Quelles sont les principales voies de pénétration des toxiques ?
Les voies digestive, cutanéo-muqueuse, pulmonaire et parentérale.
Quel est le principal site d’absorption orale des toxiques ?
L’intestin.
Quelles molécules traversent davantage la peau ?
Les petites molécules lipophiles.
Quels sont les modes de transport d’un toxique dans le sang ?
Il circule libre dans le plasma, lié aux protéines ou fractions plasmatiques, ou associé aux éléments figurés, notamment aux hématies.
Quels modèles décrivent la distribution tissulaire d’un toxique ?
Un modèle à compartiment unique ou un modèle à plusieurs compartiments, superficiels et profond.
Où se répartissent les toxiques hydrosolubles ?
Dans les fluides corporels.
Où se répartissent les toxiques lipophiles ?
Dans le système nerveux central et le tissu adipeux.
Où se répartissent les toxiques colloïdaux ?
Dans le système réticulo-endothélial.
Où se répartissent les toxiques ostéotrophiques ?
Dans l’os et le tissu conjonctif.
Que caractérise l’excrétion des toxiques hydrosolubles ?
Leur élimination directe.
Quel organe assure essentiellement la métabolisation des substances ?
Le foie.
Quel est l’effet de l’induction enzymatique sur la métabolisation et la tolérance ?
Elle accélère la métabolisation et peut entraîner une tolérance directe ou croisée.
Selon Gosselin, Smith et Hodge, quel seuil définit la classe « très peu toxique » ?
Plus de 15 g/kg et 250 g au total.
Que mesure la DL50 chez les animaux de laboratoire ?
La dose unique en mg/kg de poids vif qui tue 50 % du lot témoin, après observation pendant 14 jours.
Quand peuvent apparaître les altérations de la toxicité retardée ?
Plusieurs jours ou davantage après une exposition unique.
Quel phénomène illustre le bisphénol A lorsque de faibles doses produisent des effets plus importants ?
Une courbe dose-réponse non monotone.
Quels éléments interviennent dans une biotransformation enzymatique ?
Une enzyme et un coenzyme ou cofacteur.
Quelles réactions caractérisent les phases I et II des biotransformations ?
La phase I comprend l’oxydation, la réduction et l’hydrolyse ; la phase II comprend les conjugaisons.
Que produit une bioactivation lors d’une biotransformation ?
Des métabolites plus toxiques.
Quelles voies métabolisent le paracétamol à dose normale ?
Le cytochrome P450 et la glycuroconjugaison.
Par quel organe les produits du métabolisme normal du paracétamol sont-ils excrétés ?
Par le rein.
Quelle voie supplémentaire le paracétamol mobilise-t-il à forte dose ?
La voie du glutathion.
Qu’arrive-t-il aux métabolites toxiques lorsque le glutathion hépatocytaire s’épuise ?
Ils s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques.
En quels composés le benzo[a]pyrène est-il successivement transformé ?
En 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis 7,8-diol-9,10-époxyde.
À quelles molécules nucléiques le 7,8-diol-9,10-époxyde se fixe-t-il covalemment ?
À l’ADN et à l’ARN.
Quel est le principal mode d’action du soman ?
Le blocage des cholinestérases.
Qu’est-ce qui distingue la toxicité globale de la toxicité sélective ?
La toxicité globale agit sur la cellule entière ou sur tout constituant organique, tandis que la toxicité sélective cible des constituants précis.
Quel type de toxicité peut affecter certaines cellules ou espèces plutôt que d’autres ?
La toxicité sélective.
Que peut modifier un toxique interagissant avec un constituant membranaire ?
La perméabilité sélective de la membrane.
Quel est l’effet de la nicotine sur les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine ?
Elle agit comme agoniste.
Comment un toxique peut-il provoquer un déficit en métabolite essentiel ?
En détournant le métabolite ou en empêchant sa production.
Comment un toxique peut-il perturber une voie biochimique en se substituant à un métabolite ?
Il se substitue à un métabolite dans cette voie.
Quel mécanisme d’altération enzymatique est le plus fréquent chez les toxiques ?
L’inhibition.
Quel effet l’induction exerce-t-elle sur l’activité enzymatique ?
Elle stimule l’activité enzymatique.
De quels facteurs physicochimiques dépend la résorption orale des toxiques ?
De la liposolubilité, du pKa et de la concentration du toxique.
Quelles substances peuvent être absorbées malgré le faible pouvoir de résorption buccal et œsophagien ?
La nicotine et les dérivés nitrés.
Quelles substances peuvent être absorbées malgré les limites de résorption de l’estomac ?
Les acides organiques faibles et les petites molécules hydrosolubles.
Quels facteurs déterminent la résorption cutanée des toxiques ?
L’état de la couche cornée, l’hydratation de l’épiderme et le débit sanguin sous-cutané.
Pourquoi les muqueuses peuvent-elles entraîner un effet raccourci des toxiques ?
Elles évitent le passage hépatique.
De quoi dépend la dissolution libre d’un toxique dans le plasma ?
Du rapport entre le pH sanguin et le pKa du xénobiotique.
Que limitent les barrières hémato-encéphalique, placentaire et histo-hématologique ?
Le passage des toxiques entre certains compartiments de l’organisme.
Quelle part de la masse corporelle représente le tissu adipeux ?
De 15 à 50 % de la masse corporelle.
Quels tissus sont particulièrement riches en lipides ?
Le cerveau et la gaine de myéline.
Quelle activité les cellules du système réticulo-endothélial exercent-elles contre les microbes, particules et colloïdes ?
Une activité phagocytaire.
Jusqu’à quel point les cellules du système réticulo-endothélial peuvent-elles être activées lors d’une agression ?
Jusqu’à un point de saturation.
Où les grosses particules colloïdales sont-elles préférentiellement retenues ?
Dans le foie.
Quelle part de la masse corporelle représente le tissu osseux ?
De 10 à 15 % de la masse corporelle.
Quels composés des cheveux et des ongles peuvent chélater le mercure et le plomb ?
Les groupes thiols de leur kératine.
Quels types de réactions enzymatiques participent à la métabolisation hépatique ?
L’oxydation, la réduction, l’hydratation, l’hydrolyse, la méthylation, la déméthylation et l’acétylation.
Quels facteurs déterminent la vitesse de métabolisation hépatique ?
Le débit sanguin hépatique, la clairance intrinsèque et l’induction ou l’inhibition enzymatique.
Comment calcule-t-on la clairance totale à partir des clairances ?
Qu’est-ce que la clairance d’une substance ?
Le volume de solution épuré de cette substance par unité de temps, à concentration constante.
Quelles formes les toxiques prennent-ils lors de leur excrétion rénale ?
Ils sont éliminés sous forme inchangée ou sous forme de métabolites.
Que mesure la CL50 dans l’air inspiré ?
La concentration qui tue 50 % du lot témoin, exprimée en mg/m³ sur 2 ou 4 heures.
Comment la toxicité chronique produit-elle des symptômes ?
Par accumulation du toxique ou sommation de petits effets après absorption prolongée de doses très faibles.
Que caractérise la dose sans effet (DSE ou NOAEL) ?
Une dose administrée toute la vie sans trouble physiologique ou comportemental chez les animaux testés.
Que reconnaît une enzyme à spécificité de groupe ?
Un groupe fonctionnel.
Quels enzymes participent aux oxydations de phase I ?
Les peroxydases, les cyclo-oxygénases et les mono-oxygénases à cytochrome P450.
Quels composés sont surtout concernés par les réductions de phase I ?
Les composés halogénés et nitrés.
Quel métabolite la phénacétine produit-elle par hydrolyse ?
La phénétidine, qui est néphrotoxique et méthémoglobinisante.
Quelles conjugaisons appartiennent à la phase II ?
La sulfoconjugaison, la glycuroconjugaison, la conjugaison du glutathion, l’acétylation et la conjugaison aux acides aminés.
Quelle est la nature chimique du soman ?
Un organophosphoré, ester de l’acide phosphonofluorhydrique et de l’alcool pinacolique.
À quoi le soman est-il utilisé ?
Comme gaz de combat.
Quels troubles l’action secondaire du soman peut-elle entraîner ?
Des troubles comportementaux et neuromusculaires, dont une faiblesse musculaire et un steppage.
Quel effet illustre une toxicité globale sur la cellule ?
La nécrose.
De quoi dépend notamment la toxicité sélective ?
De la présence ou de l’absence de cibles sensibles moléculaires ou cellulaires.
Quels facteurs peuvent modifier la concentration effective d’un toxique sur son lieu d’action ?
Les facteurs de translocation et l’accès des cellules cibles à une quantité suffisante de toxique.
De quoi dépend l’accès des cellules cibles à une quantité suffisante de toxique ?
De facteurs de translocation.
À quoi peuvent être liées les biotransformations spécifiques différenciant les effets toxiques ?
Aux enzymes impliquées.
Sur quels constituants membranaires les toxiques peuvent-ils agir ?
Les lipides, les protéines de transport, les enzymes, les récepteurs et les pores.
Quelles membranes peuvent être touchées par les toxiques ?
Les membranes plasmatiques, intracellulaires et vésiculaires.
Quels exemples de substances agissant sur les lipides membranaires sont cités ?
Les solvants, les œstrogènes, les phallotoxines et l’éthanol.
Quelles substances sont citées comme agissant sur les protéines de transport ?
La digitaline et le DDT.
Quel est le rôle de la muscarine vis-à-vis de l’acétylcholine ?
C’est un agoniste puissant.
Quels anesthésiques locaux agissent sur les pores membranaires ?
La lidocaïne et la bupivacaïne.
Quel cofacteur l’éthanol utilise-t-il lors de sa conversion en acétaldéhyde ?
Le NAD⁺.
Quel rapport l’éthanol perturbe-t-il au cours de sa conversion en acétaldéhyde ?
Le rapport NAD⁺/NADH,H⁺ nécessaire à la glycolyse et au cycle de Krebs.
Quel effet le 5-fluorouracile a-t-il sur la synthèse des protéines ?
Il la diminue, voire l’annule, en se substituant à l’uracile dans les ARN.
Quel effet le fluoroacétate a-t-il sur le cycle de Krebs ?
Il s’y substitue à l’acétate au début et bloque rapidement le cycle.
Quel effet l’hexachlorobenzène exerce-t-il sur les enzymes des voies anaboliques ?
Il augmente leur production.
Quelle catégorie de protéines l’hexachlorobenzène fait-il principalement synthétiser ?
Les protéines du groupe hémétique.
Quelles conséquences cellulaires la surcharge ou le détournement de métabolites peut-il entraîner ?
La mort cellulaire.
Quels toxiques sont cités comme bloquant les cholinestérases ?
Le sarin et les insecticides carbamates.
Où s’accumulent surtout les sels mercuriels ?
Dans les reins.
Quels effets définissent la dose maximale admise lors d’un test chronique chez l’animal ?
Une réduction du poids corporel d’au plus 10 % par rapport aux témoins, sans mortalité, signe clinique d’intoxication ni lésion organique.
Quel processus empêche la réactivation de l’acétylcholinestérase inhibée par le soman ?
Le vieillissement du complexe soman-enzyme.
Comment l’accumulation de S-adénosyléthionine formée par l’éthionine réduit-elle la production d’ATP ?
Elle piège les groupements adénosyle, réduisant leur disponibilité.
Quelles enzymes le plomb bloque-t-il ?
La δ-aminolévulinate déshydratase et la ferrochélatase.
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1. Quelles sont les principales voies de pénétration des toxiques dans l’organisme ?
2. Un toxique administré par voie orale atteint l’intestin, où il reste en contact avec une surface étendue pendant plusieurs heures. Pourquoi ce site est-il majeur pour son absorption ?
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