie (LPsy), en 2013.
Quelle formation distingue notamment le psychiatre du psychologue clinicien ?
Le psychiatre a une formation médicale, tandis que le psychologue clinicien est également formé à la recherche.
Sur quels facteurs le travail social met-il l’accent face à la détresse ?
Les facteurs sociaux.
Pourquoi un accouchement difficile ne suffit-il pas à expliquer la dépression post-partum ?
Certaines mères concernées ne développent pas cette dépression, et certaines personnes qui la développent n’ont pas connu d’accouchement difficile.
Pourquoi la fiabilité diagnostique est-elle meilleure avec une opérationnalisation dimensionnelle ?
Parce que les diagnostics catégoriels ne correspondent pas à des entités parfaitement séparées.
Que montre l’étude de 2013 sur la fiabilité inter-juges des diagnostics du DSM-V ?
La majorité des diagnostics n’atteignaient pas 40 % de fiabilité inter-juges.
Quelles difficultés peuvent causer une souffrance sans constituer une pathologie stricte ?
Les difficultés psychologiques infra-pathologiques.
Quels facteurs prédisposants augmentent la probabilité d’un trouble ?
Les facteurs génétiques, intra-utérins et périnataux.
Qu’est-ce qu’un processus ?
Une séquence régulière de mécanismes expliquant un comportement, une émotion ou une pensée.
En quoi consiste l’effet de clémence ?
Surestimer les qualités désirables et sous-estimer les qualités indésirables d’une personne.
Quand l’effet de halo survient-il ?
Lorsqu’une caractéristique influence l’évaluation d’une autre caractéristique.
Qu’est-ce que l’erreur logique en évaluation clinique ?
La surgénéralisation d’une connaissance clinique à une personne ou à une situation particulière.
Qu’est-ce qui caractérise les théories naïves sur les personnes ?
Ce sont des jugements populaires sur les personnes.
Combien de sous-tests du WISC contribuent au calcul du QIT ?
Sept sous-tests.
Quelles dimensions le FAST utilise-t-il pour évaluer la structure familiale ?
La cohésion et la hiérarchie.
Quelle structure familiale le FAST considère-t-il comme fonctionnelle ?
Une structure équilibrée, optimalement cohésive et modérément hiérarchisée.
Que signifie un score HADS supérieur à 10 ?
L’état est certain.
Combien d’items compte le Beck Depression Inventory II ?
Vingt et un items.
Combien de domaines la CARS évalue-t-elle ?
Quinze domaines.
Quels avantages pratiques présentent les questionnaires ?
Ils sont rapidement administrables et manipulables cliniquement.
À quel biais les questionnaires sont-ils très sensibles ?
À la désirabilité sociale.
Quels éléments de la pièce le setting clinique doit-il aménager pour faciliter le travail ?
Le mobilier, l’agencement, la lumière, le bruit, l’isolation et la décoration.
Comment le patient et le thérapeute s’assoient-ils généralement en entretien, et dans quel but ?
En quart de profil, pour favoriser l’auto-exploration et la planification cognitive, loin d’une discussion quotidienne.
Quelles caractéristiques générales ont les comportements non verbaux interactifs ?
Ils sont généralement non conscients, ont une signification relationnelle et suivent des règles culturellement déterminées.
Comment le regard d’une personne qui parle se compare-t-il à celui d’une personne qui écoute ?
Elle regarde généralement moins son interlocuteur.
Quelles trois phases composent le processus empathique ?
Le thérapeute éprouve de l’empathie, la communique, puis le client la perçoit et la reconnaît.
Quelle humiliation Freud attribue-t-il à la découverte des motivations inconscientes ?
Une troisième humiliation infligée à l’humanité.
Qu’est-ce que la résistance en psychanalyse ?
Une force psychique qui empêche le patient de se souvenir de l’événement traumatique recherché par Freud.
Que doit écouter globalement le psychanalyste en attention flottante ?
Les contenus, les émotions exprimées et le rythme du récit.
À quoi peuvent s’expliquer les réactions du thérapeute envers son patient ?
À des éléments de l’histoire personnelle du thérapeute.
Pourquoi le thérapeute reste-t-il hors de la vue du patient sur le divan ?
Pour favoriser le transfert.
Pourquoi une séquence du CCRT est-elle dite conflictuelle ?
Elle va à l’encontre de ce que souhaite la personne.
Dans l’exemple classique du CCRT, à quoi correspond le souhait de câlins ?
Au thème générique « être aimé ».
Quel acte le patient commet-il contre sa femme après leur dispute sur le dépôt de garantie ?
Il la frappe avec un bâton.
Comment l’objet réagit-il physiquement et verbalement dans l’exemple ?
Il blesse le patient et le réprimande avec haine.
Quelle réaction le patient manifeste-t-il après la riposte de l’objet ?
Déception et violence.
De quels courants les TCC résultent-elles, et depuis quand ?
Du comportementalisme et du cognitivisme, à partir des années 1950.
Comment appelle-t-on aussi les processus cognitifs dysfonctionnels ?
Des distorsions ou des biais cognitifs.
Quelle durée et quelle fréquence caractérisent les thérapies classiques de Beck ?
De 12 à 16 semaines, à raison d’une séance par semaine.
Quelle attitude caractérise le thérapeute en TCC ?
Une attitude collaborative, transparente et centrée sur les problèmes.
Quelles techniques cognitives sont présentées en TCC ?
La dédramatisation, la redéfinition, la décentration et la réattribution.
Quelles approches caractérisent les trois générations systémiques ?
Palo-Alto, les approches structurale, stratégique et psychanalytique, puis le constructivisme, le constructionnisme et des approches intégratives.
Quels facteurs ont favorisé le développement des approches familiales ?
L’après-guerre, la centralité de la stratégie et les transformations sociales de la famille.
Quels concepts ont contribué à l’émergence des thérapies familiales ?
L’indifférenciation, la triangulation, la double-contrainte, la métacommunication et l’homéostasie.
Qui a décrit les familles de patients schizophrènes dans les années 1940-1950 ?
Lidz & Lidz, 1949.
En quelle année Bateson publie-t-il Toward a theory of schizophrenia ?
1956.
Teste tes connaissances avec un QCM de 70 questions sur Approches thérapeutiques classiques.
1. Quel est l’objet central de la psychologie clinique ?
2. Quels sont les trois buts poursuivis par la psychologie clinique comme discipline scientifique ?
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