Fiche de révision : Articulations, muscles et ossification

Plan du Cours

  1. Classification et os des membres
  2. Structure et composition des os
  3. Structure et classification des articulations
  4. Types de tissu musculaire
  5. Organisation du muscle squelettique
  6. Développement et ossification des os
  7. Croissance et nutrition osseuses
  8. Mouvements articulaires
  9. Fonctions des muscles
  10. Innervation et contraction musculaire
  11. Maladies locomotrices et rhumatisme aigu
  12. Rhumatisme articulaire aigu
  13. Arthrose et polyarthrite rhumatoïde
  14. Rhumatismes des parties molles et ostéoporose
  15. Ostéoporose et douleurs dorsales
  16. Ostéites et ostéomyélites
  17. Diagnostic de l’ostéomyélite
  18. Traitement de l’ostéomyélite

1. Classification et os des membres

Notions clés & Définitions

  • Anatomie : Étude de la forme, de la structure, de la position des parties du corps et des relations qu’elles ont les unes avec les autres.
  • Physiologie : Étude du fonctionnement des parties du corps.

★ À maîtriser

📌 L’anatomie donne une image statique du corps, tandis que la physiologie met en évidence la nature dynamique de ses fonctions ; ces deux sciences sont indissociables selon le principe de la relation structure-fonction.

  • Les os se classent en :
    • os longs
    • os courts
    • os plats
    • os de forme irrégulière

Compléments

  • L’anatomie macroscopique étudie le corps à l’œil nu, tandis que l’anatomie microscopique comprend la cytologie, qui étudie les cellules, et l’histologie, qui étudie les tissus.

  • Les os longs sont allongés, cylindriques et arrondis aux deux extrémités ; ils comprennent notamment les os des bras et des jambes, ainsi que les phalanges.

  • Les os courts se trouvent notamment dans les articulations complexes, en particulier aux poignets et aux chevilles.

  • Les os plats, comme les os de la boîte crânienne, les omoplates et le sternum, ont notamment un rôle protecteur.

  • Les os de la colonne vertébrale sont des os de forme irrégulière, dont la forme varie selon leur emplacement.

  • La main et le poignet comptent 27 os ; les métacarpes sont au nombre de 5, le pouce possède 2 phalanges et chacun des quatre autres doigts en possède 3.

  • Le pied comprend le talus (astragale), le calcanéum, le naviculaire, le cuboïde, trois cunéiformes et cinq métatarsiens ; l’hallux possède deux phalanges et chacun des quatre autres orteils en possède trois.

2. Structure et composition des os

★ À maîtriser

  • Tous les os sont composés d’os compact, dense et d’aspect homogène, et d’os spongieux, formé de travées dont les cavités contiennent de la moelle dans l’os vivant.

  • Dans un os long, la diaphyse est la partie médiane allongée et les épiphyses sont les deux extrémités arrondies.

  • Le cartilage de conjugaison se trouve à la jonction de la diaphyse et des épiphyses et permet la croissance de l’os en longueur ; il disparaît après l’ossification, vers 18 ans chez la femme et 21 ans chez l’homme.

  • Les ostéoblastes forment le tissu osseux, les ostéocytes sont des cellules osseuses constituées et les ostéoclastes résorbent la matrice osseuse pour permettre le renouvellement du tissu osseux.

Compléments

  • La diaphyse d’un os long contient un canal médullaire renfermant la moelle jaune, qui entrepose du tissu graisseux.

  • Le périoste est une membrane fibreuse qui recouvre et protège la diaphyse ; sa couche au contact de l’os comporte des ostéoblastes et des ostéoclastes.

  • Au niveau de la diaphyse, l’os compact forme la corticale ; aux épiphyses, on trouve l’os spongieux et le cartilage articulaire, qui recouvre l’extrémité au point d’union entre deux os.

  • Le cartilage articulaire facilite le glissement des os dans une articulation et amortit la pression pendant les mouvements.

  • Le tissu osseux contient 30 % de matières organiques, constituées d’osséine, et 70 % de matières minérales, dont 25 % d’eau et 45 % de sels minéraux comme le calcium, le fluor et le magnésium.

  • Les cellules souches de la moelle osseuse donnent naissance aux :

    • globules rouges
    • globules blancs
    • adipocytes
  • Les canaux de Havers sont orientés selon le grand axe de l’os et communiquent par les canaux de Volkmann, qui contiennent des éléments vasculo-nerveux.

3. Structure et classification des articulations

Notions clés & Définitions

  • Articulation : Point de jonction entre deux os, qui les relie et permet une certaine mobilité des membres.
  • Articulation mobile : Articulation, ou synoviale, qui unit les os par une cavité remplie de liquide synovial et permet une grande liberté de mouvement.
  • Articulation semi-mobile : Articulation, ou symphyse, qui permet un minimum de mouvements et est une articulation cartilagineuse conciliant force et flexibilité.

★ À maîtriser

📌 La classification structurelle des articulations repose sur les matériaux qui unissent les os et sur la présence ou l’absence d’une cavité articulaire, tandis que la classification fonctionnelle repose sur le degré de mouvement permis.

  • La classification fonctionnelle distingue trois types d’articulations :
    • articulations fixes
    • articulations semi-mobiles
    • articulations mobiles

Compléments

  • Une articulation peut comporter du cartilage recouvrant les surfaces articulaires mobiles, des ligaments reliant les os et de la synovie qui lubrifie les mouvements.

  • La classification structurelle distingue trois types d’articulations :

    • articulations fibreuses
    • articulations cartilagineuses
    • articulations synoviales
  • Les articulations fixes, comme les jonctions des os du crâne, ne bougent pas et relient les os par des sutures.

  • Les articulations mobiles se subdivisent en six catégories principales :

    • à glissement
    • à charnière
    • à pivot
    • angulaires
    • en selle
    • à surface sphérique
  • Une articulation mobile comprend deux cartilages articulaires, une cavité synoviale contenant le liquide synovial et une capsule articulaire tapissée intérieurement par une membrane synoviale qui produit ce liquide ; des bourses peuvent se trouver à proximité et réduire les frottements.

  • Les articulations mobiles sont renforcées par des ligaments entourant la membrane synoviale, tandis que les tendons fixent les muscles aux os.

  • Les articulations intervertébrales et la symphyse pubienne sont des exemples d’articulations semi-mobiles.

4. Types de tissu musculaire

Notions clés & Définitions

  • Muscle lisse : Muscle involontaire et non strié, présent dans les organes et assurant certains mouvements internes sans être responsable de la motricité corporelle.
  • Myocarde : Muscle cardiaque épais, creux, strié et involontaire, qui se contracte rythmiquement et assure la circulation sanguine.

★ À maîtriser

  • On distingue trois types de tissu musculaire :
    • muscles squelettiques ou striés
    • muscle cardiaque
    • muscles lisses

Compléments

  • Les muscles squelettiques soutiennent le squelette et permettent les mouvements ; ils représentent 40 % de la masse corporelle et sont généralement contrôlables volontairement.

  • Le corps compte plus de 600 muscles squelettiques, de tailles et de formes variées.

  • Les muscles lisses se trouvent notamment dans :

    • les parois artérielles
    • les bronches
    • le myomètre
    • l’estomac
    • la vessie

📌 Le muscle cardiaque est strié mais involontaire, tandis que le muscle squelettique est strié et généralement volontaire.

  • Les muscles squelettiques sont rattachés aux os par des tendons et sont responsables des mouvements volontaires, même si certains, comme le diaphragme, peuvent aussi se contracter par réflexe.

  • Les fibres musculaires squelettiques sont les fibres musculaires les plus longues et présentent une structure striée.

5. Organisation du muscle squelettique

★ À maîtriser

  • Le muscle est constitué de tissus musculaire, conjonctif et nerveux : le tissu musculaire permet la contraction, le tissu conjonctif maintient la structure et transmet la force aux os, et le tissu nerveux participe à la production et à la régulation de la force et du tonus.
  • Le muscle squelettique est organisé en faisceaux de fibres musculaires, et les fibres contiennent des myofibrilles constituées de filaments protéiques contractiles longitudinaux.

Compléments

  • Le tissu conjonctif enveloppe le muscle et se prolonge en tendons qui le fixent aux os et transmettent le mouvement aux pièces osseuses.

  • Les fibres musculaires mesurent de quelques millimètres à plusieurs centimètres de longueur et de 10 à 100 μm de diamètre.

  • Au microscope, les fibres musculaires squelettiques présentent une striation latérale et transversale caractéristique.

  • Les fibres musculaires s’étendent généralement sur toute la longueur du muscle et se terminent dans les tendons à ses extrémités.

Astuce mémo

Muscle → faisceaux → fibres → myofibrilles

6. Développement et ossification des os

Notions clés & Définitions

  • Os de membrane : Os qui se forment directement au sein d’un tissu fibreux, sans passer par un état cartilagineux.
  • Os de cartilage : Os qui se forment à partir de cartilage hyalin, notamment les os longs et la majorité des os du squelette.

★ À maîtriser

📌 Le tissu osseux se développe soit directement au sein d’un tissu fibreux, soit à partir d’un cartilage temporaire.

Compléments

  • Dès la septième semaine de grossesse, un début de squelette est visible sous forme de cartilages hyalins, qui sont à l’origine du processus d’ossification.

  • Chez le nouveau-né, le squelette est déjà en grande partie ossifié, mais comporte encore des cartilages qui s’ossifient progressivement au cours de la croissance.

  • Les os de la voûte du crâne et la majorité des os de la face sont des os de membrane.

  • Dans la formation des os de membrane, le tissu conjonctif initial est envahi par la substance osseuse sécrétée par ses cellules, qui évoluent directement en ostéoblastes.

  • Le cartilage est un tissu résistant mais très élastique.

  • Le processus d’ossification débute au troisième mois du développement du fœtus.

  • La formation d’un os long s’amorce habituellement à mi-longueur du bâtonnet de cartilage hyalin.

  • Le cartilage hyalin a l’aspect et la transparence du verre.

Astuce mémo

Os de membrane : tissu fibreux directement ; os de cartilage : cartilage hyalin d’abord.

7. Croissance et nutrition osseuses

★ À maîtriser

  • Pendant l’enfance et l’adolescence, les os longs s’allongent par la croissance des cartilages de conjugaison, tandis que tous les os s’épaississent sous l’effet du périoste.

  • 🔄 La croissance en longueur d’un os long suit ces étapes :

    1. Les cellules du cartilage de conjugaison se divisent rapidement, épaississant le cartilage et allongeant l’os.
    2. La matrice cartilagineuse près de la diaphyse se calcifie sous l’action des ostéoblastes du canal médullaire et produit
    3. Les ostéoclastes digèrent l’os spongieux, ce qui permet au canal médullaire de s’allonger avec l’os.
  • L’épaississement osseux est produit par les ostéoblastes sous-périostés à la surface externe, tandis que des ostéoclastes détruisent habituellement de la matière osseuse à la surface du canal médullaire.

  • Le calcium est nécessaire à :

    • la formation des os et des dents
    • la coagulation sanguine
    • le bon fonctionnement du système nerveux
    • la contraction et à la relaxation musculaires
  • L’épaule est une articulation sphéroïde formée par l’humérus, la clavicule et l’omoplate, dont la forme permet une rotation presque parfaite du bras autour de l’épaule.

  • L’articulation radio-carpienne permet :

    • la flexion
    • l’extension
    • l’abduction
    • l’adduction

Compléments

  • Le périchondre qui recouvre le cartilage est pénétré par des vaisseaux sanguins et se transforme en périoste vascularisé.

  • La croissance osseuse de l’enfance au début de l’âge adulte est régulée de façon précise par un ensemble d’hormones agissant de concert.

  • La plupart des os cessent de croître pendant l’adolescence ou au début de l’âge adulte, mais certains os de la face, comme ceux du nez et de la mâchoire, continuent leur croissance imperceptiblement toute la vie.

  • Les principales articulations du membre supérieur sont :

    • l’épaule
    • le coude
    • le poignet

📌 Le coude est une articulation à charnière qui ne permet des mouvements que dans une seule direction, contrairement à l’épaule sphéroïde qui permet une rotation presque parfaite du bras.

  • Les articulations des doigts sont angulaires et à charnière, tandis que l’articulation du pouce est en selle.

8. Mouvements articulaires

Notions clés & Définitions

  • Mouvements angulaires : Les mouvements angulaires modifient l’angle entre deux os réunis par une articulation et comprennent la flexion, l’extension, l’abduction et l’adduction.
  • Rotation : La rotation est le mouvement d’un os autour de son axe longitudinal ; elle est le seul mouvement possible entre l’atlas (C1) et l’axis (C2) et se produit aussi à la hanche et à l’épaule.

★ À maîtriser

  • La majorité des articulations du corps, dont toutes celles des membres, sont des articulations synoviales où les os sont séparés par une cavité remplie de liquide synovial, ce qui permet une grande liberté de mouvement.

  • La flexion diminue l’angle de l’articulation et rapproche deux os, tandis que l’extension augmente cet angle et constitue le mouvement inverse de la flexion.

  • L’abduction éloigne un membre de la ligne médiane du corps, tandis que l’adduction le rapproche de cette ligne.

  • La supination tourne la paume vers l’avant ou vers le haut et place le radius et l’ulna parallèles en position anatomique, tandis que la pronation oriente la paume vers l’arrière ou vers le bas et croise les deux os par déplacement de l’extrémité distale du radius vers la ligne médiane.

Compléments

  • Les sept mouvements de base étudiés sont :
    • la flexion
    • l’extension
    • l’abduction
    • l’adduction
    • la rotation
    • la supination
    • la pronation

📌 La supination et la pronation sont des mouvements spéciaux du radius autour de l’ulna, propres à l’avant-bras.

  • La supination permet de serrer une vis, tandis que la pronation permet de la desserrer et constitue un mouvement beaucoup plus faible.

Astuce mémo

Flexion ferme l’angle, extension l’ouvre ; abduction éloigne de la ligne médiane, adduction en rapproche.

9. Fonctions des muscles

Notions clés & Définitions

  • Tissu musculaire : Le tissu musculaire transforme une énergie chimique en énergie mécanique dirigée et peut ainsi exercer une force.
  • Excitabilité : Propriété qui permet à un muscle d’être stimulé à se contracter par une origine chimique, généralement une hormone ou un neurotransmetteur, ou par une origine électrique.
  • Contractilité : Capacité d’un tissu musculaire à se contracter et donc à diminuer de longueur.
  • Extensibilité : Propriété qui permet à une cellule musculaire de s’étirer et de devenir plus longue qu’au repos.
  • Élasticité : Capacité d’une cellule musculaire à se contracter, puis à se détendre et à revenir à sa position et à sa longueur initiales.

★ À maîtriser

  • Les quatre fonctions des muscles sont :
    • la production de mouvement
    • le maintien de la posture
    • la stabilisation des articulations
    • le dégagement de chaleur

Compléments

  • Les muscles squelettiques assurent la mobilité du corps, tandis que la plupart des muscles des organes internes font circuler des liquides et d’autres substances dans l’organisme.

  • Le tonus musculaire permet aux muscles de corriger la posture et de la maintenir de façon constante.

  • Les muscles rattachés aux os impliqués soutiennent et renforcent les articulations mobiles et semi-mobiles.

  • Lors de leur contraction, les muscles dégagent de la chaleur en raison de la perte d’énergie associée à sa transformation d’une forme à une autre, ce qui contribue à maintenir l’organisme à une température adéquate.

10. Innervation et contraction musculaire

Notions clés & Définitions

  • Tonus musculaire : Légère stimulation constante des muscles squelettiques par des influx nerveux provenant de la colonne vertébrale, même au repos.
  • Tétanos : Longue contraction régulière résultant de la fusion de contractions lorsque l’accélération de la stimulation réduit la période de relaxation jusqu’à la faire disparaître.

★ À maîtriser

  • Chaque fibre musculaire squelettique possède une terminaison nerveuse qui régit son activité, contrairement aux fibres cardiaques et lisses qui peuvent se contracter sans stimulation nerveuse.

  • Les muscles squelettiques sont volontaires et ont besoin d’être stimulés par le système nerveux somatique pour se contracter.

  • À la jonction neuromusculaire, l’influx nerveux provoque la libération d’acétylcholine, qui traverse la fente synaptique, se lie aux récepteurs du sarcolemme et déclenche l’ouverture des canaux sodiques, un potentiel d’action et la contraction.

  • Au repos, le sarcolemme est polarisé et l’intérieur de la cellule est négatif; l’entrée des ions sodium le dépolarise jusqu’au seuil d’excitabilité, puis le potentiel d’action se propage dans toutes les directions et mène à la contraction complète de la cellule.

📌 Selon la loi du tout ou rien, une fois amorcé, le potentiel d’action ne peut être arrêté et la fibre musculaire se contracte au maximum de sa capacité ou ne se contracte pas du tout.

Compléments

  • 🔄 Le contrôle moteur suit cette séquence :

    1. Le cerveau reçoit des informations sensorielles sur les changements internes et externes.
    2. Le cerveau traite ces informations et détermine l’action à entreprendre.
    3. Le cerveau transmet une commande motrice aux muscles par des influx nerveux.
  • Les influx nerveux sont transmis aux muscles par les axones des motoneurones, regroupés en nerfs ; une unité motrice est formée d’un motoneurone et de toutes les fibres musculaires qu’il innerve.

  • 🔄 La contraction musculaire se déroule ainsi :

    1. Les filaments d’actine glissent le long des filaments de myosine.
    2. Les myofilaments se chevauchent davantage.
    3. Les fibres musculaires raccourcissent et leur diamètre augmente.
    4. Le muscle agit sur les os et produit le mouvement.
  • Le tonus musculaire contribue au maintien de la posture, à la stabilité des articulations et à la capacité des muscles à répondre rapidement à une demande.

Astuce mémo

Stimulus → influx nerveux → acétylcholine → contraction

11. Maladies locomotrices et rhumatisme aigu

Notions clés & Définitions

  • Maladies de l’appareil locomoteur : Affections de l’appareil actif — musculature, tendons, gaines tendineuses, bourses séreuses et fascias — ou de l’appareil passif — squelette, articulations, ligaments, cartilages et disques intervertébraux — qui s’accompagnent fréquemment de douleurs et d’une mobilité réduite.
  • Rhumatisme articulaire aigu : Maladie faisant suite à une infection bactérienne par des streptocoques de type A et atteignant surtout les articulations, le cœur et les membranes séreuses.

★ À maîtriser

  • La maladie rhumatismale est une réaction immunologique disproportionnée du tissu conjonctif à une infection par un streptocoque bêta-hémolytique du groupe A, dont seules certaines souches sont rhumatogènes.

Compléments

📌 Les affections inflammatoires de l’appareil locomoteur qui ne sont pas liées à l’usure naturelle sont également appelées rhumatismes.

  • Les troubles musculo-squelettiques comprennent :
    • les douleurs dorsales
    • l’arthrose
    • l’arthrite
    • le rhumatisme des parties molles
    • l’ostéoporose

📌 Le nom « rhumatisme articulaire aigu » est considéré comme restrictif parce que la maladie ne touche pas seulement les articulations ; il s’agit bien d’une maladie aiguë, qui peut laisser des séquelles cardiaques chroniques.

  • L’infection initiale responsable du RAA est le plus souvent une angine avec amygdalite, mais elle peut aussi être une sinusite purulente ou une carie dentaire.

  • Le risque de développer un RAA après une angine streptococcique est estimé à 3 %.

  • La gravité du RAA est liée aux séquelles cardiaques valvulaires fréquentes.

  • Avant l’âge de 25 ans, 80 % des maladies cardiaques non congénitales observées sont d’origine rhumatismale ou liées au RAA.

12. Rhumatisme articulaire aigu

★ À maîtriser

  • Le streptocoque déclenche la production d’anticorps qui combattent la bactérie et attaquent aussi certaines protéines de l’organisme par réaction croisée.

  • La crise de rhumatisme articulaire aigu survient 2 à 4 semaines après une angine streptococcique.

📌 L’atteinte articulaire du rhumatisme articulaire aigu peut prendre la forme d’une polyarthrite aiguë, d’une monoarthrite aiguë chez l’enfant ou d’une polyarthralgie avec douleurs fugaces et mobiles sans signes locaux d’inflammation.

  • L’atteinte cardiaque survient environ une dizaine de jours après les signes articulaires et doit être recherchée avant 6 ans.

📌 Le diagnostic de maladie inflammatoire post-streptococcique associe la preuve d’une infection streptococcique récente, un syndrome inflammatoire et une polyarthrite ou une monoarthrite, une maladie cardiaque ou un syndrome post-streptococcique mineur.

  • Le traitement curatif associe le repos au lit, des corticoïdes et un antibiotique de type pénicilline pendant 6 à 8 semaines, de préférence en milieu hospitalier.

Compléments

  • Une prédisposition familiale au rhumatisme articulaire aigu semble certaine.

  • Les signes inflammatoires comprennent :

    • fièvre
    • pâleur
    • sueurs
    • asthénie
    • céphalées
    • saignements de nez
  • Le bilan biologique peut montrer :

    • une hyperleucocytose avec polynucléose
    • une vitesse de sédimentation élevée
    • une protéine C réactive élevée
    • une augmentation des ASLO
  • La chimioprophylaxie antibiotique prévient les récidives par des injections mensuelles de pénicilline pendant plusieurs années.

📌 Le rhumatisme articulaire aigu peut se réveiller lors d’une nouvelle infestation par un streptocoque, et son pronostic à long terme dépend des séquelles cardiaques, notamment l’insuffisance aortique ou mitrale pouvant entraîner une insuffisance cardiaque.

13. Arthrose et polyarthrite rhumatoïde

Notions clés & Définitions

  • Arthrose : Maladie principalement dégénérative caractérisée par l’usure des articulations et la destruction progressive du cartilage.
  • Polyarthrite rhumatoïde : Maladie auto-immune inflammatoire dans laquelle le système immunitaire attaque les constituants de l’organisme.

★ À maîtriser

  • Dans l’arthrose, le cartilage protecteur s’amincit et devient rugueux, puis peut être entièrement détruit, ce qui entraîne le frottement des os pendant les mouvements.

📌 L’arthrite provoque toujours une inflammation articulaire et n’est pas liée à l’usure, tandis que l’arthrose est une maladie dégénérative du cartilage.

Compléments

  • Les articulations le plus souvent touchées sont :
    • les genoux
    • les doigts
    • les épaules
    • les hanches

📌 L’arthrite bactérienne survient lorsque des germes pénètrent dans une articulation par une blessure ou par le sang, tandis que l’arthrite non infectieuse peut être liée à un trouble métabolique, à une autre maladie ou à une maladie auto-immune.

  • Après les orteils et les doigts, l’inflammation peut atteindre :

    • les coudes
    • les épaules
    • les hanches
    • les genoux
    • les chevilles
  • La polyarthrite rhumatoïde se propage souvent de manière symétrique et évolue par vagues, avec une alternance de phases calmes et de poussées rhumatismales.

Astuce mémo

Arthrose : usure du cartilage ; polyarthrite rhumatoïde : inflammation auto-immune.

14. Rhumatismes des parties molles et ostéoporose

Notions clés & Définitions

  • Rhumatisme des parties molles : Troubles provoquant des douleurs chroniques dans des structures non osseuses comme les muscles, les tendons, les ligaments, les bourses séreuses, les tissus conjonctifs ou les tissus adipeux.
  • Ostéoporose : Maladie caractérisée par une résorption de la masse osseuse dans l’ensemble du squelette, une diminution de la densité osseuse et des os poreux et instables.
  • Fibromyalgie : Douleurs prolongées présentes dans au moins trois zones du corps.

★ À maîtriser

  • L’ostéoporose augmente le risque de fracture, car les os peuvent se briser lors d’une sollicitation minime ou sans cause identifiable.

Compléments

  • L’ostéoporose peut survenir à tout âge, mais elle est plus susceptible de se déclarer à un âge avancé.

  • L’ostéoporose peut être causée par une formation osseuse insuffisante ou par l’accélération de la résorption naturelle des os, phénomènes pouvant être liés au vieillissement osseux normal ou à des prédispositions génétiques.

15. Ostéoporose et douleurs dorsales

Notions clés & Définitions

  • Douleurs dorsales : Toutes les douleurs d’intensité variable ressenties au niveau du dos, indépendamment de leur cause.

★ À maîtriser

  • Les facteurs favorisant l’ostéoporose sont : l’activité physique insuffisante, la consommation excessive d’alcool et de nicotine, la carence en vitamine D, la carence en calcium, chez les femmes, un faible taux d’œstrogènes

  • La perte de masse osseuse ne provoque pas nécessairement de douleurs au début, ce qui retarde souvent le diagnostic jusqu’à une fracture suspecte.

📌 Les douleurs dorsales non spécifiques ne sont pas dues à une maladie particulière, tandis que les douleurs dorsales spécifiques sont liées à une maladie.

  • Les douleurs dorsales se classent selon leur durée en :

    • douleurs aiguës : jusqu’à six semaines
    • douleurs subaiguës : de sept à douze semaines
    • douleurs chroniques : plus de douze semaines
  • Dans 85 % des cas, les douleurs dorsales sont non spécifiques et leur cause précise ne peut pas être déterminée.

Compléments

  • Les signes de l’ostéoporose comprennent :

    • les douleurs dorsales
    • la formation d’une bosse
    • la diminution de la taille
  • Dans les pays occidentaux, environ 80 % des adultes souffrent de maux de dos au moins une fois au cours de leur vie.

  • Les tensions musculaires peuvent être à l’origine de douleurs dorsales non spécifiques, auxquelles un lien avec les fascias a également été établi.

16. Ostéites et ostéomyélites

Notions clés & Définitions

  • Ostéite : Terme générique désignant une infection de l’os, quelle que soit sa nature bactérienne, mycotique ou parasitaire et quel que soit son mode de contamination.
  • Ostéomyélite : Infection osseuse par voie hématogène, généralement grave et due à un staphylocoque transporté par le sang.

★ À maîtriser

  • La contamination osseuse peut se faire : par voie hématogène, plus volontiers chez l’enfant que chez l’adulte, par inoculation directe après une plaie de membre, par inoculation directe après un ulcère ou un mal perforant, par inoculation directe après une fracture ouverte, par inoculation directe après une chirurgie osseuse, par inoculation directe après l’implantation d’un matériel d’ostéosynthèse

  • 🔄 L’infection osseuse hématogène évolue ainsi : un embole septique occlut un vaisseau osseux, l’occlusion provoque une nécrose osseuse, la nécrose favorise la diffusion de l’infection

Compléments

  • D’autres bactéries peuvent provoquer une ostéomyélite, notamment :

    • les streptocoques
    • les salmonelles
    • les pseudomonas
  • La contamination hématogène est plus fréquente en Afrique qu’en Europe et affecte fréquemment la métaphyse des os longs.

  • Les séquestres osseux nécrosés et non vascularisés agissent comme des corps étrangers et favorisent la persistance ou les rechutes de l’infection.

  • L’infection peut s’étendre en formant un abcès sous-périosté, puis des abcès sous-cutanés, avant de se fistuliser à la peau et de communiquer avec l’extérieur, favorisant une contamination polymicrobienne.

  • La propagation de l’infection osseuse à l’articulation réalise une ostéoarthrite.

17. Diagnostic de l’ostéomyélite

★ À maîtriser

  • L’ostéomyélite aiguë débute brutalement, souvent après un traumatisme local, avec une forte fièvre, de violentes douleurs métaphysaires souvent près du genou et une impotence fonctionnelle totale chez l’enfant.

📌 Chez le nourrisson, l’ostéomyélite atteint presque toujours l’articulation et constitue une ostéoarthrite, exposant à la destruction de l’articulation et du cartilage de conjugaison; la hanche est le siège le plus fréquent.

  • Les germes impliqués comprennent : Staphylococcus aureus, impliqué dans plus de 60 % des cas, les streptocoques, les bactéries à Gram négatif, le bacille tuberculeux, aucun germe identifié dans 10 % à 15 % des cas

📌 Dans l’ostéomyélite aiguë, les douleurs osseuses localisées s’associent souvent à des signes inflammatoires locaux, à de la fièvre et à une altération de l’état général, tandis que la forme chronique évolue plus insidieusement par poussées séparées par des accalmies et peut entraîner des abcès des parties molles ou une fistule cutanée.

  • Le scanner étudie finement la corticale osseuse et visualise les abcès des parties molles, tandis que l’IRM est l’examen clé pour montrer le signal inflammatoire de la médullaire osseuse et les abcès des parties molles.

📌 L’isolement du germe est nécessaire pour affirmer le diagnostic d’ostéomyélite et orienter une antibiothérapie prolongée, ce qui en fait la priorité de la recherche diagnostique.

  • La biopsie osseuse est indispensable; le prélèvement est broyé pour l’étude bactériologique et un prélèvement histologique confirme la nature inflammatoire de la lésion et peut orienter l’identification microbiologique.

Compléments

  • À l’examen d’un enfant atteint d’ostéomyélite, la pression sur la zone atteinte provoque un point douloureux exquis, tandis que de petits mouvements articulaires restent possibles et indolores lorsque l’articulation n’est pas touchée.

  • Chez le nourrisson fébrile, l’impotence fonctionnelle et une tuméfaction locale de l’aine sont des signes cliniques utiles, et le pédiatre examine la mobilité de la hanche.

  • La drépanocytose favorise particulièrement les ostéomyélites; les infections sur matériel orthopédique impliquent souvent des germes à croissance lente difficiles à identifier, comme Staphylococcus epidermidis, et peuvent nécessiter l’ablation du matériel prothétique.

  • L’hyperleucocytose est inconstante et la vitesse de sédimentation ainsi que la CRP sont habituellement élevées, mais le bilan peut être normal dans les formes chroniques quiescentes.

  • Les radiographies montrent des anomalies de la structure osseuse dès la troisième ou quatrième semaine d’évolution, notamment une ostéolyse métaphysaire mal limitée entourée d’une zone de condensation ou un aspect pseudosarcomateux avec appositions périostées plurilamellaires.

  • La ponction d’un abcès profond peut isoler le germe, et la ponction d’un épanchement articulaire a la même valeur si l’infection s’est propagée à l’articulation, bien qu’un épanchement de voisinage puisse être aseptique et réactionnel.

📌 En cas d’infection sur prothèse ou matériel orthopédique, des prélèvements multiples peropératoires et un avis multidisciplinaire associant chirurgien orthopédique et infectiologue sont nécessaires, et l’ablation du matériel infecté est généralement indispensable à l’éradication de l’infection.

  • Les arguments indirects reposent sur : trois hémocultures, répétées en cas de poussées fébriles ou de frissons, des hémocultures dans l’heure suivant une biopsie osseuse ou une ponction d’abcès, l’ECBU, le prélèvement d’une fistule

18. Traitement de l’ostéomyélite

★ À maîtriser

📌 Le traitement antibiotique de l’ostéomyélite est débuté après la réalisation des prélèvements.

📌 Une intervention chirurgicale peut être nécessaire lorsque l’infection résiste à l’antibiothérapie, notamment en présence d’un abcès, d’un séquestre ou d’un matériel orthopédique qui limite la diffusion des antibiotiques.

Compléments

  • Les gestes chirurgicaux possibles sont :
    • le drainage d’un abcès
    • l’ablation d’un séquestre
    • l’ablation de tout corps étranger
    • l’ablation du ciment infecté
    • l’ablation du matériel d’ostéosynthèse

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1. Deux équipes étudient le corps : l’une décrit ses structures, l’autre analyse leur fonctionnement. Concernant l’anatomie et la physiologie, quelles propositions sont exactes ?

2. Un étudiant classe les os d’un squelette selon leur forme et leur localisation. Parmi les propositions suivantes concernant la classification osseuse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

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Révisez avec les flashcards

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Qu’étudie l’anatomie ?

La forme, la structure, la position des parties du corps et leurs relations.

Quels sont les deux types de tissu osseux présents dans tous les os ?

L’os compact et l’os spongieux.

Qu’étudie l’anatomie macroscopique ?

Le corps à l’œil nu.

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