QCM : Athérosclérose et AOMI — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle lésion caractérise l’athérosclérose et modifie progressivement le calibre artériel ?

Une inflammation isolée de la paroi veineuse sans dépôt lipidique
Une dilatation soudaine de la lumière artérielle par faiblesse pariétale
Des dépôts de cholestérol dans l’intima des artères de gros et moyens calibres
Une interruption brutale du flux dans une artère de petit calibre

Des dépôts de cholestérol dans l’intima des artères de gros et moyens calibres

Explication

L’athérosclérose repose sur l’accumulation de cholestérol dans la paroi interne des artères, ce qui réduit progressivement leur lumière. L’interruption brutale du flux correspond plutôt au mécanisme d’une ischémie aiguë.

2. Quelle succession décrit correctement la formation et la complication d’une plaque athéromateuse ?

Pénétration des LDL, inflammation, noyau lipidique avec chape fibreuse, puis rupture et thrombose
Recrutement des plaquettes, dilatation veineuse, noyau fibreux, puis résorption spontanée de la plaque
Dépôt de cholestérol dans l’adventice, infection locale, ulcération, puis embolie gazeuse
Rupture artérielle, dépôt de calcium, disparition des LDL, puis formation d’une chape musculaire

Pénétration des LDL, inflammation, noyau lipidique avec chape fibreuse, puis rupture et thrombose

Explication

Les LDL pénètrent dans l’intima, entraînent une réaction inflammatoire, puis participent à la formation d’un centre athéromateux entouré d’une chape fibreuse. Le thrombus apparaît après la rupture de cette plaque, et non avant la constitution du centre athéromateux.

3. Quelle complication peut survenir après la rupture d’une plaque athéromateuse ?

Un infarctus du myocarde
Une infection de la valve cardiaque
Une fracture spontanée du membre
Une insuffisance veineuse chronique

Un infarctus du myocarde

Explication

La rupture d’une plaque peut déclencher la formation d’un thrombus et provoquer notamment un infarctus du myocarde. L’insuffisance veineuse chronique relève d’un mécanisme veineux et ne constitue pas cette complication artérielle.

4. Quelles artères figurent parmi les principales localisations de l’athérosclérose ?

Les veines jugulaires, les veines caves, les sinus veineux et les veines superficielles des membres
Les artères pulmonaires, les vaisseaux lymphatiques, les veines rénales et les sinus coronaires
Les carotides, les coronaires, l’aorte, les artères rénales et digestives ainsi que celles des membres inférieurs
Les capillaires pulmonaires, les lymphatiques, les veines porte et splénique ainsi que les veinules

Les carotides, les coronaires, l’aorte, les artères rénales et digestives ainsi que celles des membres inférieurs

Explication

L’athérosclérose atteint notamment les carotides et artères cérébrales, les coronaires, les artères rénales, l’aorte, les membres inférieurs et les artères digestives. Les autres propositions mélangent des territoires veineux ou lymphatiques qui ne correspondent pas aux principales localisations citées.

5. Lequel est un facteur de risque intrinsèqu'et non modifiable de l’athérosclérose ?

La sédentarité
L’âge
Le tabagisme
La dyslipidémie

L’âge

Explication

L’âge fait partie des facteurs intrinsèques non modifiables, avec le sexe masculin et l’hérédité. Le tabagisme, la sédentarité et la dyslipidémie sont des facteurs extrinsèques sur lesquels une intervention est possible.

6. Quel ensemble regroupe des facteurs de risque extrinsèques de l’athérosclérose ?

L’âge, le sexe masculin, l’hérédité, le tabac, le diabète et la sédentarité
Le tabac, l’hypertension, le diabète, la dyslipidémie, le surpoids et la sédentarité
L’hérédité, l’âge, un antécédent familial, le surpoids et l’hypertension
Le sexe masculin, l’âge, le tabac, l’hérédité et un antécédent familial d’infarctus

Le tabac, l’hypertension, le diabète, la dyslipidémie, le surpoids et la sédentarité

Explication

Les facteurs extrinsèques comprennent le tabac, l’hypertension artérielle, le diabète, la dyslipidémie, le surpoids et la sédentarité. L’âge, le sexe masculin et l’hérédité appartiennent aux facteurs intrinsèques et ne doivent donc pas être intégrés à cet ensemble.

7. Quel énoncé caractérise correctement l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs ?

Elle correspond à une atteinte cérébrale principalement favorisée par l’hypertension et l’âge
Elle correspond à une atteinte coronaire principalement favorisée par la dyslipidémie isolée
Elle constitue la troisième localisation de l’athérosclérose et est principalement favorisée par le tabac et le diabète
Elle constitue la première localisation de l’athérosclérose et est principalement favorisée par l’hérédité seule

Elle constitue la troisième localisation de l’athérosclérose et est principalement favorisée par le tabac et le diabète

Explication

L’AOMI est la troisième localisation de l’athérosclérose, après les atteintes cérébrales et cardiaques, et ses principaux facteurs favorisants sont le tabac et le diabète. Les atteintes cérébrales et coronaires concernent d’autres territoires artériels.

8. Quel tableau correspond à une claudication intermittente d’origine artérielle ?

Des crampes du mollet à la marche, cédant en moins de dix minutes à l’arrêt et revenant à distance comparable
Une douleur abdominale après les repas, disparaissant après l’élévation des jambes et revenant chaque nuit
Une douleur permanente du pied, aggravée par la déclivité et accompagnée d’un œdème rapidement constitué
Des brûlures nocturnes au repos, améliorées par la position jambes déclives et associées à un œdème du pied

Des crampes du mollet à la marche, cédant en moins de dix minutes à l’arrêt et revenant à distance comparable

Explication

La claudication intermittente apparaît à la marche, souvent au mollet dans le territoire fémoral, puis cède rapidement à l’arrêt et réapparaît pour une distance similaire. Les douleurs nocturnes au repos avec soulagement en position déclive correspondent plutôt aux douleurs de décubitus.

9. Quel signe est typique des douleurs de décubitus liées à une AOMI avancée ?

Une douleur diurne après les repas, soulagée par la position allongée et sans atteinte cutanée
Une gêne uniquement musculaire à l’effort, apparaissant à distance variable et sans douleur nocturne
Des crampes déclenchées par la marche, disparaissant rapidement à l’arrêt sans modification du pied
Des brûlures ou crampes nocturnes soulagées par les jambes déclives, avec œdème progressif du pied

Des brûlures ou crampes nocturnes soulagées par les jambes déclives, avec œdème progressif du pied

Explication

Les douleurs de décubitus surviennent surtout la nuit au repos et sont soulagées lorsque les jambes sont en position déclive; un œdème progressif du pied peut apparaître. Une douleur déclenchée par la marche et cédant à l’arrêt décrit plutôt la claudication intermittente.

10. Quel ensemble d’éléments correspond à l’examen clinique vasculaire d’un patient suspect d’AOMI ?

Évaluation de la force musculaire, percussion abdominale et mesure de la pression veineuse
Palpation abdominale, auscultation pulmonaire et recherche d’une douleur articulaire
Inspection cutanée, auscultation artérielle et palpation de plusieurs pouls distaux
Mesure de la température, auscultation cardiaque et recherche d’un œdème bilatéral

Inspection cutanée, auscultation artérielle et palpation de plusieurs pouls distaux

Explication

L’examen clinique de l’AOMI repose notamment sur l’inspection de la peau, la recherche d’un souffle artériel et la palpation des pouls poplité, tibial postérieur et pédieux. La recherche d’un œdème bilatéral relève davantage de l’évaluation veineuse ou cardiaque que de cet examen artériel ciblé.

11. Chez un patient dont la pression systolique à la cheville est de 80 mmHg et celle au bras de 120 mmHg, quelle est la valeur de l’IPS ?

IPS=1,50IPS = 1{,}50
IPS=200IPS = 200
IPS=0,67IPS = 0{,}67
IPS=40IPS = 40

$$IPS = 0{,}67$$

Explication

L’IPS se calcule en divisant la pression systolique à la cheville par celle du bras, soit 80÷120=0,6780 \div 120 = 0{,}67. La pression de cheville ne doit pas être interprétée isolément pour établir ce rapport.

12. Quelle interprétation est correcte pour un IPS mesuré chez un patient présentant des calcifications artérielles importantes ?

Un IPS mesuré à la cheville suffit à confirmer l’AOMI lorsque les artères sont fortement calcifiées
Un IPS compris entre 0,9 et 1,3 confirme une AOMI, même en présence de calcifications importantes
Un IPS supérieur à 1,3 exclut une AOMI et rend les calcifications sans conséquence diagnostique
Un IPS inférieur à 0,9 évoque une AOMI, mais le calcul peut devenir inutilisable avec des calcifications importantes

Un IPS inférieur à 0,9 évoque une AOMI, mais le calcul peut devenir inutilisable avec des calcifications importantes

Explication

Un IPS normal se situe entre 0,9 et 1,3, tandis qu’une valeur inférieure à 0,9 évoque une AOMI, mais les calcifications importantes peuvent rendre la mesure inutilisable. Une valeur élevée liée à des artères incompressibles ne permet donc pas d’exclure de façon fiable la maladie.

13. Quelle association constitue le traitement général de l’AOMI ?

Arrêt du tabac, contrôle glycémique, marche progressive, antiagrégant, statine et inhibiteur de l’enzyme de conversion
Repos strict, compression veineuse, vasodilatateur isolé, supplément de fer et surveillance radiologique
Pontage chirurgical, amputation préventive, régime sans sel, corticoïde et traitement antibiotique
Angioplastie immédiate, immobilisation, anticoagulation prolongée, diurétique et restriction systématique de la marche

Arrêt du tabac, contrôle glycémique, marche progressive, antiagrégant, statine et inhibiteur de l’enzyme de conversion

Explication

Le traitement général associe la réduction des facteurs de risque, la reprise progressive de la marche et plusieurs traitements cardiovasculaires, dont un antiagrégant et une statine. L’angioplastie et le pontage sont des traitements locaux réservés notamment aux formes sévères.

14. Quel traitement local peut être envisagé en cas d’ischémie critique ou de claudication sévère ?

Une compression élastique, une élévation du membre et un traitement destiné à réduire l’œdème
Une angioplastie avec stent, un pontage ou une endartériectomie, avec amputation en dernier recours si la revascularisation est impossible
Une simple reprise de la marche, associée à une surveillance clinique et à l’arrêt du tabac
Une antibiothérapie prolongée, une immobilisation plâtrée et une rééducation articulaire intensive

Une angioplastie avec stent, un pontage ou une endartériectomie, avec amputation en dernier recours si la revascularisation est impossible

Explication

Les formes sévères peuvent nécessiter une revascularisation par angioplastie avec stent, pontage ou endartériectomie. L’amputation intervient comme solution ultime lorsque la revascularisation ne peut pas être réalisée, et non comme traitement initial.

15. Quelle définition caractérise le mieux l’ischémie aiguë d’un membre ?

Une interruption brutale du flux artériel provoquant une hypoxie et une nécrose rapide, avec un risque pour le membre et la vie
Une inflammation cutanée localisée provoquant une rougeur et une chaleur sans altération du débit artériel
Une diminution progressive du flux artériel entraînant une gêne à la marche et une évolution lente sur plusieurs années
Une obstruction veineuse aiguë responsable d’un œdème douloureux sans menace directe pour les tissus artériels

Une interruption brutale du flux artériel provoquant une hypoxie et une nécrose rapide, avec un risque pour le membre et la vie

Explication

L’ischémie aiguë correspond à une interruption soudaine de la perfusion artérielle, pouvant rapidement conduire à l’hypoxie puis à la nécrose. Elle se distingue ainsi de l’AOMI chronique, qui s’installe progressivement et se manifeste notamment par la claudication.

16. Quel signe appartient aux 5P de l’ischémie aiguë et traduit une atteinte neurologique ?

Une paralysie avec impossibilité de relever le pied
Une douleur brutale et intense du membre atteint
Une abolition des pouls située en aval de l’obstruction
Une pâleur associée à un refroidissement du membre

Une paralysie avec impossibilité de relever le pied

Explication

La paralysie et les paresthésies sont les signes neurologiques parmi les 5P, la paralysie pouvant se manifester par l’impossibilité de relever le pied. La pâleur et le refroidissement sont des signes cutanés vasculaires, tandis que l’abolition des pouls traduit la diminution du flux artériel.

17. Quelle mesure doit être instaurée dès le diagnostic d’une ischémie aiguë avant la revascularisation ?

Procéder à une amputation
Débuter une thrombolyse in situ
Administrer de l’héparine
Réaliser une embolectomie

Administrer de l’héparine

Explication

L’héparine est administrée dès le diagnostic afin de limiter l’extension thrombotique, tandis que la revascularisation intervient ensuite pour rétablir le flux artériel. Une embolectomie constitue une étape thérapeutique ultérieure et non la première mesure médicamenteuse.

18. Après une revascularisation, quels éléments permettent d’évaluer la qualité de la reperfusion du membre ?

Les pouls, la chaleur, la douleur et le déficit neurologique
La diurèse, la créatininémie, la tension et la saturation
La fréquence respiratoire, les nausées, la toux et les œdèmes
La glycémie, la température, le poids et l’appétit

Les pouls, la chaleur, la douleur et le déficit neurologique

Explication

La surveillance du membre revascularisé porte sur les pouls, la chaleur, la douleur et le déficit neurologique. La diurèse et la créatininémie peuvent contribuer à rechercher une atteinte rénale viscérale, mais elles ne décrivent pas directement la reperfusion du membre.

19. Quelle complication doit être évoquée devant une douleur intense apparaissant après une revascularisation ?

Une infection locale nécessitant une antibiothérapie prolongée
Une thrombose veineuse nécessitant une compression élastique
Un syndrome des loges nécessitant une aponévrotomie urgente
Une neuropathie périphérique nécessitant une rééducation précoce

Un syndrome des loges nécessitant une aponévrotomie urgente

Explication

Une douleur intense après revascularisation peut révéler un syndrome des loges, dont le traitement repose sur une aponévrotomie en urgence. Une infection ou une neuropathie peut provoquer une douleur, mais ces diagnostics ne correspondent pas à la complication aiguë caractéristique décrite ici.

20. Quelle succession décrit le mieux l’évolution typique de l’AOMI ?

Claudication intermittente, douleurs de décubitus, troubles trophiques
Claudication intermittente, troubles trophiques, douleurs de décubitus
Douleurs de décubitus, claudication intermittente, troubles trophiques
Troubles trophiques, claudication intermittente, douleurs de décubitus

Claudication intermittente, douleurs de décubitus, troubles trophiques

Explication

L’AOMI progresse typiquement d’une claudication à l’effort vers des douleurs de décubitus, puis vers des troubles trophiques. Les troubles trophiques correspondent donc à un stade plus avancé que la claudication intermittente.

21. Quelle mortalité est associée à l’AOMI sur une période de dix ans ?

Environ 10 %
Environ 25 %
Environ 50 %
Environ 75 %

Environ 50 %

Explication

L’AOMI est associée à une mortalité d’environ 50 % à dix ans. Un IPS inférieur à 0,9 est un critère diagnostique de l’AOMI, mais il ne correspond pas à une estimation de mortalité.

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Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Athérosclérose et AOMI.

Qu'est-ce que l'athérosclérose ?

Des dépôts de cholestérol dans la paroi interne des artères de gros et moyens calibres.

Quelles sont les quatre étapes de la physiopathologie de l'athérosclérose ?

Pénétration des LDL, recrutement des monocytes, constitution du centre athéromateux, rupture de plaque.

Que provoque la rupture d'une plaque athéromateuse ?

Un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une ischémie aiguë.

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