QCM : AVC : mécanismes et prise en charge — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on un accident vasculaire cérébral ?

Une perte cognitive progressive liée à une dégénérescence diffuse du tissu cérébral
Une crise neurologique brève provoquée par une activité électrique excessive du cerveau
Un déficit cérébral focal d’apparition brutale lié à une perturbation circulatoire cérébrale ou oculaire
Une atteinte motrice périphérique apparaissant après une compression prolongée d’un nerf

Un déficit cérébral focal d’apparition brutale lié à une perturbation circulatoire cérébrale ou oculaire

Explication

L’AVC se caractérise par un déficit focal qui survient brutalement en raison d’une perturbation de la circulation sanguine dans le cerveau ou l’œil. Une détérioration cognitive progressive évoque plutôt un processus neurodégénératif qu’un AVC.

2. Quelle distinction décrit correctement l’ischémie et l’hémorragie lors d’un AVC ?

L’ischémie rompt une artère, tandis que l’hémorragie correspond à l’obstruction d’un vaisseau
L’ischémie et l’hémorragie résultent toutes deux d’une rupture artérielle intracrânienne
L’ischémie et l’hémorragie résultent toutes deux d’une obstruction vasculaire cérébrale
L’ischémie obstrue un vaisseau, tandis que l’hémorragie résulte de la rupture d’une artère

L’ischémie obstrue un vaisseau, tandis que l’hémorragie résulte de la rupture d’une artère

Explication

L’ischémie correspond à une occlusion artérielle ou veineuse et représente environ 80 % des AVC, alors que l’hémorragie provient d’une rupture artérielle et représente environ 20 %. L’inversion de ces mécanismes constitue la confusion principale à éviter.

3. Quel ordre de grandeur décrit l’incidence annuelle des AVC en France ?

Environ 15 000 cas, soit près d’un AVC toutes les quarante minutes
Environ 36 000 cas, soit près d’un AVC toutes les quinze minutes
Environ 300 000 cas, soit près d’un AVC toutes les deux minutes
Environ 150 000 cas, soit près d’un AVC toutes les quatre minutes

Environ 150 000 cas, soit près d’un AVC toutes les quatre minutes

Explication

La France compte environ 150 000 AVC par an, ce qui correspond à un AVC toutes les quatre minutes, avec environ 36 000 récidives annuelles. Le chiffre de 36 000 désigne les récidives et non l’ensemble des AVC.

4. Quelle combinaison caractérise le mieux le poids des AVC en santé publique ?

Première cause de mortalité, deuxième chez la femme, troisième cause de démence et troisième cause de handicap moteur adulte
Deuxième cause de mortalité, troisième chez la femme, première cause de démence et deuxième cause de handicap moteur adulte
Troisième cause de mortalité, première chez la femme, deuxième cause de démence et première cause de handicap moteur adulte
Troisième cause de mortalité, deuxième chez la femme, troisième cause de démence et deuxième cause de handicap moteur adulte

Troisième cause de mortalité, première chez la femme, deuxième cause de démence et première cause de handicap moteur adulte

Explication

Les AVC sont la troisième cause de mortalité dans les pays industrialisés, mais la première chez la femme, la deuxième cause de démence et la première cause de handicap moteur chez l’adulte. Les autres combinaisons modifient plusieurs rangs épidémiologiques.

5. Quel pronostic décrit correctement les suites immédiates et durables d’un AVC ?

Quinze pour cent des survivants décèdent durant l’année et un tiers des patients gardent des séquelles définitives
Quinze pour cent des patients décèdent durant le premier mois et trois quarts des survivants gardent des séquelles définitives
Un tiers des patients décèdent durant le premier mois et trois quarts des survivants récupèrent sans séquelle
Un quart des patients décèdent durant le premier mois et la moitié des survivants gardent des séquelles définitives

Quinze pour cent des patients décèdent durant le premier mois et trois quarts des survivants gardent des séquelles définitives

Explication

Après un AVC, 15 % des patients décèdent au cours du premier mois et trois quarts des survivants présentent des séquelles définitives. Le taux de décès s’applique aux patients, tandis que le taux de séquelles concerne les survivants.

6. Comment le risque global annuel de récidive d’AVC a-t-il évolué entre 1999 et 2016 ?

Il est passé de 2,5 % par an à 5 % par an
Il est passé de 10 % par an à 5 % par an
Il est passé de 5 % par an à 1 % par an
Il est passé de 5 % par an à 2,5 % par an

Il est passé de 5 % par an à 2,5 % par an

Explication

Le risque global annuel de récidive a diminué de 5 % en 1999 à 2,5 % en 2016. Cette évolution correspond à une réduction de moitié, et non à une hausse ou à une baisse jusqu’à 1 %.

7. Quel profil associe correctement les situations à faible et à haut risque de récidive d’AVC ?

Faible risque avec fibrillation auriculaire et sténose carotidienne supérieure à 70 % ; haut risque chez les sujets jeunes ou lors de dissections
Faible risque chez les sujets jeunes avec fibrillation auriculaire ; haut risque lors de dissections sans atteinte carotidienne
Faible risque après une sténose carotidienne supérieure à 70 % ; haut risque chez les sujets jeunes et lors de dissections
Faible risque chez les sujets jeunes et lors de dissections ; haut risque avec sténose carotidienne supérieure à 70 % ou fibrillation auriculaire

Faible risque chez les sujets jeunes et lors de dissections ; haut risque avec sténose carotidienne supérieure à 70 % ou fibrillation auriculaire

Explication

Les sujets jeunes et les patients présentant une dissection appartiennent notamment aux profils de faible risque, tandis qu’une sténose carotidienne dépassant 70 % ou une fibrillation auriculaire caractérise un risque élevé. La fibrillation auriculaire et la sténose sévère ne doivent donc pas être classées parmi les profils de faible risque.

8. Quel profil neurologique est le plus compatible avec un infarctus cérébral hémisphérique droit ?

Une hémiplégie gauche avec hémianesthésie et hémianopsie homonymes gauches
Une ataxie axiale avec vertiges, dysarthrie et troubles de la déglutition
Une hémiplégie droite avec hémianesthésie et hémianopsie homonymes droites
Une paralysie faciale périphérique isolée avec atteinte auditive homolatérale

Une hémiplégie gauche avec hémianesthésie et hémianopsie homonymes gauches

Explication

Une lésion hémisphérique entraîne habituellement des déficits controlatéraux, notamment une hémiplégie, une atteinte sensitive et une hémianopsie latérale homonyme. Le profil cérébelleux avec vertiges et dysarthrie évoque plutôt une atteinte de la fosse postérieure.

9. Quelle association sémiologique oriente davantage vers une lésion de l’hémisphère droit ?

Une aphasie associée à une apraxie et une agnosie
Une hémianopsie homonyme associée à une hémianesthésie controlatérale
Une négligence spatiale gauche associée à une anosognosie
Une dysarthrie associée à une ataxie et à des vertiges

Une négligence spatiale gauche associée à une anosognosie

Explication

L’hémisphère droit peut être atteint d’une négligence spatiale gauche et d’une anosognosie. L’aphasie, l’apraxie et l’agnosie sont davantage associées à une lésion de l’hémisphère gauche.

10. Quel ensemble de signes évoque le plus un infarctus cérébral de la fosse postérieure ?

Ataxie, vertiges, dysarthrie et troubles de la déglutition
Troubles mnésiques, désorientation et ralentissement idéomoteur
Aphasie, apraxie, agnosie et négligence spatiale
Hémiplégie, hémianesthésie et hémianopsie du même côté

Ataxie, vertiges, dysarthrie et troubles de la déglutition

Explication

Un infarctus de la fosse postérieure peut provoquer une ataxie, un syndrome vertigineux, une dysarthrie et des troubles de la déglutition. L’association d’aphasie, d’apraxie et d’agnosie correspond plutôt à une atteinte hémisphérique gauche.

11. Quelle conduite est prioritaire devant l’apparition brutale d’un déficit neurologique ?

Orienter la personne vers une consultation programmée après réalisation d’un bilan général
Attendre l’évolution des symptômes avant de demander un avis médical spécialisé
Administrer un traitement antithrombotique avant de préciser l’heure d’apparition
Rechercher l’heure de début et le type de déficit, puis appeler immédiatement le 15

Rechercher l’heure de début et le type de déficit, puis appeler immédiatement le 15

Explication

Il faut rapidement préciser l’heure de début et la nature du déficit, puis appeler le 15 afin d’organiser l’admission et la prise en charge neurovasculaire. Attendre l’évolution ferait perdre du temps dans une situation où l’évaluation et le traitement sont urgents.

12. Après l’imagerie cérébrale, quelles interventions de reperfusion peuvent être discutées dans une prise en charge spécialisée ?

Une rééducation motrice ou une orthophonie selon la situation clinique
Une antibiothérapie ou une corticothérapie selon la situation clinique
Une thrombolyse ou une thrombectomie selon la situation clinique
Une imagerie cérébrale ou une électroencéphalographie selon la situation clinique

Une thrombolyse ou une thrombectomie selon la situation clinique

Explication

La thrombolyse et la thrombectomie sont des traitements de reperfusion pouvant être discutés après l’imagerie cérébrale. L’imagerie sert principalement à établir le diagnostic et à guider la stratégie thérapeutique, plutôt qu’à constituer elle-même un traitement de reperfusion.

13. Quelle succession décrit correctement l’évolution physiopathologique d’une occlusion vasculaire cérébrale ?

Une perte neuronale d’abord définitive, puis une récupération spontanée des tissus privés d’oxygène
Un infarctus d’abord irréversible, puis une ischémie réversible après restauration des apports
Une ischémie d’abord réversible, puis un infarctus irréversible si les réserves sont épuisées
Une inflammation d’abord réversible, puis une hémorragie irréversible dans le territoire atteint

Une ischémie d’abord réversible, puis un infarctus irréversible si les réserves sont épuisées

Explication

L’occlusion interrompt les apports d’oxygène et de glucose, provoquant d’abord une ischémie potentiellement réversible, puis un infarctus irréversible lorsque les réserves sont dépassées. Une lésion irréversible ne précède donc pas l’ischémie récupérable.

14. Que désigne la pénombre ischémique dans un infarctus cérébral ?

Une région saine située autour du cerveau mais privée de circulation collatérale
Une zone ischémique encore récupérable qui constitue une fenêtre thérapeutique
Une zone hémorragique responsable des déficits observés après la recanalisation
Une zone nécrosée constituée dont les lésions sont devenues irréversibles

Une zone ischémique encore récupérable qui constitue une fenêtre thérapeutique

Explication

La pénombre ischémique correspond à un tissu cérébral déjà ischémique mais encore récupérable, ce qui explique l’existence d’une fenêtre thérapeutique. Un infarctus constitué correspond au contraire à une atteinte irréversible.

15. Quelle répartition correspond le mieux aux principales causes des AVC ischémiques ?

Athérosclérose 25 %, causes indéterminées 30 %, lacunes 20 %, cardiopathies emboligènes 15 %, causes rares 10 %
Athérosclérose 30 %, causes indéterminées 25 %, lacunes 20 %, cardiopathies emboligènes 20 %, causes rares 5 %
Athérosclérose 30 %, causes indéterminées 20 %, lacunes 25 %, cardiopathies emboligènes 20 %, causes rares 5 %
Athérosclérose 35 %, causes indéterminées 20 %, lacunes 15 %, cardiopathies emboligènes 20 %, causes rares 10 %

Athérosclérose 30 %, causes indéterminées 25 %, lacunes 20 %, cardiopathies emboligènes 20 %, causes rares 5 %

Explication

L’athérosclérose représente 30 % des cas, suivie des causes indéterminées à 25 %, puis des lacunes et des cardiopathies emboligènes à 20 % chacune, tandis que les causes rares comptent pour 5 %. La répartition concurrente modifie plusieurs proportions et ne respecte pas cette hiérarchie.

16. Un patient présente une atteinte athérothrombotique favorisée par l’hypertension artérielle et le tabagisme. Comment classer ces deux facteurs de risque ?

Ce sont deux facteurs génétiques exprimés par une dyslipidémie
Ce sont deux facteurs modifiables associés à l’athérothrombose
Ce sont deux facteurs non modifiables liés principalement à l’âge
Ce sont deux facteurs protecteurs des artères de moyen calibre

Ce sont deux facteurs modifiables associés à l’athérothrombose

Explication

L’hypertension artérielle et le tabagisme sont des facteurs de risque modifiables de l’athérothrombose, qui touche notamment les artères de gros et moyen calibre. L’âge, le genre et la génétique relèvent plutôt des facteurs non modifiables.

17. Quel tableau évoque le mieux une cardiopathie emboligène à l’origine d’un AVC ischémique ?

Une lésion artérielle liée à une dissection cervicale après un traumatisme
Des infarctus cérébraux multiples et sévères associés à une fibrillation auriculaire
Un petit infarctus sous-cortical associé à une hypertension artérielle ancienne
Un infarctus isolé associé à une compression locale d’une artère

Des infarctus cérébraux multiples et sévères associés à une fibrillation auriculaire

Explication

La cardiopathie emboligène, notamment liée à la fibrillation auriculaire, peut provoquer des infarctus cérébraux multiples et sévères, avec un risque de transformation hémorragique. Le petit infarctus sous-cortical est plutôt caractéristique d’une lacune.

18. Quel mécanisme décrit le mieux la formation d’une lacune cérébrale ?

Une obstruction veineuse entraînant un œdème cérébral diffus
Une embolie cardiaque provenant d’un thrombus intracardiaque mobile
Une rupture d’une grosse artère cérébrale provoquée par une dysplasie
Une occlusion artériolaire par lipohyalinose favorisée par l’hypertension et le diabète

Une occlusion artériolaire par lipohyalinose favorisée par l’hypertension et le diabète

Explication

Une lacune est un petit infarctus sous-cortical causé par l’occlusion d’une artériole par lipohyalinose, souvent favorisée par l’hypertension et le diabète. L’embolie issue d’un thrombus intracardiaque correspond plutôt à un mécanisme cardiogène.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur AVC : mécanismes et prise en charge.

Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Un déficit brutal d'une fonction cérébrale focale dû à une perturbation de la circulation sanguine cérébrale ou oculaire.

Que représente l'ischémie dans les AVC ?

Une occlusion artérielle ou veineuse représentant 80 % des AVC.

Quelle est la cause de l'hémorragie dans les AVC ?

Une rupture artérielle représentant 20 % des AVC.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur AVC : mécanismes et prise en charge.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM