Fiche de révision : AVC, artérite et troubles du rythme

Plan du Cours

  1. Athérosclérose : définition et évolution
  2. Facteurs de risque et physiopathologie
  3. Prévention et prise en charge
  4. Hypertension artérielle
  5. Antihypertenseurs et mécanismes
  6. Inhibiteurs calciques et antihypertenseurs centraux
  7. Diurétiques et équilibre hydroélectrolytique
  8. Kaliémie et risques cardiaques
  9. Angor et traitements antiangineux
  10. Thromboses, infarctus et AVC
  11. Accident vasculaire cérébral
  12. Artérite des membres inférieurs
  13. Troubles du rythme supraventriculaires
  14. Troubles du rythme ventriculaires
  15. Antiarythmiques et prise en charge
  16. Classes antiarythmiques et indications
  17. Torsades de pointes et interactions
  18. Insuffisance cardiaque chronique

1. Athérosclérose : définition et évolution

Notions clés & Définitions

  • Athérosclérose : Maladie inflammatoire des artères, principalement de gros et moyen calibre, caractérisée par un dépôt progressif de LDL-cholestérol dans la paroi interne formant une plaque d’athérome.
  • Artériosclérose : Sclérose artérielle de la tunique moyenne liée au vieillissement normal des vaisseaux, entraînant un épaississement et une perte d’élasticité de la paroi artérielle.

Points essentiels

  • Une sténose athéroscléreuse importante, définie par plus de 40 % d’obstruction, diminue le débit sanguin puis les apports en oxygène et nutriments, provoquant une ischémie des tissus irrigués.

  • Une ischémie importante des artères coronaires ou carotides peut conduire respectivement à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral.

Astuce mémo

Plaque → sténose → baisse du débit → ischémie

2. Facteurs de risque et physiopathologie

Points essentiels

  • Les principaux facteurs de risque modifiables sont:

    • l’hypercholestérolémie
    • l’hypertension artérielle
    • le diabète
    • le tabac
    • l’obésité abdominale
    • la sédentarité
    • le stress
  • L’hypercholestérolémie correspond à une augmentation du LDL-cholestérol à au moins 1,6 g/L avec une triglycéridémie normale inférieure à 1,5 g/L.

  • L’hypertension artérielle est définie comme une pression artérielle systolique au moins égale à 140 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique au moins égale à 90 mmHg.

  • La physiopathologie de l’athérosclérose comprend une altération initiale de l’intima, une progression avec formation de stries lipidiques et de cellules spumeuses, puis une rupture de plaque avec constitution d’un thrombus.

3. Prévention et prise en charge

Points essentiels

  • La répartition recommandée des apports énergétiques totaux est de 10 à 20 % de protéines, 35 à 40 % de lipides et 40 à 50 % de glucides.

📌 La consommation d’acides gras trans issus de l’hydrogénation partielle des matières grasses doit rester inférieure à 1 % des apports énergétiques totaux.

📌 Le ratio entre les acides gras polyinsaturés oméga 6 et oméga 3 doit être inférieur ou égal à 4.

4. Hypertension artérielle

Notions clés & Définitions

  • Hypertension artérielle : Une augmentation anormale de la pression du sang sur la paroi des artères, définie par une pression systolique supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure ou égale à 90 mmHg.

Points essentiels

  • La pression artérielle systolique correspond à la contraction du cœur et la pression artérielle diastolique correspond à son relâchement.

  • L’automesure tensionnelle suit la règle des 3 : trois mesures espacées d’une à deux minutes le matin, trois le soir, pendant trois jours consécutifs, soit 18 mesures.

📌 L’hypertension artérielle essentielle est permanente et sans cause curable identifiée, tandis que l’hypertension artérielle secondaire est due à une anomalie dont la suppression peut entraîner une guérison ou une amélioration.

  • Les complications de l’hypertension artérielle touchent notamment le cœur, le cerveau, les reins et les yeux, avec insuffisance cardiaque, AVC, insuffisance rénale et lésions rétiniennes.

Astuce mémo

Systolique = contraction ; diastolique = relâchement

5. Antihypertenseurs et mécanismes

Notions clés & Définitions

  • Bêtabloquants : Se fixent de manière sélective et compétitive sur les récepteurs β1 adrénergiques et empêchent l’action de l’adrénaline et de la noradrénaline.
  • Sartans : Bloquent les récepteurs AT1 de l’angiotensine II, inhibant la vasoconstriction et la rétention hydrosodée, avec moins de toux et d’angioœdème que les IEC.
  • Inhibiteurs calciques : S’opposent à l’entrée du calcium dans les cellules cardiaques et musculaires lisses vasculaires, entraînant une diminution de la contractilité, une vasodilatation et une baisse des résistances artériolaires.

Points essentiels

📌 Les deux principaux systèmes vasopresseurs impliqués dans l’hypertension sont le système nerveux sympathique adrénergique et le système rénine-angiotensine.

  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion empêchent la transformation de l’angiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice et réduisent la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice, ce qui diminue la pression artérielle.

📌 Les bêtabloquants sont contre-indiqués notamment en cas d’asthme sévère, de bradycardie inférieure à 50 battements par minute ou de bloc auriculo-ventriculaire grave.

Astuce mémo

Blocage sympathique ou rénine-angiotensine → vasodilatation → baisse tensionnelle

6. Inhibiteurs calciques et antihypertenseurs centraux

Notions clés & Définitions

  • Inhibiteurs calciques : S’opposent à la pénétration du calcium dans les fibres myocardiques, les muscles lisses vasculaires et les cellules calcium-dépendantes du nœud sinusal, ce qui diminue la contractilité cardiaque, les résistances artériolaires et la consommation d’oxygène.
  • Antihypertenseurs centraux : Agonistes des récepteurs alpha2 adrénergiques centraux qui augmentent le tonus vagal et diminuent le tonus adrénergique, réduisant ainsi la pression artérielle et la fréquence cardiaque.

Points essentiels

📌 Les inhibiteurs calciques de type 1 ont un tropisme cardiaque prédominant ou associé à un effet vasculaire, tandis que ceux de type 2 ont un tropisme vasculaire prédominant et correspondent aux dihydropyridines.

📌 Les inhibiteurs calciques sont indiqués dans l’hypertension artérielle et dans la prévention des crises d’angor, tandis que le vérapamil et le diltiazem sont aussi utilisés pour leurs effets antiarythmiques dans les troubles du rythme cardiaque.

Astuce mémo

Type 1 agit surtout sur le cœur, type 2 surtout sur les vaisseaux

7. Diurétiques et équilibre hydroélectrolytique

Notions clés & Définitions

  • Diurétiques : Augmentent l’élimination urinaire d’eau et d’ions, principalement le sodium et le potassium, ce qui augmente la diurèse, provoque une perte d’eau et diminue la surcharge sodée.

Points essentiels

  • 🔄 L’action des diurétiques thiazidiques suit cette séquence:

    1. Inhibition de la réabsorption du sodium dans le segment initial du tube contourné distal
    2. Augmentation de l’excrétion urinaire de potassium
    3. Fuite potassique importante
  • Les diurétiques de l’anse inhibent le cotransporteur Na+,K+/2Cl−, augmentent l’excrétion de sodium, de chlorure et de potassium, et sont les diurétiques les plus puissants, avec un effet en moins d’une heure durant moins de trois heures.

📌 Les anti-aldostérones antagonisent compétitivement le récepteur de l’aldostérone, tandis que les pseudo-anti-aldostérones produisent des effets inverses de l’aldostérone sur les électrolytes indépendamment de cette hormone.

📌 L’association de diurétiques épargneurs de potassium entre eux ou avec des médicaments contenant du potassium est contre-indiquée en raison du risque d’hyperkaliémie potentiellement létale.

Astuce mémo

Les hypokaliémiants éliminent le potassium, les épargneurs potassiques le retiennent

8. Kaliémie et risques cardiaques

Notions clés & Définitions

  • Kaliémie : Taux de potassium dans le sang, indispensable au maintien de la pression osmotique cellulaire et au fonctionnement neuromusculaire, électrocardiographique et digestif.

Points essentiels

📌 Toute hyperkaliémie supérieure à 6,5 mmol/L peut se compliquer d’un arrêt cardiaque.

📌 Une hypokaliémie inférieure à 3 mmol/L fait courir un risque d’arythmie cardiaque, notamment de torsades de pointe.

Astuce mémo

Hyperkaliémie à 6,5 mmol/L : arrêt cardiaque ; hypokaliémie sous 3 mmol/L : arythmie

9. Angor et traitements antiangineux

Notions clés & Définitions

  • Angine de poitrine : Ischémie myocardique transitoire due à un déséquilibre entre les besoins et l’apport de dioxygène au cœur, provoquant des douleurs thoraciques constrictives pouvant irradier vers le bras gauche.

Points essentiels

📌 Dans l’angor stable, la douleur cède rapidement au repos ou après la trinitrine et évolue depuis plus de trois mois sans aggravation, tandis que l’angor instable survient plus souvent et présente un risque supérieur d’infarctus du myocarde.

  • Le traitement de l’angor vise soit à augmenter l’apport d’oxygène au myocarde par vasodilatation des artères, soit à diminuer ses besoins en oxygène en réduisant le travail cardiaque.

📌 En cas de crise d’angor, la trinitrine sublinguale peut être reprise après cinq minutes si la douleur persiste, puis le 15 ou le 112 doit être appelé si la douleur persiste encore cinq minutes après la deuxième prise.

📌 Les dérivés nitrés sont contre-indiqués avec les vasodilatateurs utilisés dans les troubles de l’érection, comme le sildénafil et le tadalafil, en raison du risque de baisse grave de la tension artérielle.

Astuce mémo

Athérosclérose coronaire → déséquilibre apport-besoin en oxygène → douleur d’angor

10. Thromboses, infarctus et AVC

Notions clés & Définitions

  • Thrombose : Caillot, appelé thrombus, qui se forme dans un vaisseau sanguin et l’obstrue, tandis qu’un embole est un caillot détaché entraîné par la circulation et susceptible d’obstruer un vaisseau à distance.
  • Infarctus du myocarde : Nécrose plus ou moins étendue du myocarde due à l’obstruction d’une artère coronaire, entraînant une ischémie permanente et durable.
  • Accident vasculaire cérébral : Lésion d’une partie du cerveau consécutive à l’obstruction ou à la rupture d’un vaisseau sanguin, entraînant la destruction par asphyxie des cellules nerveuses concernées.

Points essentiels

📌 Les thromboses artérielles peuvent provoquer un infarctus du myocarde, un AVC ou une ischémie aiguë des membres inférieurs, tandis que les thromboses veineuses correspondent surtout aux phlébites avec risque d’embolie pulmonaire.

📌 La prise en charge d’un infarctus doit intervenir dans les six heures afin de limiter l’extension de la nécrose, notamment par thrombolyse ou angioplastie avec mise en place possible d’un stent.

Astuce mémo

Thrombus → embolie possible → obstruction → ischémie

11. Accident vasculaire cérébral

Notions clés & Définitions

  • Accident vasculaire cérébral : Lésion d’une partie du cerveau due à l’obstruction ou à la rupture d’un vaisseau sanguin, entraînant la destruction des cellules nerveuses par interruption du flux sanguin ou accumulation de sang.
  • Accident ischémique transitoire : Interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau, dont les symptômes durent moins d’une heure et ne laissent aucune anomalie visible à l’IRM.

Points essentiels

  • Environ 85 % des AVC sont ischémiques et 15 % sont hémorragiques.

  • Les symptômes soudains de l’AVC comprennent:

    • Difficulté à parler ou comprendre
    • Perte de force ou paralysie d’un côté du visage ou du corps
    • Perte soudaine de la vue
    • Perte d’équilibre ou de coordination
    • Mal de tête soudain et violent
  • Après un AIT, le risque de survenue d’un AVC atteint jusqu’à 10 % dans la semaine suivante, ce qui fait de l’AIT une urgence médicale.

  • L’accident ischémique est provoqué par l’obstruction d’un vaisseau par un caillot ou un fragment de plaque d’athérome, tandis que l’accident hémorragique est provoqué par la rupture d’un vaisseau et un saignement cérébral ou méningé.

  • L’altéplase peut dissoudre un caillot lors d’un AVC obstructif si elle est administrée dans les 4 heures 30 suivant l’apparition des premiers symptômes.

  • La rééducation de l’AVC doit commencer le plus tôt possible, dès les premières heures d’hospitalisation, puis se poursuivre en centre spécialisé et à domicile avec un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste.

Astuce mémo

Ischémique = vaisseau bouché ; hémorragique = vaisseau rompu

12. Artérite des membres inférieurs

Notions clés & Définitions

  • Artérite des membres inférieurs : Rétrécissement des artères irriguant les jambes, le plus souvent causé par des plaques d’athérome.

Points essentiels

  • En France, 20 % des personnes âgées de plus de 65 ans souffrent d’artérite des jambes ; 20 % des personnes atteintes n’ont aucun symptôme et 5 % ont des difficultés à se déplacer à cause des douleurs et des crampes.

  • Le diabète multiplie par deux à cinq le risque de développer une artérite des jambes, et un tiers des personnes diabétiques de plus de 50 ans en souffre.

📌 L’ischémie d’effort provoque des crampes à la marche qui disparaissent au repos, tandis que l’ischémie permanente chronique entraîne des douleurs persistantes, y compris en position allongée.

  • Le diagnostic d’AOMI est posé lorsque l’index de pression systolique est inférieur à 0,9, c’est-à-dire lorsque la pression systolique à la cheville est inférieure à 90 % de celle du bras.

📌 Une AOMI est modérée lorsque l’IPS est inférieur à 0,8 mais supérieur à 0,4, et sévère lorsque l’IPS est inférieur à 0,4.

📌 Chez les personnes souffrant d’AOMI, l’arrêt du tabac réduit de deux tiers le risque de décès cardiovasculaire dans les dix années suivantes.

Astuce mémo

Effort → repos → lésions cutanées

13. Troubles du rythme supraventriculaires

Notions clés & Définitions

  • Trouble du rythme cardiaque : Irrégularité des battements du cœur, trop lents ou trop rapides, sans cause physiologique, pouvant durer de quelques secondes à plusieurs mois ou toute la vie.
  • Fibrillation auriculaire : Trouble du rythme cardiaque le plus fréquent et se caractérisant par une contraction très rapide et irrégulière des oreillettes, entre 300 et 500 battements par minute.

Points essentiels

  • Les mécanismes principaux des arythmies sont:

    • Augmentation des décharges dans une zone automatique
    • Apparition de propriétés automatiques dans des cellules normalement non automatiques
    • Anomalies des flux de Na+, K+ ou Ca2+
  • La fibrillation auriculaire diminue l’efficacité des oreillettes, provoque une stase sanguine et favorise la formation de caillots pouvant entraîner un AVC ou une embolie rétinienne.

  • La tachycardie sinusale correspond à un rythme synchronisé supérieur à 100 battements par minute, souvent provoqué par l’effort, le stress, la fièvre ou des substances stimulantes.

📌 La bradycardie sinusale symptomatique liée à un dysfonctionnement du nœud sinusal est généralement traitée par l’implantation d’un stimulateur cardiaque artificiel permanent.

Astuce mémo

Tachycardie = accélération ; bradycardie = ralentissement

14. Troubles du rythme ventriculaires

Notions clés & Définitions

  • Torsades de pointes : Tachycardie ventriculaire polymorphe associée à un intervalle QT long, pouvant s’arrêter spontanément ou évoluer vers une fibrillation ventriculaire et la mort.

Points essentiels

📌 Le risque de torsades de pointes augmente lorsque l’intervalle QT dépasse 0,50 seconde.

  • Les torsades de pointes peuvent être favorisées par des médicaments qui prolongent le QT, notamment les antiarythmiques de classe Ia ou III, ainsi que par le sexe féminin, l’âge avancé, l’hypokaliémie, l’hypomagnésémie, l’hypothyroïdie et certaines cardiopathies.

📌 Une tachycardie ventriculaire persistante dure plus de 30 secondes et doit être traitée, même en l’absence de symptômes.

  • La fibrillation ventriculaire est une succession désordonnée de contractions ventriculaires inefficaces qui empêche le cœur de pomper le sang et constitue un arrêt cardiaque.

📌 La fibrillation ventriculaire exige une réanimation cardiopulmonaire immédiate suivie d’une défibrillation dès que le défibrillateur est disponible.

Astuce mémo

QT prolongé → torsades → fibrillation possible

15. Antiarythmiques et prise en charge

Points essentiels

  • Le diagnostic des arythmies repose notamment sur l’ECG, le Holter enregistrant l’activité cardiaque en continu pendant 24 heures, l’épreuve d’effort et l’échocardiographie.

  • La classification de Vaughan et Williams comprend:

    • Classe I : inhibiteurs des canaux sodiques
    • Classe II : bêtabloquants
    • Classe III : inhibiteurs des flux potassiques
    • Classe IV : inhibiteurs calciques

📌 L’association d’antiarythmiques provoquant des torsades de pointes, notamment l’amiodarone, le disopyramide, les quinidiniques et le sotalol, est contre-indiquée.

📌 Les antiarythmiques de classe Ia sont torsadogènes et sont contre-indiqués notamment en cas d’insuffisance cardiaque, de bloc auriculoventriculaire, de torsades de pointes ou d’antécédent d’infarctus du myocarde.

Astuce mémo

Vaughan-Williams : I sodium, II bêtabloquants, III potassium, IV calcium

16. Classes antiarythmiques et indications

Points essentiels

📌 Les antiarythmiques de classe IB inhibent les canaux sodiques voltage-dépendants, accélèrent la repolarisation en favorisant la sortie de potassium et diminuent la durée du potentiel d’action ainsi que la période réfractaire.

📌 Les antiarythmiques de classe IC inhibent les canaux sodiques voltage-dépendants, modifient peu la repolarisation et ne changent pas la durée du potentiel d’action.

  • Les antiarythmiques sont indiqués dans le traitement et la prévention des récidives des troubles du rythme ventriculaire ainsi que dans la prévention des récidives des tachycardies auriculaires.

  • Les antiarythmiques peuvent provoquer une aggravation paradoxale de l’arythmie ou l’apparition de nouveaux troubles du rythme cardiaque.

  • Les bêtabloquants de classe II sont particulièrement actifs sur les arythmies auriculaires et celles liées à une hypertonie sympathique, et leur interruption brutale est fortement déconseillée.

  • Les antiarythmiques de classe III inhibent les flux potassiques et comprennent l’amiodarone, le sotalol et la dronédarone.

Astuce mémo

Classes I, II, III puis IV : sodium, bêtabloquants, potassium, calcium

17. Torsades de pointes et interactions

Notions clés & Définitions

  • Torsades de pointes : Tachycardie ventriculaire particulière, potentiellement mortelle, associée à un allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme.

Points essentiels

  • Les torsades de pointes peuvent provoquer une lipothymie ou une syncope et évoluer vers une fibrillation ventriculaire mortelle.

  • Les facteurs favorisants cités sont: une concentration insuffisante de potassium ou de magnésium, un cœur trop lent, une mauvaise oxygénation du myocarde, le syndrome génétique du QT long

📌 L’association de deux médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes est contre-indiquée, sauf lorsqu’il s’agit d’un antiparasitaire, d’un neuroleptique ou de la méthadone, situations où elle est déconseillée.

Astuce mémo

QT allongé ou électrolytes bas → torsades de pointes → fibrillation ventriculaire

18. Insuffisance cardiaque chronique

Notions clés & Définitions

  • Insuffisance cardiaque : Incapacité du cœur à assurer sa fonction de pompe et à fournir un débit sanguin suffisant pour oxygéner correctement les organes.
  • Œdème aigu du poumon : Syndrome respiratoire aigu dû à une accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires et constituant une urgence médicale.
  • Agents inotropes positifs : Médicaments qui renforcent la contractilité myocardique et correspondent notamment aux agents bêta-stimulants.

Points essentiels

  • Au début de l’insuffisance cardiaque, le cœur compense en se contractant plus intensément et plus fréquemment, puis l’épaississement des parois et la dilatation des cavités entraînent une mauvaise oxygénation, une stagnation du sang et une décompensation.

📌 L’insuffisance cardiaque systolique correspond à une éjection ventriculaire insuffisante, tandis que l’insuffisance cardiaque diastolique correspond à un remplissage ventriculaire insuffisant malgré une éjection conservée.

  • La fraction d’éjection ventriculaire correspond au pourcentage de sang expulsé lors d’une contraction, se situe normalement autour de 60 %, est insuffisante sous 40 % et peut atteindre environ 20 % dans l’insuffisance cardiaque sévère.

  • Les troubles des artères coronaires représentent la première cause d’insuffisance cardiaque chronique et seraient responsables de 70 % des cas, tandis que les valvulopathies et les cardiomyopathies en représentent chacune environ 10 %.

  • Selon la classification de la New York Heart Association, le stade I ne limite pas l’activité physique, le stade II entraîne une limitation légère, le stade III une limitation marquée sans symptômes au repos et le stade IV des symptômes même au repos.

📌 L’œdème pulmonaire d’origine cardiaque, le plus fréquent, est dû à une insuffisance cardiaque gauche, tandis que l’œdème lésionnel résulte d’une altération de la membrane alvéolo-pulmonaire.

  • Les signes cliniques comprennent:

    • une dyspnée aiguë
    • une toux avec expectoration mousseuse
    • une sensation d’étouffement
    • une tachycardie
    • une cyanose
    • une transpiration excessive
    • une anxiété
  • Le traitement standard de l’insuffisance cardiaque comprend un IEC ou un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II, ou l’association sacubitril/valsartan, un bêtabloquant chez les patients stables et un antagoniste de l’aldostérone si la maladie reste insuffisamment contrôlée.

📌 Les diurétiques de l’anse sont ajoutés en cas de symptômes et de signes d’œdèmes, tandis que les gliflozines peuvent être proposées lorsque les symptômes persistent malgré le traitement standard.

  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion améliorent la survie et les symptômes et réduisent les hospitalisations, mais ils provoquent fréquemment une toux sèche et doivent être commencés à faible dose puis augmentés progressivement.

📌 Le sacubitril/valsartan ne doit jamais être associé à un inhibiteur de l’enzyme de conversion et un délai de 36 heures doit être respecté entre l’arrêt de l’IEC et son introduction.

📌 Les diurétiques classiques réduisent la rétention d’eau et les œdèmes mais peuvent favoriser l’élimination du potassium, tandis que les antagonistes de l’aldostérone peuvent provoquer une hyperkaliémie et des troubles rénaux.

  • Les indications de l’adrénaline comprennent:
    • le choc anaphylactique
    • l’arrêt cardiovasculaire
    • le choc hémorragique
    • le choc traumatique
    • le choc infectieux
    • le choc secondaire à une chirurgie cardiaque

Astuce mémo

Systolique : le ventricule éjecte mal ; diastolique : il se remplit mal

Tableaux de synthèse

Principales classes d’antihypertenseurs

ClasseCible ou mécanismeEffet principal
BêtabloquantsRécepteurs β1 adrénergiquesDiminution de la fréquence et de la contractilité cardiaques
IECTransformation de l’angiotensine IVasodilatation et baisse de la pression artérielle
SartansRécepteurs AT1Inhibition de la vasoconstriction et de la rétention hydrosodée
Inhibiteurs calciquesEntrée cellulaire du calciumVasodilatation et diminution de la contractilité

Comparaison des troubles coronariens

NotionMécanismeDouleurUrgence
Angor stableIschémie transitoireCède au repos ou à la trinitrineTraitement préventif
Angor instableIschémie plus fréquenteRisque accru d’infarctusÉvaluation urgente
Infarctus du myocardeIschémie permanente avec nécroseDure plus de 20 à 30 minutes et ne cède pas à la trinitrinePrise en charge dans les 6 heures

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur AVC, artérite et troubles du rythme avec 69 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle description caractérise le mieux l’athérosclérose ?

2. Chez une personne âgée présentant une perte d’élasticité de la paroi artérielle sans plaque lipidique décrite, quel processus est le plus probable ?

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Mémorisez les concepts clés de AVC, artérite et troubles du rythme avec 83 flashcards interactives.

Qu'est-ce que l'athérosclérose ?

Une maladie inflammatoire des artères avec dépôt progressif de LDL-cholestérol.

Qu'est-ce que l'artériosclérose ?

Une sclérose de la tunique moyenne liée au vieillissement des vaisseaux.

Quelle conséquence a une sténose athéroscléreuse > 40 % sur le débit sanguin ?

Elle diminue le débit sanguin.

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