QCM : Autonomie et dépendance des personnes âgées — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’autonomie d’une personne ?

La faculté de recevoir une aide pour accomplir les actes de la vie quotidienne
La capacité de se gouverner grâce à son jugement, sa prévision et ses choix
L’absence de toute difficulté physique, psychologique ou sociale dans la vie courante
La possibilité de s’adapter à son environnement sans prendre de décision personnelle

La capacité de se gouverner grâce à son jugement, sa prévision et ses choix

Explication

L’autonomie désigne les habiletés permettant de se gouverner par ses propres moyens, notamment en jugeant, en prévoyant et en choisissant. La réception d’une aide renvoie plutôt à la dépendance, même si elle n’exclut pas la capacité de décision.

2. Quelle situation correspond à la dépendance ?

Une personne choisit de déléguer une tâche malgré sa capacité à la réaliser
Une personne adapte son environnement afin de préserver ses habitudes quotidiennes
Une personne ne peut pas accomplir certaines activités de la vie sans aide
Une personne doit demander conseil avant de prendre une décision importante

Une personne ne peut pas accomplir certaines activités de la vie sans aide

Explication

La dépendance correspond à l’impossibilité partielle ou totale d’effectuer certaines activités de la vie ou de s’adapter à son environnement sans aide. Demander conseil ou déléguer volontairement une tâche ne suffit pas à caractériser une dépendance.

3. Pourquoi une personne dépendante peut-elle néanmoins conserver une part d’autonomie ?

Parce qu’elle peut encore prendre certaines décisions et effectuer certains choix
Parce que toute aide reçue augmente automatiquement sa capacité physique
Parce que la dépendance concerne principalement les obligations juridiques
Parce que la perte d’autonomie apparaît uniquement après une incapacité totale

Parce qu’elle peut encore prendre certaines décisions et effectuer certains choix

Explication

La dépendance peut être partielle : une personne peut avoir besoin d’aide pour certaines activités tout en conservant des capacités de décision et de choix. L’incapacité totale n’est donc pas une condition nécessaire de la dépendance.

4. Quelles sont les cinq formes d’autonomie distinguées dans cette classification ?

Psychologique, sanitaire, affective, domestique et administrative
Sociale, cognitive, alimentaire, financière et institutionnelle
Physique, médicale, familiale, professionnelle et résidentielle
Physique, psychologique, sociale, économique et juridique

Physique, psychologique, sociale, économique et juridique

Explication

La classification retient cinq formes : l’autonomie physique, psychologique, sociale, économique et juridique. Les autres listes mélangent certaines dimensions avec des domaines d’activité ou d’accompagnement.

5. Laquelle de ces situations illustre une cause citée de dépendance ?

Une participation accrue à des activités sociales et physiques adaptées
Une préférence personnelle pour vivre avec l’aide régulière d’un proche
Une chute entraînant des difficultés durables dans les activités quotidiennes
Un changement de logement choisi pour se rapprocher des services publics

Une chute entraînant des difficultés durables dans les activités quotidiennes

Explication

Les chutes figurent parmi les causes citées de dépendance, au même titre que certaines maladies, les accidents, l’isolement ou la sédentarité. Une préférence de mode de vie ou un changement volontaire de logement ne constitue pas en soi une cause mentionnée.

6. Que signifie l’acronyme AGGIR et quel est l’objectif principal de cette grille ?

Analyse Globale des Gestes Individuels et Relationnels, pour mesurer la qualité de vie familiale
Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources, pour évaluer la perte d’autonomie des personnes âgées
Accompagnement Gérontologique des Groupes en Résidence, pour déterminer les traitements médicaux
Aide Générale à la Gestion des Incapacités Régulières, pour organiser les soins de tous les patients

Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources, pour évaluer la perte d’autonomie des personnes âgées

Explication

AGGIR signifie Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources et sert à évaluer la perte d’autonomie des personnes âgées selon des critères précis. Cette grille n’est pas un outil général d’évaluation de la dépendance pour tous les publics ni un protocole de traitement médical.

7. Lequel de ces ensembles regroupe des critères évalués par la grille AGGIR ?

La tension artérielle, la température, le poids, la douleur et le sommeil
La profession, les revenus, le logement, les relations familiales et les diplômes
La cohérence, l’orientation, la toilette, l’alimentation et les transferts
La gestion du budget, la cuisine, les achats, les loisirs et les transports

La cohérence, l’orientation, la toilette, l’alimentation et les transferts

Explication

La grille AGGIR examine notamment la cohérence, l’orientation, la toilette, l’alimentation et les transferts, ainsi que les déplacements et la communication à distance. La gestion du budget, la cuisine, les achats et les loisirs relèvent d’éléments également pris en compte à domicile, mais ne constituent pas l’ensemble central attendu ici.

8. Quel niveau de GIR correspond à une autonomie complète, tandis que le niveau opposé correspond à la dépendance la plus importante ?

Le GIR 6, tandis que le GIR 1 indique la dépendance la plus importante
Le GIR 4, tandis que le GIR 2 indique la dépendance la plus importante
Le GIR 2, tandis que le GIR 5 indique la dépendance la plus importante
Le GIR 1, tandis que le GIR 6 indique la dépendance la plus importante

Le GIR 6, tandis que le GIR 1 indique la dépendance la plus importante

Explication

Le classement comporte six niveaux : le GIR 6 désigne l’autonomie complète et le GIR 1 la dépendance la plus importante. Confondre ces deux extrêmes inverse le sens du classement.

9. Quelle situation caractérise une personne classée en GIR 1 ?

Elle ne présente pas de difficulté locomotrice, mais reçoit une aide pour les repas
Elle reste alitée, présente de graves altérations mentales et requiert une présence continue
Elle marche seule à l’intérieur, mange et s’habille seule, avec une aide possible
Elle vit de façon autonome et peut recevoir une aide ponctuelle pour certaines activités

Elle reste alitée, présente de graves altérations mentales et requiert une présence continue

Explication

Le GIR 1 concerne les personnes confinées au lit, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence continue. La possibilité d’une aide ponctuelle correspond à une situation bien moins dépendante.

10. Une personne âgée classée GIR 3 souhaite financer des aides nécessaires à son maintien à domicile : quel dispositif peut répondre à cette situation ?

Une allocation attribuée aux personnes de moins de 60 ans, sans prise en compte de leur niveau de GIR
Un financement destiné aux dépenses de loisirs, calculé indépendamment des besoins liés au domicile
L’APA, financée par le département et couvrant totalement ou partiellement les dépenses nécessaires
Une aide réservée aux personnes classées GIR 5 et GIR 6, financée par leur établissement

L’APA, financée par le département et couvrant totalement ou partiellement les dépenses nécessaires

Explication

L’APA concerne les personnes classées GIR 1 à 4 et finance totalement ou partiellement les dépenses nécessaires au maintien à domicile, avec un financement départemental. Elle ne vise donc pas les niveaux GIR 5 et 6 dans ce cadre.

11. Quelles conditions générales une personne doit-elle remplir pour bénéficier de l’APA ?

Avoir moins de 60 ans et résider temporairement en France, avec un montant fixe
Avoir au moins 60 ans et vivre en France de manière stable, avec un montant lié au GIR
Avoir au moins 60 ans et séjourner ponctuellement en France, avec un montant indépendant du GIR
Être classée GIR 5 ou 6 et vivre en établissement, avec un montant lié au patrimoine

Avoir au moins 60 ans et vivre en France de manière stable, avec un montant lié au GIR

Explication

L’APA exige un âge minimal de 60 ans et une résidence stable en France ; son montant est calculé en fonction du GIR. Un séjour ponctuel ne satisfait pas la condition de résidence stable.

12. Quelle définition correspond à celle d’un proche aidant ?

Un professionnel qui intervient dans un établissement collectif selon un planning de soins
Un bénévole qui accompagne plusieurs personnes sans lien avec leur situation personnelle
Une personne qui aide quelqu’un de son entourage en raison de son état de santé, de son handicap ou de son âge
Un intervenant administratif qui organise les prestations financées par le département

Une personne qui aide quelqu’un de son entourage en raison de son état de santé, de son handicap ou de son âge

Explication

Le proche aidant apporte une aide à une personne de son entourage en raison de son état de santé, de son handicap ou de son âge. Cette définition ne suppose ni professionnalisation ni intervention auprès de plusieurs personnes.

13. Quelle association entre structures et lieux d’intervention est correcte ?

Les SSIAD et les SPASD interviennent à domicile, tandis que l’EHPAD et l’USLD sont des structures collectives
Les services d’aide à domicile et l’EHPAD sont des structures collectives, tandis que la PUV intervient au domicile
Les SPASD et l’EHPAD interviennent à domicile, tandis que les SSIAD et la résidence autonomie sont collectifs
La résidence autonomie et l’USLD interviennent à domicile, tandis que les SSIAD accueillent en structure collective

Les SSIAD et les SPASD interviennent à domicile, tandis que l’EHPAD et l’USLD sont des structures collectives

Explication

Les SSIAD et les SPASD appartiennent aux structures d’intervention à domicile, alors que l’EHPAD et l’USLD relèvent des structures collectives. Les inverser conduit à confondre les modalités d’accompagnement.

14. Quelle démarche fait partie de la prévention de la perte d’autonomie par l’équipe soignante ?

Favoriser le repos prolongé afin de réduire les efforts et de limiter les déplacements de la personne
Attendre la perte d’autonomie avant d’intervenir, puis remplacer la personne dans ses activités quotidiennes
Éliminer les facteurs de risque, dépister et traiter les pathologies, puis rééduquer et réadapter la personne
Concentrer l’intervention sur les soins médicaux sans évaluer les capacités sociales et fonctionnelles

Éliminer les facteurs de risque, dépister et traiter les pathologies, puis rééduquer et réadapter la personne

Explication

La prévention associe la réduction des facteurs de risque, le dépistage, le traitement, la rééducation et la réadaptation à la vie sociale. Attendre qu’une autonomie soit déjà perdue relève plutôt d’une logique de restauration.

15. Lors d’une toilette, quelle attitude contribue le mieux au maintien de l’autonomie résiduelle ?

Demander à la personne de réaliser tous les gestes, y compris ceux qu’elle ne maîtrise plus
Proposer à la personne de réaliser les gestes qu’elle peut accomplir, puis l’aider pour les autres
Effectuer l’ensemble de la toilette afin de garantir une réalisation rapide et uniforme
Inviter la personne à se reposer pendant que le soignant accomplit les gestes habituels

Proposer à la personne de réaliser les gestes qu’elle peut accomplir, puis l’aider pour les autres

Explication

Maintenir l’autonomie consiste à laisser la personne faire ce qu’elle peut et à l’aider pour ce qu’elle ne peut pas réaliser seule. Effectuer toute la toilette réduit sa participation et ses occasions de préserver ses capacités.

16. Quelle conduite correspond au rôle de l’aide-soignant dans le maintien de l’autonomie ?

Réaliser les soins à la place de la personne, puis transmettre uniquement les difficultés importantes
Observer les capacités, aider selon les besoins, évaluer chaque jour, valoriser les efforts et transmettre ses observations
Évaluer les capacités lors de l’admission, puis appliquer la même aide sans réévaluation quotidienne
Laisser la personne agir sans observation, afin de préserver son indépendance dans toutes les situations

Observer les capacités, aider selon les besoins, évaluer chaque jour, valoriser les efforts et transmettre ses observations

Explication

L’aide-soignant observe les capacités, intervient seulement lorsque cela est nécessaire, évalue quotidiennement l’autonomie, valorise les efforts et transmet ses observations. L’absence de réévaluation ou d’observation ne permet pas d’adapter l’aide.

17. Quel effet le maintien de l’autonomie peut-il avoir sur la personne accompagnée ?

Il remplace la rééducation par une assistance complète dans les activités quotidiennes
Il favorise son bien-être et renforce son estime de soi
Il réduit ses possibilités de participation afin de prévenir la fatigue
Il accroît son isolement et diminue sa confiance dans ses capacités

Il favorise son bien-être et renforce son estime de soi

Explication

Le maintien de l’autonomie favorise le bien-être et l’estime de soi de la personne. Une assistance complète, au contraire, peut limiter sa participation et ses possibilités de mobiliser ses capacités.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 30 flashcards sur Autonomie et dépendance des personnes âgées.

Qu'est-ce que l'autonomie ?

L'ensemble des habiletés permettant de se gouverner par ses propres moyens.

Que désigne la dépendance ?

L'impossibilité partielle ou totale d'effectuer sans aide les activités de la vie.

La dépendance signifie-t-elle toujours une perte totale d'autonomie ?

Non, une personne dépendante peut garder certaines capacités de décision.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Autonomie et dépendance des personnes âgées.

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