QCM : Dénutrition et déshydratation du sujet âgé — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux les effets possibles du vieillissement sur l’état nutritionnel ?

Il augmente généralement la faim, la soif et l’efficacité des fonctions digestives.
Il améliore la perception des odeurs et protège contre la fragilité osseuse.
Il peut réduire la faim, la soif, les capacités digestives et les perceptions du goût.
Il préserve les fonctions bucco-dentaires tout en renforçant la masse musculaire.

Il peut réduire la faim, la soif, les capacités digestives et les perceptions du goût.

Explication

Le vieillissement peut ralentir le transit, altérer la digestion, le goût et l’odorat, et diminuer la faim ainsi que la soif. L’idée d’une amélioration générale des fonctions digestives, sensorielles et musculaires ne correspond pas aux effets décrits.

2. Dans quelle situation le vieillissement est-il susceptible de contribuer à une dénutrition ?

Lorsqu’il entraîne une perception plus fine des saveurs et une hydratation accrue.
Lorsqu’il s’associe à une maladie, à un isolement ou à des difficultés psychologiques.
Lorsqu’il s’accompagne d’une meilleure alimentation et d’une activité physique régulière.
Lorsqu’il se produit chez une personne sans autre problème de santé ou de vie.

Lorsqu’il s’associe à une maladie, à un isolement ou à des difficultés psychologiques.

Explication

Le vieillissement en lui-même ne suffit pas à provoquer une dénutrition ; le risque augmente lorsqu’il s’accompagne de pathologies, de conditions défavorables ou de difficultés psychologiques. Une alimentation améliorée et une perception sensorielle renforcée vont plutôt dans le sens inverse.

3. Quelle définition correspond à la dénutrition ?

Une réduction de l’activité physique entraînant une fonte musculaire progressive.
Un déséquilibre entre les apports hydriques et les pertes d’eau de l’organisme.
Une diminution de la masse osseuse liée à une carence en calcium.
Un déséquilibre entre les apports alimentaires et les besoins protéino-énergétiques.

Un déséquilibre entre les apports alimentaires et les besoins protéino-énergétiques.

Explication

La dénutrition correspond à un apport alimentaire insuffisant par rapport aux besoins protéino-énergétiques de l’organisme. Le manque d’eau relève de la déshydratation, tandis que la perte osseuse et la fonte musculaire sont d’autres phénomènes possibles.

4. Quel élément est nécessaire, avec un critère phénotypique, pour établir le diagnostic de dénutrition ?

Un critère hydrique mesurant les pertes quotidiennes en eau.
Un critère sensoriel décrivant la préférence pour certains aliments.
Un critère osseux évaluant la densité minérale du squelette.
Un critère étiologique identifiant une cause de la dénutrition.

Un critère étiologique identifiant une cause de la dénutrition.

Explication

Le diagnostic repose sur l’association d’un critère étiologique, qui identifie une cause, et d’un critère phénotypique observable. La mesure de l’eau, de la densité osseuse ou des préférences alimentaires ne constitue pas l’association diagnostique requise.

5. Laquelle de ces situations constitue une cause étiologique possible de dénutrition ?

Une amélioration de la déglutition permettant une alimentation plus complète.
Une réduction de la prise alimentaire de 50 % pendant plus de deux semaines.
Une augmentation de la prise alimentaire pendant plusieurs semaines consécutives.
Une consommation régulière de repas variés couvrant les besoins nutritionnels.

Une réduction de la prise alimentaire de 50 % pendant plus de deux semaines.

Explication

Une réduction de la prise alimentaire de 50 % pendant plus de deux semaines fait partie des causes étiologiques citées de dénutrition. Une alimentation augmentée, équilibrée ou facilitée par une meilleure déglutition ne correspond pas à ce facteur de risque.

6. Quelle perte de poids constitue un risque de dénutrition selon les seuils de dépistage ?

Une perte supérieure à 5 % en un mois ou à 10 % en six mois.
Une perte supérieure à 10 % en un mois ou à 5 % en six mois.
Une perte de 5 % en six mois ou de 10 % en douze mois.
Une perte de 2 % en un mois ou de 5 % en douze mois.

Une perte supérieure à 5 % en un mois ou à 10 % en six mois.

Explication

Les seuils retenus sont une perte supérieure à 5 % en un mois ou à 10 % en six mois, ainsi qu’une perte par rapport au poids habituel. Les autres propositions inversent les seuils ou utilisent des durées qui ne correspondent pas à la règle donnée.

7. Lequel de ces éléments est un critère phénotypique musculaire de dénutrition ?

Une albuminémie supérieure à 30 g/l chez une personne âgée.
Un tour de mollet inférieur à 31 cm.
Une diminution du nombre de repas consommés dans la journée.
Un indice de masse corporelle calculé à partir de la taille et du poids.

Un tour de mollet inférieur à 31 cm.

Explication

Un tour de mollet inférieur à 31 cm, comme une réduction de la masse ou de la force musculaire, constitue un critère phénotypique musculaire. L’indice de masse corporelle est un indicateur corporel global, tandis que l’albuminémie et la prise alimentaire relèvent d’autres dimensions de l’évaluation.

8. Quelle affirmation décrit correctement le lien entre obésité, poids et dénutrition ?

Les œdèmes entraînent généralement une mesure du poids inférieure au poids réel.
L’obésité exclut une dénutrition, car les réserves énergétiques sont forcément suffisantes.
Une personne obèse peut être dénutrie, et des œdèmes peuvent masquer une perte de poids.
Une personne dénutrie présente nécessairement une baisse visible de son poids corporel.

Une personne obèse peut être dénutrie, et des œdèmes peuvent masquer une perte de poids.

Explication

L’obésité n’empêche pas la dénutrition, et la présence d’œdèmes peut masquer une perte de poids en augmentant le poids mesuré. Il est donc incorrect de conclure à l’absence de dénutrition à partir de l’obésité ou d’une stabilité pondérale apparente.

9. Chez une personne âgée de plus de 70 ans, quelle albuminémie indique une dénutrition sévère ?

Une albuminémie supérieure ou égale à 40 g/l.
Une albuminémie inférieure ou égale à 30 g/l.
Une albuminémie comprise entre 31 et 35 g/l.
Une albuminémie supérieure à 35 g/l.

Une albuminémie inférieure ou égale à 30 g/l.

Explication

Chez une personne de plus de 70 ans, une albuminémie inférieure ou égale à 30 g/l correspond à une dénutrition sévère. Les valeurs supérieures proposées ne répondent pas au seuil de gravité indiqué.

10. Quel ensemble de conséquences peut résulter de la dénutrition chez une personne âgée ?

Une diminution des complications, une qualité de vie améliorée et moins de fatigue
Une hydratation renforcée, une meilleure mobilité et une immunité accrue
Une prise de poids progressive, une autonomie préservée et moins d’escarres
Une fragilité accrue, des infections plus fréquentes et une perte d’autonomie

Une fragilité accrue, des infections plus fréquentes et une perte d’autonomie

Explication

La dénutrition favorise la fragilité, les infections, les escarres, la perte de poids et d’autonomie, tout en diminuant la qualité de vie. L’idée d’une amélioration de l’état général correspond à l’effet inverse de la dénutrition.

11. De combien la dénutrition augmente-t-elle le risque de complication ?

Elle le réduit d’environ 1,6
Elle le multiplie par 2,5
Elle le multiplie par 1,6
Elle le multiplie par 1,2

Elle le multiplie par 1,6

Explication

La dénutrition multiplie par 1,6 le risque de complication. Une multiplication par 2,5 surestime l’augmentation, tandis qu’une diminution décrit l’effet contraire.

12. Pourquoi faut-il intervenir dès les premiers indices de risque nutritionnel ?

Parce qu’un bon état nutritionnel devient difficile à retrouver après le début du processus
Parce que les premiers indices annoncent une guérison spontanée généralement rapide
Parce que l’état nutritionnel se rétablit facilement lorsque la perte de poids est avancée
Parce qu’une intervention tardive permet d’éviter l’observation du poids et des apports

Parce qu’un bon état nutritionnel devient difficile à retrouver après le début du processus

Explication

Une intervention précoce est importante, car il devient difficile de retrouver un bon état nutritionnel lorsque le processus est enclenché. Une prise en charge tardive ne facilite donc pas le rétablissement nutritionnel.

13. Quelle démarche correspond à une prise en charge adaptée de la dénutrition ?

Intervenir précocement en équipe, enrichir les repas et surveiller les apports et le poids
Privilégier un complément isolé en reportant l’adaptation alimentaire et la surveillance
Modifier les repas sans observer la personne ni coordonner les professionnels impliqués
Attendre une perte de poids importante, puis proposer un régime standard sans suivi

Intervenir précocement en équipe, enrichir les repas et surveiller les apports et le poids

Explication

La prise en charge doit être précoce et multidisciplinaire, avec enrichissement alimentaire, adaptation des repas, observation et surveillance du poids et des apports. Une intervention isolée ou dépourvue de suivi ne respecte pas cette approche globale.

14. Comment enrichir un repas sans augmenter son volume pour lutter contre la dénutrition ?

Servir une portion plus volumineuse composée principalement de légumes et de bouillon
Ajouter du beurre, du fromage râpé, du lait ou de la poudre de protéine
Remplacer le repas par de l’eau gélifiée et une boisson chaude peu calorique
Supprimer les matières grasses et proposer davantage d’aliments à faible densité énergétique

Ajouter du beurre, du fromage râpé, du lait ou de la poudre de protéine

Explication

L’enrichissement consiste à ajouter des aliments comme le beurre, le fromage râpé, le lait ou la poudre de protéine sans augmenter les volumes. Augmenter une portion peu énergétique ou supprimer les matières grasses ne permet pas cet enrichissement.

15. Comment les compléments nutritionnels oraux doivent-ils être pris ?

Sur prescription médicale, en collation et à distance des repas
Sans prescription, pendant le repas principal et mélangés à chaque plat
En collation après le repas, avec une fréquence choisie par l’entourage
Sur prescription médicale, juste avant le repas pour remplacer son contenu

Sur prescription médicale, en collation et à distance des repas

Explication

Les compléments nutritionnels oraux sont prescrits médicalement et se consomment en collation, à distance des repas. Les intégrer au repas ou les utiliser sans prescription confond leur usage avec celui d’un aliment enrichi.

16. Quelle fréquence de surveillance du poids est adaptée selon le lieu et la situation ?

Une fois par mois à l’entrée, puis chaque trimestre en institution et à domicile
Chaque jour à l’entrée, chaque mois sur prescription et chaque semaine en institution
Chaque semaine dans tous les lieux, avec une mesure supplémentaire lors des consultations à domicile
À l’entrée puis chaque semaine sur prescription, chaque mois en institution et à chaque consultation à domicile

À l’entrée puis chaque semaine sur prescription, chaque mois en institution et à chaque consultation à domicile

Explication

Le poids se mesure à l’entrée, puis chaque semaine sur prescription médicale, chaque mois en institution et à chaque consultation médicale à domicile. La fréquence hebdomadaire prescrite ne doit pas être confondue avec la surveillance mensuelle en institution.

17. Quelle définition distingue correctement la déshydratation de la dénutrition ?

La déshydratation est un manque d’eau dans l’organisme, tandis que la dénutrition correspond à un déficit protéino-énergétique
La déshydratation est un déficit protéino-énergétique, tandis que la dénutrition désigne un manque d’eau dans l’organisme
La déshydratation est une perte d’autonomie, tandis que la dénutrition correspond à une infection liée à l’âge
La déshydratation est une baisse de la masse maigre, tandis que la dénutrition désigne une diminution de la sensation de soif

La déshydratation est un manque d’eau dans l’organisme, tandis que la dénutrition correspond à un déficit protéino-énergétique

Explication

La déshydratation correspond à un manque d’eau, alors que la dénutrition désigne un déficit protéino-énergétique. Les autres réponses inversent ces notions ou les remplacent par des conséquences et des facteurs de risque.

18. Quelle évolution liée au vieillissement augmente le risque de déshydratation ?

La masse maigre diminue, mais l’eau corporelle augmente et les reins compensent plus efficacement les pertes
La masse maigre reste stable, l’eau corporelle ne change pas et les reins concentrent davantage les urines
La masse maigre augmente, l’eau corporelle progresse de 15 % et la sensation de soif devient plus intense
La masse maigre diminue, l’eau corporelle baisse de 15 % entre 30 et 70 ans et la sensation de soif s’atténue

La masse maigre diminue, l’eau corporelle baisse de 15 % entre 30 et 70 ans et la sensation de soif s’atténue

Explication

Avec l’âge, la masse maigre diminue, l’eau corporelle baisse de 15 % entre 30 et 70 ans, la sensation de soif s’atténue et les reins fonctionnent moins efficacement. Les autres propositions décrivent une conservation ou une amélioration de ces mécanismes.

19. Quelle situation peut provoquer une déshydratation chez une personne âgée ?

Une adaptation des repas visant à augmenter les apports énergétiques sans modifier leur volume
Une alimentation enrichie associée à une surveillance régulière du poids et des apports
Une collation nutritionnelle prescrite prise à distance des repas et bien tolérée
Une fièvre associée à des diarrhées, à la prise de diurétiques ou à des troubles de la déglutition

Une fièvre associée à des diarrhées, à la prise de diurétiques ou à des troubles de la déglutition

Explication

La fièvre, les diarrhées, les médicaments diurétiques et les troubles de la déglutition figurent parmi les causes possibles de déshydratation. Les autres situations concernent la prise en charge nutritionnelle et ne constituent pas, en elles-mêmes, des facteurs de déshydratation.

20. Quels éléments correspondent aux cinq signes d’alerte de la déshydratation ?

Le pli cutané, l’absence de salive, la perte de poids, des urines absentes ou concentrées et une pression artérielle basse
La peau rouge, une salivation abondante, une prise de poids, des urines abondantes et une pression artérielle élevée
Le pli cutané, une respiration rapide, une perte d’appétit, des selles liquides et une température basse
Une pâleur cutanée, des larmes abondantes, une prise de poids, des urines claires et une pression artérielle stable

Le pli cutané, l’absence de salive, la perte de poids, des urines absentes ou concentrées et une pression artérielle basse

Explication

Ces cinq signes associent des modifications cutanées, salivaires, pondérales, urinaires et tensionnelles révélatrices d’un déficit hydrique. La prise de poids et les urines abondantes ne correspondent pas aux signes attendus d’une déshydratation.

21. Chez une personne âgée, quelle association doit particulièrement alerter l’aide-soignant sur une déshydratation possible ?

Un appétit accru, une énergie habituelle, un transit régulier et une vigilance stable
Une soif importante, une asthénie, une constipation et une confusion récente
Une peau fraîche, un sommeil réparateur, une marche stable et une température normale
Une toux isolée, une douleur articulaire, une respiration calme et une humeur constante

Une soif importante, une asthénie, une constipation et une confusion récente

Explication

La soif, l’asthénie, la constipation et les troubles du comportement, comme la confusion, font partie des signes qui doivent alerter le soignant. Une vigilance stable et un transit régulier ne constituent pas l’association caractéristique décrite ici.

22. Comment se répartissent les apports hydriques recommandés sur vingt-quatre heures ?

Environ 1 à 1,5 litre, avec les trois quarts provenant des boissons et le reste des aliments
Environ 3 à 3,5 litres, avec la moitié provenant des boissons et l’autre moitié des aliments
Environ 2 à 2,5 litres, avec la moitié provenant des boissons et l’autre moitié des aliments
Environ 2 à 2,5 litres, avec les trois quarts provenant des aliments et le reste des boissons

Environ 2 à 2,5 litres, avec la moitié provenant des boissons et l’autre moitié des aliments

Explication

Les apports recommandés sont de 2 à 2,5 litres par vingt-quatre heures, répartis à parts égales entre boissons et aliments. La confusion fréquente consiste à attribuer une part majoritaire aux boissons ou aux aliments, alors que la répartition attendue est de 50 % pour chacun.

23. Quelle intervention relève du rôle de l’aide-soignant pour prévenir ou prendre en charge une déshydratation ?

Limiter les boissons, retirer le verre après chaque prise et privilégier les aliments pauvres en eau
Proposer régulièrement à boire, adapter le contenant et la texture, puis maintenir un verre plein à portée de la personne
Attendre l’apparition d’une hypotension, noter les symptômes et laisser la personne demander à boire
Prescrire une perfusion, choisir le traitement médical et modifier les doses selon l’évolution observée

Proposer régulièrement à boire, adapter le contenant et la texture, puis maintenir un verre plein à portée de la personne

Explication

L’aide-soignant facilite l’hydratation en proposant régulièrement à boire, en adaptant le matériel et la texture, et en gardant un verre accessible; il peut aussi établir une fiche hydrique et favoriser les aliments riches en eau. La prescription et l’adaptation d’un traitement médical ne relèvent pas de ce rôle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 44 flashcards sur Dénutrition et déshydratation du sujet âgé.

Quels effets le vieillissement peut-il avoir sur la digestion et les sens ?

Il peut ralentir le transit, dégrader l’état bucco-dentaire, altérer goût et odorat.

Quelles conséquences neuro-musculaires et osseuses le vieillissement peut-il provoquer ?

Il peut entraîner une sarcopénie et une ostéoporose.

Quel pourcentage de personnes âgées de plus de 70 ans à domicile était dénutri en 2021 ?

10 % des personnes âgées de plus de 70 ans vivant à domicile.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Dénutrition et déshydratation du sujet âgé.

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