QCM : AVC, artérite et troubles du rythme (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise le mieux l’athérosclérose ?

Une obstruction veineuse due à l’accumulation de globules rouges dans la paroi
Une dilatation artérielle provoquée par une diminution de la pression sanguine
Une maladie inflammatoire des artères avec dépôt progressif de LDL-cholestérol dans l’intima
Une sclérose liée à l’âge touchant principalement la tunique moyenne des artères

Une maladie inflammatoire des artères avec dépôt progressif de LDL-cholestérol dans l’intima

Explication

L’athérosclérose est une maladie inflammatoire des artères caractérisée par la formation progressive d’une plaque lipidique dans l’intima. La sclérose liée au vieillissement de la tunique moyenne correspond plutôt à l’artériosclérose.

2. Chez une personne âgée présentant une perte d’élasticité de la paroi artérielle sans plaque lipidique décrite, quel processus est le plus probable ?

Une ischémie tissulaire provoquée par une rupture de plaque
Une thrombose artérielle résultant d’une activation plaquettaire
Une artériosclérose liée au vieillissement de la tunique moyenne
Une athérosclérose développée dans l’intima par dépôt de LDL

Une artériosclérose liée au vieillissement de la tunique moyenne

Explication

L’artériosclérose est une sclérose de la tunique moyenne associée au vieillissement normal des vaisseaux et à une perte d’élasticité. Une plaque lipidique de l’intima orienterait plutôt vers l’athérosclérose.

3. Quel effet physiologique peut provoquer une sténose athéroscléreuse correspondant à plus de 40 % d’obstruction ?

Une augmentation du débit sanguin améliorant l’apport d’oxygène aux tissus
Une élévation des nutriments tissulaires malgré la réduction du calibre artériel
Une dilatation de la paroi augmentant la lumière artérielle disponible
Une diminution du débit sanguin entraînant une ischémie des tissus irrigués

Une diminution du débit sanguin entraînant une ischémie des tissus irrigués

Explication

Au-delà de 40 % d’obstruction, la sténose réduit le débit sanguin et donc les apports d’oxygène et de nutriments. Cette insuffisance d’apport peut provoquer une ischémie dans les tissus concernés.

4. Quelles complications peuvent résulter d’une ischémie importante des artères coronaires et carotides, respectivement ?

Un accident vasculaire cérébral et une insuffisance veineuse chronique
Un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral
Une insuffisance rénale et une embolie pulmonaire
Une claudication intermittente et une hypertension pulmonaire

Un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral

Explication

Une ischémie coronaire importante peut conduire à un infarctus du myocarde, tandis qu’une ischémie carotidienne peut provoquer un accident vasculaire cérébral. Les autres associations ne correspondent pas aux complications indiquées.

5. Lequel de ces ensembles regroupe des facteurs de risque modifiables de l’athérosclérose ?

Hypercholestérolémie, hypertension, diabète, tabac et obésité abdominale
Taille, groupe sanguin, couleur des yeux et morphologie osseuse
Infection aiguë, traumatisme récent, fracture et allergie saisonnière
Âge avancé, sexe biologique, hérédité et antécédents familiaux

Hypercholestérolémie, hypertension, diabète, tabac et obésité abdominale

Explication

Les facteurs modifiables comprennent notamment l’hypercholestérolémie, l’hypertension, le diabète, le tabagisme et l’obésité abdominale, ainsi que la sédentarité et le stress. L’âge et les caractéristiques héréditaires sont des facteurs non modifiables.

6. Quel profil biologique correspond à une hypercholestérolémie telle qu’elle est définie ici ?

Un LDL-cholestérol d’au moins 1,6 g/L associé à des triglycérides d’au moins 1,5 g/L
Un LDL-cholestérol d’au moins 1,6 g/L avec des triglycérides inférieurs à 1,5 g/L
Un LDL-cholestérol inférieur à 1,6 g/L avec des triglycérides inférieurs à 1,5 g/L
Un LDL-cholestérol inférieur à 1,6 g/L avec des triglycérides d’au moins 1,5 g/L

Un LDL-cholestérol d’au moins 1,6 g/L avec des triglycérides inférieurs à 1,5 g/L

Explication

L’hypercholestérolémie associe un LDL-cholestérol au moins égal à 1,6 g/L à une triglycéridémie normale inférieure à 1,5 g/L. Une élévation simultanée des triglycérides correspondrait à un autre profil lipidique.

7. Une pression artérielle mesurée à 145 mmHg145\ \text{mmHg} en systolique et 85 mmHg85\ \text{mmHg} en diastolique répond-elle à la définition indiquée de l’hypertension artérielle ?

Oui, car la pression systolique atteint au moins 140 mmHg140\ \text{mmHg}
Non, car la pression systolique doit dépasser 160 mmHg160\ \text{mmHg}
Non, car les deux valeurs doivent dépasser simultanément les seuils
Oui, car la pression diastolique atteint au moins 90 mmHg90\ \text{mmHg}

Oui, car la pression systolique atteint au moins $$140\ \text{mmHg}$$

Explication

L’hypertension artérielle est définie par une pression systolique au moins égale à 140 mmHg140\ \text{mmHg} et/ou une pression diastolique au moins égale à 90 mmHg90\ \text{mmHg}. Le critère systolique suffit donc dans cette situation, même si la pression diastolique reste sous son seuil.

8. Quelle succession décrit correctement l’évolution physiopathologique de l’athérosclérose ?

Altération de l’intima, stries lipidiques avec cellules spumeuses, puis rupture de plaque et thrombus
Rupture immédiate de la paroi, disparition des lipides, puis formation de cellules spumeuses
Formation d’un thrombus initial, réparation de l’intima, puis normalisation du débit artériel
Épaississement de la média, dilatation veineuse, puis résorption spontanée de la plaque

Altération de l’intima, stries lipidiques avec cellules spumeuses, puis rupture de plaque et thrombus

Explication

La maladie débute par une altération de l’intima, progresse avec des stries lipidiques et des cellules spumeuses, puis peut aboutir à une rupture de plaque suivie d’un thrombus. Les autres séquences inversent ou remplacent des étapes du processus.

9. Quelle répartition des apports énergétiques totaux respecte les recommandations indiquées pour les protéines, les lipides et les glucides, dans cet ordre ?

10 à 20 % de protéines, 40 à 50 % de lipides et 35 à 40 % de glucides
10 à 20 % de protéines, 35 à 40 % de lipides et 40 à 50 % de glucides
40 à 50 % de protéines, 10 à 20 % de lipides et 35 à 40 % de glucides
35 à 40 % de protéines, 40 à 50 % de lipides et 10 à 20 % de glucides

10 à 20 % de protéines, 35 à 40 % de lipides et 40 à 50 % de glucides

Explication

La répartition recommandée est de 10 à 20 % pour les protéines, 35 à 40 % pour les lipides et 40 à 50 % pour les glucides. Les autres propositions attribuent les intervalles à des macronutriments différents.

10. Quelle limite quotidienne est recommandée pour les acides gras trans issus de l’hydrogénation partielle ?

Près de 20 % des apports énergétiques totaux
Moins de 1 % des apports énergétiques totaux
Environ 5 % des apports énergétiques totaux
Entre 10 et 15 % des apports énergétiques totaux

Moins de 1 % des apports énergétiques totaux

Explication

Les acides gras trans issus de l’hydrogénation partielle doivent représenter moins de 1 % des apports énergétiques totaux. Les valeurs plus élevées proposées dépassent la limite recommandée et ne concernent pas cette catégorie d’acides gras.

11. Quel ratio entre les acides gras polyinsaturés oméga 6 et oméga 3 respecte la recommandation ?

Un ratio compris entre 5 et 8
Un ratio supérieur ou égal à 10
Un ratio égal à 12
Un ratio inférieur ou égal à 4

Un ratio inférieur ou égal à 4

Explication

Le ratio entre les acides gras polyinsaturés oméga 6 et oméga 3 doit être inférieur ou égal à 4. Un ratio plus élevé s’éloigne de la recommandation nutritionnelle indiquée.

12. Chez un patient, quelle valeur répond à la définition de l’hypertension artérielle ?

Une pression systolique de 136 mmHg et une pression diastolique de 84 mmHg
Une pression systolique de 142 mmHg et une pression diastolique de 86 mmHg
Une pression systolique de 118 mmHg et une pression diastolique de 72 mmHg
Une pression systolique de 128 mmHg et une pression diastolique de 78 mmHg

Une pression systolique de 142 mmHg et une pression diastolique de 86 mmHg

Explication

L’hypertension artérielle est définie par une pression systolique d’au moins 140 mmHg et/ou une pression diastolique d’au moins 90 mmHg. Une valeur systolique élevée suffit donc à retenir cette définition, même si la valeur diastolique reste inférieure à 90 mmHg.

13. Quelle association décrit correctement les deux composantes de la pression artérielle ?

La systolique correspond au remplissage cardiaque et la diastolique à l’éjection
La systolique correspond à la relaxation vasculaire et la diastolique au débit cardiaque
La systolique correspond à la contraction cardiaque et la diastolique au relâchement
La systolique correspond au relâchement cardiaque et la diastolique à la contraction

La systolique correspond à la contraction cardiaque et la diastolique au relâchement

Explication

La pression systolique est mesurée pendant la contraction du cœur, tandis que la pression diastolique correspond à son relâchement. La confusion fréquente consiste à attribuer ces deux valeurs aux phases cardiaques inverses.

14. Quelle méthode respecte la règle des 3 pour l’automesure tensionnelle ?

Deux mesures le matin et deux le soir pendant trois jours, espacées de cinq minutes
Trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours, espacées d’une à deux minutes
Une mesure le matin et une le soir pendant neuf jours, sans intervalle particulier
Trois mesures quotidiennes pendant six jours, réalisées à intervalles réguliers

Trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours, espacées d’une à deux minutes

Explication

La règle des 3 prévoit trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours consécutifs, avec une à deux minutes entre les mesures, soit 18 mesures. Les autres protocoles ne respectent pas cette combinaison de fréquence et de durée.

15. Quelle distinction caractérise l’hypertension artérielle essentielle par rapport à l’hypertension secondaire ?

Elle résulte d’une anomalie dont la correction peut améliorer la pression
Elle correspond à une élévation transitoire liée à une stimulation sympathique
Elle disparaît après le traitement d’une maladie rénale sous-jacente
Elle est permanente et ne repose pas sur une cause curable identifiée

Elle est permanente et ne repose pas sur une cause curable identifiée

Explication

L’hypertension essentielle est permanente et aucune cause curable précise n’est identifiée. À l’inverse, l’hypertension secondaire est liée à une anomalie dont la suppression peut entraîner une guérison ou une amélioration.

16. Quels sont les deux principaux systèmes vasopresseurs impliqués dans l’hypertension artérielle ?

Le système parasympathique cholinergique et le système kallikréine-kinine
Le système nerveux somatique moteur et le système de coagulation
Le système nerveux sympathique adrénergique et le système rénine-angiotensine
Le système endocrinien thyroïdien et le système immunitaire cellulaire

Le système nerveux sympathique adrénergique et le système rénine-angiotensine

Explication

Les deux systèmes vasopresseurs majeurs sont le système nerveux sympathique adrénergique et le système rénine-angiotensine. Le sympathique influence notamment la fréquence et la contractilité cardiaques, tandis que le système rénine-angiotensine favorise notamment la vasoconstriction.

17. Comment les bêtabloquants diminuent-ils la stimulation cardiaque ?

Ils inhibent les récepteurs AT1 et empêchent la formation d’angiotensine II
Ils activent les récepteurs β1 et renforcent l’action de l’adrénaline sur le cœur
Ils se fixent de façon compétitive sur les récepteurs β1 et bloquent l’action des catécholamines
Ils stimulent les récepteurs alpha2 centraux et augmentent le tonus vagal

Ils se fixent de façon compétitive sur les récepteurs β1 et bloquent l’action des catécholamines

Explication

Les bêtabloquants occupent de manière sélective et compétitive les récepteurs β1 adrénergiques, ce qui empêche l’action de l’adrénaline et de la noradrénaline. Leur effet réduit ainsi la fréquence et la contractilité cardiaques, contrairement à une stimulation sympathique.

18. Quel mécanisme explique la baisse de pression artérielle provoquée par un inhibiteur de l’enzyme de conversion ?

Il stimule la vasoconstriction et accélère l’élimination de la bradykinine
Il empêche l’entrée du calcium dans les fibres cardiaques et les artérioles
Il bloque les récepteurs AT1 et augmente la production d’angiotensine II
Il réduit la formation d’angiotensine II et ralentit la dégradation de la bradykinine

Il réduit la formation d’angiotensine II et ralentit la dégradation de la bradykinine

Explication

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion diminuent la formation d’angiotensine II vasoconstrictrice et réduisent la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice. Le blocage direct des récepteurs AT1 correspond plutôt au mécanisme des sartans.

19. Pourquoi les sartans provoquent-ils généralement moins de toux que les inhibiteurs de l’enzyme de conversion ?

Ils diminuent la fréquence cardiaque en stimulant les récepteurs alpha2 centraux
Ils bloquent les récepteurs AT1 sans réduire la dégradation de la bradykinine
Ils activent les récepteurs AT1 tout en augmentant la dégradation de la bradykinine
Ils empêchent l’entrée du calcium dans le muscle cardiaque et les artérioles

Ils bloquent les récepteurs AT1 sans réduire la dégradation de la bradykinine

Explication

Les sartans bloquent les récepteurs AT1 de l’angiotensine II et n’agissent pas comme les inhibiteurs de l’enzyme de conversion sur la dégradation de la bradykinine. Ils entraînent ainsi moins de toux et d’angioœdème que ces derniers.

20. Quel effet résulte du blocage de l’entrée du calcium par un inhibiteur calcique ?

Une stimulation de la contraction myocardique accompagnée d’une rétention hydrosodée
Une diminution de la contractilité cardiaque, des résistances artériolaires et de la consommation d’oxygène
Une augmentation de la contractilité cardiaque, des résistances artériolaires et de la consommation d’oxygène
Une accélération de la conduction cardiaque avec une hausse du tonus vasculaire

Une diminution de la contractilité cardiaque, des résistances artériolaires et de la consommation d’oxygène

Explication

Les inhibiteurs calciques réduisent la pénétration du calcium dans les fibres myocardiques, les muscles lisses vasculaires et certaines cellules du nœud sinusal. Cette action diminue la contractilité cardiaque, les résistances artériolaires et la consommation d’oxygène.

21. Quelle distinction oppose les inhibiteurs calciques de type 1 et de type 2 ?

Le type 1 a un tropisme vasculaire prédominant, tandis que le type 2 agit surtout sur le cœur
Le type 1 a un tropisme cardiaque prédominant, tandis que le type 2 a un tropisme vasculaire prédominant
Le type 1 correspond aux dihydropyridines, tandis que le type 2 regroupe les médicaments cardiaques
Le type 1 agit sur les récepteurs AT1, tandis que le type 2 agit sur les récepteurs bêta-adrénergiques

Le type 1 a un tropisme cardiaque prédominant, tandis que le type 2 a un tropisme vasculaire prédominant

Explication

Les inhibiteurs calciques de type 1 présentent un tropisme cardiaque prédominant ou associé à un effet vasculaire. Les médicaments de type 2 ont un tropisme vasculaire prédominant et correspondent aux dihydropyridines.

22. Dans quelle situation le vérapamil ou le diltiazem peut-il être choisi en plus du traitement de l’hypertension ?

Pour augmenter la rétention hydrosodée en cas d’hypovolémie
Pour leurs propriétés antiarythmiques dans certains troubles du rythme cardiaque
Pour stimuler la contractilité myocardique lors d’une insuffisance cardiaque aiguë
Pour activer les récepteurs AT1 lors d’une vasodilatation excessive

Pour leurs propriétés antiarythmiques dans certains troubles du rythme cardiaque

Explication

Les inhibiteurs calciques sont utilisés dans l’hypertension et la prévention des crises d’angor, tandis que le vérapamil et le diltiazem possèdent aussi des effets antiarythmiques. Les autres propositions décrivent des effets qui ne correspondent pas à leur indication.

23. Comment les antihypertenseurs d’action centrale réduisent-ils la pression artérielle ?

Ils inhibent les canaux calciques vasculaires et diminuent directement les résistances artériolaires
Ils agonisent les récepteurs alpha2 centraux, augmentent le tonus vagal et diminuent le tonus adrénergique
Ils antagonisent les récepteurs β1 cardiaques et empêchent l’action des catécholamines
Ils bloquent les récepteurs AT1 périphériques, réduisent la vasoconstriction et augmentent la diurèse

Ils agonisent les récepteurs alpha2 centraux, augmentent le tonus vagal et diminuent le tonus adrénergique

Explication

Les antihypertenseurs centraux agonistes alpha2 augmentent le tonus vagal et diminuent le tonus adrénergique, ce qui réduit la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Le blocage des récepteurs AT1, des récepteurs β1 ou des canaux calciques correspond à d’autres familles thérapeutiques.

24. Quel est l’effet général des diurétiques sur l’équilibre hydrosodé ?

Ils augmentent la réabsorption rénale d’eau tout en réduisant la perte d’électrolytes.
Ils augmentent l’élimination urinaire d’eau et d’ions, notamment du sodium et du potassium.
Ils bloquent principalement l’élimination du potassium sans modifier la diurèse.
Ils diminuent l’élimination urinaire d’eau et favorisent la rétention de sodium.

Ils augmentent l’élimination urinaire d’eau et d’ions, notamment du sodium et du potassium.

Explication

Les diurétiques accroissent la diurèse en favorisant l’élimination urinaire d’eau et d’ions, ce qui réduit notamment la surcharge sodée. La diminution de l’élimination urinaire correspond plutôt à l’action des médicaments antidiurétiques.

25. Quel effet électrolytique caractérise les diurétiques thiazidiques ?

Ils réduisent l’excrétion urinaire de potassium en favorisant sa conservation rénale.
Ils provoquent une fuite potassique importante en augmentant l’excrétion urinaire de potassium.
Ils augmentent la réabsorption du sodium dans le segment initial du tube distal.
Ils bloquent l’élimination du sodium sans modifier les échanges de potassium.

Ils provoquent une fuite potassique importante en augmentant l’excrétion urinaire de potassium.

Explication

Les thiazidiques inhibent la réabsorption du sodium dans le segment initial du tube contourné distal et augmentent l’excrétion du potassium. Les diurétiques épargneurs de potassium ont, eux, un effet hypokaliémiant inverse.

26. Une personne nécessite un diurétique très puissant dont l’effet commence en moins d’une heure et dure moins de trois heures ; quelle classe correspond à cette situation ?

Les anti-aldostérones, qui antagonisent le récepteur de l’aldostérone.
Les diurétiques thiazidiques, qui agissent principalement dans le tube distal.
Les pseudo-anti-aldostérones, qui inversent les effets électrolytiques hormonaux.
Les diurétiques de l’anse, qui bloquent le cotransporteur Na+,K+/2Cl−.

Les diurétiques de l’anse, qui bloquent le cotransporteur Na+,K+/2Cl−.

Explication

Les diurétiques de l’anse inhibent le cotransporteur Na+,K+/2Cl− et sont les plus puissants, avec un début d’action rapide et une durée brève. Les autres classes agissent par des mécanismes ou des profils différents.

27. Pourquoi l’association de deux diurétiques épargneurs de potassium est-elle contre-indiquée ?

Elle entraîne une hypokaliémie susceptible de provoquer des torsades de pointe.
Elle provoque une fuite sodée responsable d’une hypotension prolongée.
Elle réduit la diurèse en favorisant une rétention hydrique importante.
Elle augmente le risque d’une hyperkaliémie potentiellement létale.

Elle augmente le risque d’une hyperkaliémie potentiellement létale.

Explication

L’association de médicaments épargneurs de potassium favorise une accumulation excessive de potassium dans le sang, pouvant entraîner une hyperkaliémie létale. Le risque décrit n’est donc pas une perte excessive de potassium, mais sa conservation excessive.

28. Que mesure la kaliémie et à quelles fonctions contribue-t-elle ?

Elle mesure le calcium sanguin, nécessaire à la conduction cardiaque et à la contraction musculaire.
Elle mesure le sodium sanguin, principalement impliqué dans la pression osmotique cellulaire.
Elle mesure le potassium urinaire, utilisé pour évaluer la filtration glomérulaire.
Elle mesure le potassium sanguin, essentiel aux fonctions neuromusculaire, cardiaque et digestive.

Elle mesure le potassium sanguin, essentiel aux fonctions neuromusculaire, cardiaque et digestive.

Explication

La kaliémie correspond au taux de potassium dans le sang et ce potassium participe notamment aux fonctions osmotique, neuromusculaire, électrocardiographique et digestive. La mesure du sodium sanguin est appelée natrémie.

29. Quelle complication cardiaque peut survenir en cas d’hyperkaliémie supérieure à 6,5 mmol/L6{,}5\ \text{mmol/L} ?

Une douleur angineuse cédant spontanément au repos.
Une torsade de pointe liée à une hypokaliémie.
Une hypertension artérielle due à une rétention sodée.
Un arrêt cardiaque potentiellement fatal.

Un arrêt cardiaque potentiellement fatal.

Explication

Une hyperkaliémie dépassant 6,5 mmol/L6{,}5\ \text{mmol/L} peut se compliquer d’un arrêt cardiaque. Les torsades de pointe sont plutôt associées au risque d’arythmie lié à une hypokaliémie importante.

30. Quel risque est particulièrement associé à une kaliémie inférieure à 3 mmol/L3\ \text{mmol/L} ?

Une surcharge sodée responsable d’une hypervolémie aiguë.
Une ischémie myocardique permanente avec nécrose.
Une arythmie cardiaque, notamment une torsade de pointe.
Un arrêt cardiaque directement lié à une hyperkaliémie sévère.

Une arythmie cardiaque, notamment une torsade de pointe.

Explication

Une hypokaliémie inférieure à 3 mmol/L3\ \text{mmol/L} expose à des troubles du rythme, notamment aux torsades de pointe. L’arrêt cardiaque mentionné dans les données est surtout associé à une hyperkaliémie supérieure à 6,5 mmol/L6{,}5\ \text{mmol/L}.

31. Comment définir l’angine de poitrine ?

Une inflammation du péricarde provoquant une douleur thoracique augmentée par l’inspiration.
Une ischémie myocardique transitoire due à un déséquilibre entre les besoins et l’apport d’oxygène.
Une dilatation des cavités cardiaques entraînant une baisse chronique de la contractilité.
Une nécrose myocardique permanente provoquée par une interruption prolongée de l’apport d’oxygène.

Une ischémie myocardique transitoire due à un déséquilibre entre les besoins et l’apport d’oxygène.

Explication

L’angine de poitrine correspond à une ischémie myocardique transitoire résultant d’un apport en oxygène insuffisant par rapport aux besoins du cœur. La nécrose myocardique permanente caractérise plutôt l’infarctus du myocarde.

32. Quelle distinction décrit correctement l’angor stable et l’angor instable ?

L’angor stable correspond à une nécrose myocardique, tandis que l’angor instable reste une ischémie transitoire sans risque accru.
L’angor stable cède rapidement au repos ou à la trinitrine, tandis que l’angor instable présente un risque accru d’infarctus.
L’angor stable survient plus souvent avec le temps, tandis que l’angor instable cède rapidement après l’effort.
L’angor stable résiste à la trinitrine, tandis que l’angor instable disparaît habituellement sans intervention.

L’angor stable cède rapidement au repos ou à la trinitrine, tandis que l’angor instable présente un risque accru d’infarctus.

Explication

L’angor stable évolue depuis plus de trois mois sans aggravation et sa douleur cède rapidement au repos ou après la trinitrine. L’angor instable est plus fréquent et expose davantage à l’infarctus du myocarde.

33. Par quels mécanismes un traitement antiangineux peut-il réduire les symptômes ?

En augmentant l’apport d’oxygène au myocarde ou en diminuant ses besoins par réduction du travail cardiaque.
En bloquant l’apport d’oxygène au myocarde ou en stimulant sa demande énergétique.
En augmentant le travail cardiaque ou en réduisant la vasodilatation des artères coronaires.
En favorisant la rétention hydrosodée ou en accélérant la fréquence cardiaque.

En augmentant l’apport d’oxygène au myocarde ou en diminuant ses besoins par réduction du travail cardiaque.

Explication

Le traitement de l’angor cherche à rétablir l’équilibre entre l’apport et les besoins en oxygène, soit par vasodilatation artérielle, soit en réduisant le travail cardiaque. Les autres propositions aggraveraient le déséquilibre entre demande et apport d’oxygène.

34. Quelle situation décrit correctement la différence entre un thrombus et un embole ?

Le thrombus reste dans son vaisseau d’origine, tandis que l’embole migre avec la circulation.
Le thrombus provoque une hémorragie, tandis que l’embole provoque une inflammation locale.
Le thrombus apparaît dans une veine, tandis que l’embole apparaît dans une artère.
Le thrombus migre dans la circulation, tandis que l’embole reste fixé à sa paroi d’origine.

Le thrombus reste dans son vaisseau d’origine, tandis que l’embole migre avec la circulation.

Explication

Un thrombus est un caillot formé dans un vaisseau où il demeure, alors qu’un embole est un caillot détaché qui peut obstruer un vaisseau à distance. La confusion fréquente consiste à attribuer la migration au thrombus plutôt qu’à l’embole.

35. Quelle complication est principalement associée à une thrombose veineuse ?

Un AVC provoqué par l’interruption d’une artère cérébrale.
Une embolie pulmonaire consécutive à la migration d’un caillot.
Un infarctus du myocarde lié à l’obstruction d’une artère coronaire.
Une ischémie aiguë d’un membre due à une artère obstruée.

Une embolie pulmonaire consécutive à la migration d’un caillot.

Explication

Les thromboses veineuses correspondent notamment aux phlébites et exposent principalement à l’embolie pulmonaire. Les infarctus, les AVC et l’ischémie aiguë des membres sont plutôt des complications de thromboses artérielles.

36. Qu’est-ce qu’un infarctus du myocarde ?

Une inflammation du muscle cardiaque provoquée par une infection virale aiguë.
Une nécrose du muscle cardiaque due à l’obstruction d’une artère coronaire.
Une rupture d’une artère cérébrale entraînant un saignement intracrânien.
Une dilatation d’une cavité cardiaque liée à une surcharge de pression.

Une nécrose du muscle cardiaque due à l’obstruction d’une artère coronaire.

Explication

L’infarctus du myocarde correspond à une nécrose plus ou moins étendue du myocarde après obstruction d’une artère coronaire, avec une ischémie durable. Une rupture artérielle cérébrale décrit un mécanisme d’AVC hémorragique, pas un infarctus du myocarde.

37. Dans quel délai la prise en charge d’un infarctus doit-elle intervenir pour limiter l’extension de la nécrose ?

Dans les vingt-quatre heures, avec une surveillance destinée à attendre la reperfusion.
Dans les six heures, avec une thrombolyse ou une angioplastie selon la situation.
Dans le mois suivant, avec un traitement visant surtout la récupération musculaire.
Après plusieurs jours, lorsque l’étendue de la nécrose devient pleinement visible.

Dans les six heures, avec une thrombolyse ou une angioplastie selon la situation.

Explication

La prise en charge doit intervenir dans les six heures afin de limiter l’extension de la nécrose, notamment grâce à une thrombolyse ou une angioplastie avec stent possible. Attendre vingt-quatre heures ou davantage augmente le risque d’extension des lésions.

38. Quelle distinction entre les deux principaux mécanismes de l’AVC est exacte ?

L’AVC ischémique touche le cœur, tandis que l’AVC hémorragique touche les artères des jambes.
L’AVC ischémique résulte d’une rupture, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une obstruction vasculaire.
L’AVC ischémique résulte d’une obstruction, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture vasculaire.
L’AVC ischémique apparaît progressivement, tandis que l’AVC hémorragique évolue sans symptôme initial.

L’AVC ischémique résulte d’une obstruction, tandis que l’AVC hémorragique résulte d’une rupture vasculaire.

Explication

L’AVC ischémique est provoqué par l’obstruction d’un vaisseau, alors que l’AVC hémorragique est lié à sa rupture et au saignement qui en résulte. Les deux mécanismes concernent le cerveau et peuvent provoquer des symptômes neurologiques soudains.

39. Quelle répartition approximative correspond aux différents types d’AVC ?

Environ 50 % sont ischémiques et 50 % sont hémorragiques.
Environ 85 % sont ischémiques et 15 % sont hémorragiques.
Environ 15 % sont ischémiques et 85 % sont hémorragiques.
Environ 75 % sont hémorragiques et 25 % sont ischémiques.

Environ 85 % sont ischémiques et 15 % sont hémorragiques.

Explication

Les AVC sont majoritairement ischémiques, puisqu’ils représentent environ 85 % des cas, contre 15 % pour les AVC hémorragiques. La proportion inverse ne correspond pas à la répartition indiquée.

40. Quelle association de signes doit faire évoquer un AVC débutant ?

Une gêne respiratoire chronique avec toux et diminution graduelle de la tolérance à l’effort.
Une douleur thoracique isolée apparaissant après un repas et diminuant progressivement sans déficit neurologique.
Une fatigue progressive des deux jambes accompagnée d’une douleur qui cède après quelques minutes de repos.
Une apparition soudaine d’une difficulté à parler, d’une faiblesse d’un côté ou d’un trouble de l’équilibre.

Une apparition soudaine d’une difficulté à parler, d’une faiblesse d’un côté ou d’un trouble de l’équilibre.

Explication

Les symptômes d’un AVC apparaissent soudainement et peuvent associer trouble de la parole, perte de force d’un côté, trouble visuel ou perte d’équilibre. Une douleur des jambes calmée par le repos évoque plutôt une ischémie d’effort des membres inférieurs.

41. Quel élément caractérise un accident ischémique transitoire par rapport à un AVC constitué ?

Des symptômes durant moins d’une heure, sans anomalie visible à l’IRM.
Une obstruction prolongée, entraînant une destruction définitive des cellules nerveuses.
Un saignement cérébral durable, avec des symptômes qui s’aggravent pendant plusieurs jours.
Une paralysie persistante, accompagnée d’une lésion cérébrale visible à l’IRM.

Des symptômes durant moins d’une heure, sans anomalie visible à l’IRM.

Explication

L’AIT correspond à une interruption temporaire du débit sanguin cérébral dont les symptômes durent moins d’une heure et ne laissent pas d’anomalie visible à l’IRM. Un AVC constitué laisse au contraire une lésion cérébrale et des atteintes neurologiques durables.

42. Que désigne l’artérite des membres inférieurs ?

Un rétrécissement des artères des jambes, souvent causé par des plaques d’athérome.
Une accumulation de caillots dans les veines des jambes, responsable d’une phlébite.
Une inflammation des muscles des jambes provoquée par un effort physique répété.
Une rupture des artères des jambes entraînant une hémorragie aiguë.

Un rétrécissement des artères des jambes, souvent causé par des plaques d’athérome.

Explication

L’artérite des membres inférieurs, ou AOMI, est un rétrécissement des artères qui irriguent les jambes, généralement lié à des plaques d’athérome. Les plaques constituent les dépôts responsables du rétrécissement et ne désignent pas elles-mêmes la maladie artérielle.

43. Quel effet le diabète a-t-il sur le risque d’artérite des jambes ?

Il n’influence pas ce risque, qui dépend principalement de l’âge et de l’activité physique.
Il multiplie ce risque par dix, et presque toutes les personnes diabétiques sont concernées.
Il réduit ce risque de moitié, car l’excès de glucose protège les artères périphériques.
Il multiplie ce risque par deux à cinq, et un tiers des diabétiques de plus de 50 ans est concerné.

Il multiplie ce risque par deux à cinq, et un tiers des diabétiques de plus de 50 ans est concerné.

Explication

Le diabète multiplie par deux à cinq le risque de développer une artérite des jambes, et environ un tiers des personnes diabétiques de plus de 50 ans en souffre. Dire que le diabète n’a pas d’influence contredit ce facteur de risque établi.

44. Comment distinguer l’ischémie d’effort de l’ischémie permanente chronique ?

L’ischémie d’effort apparaît en position allongée, tandis que l’ischémie chronique survient après un exercice.
L’ischémie d’effort provoque une douleur permanente, tandis que l’ischémie chronique disparaît dès la marche.
L’ischémie d’effort provoque des crampes calmées par le repos, tandis que l’ischémie permanente persiste au repos.
L’ischémie d’effort touche les veines, tandis que l’ischémie chronique concerne les artères cérébrales.

L’ischémie d’effort provoque des crampes calmées par le repos, tandis que l’ischémie permanente persiste au repos.

Explication

L’ischémie d’effort entraîne des crampes pendant la marche qui disparaissent au repos, tandis que l’ischémie permanente chronique provoque des douleurs persistantes, y compris allongé. La persistance au repos est donc le critère distinctif de la forme chronique permanente.

45. Une pression systolique à la cheville représente 80 % de celle du bras. Que peut-on en déduire concernant l’IPS ?

L’IPS vaut 1,25 et le résultat indique une pression de cheville supérieure à celle du bras.
L’IPS vaut 8 et le résultat montre que la pression de cheville dépasse largement celle du bras.
L’IPS vaut 0,08 et le résultat correspond à une pression presque nulle à la cheville.
L’IPS vaut 0,8 et le résultat est inférieur au seuil de 0,9 retenu pour diagnostiquer une AOMI.

L’IPS vaut 0,8 et le résultat est inférieur au seuil de 0,9 retenu pour diagnostiquer une AOMI.

Explication

L’IPS est le rapport entre la pression systolique à la cheville et celle du bras ; 80 % correspond donc à 0,80,8. Comme cette valeur est inférieure à 0,90,9, elle répond au critère diagnostique d’une AOMI.

46. Quelle situation correspond à un trouble du rythme cardiaque pathologique ?

Une augmentation du débit cardiaque liée à la fièvre
Une accélération régulière provoquée par un effort intense
Une irrégularité des battements sans cause physiologique
Une variation transitoire du pouls pendant une émotion

Une irrégularité des battements sans cause physiologique

Explication

Un trouble du rythme pathologique est une irrégularité des battements, trop lents ou trop rapides, sans cause physiologique. L’accélération liée à l’effort constitue au contraire une réponse physiologique de l’organisme.

47. Quelle caractéristique définit la fibrillation auriculaire ?

Des contractions ventriculaires coordonnées, inférieures à 60 battements par minute
Des contractions auriculaires très rapides et irrégulières, entre 300 et 500 battements par minute
Un rythme sinusal régulier dépassant 100 battements par minute
Une activité ventriculaire désordonnée empêchant l’éjection du sang

Des contractions auriculaires très rapides et irrégulières, entre 300 et 500 battements par minute

Explication

La fibrillation auriculaire se caractérise par une activité très rapide et irrégulière des oreillettes, comprise entre 300 et 500 battements par minute. L’activité ventriculaire désordonnée décrit plutôt la fibrillation ventriculaire.

48. Par quel mécanisme la fibrillation auriculaire augmente-t-elle le risque d’accident vasculaire cérébral ?

Elle diminue l’efficacité auriculaire, provoque une stase sanguine et favorise les caillots
Elle accélère l’éjection ventriculaire et dissout les caillots présents dans les oreillettes
Elle stimule le nœud sinusal et empêche le sang de circuler dans les ventricules
Elle bloque la conduction ventriculaire et provoque une baisse isolée de la pression artérielle

Elle diminue l’efficacité auriculaire, provoque une stase sanguine et favorise les caillots

Explication

La contraction auriculaire inefficace entraîne une stase du sang, ce qui favorise la formation de caillots susceptibles de provoquer un AVC. Une accélération de l’éjection ventriculaire ne constitue pas le mécanisme décrit.

49. Quel traitement est généralement indiqué en cas de bradycardie sinusale symptomatique due à un dysfonctionnement du nœud sinusal ?

La prescription d’un traitement qui prolonge l’intervalle QT
La réalisation répétée d’une défibrillation externe en dehors d’un arrêt cardiaque
L’administration prolongée d’un médicament qui ralentit la conduction cardiaque
L’implantation d’un stimulateur cardiaque artificiel permanent

L’implantation d’un stimulateur cardiaque artificiel permanent

Explication

Une bradycardie symptomatique liée au dysfonctionnement du nœud sinusal est généralement traitée par un stimulateur cardiaque permanent. Les médicaments ralentissant la conduction ou prolongeant le QT ne corrigent pas ce mécanisme.

50. Quelle association caractérise les torsades de pointes ?

Une fibrillation auriculaire rapide accompagnée d’un intervalle QT raccourci
Une bradycardie sinusale régulière provoquée par une conduction auriculoventriculaire lente
Une tachycardie ventriculaire régulière définie par une durée supérieure à 30 secondes
Une tachycardie ventriculaire polymorphe associée à un intervalle QT long

Une tachycardie ventriculaire polymorphe associée à un intervalle QT long

Explication

Les torsades de pointes sont une tachycardie ventriculaire polymorphe associée à un QT long. Une durée supérieure à 30 secondes définit une tachycardie ventriculaire persistante, et non les torsades elles-mêmes.

51. À partir de quelle durée de l’intervalle QT le risque de torsades de pointes augmente-t-il ?

Au-delà de 0,50 seconde
À partir de 1,00 seconde
Entre 0,30 et 0,35 seconde
En dessous de 0,20 seconde

Au-delà de 0,50 seconde

Explication

Le risque de torsades de pointes augmente lorsque l’intervalle QT dépasse 0,50 seconde. Les autres valeurs proposées ne correspondent pas au seuil indiqué.

52. Une tachycardie ventriculaire qui dure 35 secondes doit-elle être considérée comme persistante ?

Non, car une tachycardie ventriculaire reste non persistante en l’absence de symptômes
Oui, car sa durée dépasse 30 secondes et elle doit être traitée
Non, car le seuil diagnostique de persistance est fixé à 60 secondes
Oui, mais uniquement si elle s’accompagne d’un intervalle QT long

Oui, car sa durée dépasse 30 secondes et elle doit être traitée

Explication

Une tachycardie ventriculaire persistante dure plus de 30 secondes et doit être traitée, même sans symptômes. La présence de symptômes ou d’un QT long n’est pas nécessaire pour appliquer ce critère de durée.

53. Pourquoi la fibrillation ventriculaire constitue-t-elle un arrêt cardiaque ?

Son activité régulière ralentit progressivement la fréquence cardiaque jusqu’à la normale
Ses contractions rapides augmentent temporairement le débit sanguin vers les organes
Ses contractions désordonnées sont inefficaces et empêchent le cœur de pomper le sang
Ses contractions auriculaires désynchronisées réduisent modérément le remplissage ventriculaire

Ses contractions désordonnées sont inefficaces et empêchent le cœur de pomper le sang

Explication

La fibrillation ventriculaire produit des contractions désordonnées et inefficaces, empêchant le cœur d’assurer une circulation sanguine. Une diminution modérée du remplissage auriculaire correspond à un autre mécanisme et ne définit pas cet arrêt cardiaque.

54. Quelle distinction entre l’ECG et le Holter est correcte ?

L’ECG mesure l’effort physique, tandis que le Holter examine exclusivement la structure cardiaque
L’ECG enregistre l’activité pendant 24 heures, tandis que le Holter l’observe pendant quelques secondes
L’ECG observe l’activité pendant l’examen, tandis que le Holter l’enregistre continuellement durant 24 heures
L’ECG visualise les valves, tandis que le Holter analyse les courants membranaires cardiaques

L’ECG observe l’activité pendant l’examen, tandis que le Holter l’enregistre continuellement durant 24 heures

Explication

L’ECG fournit une observation ponctuelle de l’activité cardiaque, alors que le Holter l’enregistre en continu pendant 24 heures dans la vie habituelle. L’échocardiographie étudie plutôt la structure et le fonctionnement mécanique du cœur.

55. Dans la classification de Vaughan et Williams, quelle classe regroupe les inhibiteurs des courants potassiques ?

La classe III
La classe IV
La classe II
La classe I

La classe III

Explication

La classe III regroupe les antiarythmiques qui inhibent les flux potassiques. La classe I agit sur les courants sodiques, la classe II sur les effets bêta-adrénergiques et la classe IV sur les courants calciques.

56. Pourquoi l’association de plusieurs antiarythmiques torsadogènes est-elle contre-indiquée ?

Elle réduit le risque de troubles ventriculaires en combinant des mécanismes complémentaires
Elle peut provoquer une fibrillation auriculaire en supprimant toute activité du nœud sinusal
Elle peut majorer le risque de torsades de pointes, notamment avec certains médicaments comme l’amiodarone
Elle empêche l’action des bêtabloquants en accélérant la conduction auriculoventriculaire

Elle peut majorer le risque de torsades de pointes, notamment avec certains médicaments comme l’amiodarone

Explication

L’association de médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes augmente le risque de cet effet proarythmogène, raison pour laquelle elle est contre-indiquée. La combinaison ne protège donc pas des troubles ventriculaires malgré la diversité des mécanismes.

57. Dans quelle situation un antiarythmique de classe Ia est-il notamment contre-indiqué ?

Chez un patient présentant une tachycardie sinusale liée à un effort récent
Chez un patient ayant une fibrillation auriculaire sans autre maladie cardiaque connue
Chez un patient ayant une insuffisance cardiaque ou un antécédent d’infarctus du myocarde
Chez un patient présentant une fréquence cardiaque légèrement supérieure à 100 battements par minute

Chez un patient ayant une insuffisance cardiaque ou un antécédent d’infarctus du myocarde

Explication

Les antiarythmiques de classe Ia sont torsadogènes et sont notamment contre-indiqués en cas d’insuffisance cardiaque ou d’antécédent d’infarctus du myocarde. Une tachycardie sinusale liée à l’effort ne fait pas partie des contre-indications spécifiquement énumérées.

58. Quelle caractéristique distingue principalement les antiarythmiques de classe IB des antiarythmiques de classe IC ?

Ils modifient peu la repolarisation sans changer le potentiel d’action
Ils inhibent les flux potassiques et ralentissent la conduction auriculaire
Ils accélèrent la repolarisation et raccourcissent le potentiel d’action
Ils prolongent la repolarisation et allongent le potentiel d’action

Ils accélèrent la repolarisation et raccourcissent le potentiel d’action

Explication

Les antiarythmiques de classe IB inhibent les canaux sodiques et accélèrent la repolarisation, ce qui diminue la durée du potentiel d’action et la période réfractaire. La faible modification de la repolarisation caractérise plutôt la classe IC.

59. Quel effet électrophysiologique caractérise les antiarythmiques de classe IC ?

Une inhibition des flux potassiques avec allongement du QT
Une diminution de la fréquence par stimulation parasympathique
Une accélération nette de la repolarisation ventriculaire
Une modification limitée de la repolarisation cardiaque

Une modification limitée de la repolarisation cardiaque

Explication

Les antiarythmiques de classe IC inhibent les canaux sodiques voltage-dépendants, mais modifient peu la repolarisation et la durée du potentiel d’action. L’accélération de la repolarisation correspond plutôt à la classe IB.

60. Dans quelle situation les antiarythmiques peuvent-ils être utilisés ?

Pour traiter et prévenir les récidives de troubles du rythme ventriculaire
Pour augmenter la contraction cardiaque lors d’une bradycardie isolée
Pour corriger une insuffisance cardiaque liée à une valvulopathie
Pour prévenir les infections responsables de myocardites aiguës

Pour traiter et prévenir les récidives de troubles du rythme ventriculaire

Explication

Les antiarythmiques servent à traiter les troubles du rythme ventriculaire et à prévenir leurs récidives, ainsi qu’à prévenir les récidives de tachycardies auriculaires. Ils ne constituent pas un traitement général des valvulopathies, des infections ou de la bradycardie isolée.

61. Quelle précaution concerne particulièrement l’interruption d’un bêtabloquant de classe II ?

Elle est réservée aux arythmies ventriculaires résistantes aux autres traitements
Elle est fortement déconseillée en raison du risque lié à l’arrêt soudain
Elle doit être réalisée brutalement pour éviter une accumulation du médicament
Elle doit être remplacée par un antiarythmique de classe IB dès le lendemain

Elle est fortement déconseillée en raison du risque lié à l’arrêt soudain

Explication

Les bêtabloquants de classe II sont actifs notamment sur les arythmies auriculaires et celles liées à l’hypertonie sympathique, et leur interruption brutale est fortement déconseillée. Les autres propositions attribuent à tort une conduite ou une indication non mentionnée.

62. Quelle définition correspond aux torsades de pointes ?

Une tachycardie ventriculaire particulière associée à un allongement du QT
Une fibrillation auriculaire accompagnée d’une conduction ventriculaire lente
Une bradycardie sinusale provoquée par une hyperkaliémie aiguë
Une tachycardie auriculaire associée à un raccourcissement du QT

Une tachycardie ventriculaire particulière associée à un allongement du QT

Explication

Les torsades de pointes sont une tachycardie ventriculaire particulière, potentiellement mortelle, associée à un allongement de l’intervalle QT. Elles ne prennent pas naissance dans les oreillettes comme les tachycardies auriculaires.

63. Quelle évolution peut survenir lors d’une torsade de pointes ?

Une hypertension transitoire, suivie d’une récupération spontanée du rythme
Une tachycardie auriculaire, suivie d’une amélioration du remplissage ventriculaire
Une bradycardie sinusale, suivie d’une normalisation durable de l’intervalle QT
Une lipothymie ou une syncope, suivie d’une fibrillation ventriculaire mortelle

Une lipothymie ou une syncope, suivie d’une fibrillation ventriculaire mortelle

Explication

Les torsades de pointes peuvent entraîner une lipothymie ou une syncope et évoluer vers une fibrillation ventriculaire mortelle. Les autres évolutions ne correspondent pas aux complications décrites.

64. Quel déséquilibre biologique favorise les torsades de pointes ?

Une augmentation isolée de la concentration sanguine de calcium
Une concentration sanguine insuffisante de potassium
Une diminution de la concentration sanguine de sodium sans autre facteur
Une concentration sanguine excessive de potassium

Une concentration sanguine insuffisante de potassium

Explication

Une concentration insuffisante de potassium, comme une hypomagnésémie, peut favoriser les torsades de pointes. L’hyperkaliémie n’est pas citée comme cause dans les éléments étudiés.

65. Quelle règle s’applique à l’association de deux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes ?

Elle est réservée aux traitements associant un antiarythmique et un bêtabloquant
Elle est autorisée si le patient présente une tachycardie auriculaire symptomatique
Elle est recommandée lorsque les deux médicaments sont administrés à faible dose
Elle est contre-indiquée, avec certaines associations déconseillées selon le médicament concerné

Elle est contre-indiquée, avec certaines associations déconseillées selon le médicament concerné

Explication

L’association de deux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes est contre-indiquée, tandis qu’elle est déconseillée dans certaines situations impliquant notamment un antiparasitaire, un neuroleptique ou la méthadone. Une faible dose ou une indication rythmique ne rend pas l’association automatiquement acceptable.

66. Comment définir l’insuffisance cardiaque ?

Une irrégularité du rythme cardiaque provoquant une baisse transitoire de vigilance
Une augmentation de la pression artérielle due à une contraction ventriculaire renforcée
Une incapacité du cœur à fournir un débit sanguin suffisant aux organes
Une accélération persistante du rythme cardiaque sans baisse du débit sanguin

Une incapacité du cœur à fournir un débit sanguin suffisant aux organes

Explication

L’insuffisance cardiaque correspond à l’incapacité du cœur à assurer efficacement sa fonction de pompe et à fournir un débit suffisant pour oxygéner les organes. Une simple accélération du rythme cardiaque ne suffit pas à définir cette affection.

67. Comment évolue généralement la compensation au début de l’insuffisance cardiaque chronique ?

Le cœur augmente d’abord ses contractions, puis les adaptations peuvent conduire à la décompensation
Le cœur bloque d’abord son remplissage, puis l’oxygénation des organes s’améliore durablement
Le cœur ralentit d’abord ses contractions, puis les cavités retrouvent progressivement leur volume normal
Le cœur réduit d’abord son épaisseur, puis la circulation devient progressivement hyperdynamique

Le cœur augmente d’abord ses contractions, puis les adaptations peuvent conduire à la décompensation

Explication

Au début, le cœur compense en se contractant plus intensément et plus fréquemment, mais l’épaississement des parois et la dilatation des cavités finissent par favoriser la stagnation et la décompensation. La décompensation correspond donc à l’épuisement des mécanismes compensateurs, et non à leur amélioration.

68. Quelle distinction oppose l’insuffisance cardiaque systolique à l’insuffisance cardiaque diastolique ?

La forme systolique concerne le remplissage, tandis que la forme diastolique concerne l’éjection
La forme systolique ralentit le rythme, tandis que la forme diastolique accélère la conduction
La forme systolique touche les oreillettes, tandis que la forme diastolique touche les valves
La forme systolique concerne l’éjection, tandis que la forme diastolique concerne le remplissage

La forme systolique concerne l’éjection, tandis que la forme diastolique concerne le remplissage

Explication

L’insuffisance cardiaque systolique se caractérise par une éjection ventriculaire insuffisante, alors que la forme diastolique correspond à un remplissage insuffisant malgré une éjection conservée. Les autres propositions inversent cette distinction ou décrivent des éléments non définitoires.

69. Quel tableau correspond au stade III de la classification de la New York Heart Association ?

Une activité physique non limitée et l’absence de symptômes habituels
Une limitation légère de l’activité physique avec gêne lors d’efforts importants
Des symptômes présents au repos avec incapacité à toute activité physique
Une limitation marquée de l’activité physique sans symptômes au repos

Une limitation marquée de l’activité physique sans symptômes au repos

Explication

Le stade III entraîne une limitation marquée de l’activité physique, mais les symptômes ne sont pas présents au repos. Les symptômes au repos correspondent au stade IV, tandis que les stades I et II impliquent une limitation moindre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur AVC, artérite et troubles du rythme.

Qu'est-ce que l'athérosclérose ?

Une maladie inflammatoire des artères avec dépôt progressif de LDL-cholestérol.

Qu'est-ce que l'artériosclérose ?

Une sclérose de la tunique moyenne liée au vieillissement des vaisseaux.

Quelle conséquence a une sténose athéroscléreuse > 40 % sur le débit sanguin ?

Elle diminue le débit sanguin.

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