QCM : Bases toxicocinétiques en toxicologie (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les principales voies de pénétration des toxiques dans l’organisme ?

Les voies cutanée, sanguine, lymphatique et respiratoire
Les voies digestive, cutanéo-muqueuse, pulmonaire et parentérale
Les voies digestive, cutanéo-muqueuse, hépatique et rénale
Les voies digestive, rénale, pulmonaire et hépatique

Les voies digestive, cutanéo-muqueuse, pulmonaire et parentérale

Explication

Les quatre principales voies de pénétration sont les voies digestive, cutanéo-muqueuse, pulmonaire et parentérale. Les voies rénale et hépatique sont ici confondues avec des voies de pénétration, tandis que la voie sanguine ne remplace pas la voie parentérale.

2. Un toxique administré par voie orale atteint l’intestin, où il reste en contact avec une surface étendue pendant plusieurs heures. Pourquoi ce site est-il majeur pour son absorption ?

Son pH acide favorise une absorption majeure par transport actif
La flore intestinale empêche généralement le passage du toxique
Sa grande surface et son long temps de contact favorisent l’absorption, surtout par diffusion passive
Sa faible surface limite le passage, malgré un contact prolongé

Sa grande surface et son long temps de contact favorisent l’absorption, surtout par diffusion passive

Explication

L’intestin offre une surface de 100 à 200 m² et un temps de contact de plusieurs heures à plusieurs jours, ce qui en fait le site majeur d’absorption orale, essentiellement par diffusion passive. L’acidité est plutôt associée à l’estomac, et la flore peut parfois jouer un rôle important sans empêcher l’absorption.

3. Un produit contient de petites molécules lipophiles, tandis qu’un autre contient des molécules hydrosolubles. Lequel franchira plus facilement la barrière cutanée ?

Le produit contenant les molécules hydrosolubles
Le produit contenant les petites molécules lipophiles
Aucun des deux produits ne pourra traverser la peau
Les deux produits franchiront la peau avec une facilité comparable

Le produit contenant les petites molécules lipophiles

Explication

La peau fait davantage barrière aux molécules hydrosolubles et laisse plus facilement pénétrer les petites molécules lipophiles. La comparaison inverse la propriété de ces deux catégories; la peau ne se comporte pas comme une muqueuse dépourvue de couche cornée.

4. Dans un atelier, un toxique est présent sous forme de gaz et de poussières en suspension. Quelle voie constitue la principale voie de captation de ces contaminants aéroportés ?

La voie digestive
La voie pulmonaire
La voie cutanéo-muqueuse
La voie parentérale

La voie pulmonaire

Explication

L’absorption pulmonaire est la principale voie de captation des toxiques présents dans l’air, notamment les gaz, les vapeurs, les fumées, les brouillards, les aérosols et les poussières. L’ingestion ou le contact cutané ne désignent pas la voie principale de captation de ces contaminants aéroportés.

5. Sous quelles formes un toxique peut-il être transporté dans le sang ?

Dissous dans les fluides corporels, lié aux os ou associé au tissu adipeux
Libre dans les hématies, lié aux tissus ou associé aux organes d’élimination
Libre dans le plasma ou fixé aux barrières biologiques de l’organisme
Libre dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés du sang

Libre dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés du sang

Explication

Un toxique peut circuler librement dissous dans le plasma, être lié à des protéines de transport ou à d’autres fractions plasmatiques, ou s’associer aux éléments figurés, notamment aux hématies. Réduire le transport à la forme libre ou aux seules hématies néglige les autres modalités.

6. Pour représenter un toxique qui se répartit dans des compartiments superficiels et dans un compartiment profond, quel modèle de distribution convient ?

Un modèle multicompartimental
Un modèle monocompartimental
Un modèle de pénétration parentérale
Un modèle de barrière histo-hématologique

Un modèle multicompartimental

Explication

La présence de compartiments superficiels et d’un compartiment profond correspond à une distribution multicompartimentale. Un modèle monocompartimental représente la distribution par un compartiment unique, tandis que les voies d’entrée et les barrières décrivent d’autres notions.

7. Un toxique lipophile se répartit dans l’organisme. Quels tissus sont les sites caractéristiques de sa distribution ?

L’os et le tissu conjonctif
Le système nerveux central et le tissu adipeux
Les fluides corporels et le plasma
Le système réticulo-endothélial et les hématies

Le système nerveux central et le tissu adipeux

Explication

Les toxiques lipophiles se répartissent principalement dans le système nerveux central et le tissu adipeux. Les fluides corporels correspondent aux toxiques hydrosolubles, l’os et le tissu conjonctif aux toxiques ostéotrophiques, et le système réticulo-endothélial aux toxiques colloïdaux.

8. Après une agression, les cellules du système réticulo-endothélial sont activées et poursuivent leur activité phagocytaire. Quelle limite peut finalement être atteinte ?

Une élimination accélérée de toutes les particules
Un retour immédiat à l’inactivité
Un point de saturation
Une activité phagocytaire illimitée

Un point de saturation

Explication

Les cellules du système réticulo-endothélial peuvent être activées lors d’une agression, mais leur activité peut atteindre un point de saturation. L’idée d’une activité illimitée nie cette limite, tandis que l’inactivité décrit leur état natif et non la conséquence de l’activation.

9. Un toxique liposoluble doit être éliminé de l’organisme. Quelle séquence correspond à son élimination habituelle ?

Excrétion directe, sans métabolisation préalable
Métabolisation, puis excrétion
Rétention tissulaire, puis excrétion directe
Excrétion, puis métabolisation

Métabolisation, puis excrétion

Explication

L’élimination des toxiques liposolubles est généralement indirecte : elle est précédée d’une métabolisation avant l’excrétion. L’excrétion directe concerne surtout les toxiques hydrosolubles, et inverser les deux étapes méconnaît leur ordre.

10. Chez une personne exposée à un xénobiotique, quel rôle attribue-t-on principalement au foie et au rein ?

Le foie et le rein assurent surtout l’excrétion
Le foie métabolise surtout et le rein excrète surtout
Le foie et le rein assurent surtout la métabolisation
Le foie excrète surtout et le rein métabolise surtout

Le foie métabolise surtout et le rein excrète surtout

Explication

Le foie assure essentiellement la métabolisation et rarement l’excrétion, tandis que le rein assure essentiellement l’excrétion et rarement la métabolisation. Inverser leurs rôles principaux ou attribuer à chacun la même fonction majeure constitue la confusion centrale.

11. Une interaction médicamenteuse provoque une induction enzymatique chez un patient. Quel effet est attendu sur la métabolisation et la tolérance ?

Une métabolisation plus rapide, pouvant accroître la tolérance
Une métabolisation plus lente, pouvant accroître la tolérance
Une métabolisation plus rapide, réduisant la tolérance
Une métabolisation plus lente, réduisant la tolérance

Une métabolisation plus rapide, pouvant accroître la tolérance

Explication

L’induction enzymatique augmente la vitesse de métabolisation et peut entraîner une tolérance directe ou croisée. Une diminution de la vitesse relève de l’inhibition enzymatique, qui réduit la tolérance plutôt que de l’accroître.

12. Pour un toxique dont la constante d’élimination est ke=0,2 h−1k_e = 0{,}2\ \text{h}^{-1}, quelle est la valeur de son temps de demi-vie, à l’aide de t1/2=ln⁡2ket_{1/2} = \frac{\ln 2}{k_e} ?

10 h
5 h
Environ 0,14 h
Environ 3,47 h

Environ 3,47 h

Explication

La formule donne t1/2=ln⁡20,2≈0,6930,2=3,47 ht_{1/2} = \frac{\ln 2}{0{,}2} \approx \frac{0{,}693}{0{,}2} = 3{,}47\ \text{h}. La valeur de 10 h omet le facteur ln⁡2\ln 2, 0,14 h inverse le rapport, et 5 h remplace ln⁡2\ln 2 par 1.

13. Une substance présente une dose orale létale humaine de 3 g/kg et une quantité totale létale de 20 g. Quelle classe lui correspond selon l’échelle de Gosselin, Smith et Hodge ?

Très toxique
Extrêmement toxique
Toxicité modérée
Peu toxique

Toxicité modérée

Explication

La classe « toxicité modérée » correspond à une dose de 0,5 à 5 g/kg et à une quantité totale de 5 à 30 g ; les deux valeurs données s’y inscrivent. « Très toxique » correspond à une dose bien plus faible, « peu toxique » à une dose supérieure, et « extrêmement toxique » à une dose de l’ordre du mg/kg.

14. Dans un essai, une quantité de substance est administrée en une seule prise à des animaux, puis la mortalité est observée pendant 14 jours. Quel indicateur exprime la dose qui entraîne la mort de 50 % des animaux ?

La CL50, exprimée en mg/m³ d’air inspiré
La DL50, exprimée en mg/kg de poids vif
La DL1, exprimée en mg/kg de poids vif
La dose sans effet, exprimée en mg/kg de poids vif

La DL50, exprimée en mg/kg de poids vif

Explication

La DL50 est la dose administrée en une prise, exprimée en mg/kg de poids vif, qui tue 50 % du lot témoin observé pendant 14 jours. La CL50 porte sur une concentration dans l’air, la DL1 sur une autre proportion de mortalité, et la dose sans effet ne désigne pas une dose létale.

15. Après une exposition unique à un toxique, une personne ne présente des altérations pathologiques que plusieurs jours plus tard. Comment caractériser ce délai d’apparition ?

Une toxicité retardée
Une toxicité aiguë immédiate
Une toxicité subchronique
Une toxicité chronique

Une toxicité retardée

Explication

La toxicité retardée désigne des altérations pathologiques pouvant apparaître plusieurs jours ou davantage après une exposition unique. La toxicité chronique et la toxicité subchronique impliquent une absorption répétée sur une période prolongée, tandis que l’effet immédiat ne correspond pas à ce délai.

16. Lors d’une étude portant sur une exposition pendant l’adolescence, une très faible dose d’une substance produit un effet plus marqué qu’une dose supérieure. Quel profil dose-réponse cette observation illustre-t-elle ?

Une toxicité chronique par accumulation
Une courbe dose-réponse non monotone
Une toxicité retardée après exposition unique
Une relation dose-réponse monotone croissante

Une courbe dose-réponse non monotone

Explication

Une courbe dose-réponse non monotone peut se manifester lorsque de très faibles doses produisent, à certaines périodes comme l’adolescence, des effets plus importants que des doses supérieures. Une relation monotone croissante prédit au contraire une augmentation des effets avec la dose ; le retard et l’accumulation décrivent d’autres aspects de la toxicité.

17. Dans une réaction de métabolisation, un composé est transformé en métabolite grâce à une enzyme et à un cofacteur. De quel processus s’agit-il ?

Une conjugaison sans transformation enzymatique
Une excrétion directe du xénobiotique
Une biotransformation enzymatique
Une absorption du métabolite par l’organisme

Une biotransformation enzymatique

Explication

La biotransformation enzymatique convertit un substrat en produit ou métabolite avec l’intervention d’une enzyme et d’un coenzyme ou cofacteur. L’excrétion correspond à l’élimination, tandis que la conjugaison est un type de réaction de phase II et ne définit pas à elle seule le processus général.

18. Un xénobiotique subit d’abord une oxydation, puis une conjugaison. À quelles phases de la biotransformation ces réactions appartiennent-elles respectivement ?

Phase I, puis phase I
Phase I, puis phase II
Phase II, puis phase II
Phase II, puis phase I

Phase I, puis phase II

Explication

La phase I comprend notamment l’oxydation, la réduction et l’hydrolyse, alors que la phase II comprend les conjugaisons. Inverser leur ordre ou placer les deux réactions dans une même phase confond ces catégories.

19. Après la transformation enzymatique d’un xénobiotique, le métabolite obtenu est plus toxique que le composé initial. Quel résultat de biotransformation cela représente-t-il ?

Une détoxication
Une bioactivation
Une conjugaison détoxifiante
Une excrétion métabolique

Une bioactivation

Explication

La bioactivation produit un métabolite plus toxique que le xénobiotique initial. La détoxication mène à un métabolite moins toxique ; l’excrétion décrit une élimination et la conjugaison est une réaction possible, mais ne garantit pas à elle seule le résultat de toxicité indiqué.

20. À dose normale, quel parcours métabolique et d’élimination suit le paracétamol ?

Métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis excrétion rénale
Métabolisation par le cytochrome P450 et la voie du glutathion, puis excrétion rénale
Métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis excrétion hépatique
Excrétion rénale, puis métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison

Métabolisation par le cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis excrétion rénale

Explication

À dose normale, le paracétamol est métabolisé par le cytochrome P450 et par glycuroconjugaison avant que ses produits soient excrétés par le rein. La voie du glutathion correspond au cas de forte dose, l’excrétion hépatique attribue le mauvais organe, et l’inversion de la séquence place l’excrétion avant la métabolisation.

21. Après une forte prise de paracétamol, le stock de glutathion de l’hépatocyte s’épuise : quelle conséquence est attendue ?

Des métabolites toxiques issus de la glycuroconjugaison s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques
Les métabolites issus de la voie P450 sont éliminés plus vite et protègent les cellules hépatiques
Des métabolites toxiques issus de la voie P450 s’accumulent et détruisent les cellules rénales
Des métabolites toxiques issus de la voie P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques

Des métabolites toxiques issus de la voie P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques

Explication

À forte dose, le glutathion est mobilisé et, si son stock hépatocytaire s’épuise, les métabolites très toxiques produits par la voie P450 s’accumulent et détruisent les cellules du foie. La glycuroconjugaison n’est pas la source de ces métabolites, le rein n’est pas l’organe lésé indiqué, et l’épuisement du glutathion ne favorise pas leur élimination.

22. Lors de la biotransformation du benzo[a]pyrène, quelle séquence conduit à des composés capables de se fixer aux acides nucléiques ?

Benzo[a]pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis 7,8-diol-9,10-époxyde
Benzo[a]pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis excrétion rénale du composé final
Benzo[a]pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis métabolite toxique du paracétamol
Benzo[a]pyrène, 7,8-dihydrodiol, 7,8-arène oxyde, puis 7,8-diol-9,10-époxyde

Benzo[a]pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis 7,8-diol-9,10-époxyde

Explication

Le benzo[a]pyrène est transformé successivement en 7,8-arène oxyde, en 7,8-dihydrodiol, puis en 7,8-diol-9,10-époxyde, lequel se fixe de façon covalente aux acides nucléiques. L’inversion des deux intermédiaires altère la séquence, le métabolite du paracétamol appartient à un autre cas, et l’excrétion rénale ne décrit pas cette fixation.

23. Une intoxication au soman entraîne principalement quelle perturbation biochimique ?

La fixation aux récepteurs centraux comme mécanisme principal
L’accélération des enzymes locales de dégradation
Le blocage des cholinestérases
La fixation covalente aux acides nucléiques

Le blocage des cholinestérases

Explication

Le mode d’action principal du soman est le blocage des cholinestérases. Les enzymes locales participent à sa dégradation, la fixation covalente aux acides nucléiques caractérise les métabolites du benzo[a]pyrène, et l’action sur les récepteurs centraux est secondaire.

24. Un toxique endommage spécifiquement un récepteur présent dans certaines cellules, sans affecter les cellules qui en sont dépourvues. Quel type de toxicité décrit cette situation ?

Une toxicité sélective
Une toxicité globale
Une toxicité généralisée
Une nécrose cellulaire

Une toxicité sélective

Explication

La toxicité sélective vise une ou plusieurs cibles moléculaires ou cellulaires et peut donc toucher certaines cellules plutôt que d’autres. La toxicité globale et l’atteinte généralisée désignent des effets non sélectifs, tandis que la nécrose est un exemple d’effet global.

25. Deux tissus possèdent la même cible sensible à un toxique, mais celui-ci atteint plus facilement l’un des tissus. Quel facteur peut expliquer que la concentration effective au lieu d’action diffère entre les deux ?

La translocation et l’accès des cellules cibles au toxique
La sensibilité intrinsèque différente des cibles moléculaires
La dose administrée, indépendamment de sa distribution
L’absence de cible sensible dans le tissu davantage exposé

La translocation et l’accès des cellules cibles au toxique

Explication

La concentration effective au lieu d’action peut varier selon les facteurs de translocation et selon l’accès des cellules cibles à une quantité suffisante de toxique. L’absence de cible et une sensibilité différente concernent d’autres mécanismes, et la dose administrée ne détermine pas à elle seule la concentration locale.

26. Un composé se lie à une protéine membranaire et perturbe le passage sélectif de substances à travers la membrane. Quel effet caractérise cette interaction ?

Une modification de la fluidité membranaire
Une altération du matériel génétique
Une modification de la perméabilité sélective
Une modification de la biotransformation

Une modification de la perméabilité sélective

Explication

L’interaction d’un toxique avec un constituant membranaire peut modifier la perméabilité sélective de la membrane. La fluidité est une autre caractéristique membranaire, tandis que l’altération génétique et la biotransformation ne décrivent pas cet effet.

27. Dans une expérience, un produit active les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, tandis qu’un second empêche leur activation par l’acétylcholine. Comment classer ces deux produits, dans cet ordre ?

Agoniste, puis antagoniste
Antagoniste, puis antagoniste
Antagoniste, puis agoniste
Agoniste, puis agoniste

Agoniste, puis antagoniste

Explication

La nicotine est un agoniste des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, alors que les curarisants en sont des antagonistes. Inverser ces rôles confond activation et opposition à l’action du récepteur; classer les deux de façon identique méconnaît cette distinction.

28. Un toxique réduit l’activité d’une cellule soit en captant un métabolite dont elle a besoin, soit en prenant la place d’un métabolite dans une voie biochimique. Quelle distinction décrit ces deux mécanismes ?

Une inhibition enzymatique ou une stimulation de la production de métabolites
Un déficit par détournement ou défaut de production, ou une perturbation par substitution
Une substitution qui augmente la production, ou un détournement sans effet sur les métabolites
Une dégradation des enzymes ou une augmentation de la disponibilité des métabolites

Un déficit par détournement ou défaut de production, ou une perturbation par substitution

Explication

Un toxique peut provoquer un déficit en détournant un métabolite essentiel ou en empêchant sa production, mais aussi perturber une voie en s’y substituant à un métabolite. L’inhibition et la stimulation concernent les activités enzymatiques, tandis qu’une substitution ne signifie pas une augmentation de production.

29. Lors de la conversion de l’éthanol en acétaldéhyde, une cellule consomme du NAD⁺. Quelle conséquence métabolique cela peut-il entraîner ?

Une perturbation du rapport NAD⁺/NADH,H⁺ nécessaire à la glycolyse et au cycle de Krebs
Une diminution du rapport ATP/ADP qui bloque directement la synthèse des protéines
Une hausse du rapport NAD⁺/NADH,H⁺ qui accélère la glycolyse et le cycle de Krebs
Une substitution de l’éthanol à l’uracile qui réduit la synthèse des protéines

Une perturbation du rapport NAD⁺/NADH,H⁺ nécessaire à la glycolyse et au cycle de Krebs

Explication

La conversion de l’éthanol en acétaldéhyde utilise du NAD⁺ et perturbe le rapport NAD⁺/NADH,H⁺ nécessaire à la glycolyse et au cycle de Krebs. La hausse du rapport inverse l’effet décrit, le rapport ATP/ADP ne correspond pas à ce mécanisme et l’uracile concerne un autre toxique.

30. Un toxique diminue l’activité d’une enzyme, tandis qu’un autre stimule son activité. Comment classer ces deux effets ?

Le premier agit par inhibition, le second par induction
Le premier agit par dégradation, le second par inhibition
Le premier agit par induction, le second par inhibition
Le premier agit par inhibition, le second par dégradation

Le premier agit par inhibition, le second par induction

Explication

L’inhibition diminue l’activité enzymatique, alors que l’induction la stimule; l’inhibition est le mécanisme le plus fréquent. L’induction n’est pas une inhibition ni une dégradation, et l’inversion des termes classe les effets à l’envers.

31. Un patient exposé à un toxique présente un blocage des cholinestérases. Parmi les agents suivants, lequel correspond à un exemple de ce mécanisme ?

Le sarin
L’hexachlorobenzène
Le plomb
L’éthanol

Le sarin

Explication

Le sarin est cité comme agent bloquant les cholinestérases, tout comme les insecticides carbamates. L’hexachlorobenzène induit des enzymes de voies anaboliques, le plomb bloque deux enzymes distinctes et l’éthanol perturbe le rapport NAD⁺/NADH,H⁺.

32. Dans une cellule, une modification empêche l’ARN nouvellement transcrit d’être utilisé pour produire une protéine. Quelle séquence décrit correctement les étapes de l’expression génétique concernées ?

ADN → ARN → ADN
ARN → ADN → protéines
ADN → protéines → ARN
ADN → ARN → protéines

ADN → ARN → protéines

Explication

L’information génétique est exprimée par transcription de l’ADN en ARN, puis traduction de l’ARN en protéines; la réplication de l’ADN est une étape distincte. L’option « ADN → protéines → ARN » inverse transcription et traduction, « ARN → ADN → protéines » inverse le sens des étapes indiquées, et « ADN → ARN → ADN » confond réplication et production protéique.

33. Après l’ingestion d’un champignon du genre Amanita, une toxine inhibe l’ARN polymérase. Quel processus d’altération du matériel génétique est directement touché ?

La traduction
La réplication
La division cellulaire
La transcription

La transcription

Explication

Les amatoxines de certaines amanites inhibent l’ARN polymérase, ce qui perturbe la transcription de l’ADN en ARN. La réplication relève de l’ADN polymérase, la traduction utilise l’ARN pour fabriquer des protéines, et la division cellulaire correspond à une autre étape.

34. Dans un cas, une personne est exposée à une atmosphère appauvrie en oxygène; dans un autre, l’oxygène atmosphérique est présent, mais un toxique interrompt les processus oxydatifs cellulaires. Comment classer ces deux mécanismes, dans cet ordre ?

Asphyxie biochimique, puis asphyxie biochimique
Asphyxie physique, puis asphyxie physique
Asphyxie physique, puis asphyxie biochimique
Asphyxie biochimique, puis asphyxie physique

Asphyxie physique, puis asphyxie biochimique

Explication

L’asphyxie physique découle d’une diminution de l’oxygène atmosphérique, tandis que l’asphyxie biochimique découle de l’interruption des processus oxydatifs cellulaires ou d’une perturbation du transport de l’oxygène. Classer l’interruption cellulaire comme physique confond les mécanismes, et classer les deux cas dans une même catégorie néglige leur distinction.

35. Une personne est exposée à une atmosphère contenant 12 % d’oxygène. Quel ensemble d’effets correspond à cette teneur ?

Respiration spasmodique, mouvements convulsifs et mort en quelques minutes
Baisse de la vision nocturne, augmentation de l’air inspiré et accélération du rythme cardiaque
Incapacité de se mouvoir, nausées et vomissements
Perturbation du jugement et de la coordination, perte de conscience et lésions cérébrales irréversibles

Perturbation du jugement et de la coordination, perte de conscience et lésions cérébrales irréversibles

Explication

À 12 % d’oxygène atmosphérique, sont rapportées de fortes perturbations du jugement et de la coordination, une perte de conscience et des lésions cérébrales irréversibles. La baisse de la vision nocturne correspond à 17 %, la respiration spasmodique à 6 %, et l’incapacité de se mouvoir avec nausées et vomissements à 10 %.

36. Une substance toxique peut former des molécules électrophiles ou des radicaux libres, et ces intermédiaires peuvent agir selon des processus de propagation ou de conservation. Quelle distinction caractérise ces intermédiaires ultraréactifs ?

Ils comprennent des électrophiles et des molécules stables, associées à des processus conservatifs ou propagatifs.
Ils comprennent des électrophiles et des radicaux libres, associés à des processus inhibiteurs ou réparateurs.
Ils comprennent des antioxydants et des radicaux libres, associés à des processus conservatifs ou propagatifs.
Ils comprennent des électrophiles et des radicaux libres, associés à des processus conservatifs ou propagatifs.

Ils comprennent des électrophiles et des radicaux libres, associés à des processus conservatifs ou propagatifs.

Explication

Les intermédiaires ultraréactifs comprennent notamment les molécules électrophiles et les radicaux libres, susceptibles d’intervenir dans des processus conservatifs ou propagatifs. Les antioxydants inhibent les radicaux libres, les processus inhibiteurs ou réparateurs ne sont pas la distinction indiquée, et les molécules stables ne remplacent pas les radicaux libres.

37. Dans une expérience sur des radicaux libres, quel groupe de substances serait à sélectionner comme inhibiteurs ou antioxydants ?

Les vitamines A, C et E, sans aucun cation métallique.
Le mercure et le sélénium, ainsi que quelques cations métalliques.
Les anthracyclines bactériennes ou fongiques, ainsi que les vitamines A et C.
Les vitamines A, C et E, ainsi que quelques cations métalliques.

Les vitamines A, C et E, ainsi que quelques cations métalliques.

Explication

Les vitamines A, C et E ainsi que quelques cations métalliques sont cités comme inhibiteurs des radicaux libres ou antioxydants. Le mercure et le sélénium sont présentés comme générateurs inorganiques, les anthracyclines comme générateurs organiques, et l’absence de cations écarte une partie du groupe indiqué.

38. Un patient présente une baisse des plaquettes après une atteinte médullaire toxique. Quelle conséquence est la plus directement attendue ?

Une leucopénie accompagnée d’un déficit immunitaire.
Une anémie accompagnée de fatigue.
Une thrombopénie accompagnée de troubles de la coagulation.
Une agranulocytose accompagnée d’un déficit immunitaire.

Une thrombopénie accompagnée de troubles de la coagulation.

Explication

L’atteinte de la lignée plaquettaire provoque une thrombopénie et des troubles de la coagulation. L’anémie et la fatigue relèvent de la lignée rouge, tandis que leucopénie, agranulocytose et déficit immunitaire sont associés aux lignées blanches.

39. Chez une personne exposée à un toxique de l’hématopoïèse, quelle évolution décrit le mieux l’atteinte médullaire toxique ?

Elle est le plus souvent progressive et chronique, mais peut être intense d’emblée ou irréversible.
Elle est le plus souvent irréversible dès le début, mais peut devenir chronique.
Elle est le plus souvent progressive et chronique, et reste réversible après l’exposition.
Elle est le plus souvent intense d’emblée, mais peut devenir progressive ou réversible.

Elle est le plus souvent progressive et chronique, mais peut être intense d’emblée ou irréversible.

Explication

L’atteinte médullaire toxique est généralement progressive et chronique, avec des cas possibles d’atteinte intense d’emblée ou irréversible. L’atteinte intense d’emblée n’est pas le scénario le plus fréquent, et l’évolution chronique ne garantit pas la réversibilité.

40. Dans une exposition, le monoxyde de carbone et l’oxygène sont en compétition pour se fixer à l’hémoglobine. Quelle comparaison décrit correctement leur affinité respective pour celle-ci ?

L’affinité du CO est 220 fois supérieure à celle de l’oxygène, et plus de 85 % de l’oxygène se fixe à l’hémoglobine.
L’affinité du CO est 220 fois supérieure à celle de l’oxygène, et plus de 85 % du CO se fixe à l’hémoglobine.
L’affinité de l’oxygène est 220 fois supérieure à celle du CO, et plus de 85 % du CO se fixe à l’hémoglobine.
L’affinité du CO est 85 fois supérieure à celle de l’oxygène, et 220 % du CO se fixe à l’hémoglobine.

L’affinité du CO est 220 fois supérieure à celle de l’oxygène, et plus de 85 % du CO se fixe à l’hémoglobine.

Explication

Le CO a une affinité pour l’hémoglobine 220 fois supérieure à celle de l’oxygène et s’y fixe à plus de 85 %. L’inversion du rapport attribue l’avantage à l’oxygène, tandis que les autres réponses confondent affinité et proportion fixée.

41. Lorsqu’une hémoglobine devient méthémoglobine, quelle modification explique qu’elle ne transporte plus l’oxygène ?

Le fer passe de l’état ferrique Fe³⁺ à l’état ferreux Fe²⁺.
L’oxygène se fixe au fer ferreux sans modifier son état.
Le fer passe de l’état ferreux Fe²⁺ à l’état ferrique Fe³⁺.
Le monoxyde de carbone remplace l’oxygène sur l’hémoglobine.

Le fer passe de l’état ferreux Fe²⁺ à l’état ferrique Fe³⁺.

Explication

Dans la méthémoglobine, le fer est oxydé de Fe²⁺ à Fe³⁺, et cette forme ne peut pas transporter l’oxygène. La réduction du fer inverse la modification, tandis que la fixation du CO décrit une autre forme d’intoxication.

42. Un patient présente une suppression importante de la coagulation, tandis qu’un autre développe une activation excessive de celle-ci. Quelle association entre mécanisme et conséquence est correcte ?

La suppression peut entraîner un infarctus localisé ou une CIVD ; l’activation peut entraîner une hémorragie ou une microhémorragie.
La suppression peut entraîner une CIVD ; l’activation peut entraîner une hémorragie ou un infarctus localisé.
La suppression peut entraîner un infarctus localisé ; l’activation peut entraîner une hémorragie ou une microhémorragie.
La suppression peut entraîner une hémorragie ou une microhémorragie ; l’activation peut entraîner un infarctus localisé ou une CIVD.

La suppression peut entraîner une hémorragie ou une microhémorragie ; l’activation peut entraîner un infarctus localisé ou une CIVD.

Explication

La diminution de la coagulation favorise les saignements, tandis que son activation peut provoquer un infarctus localisé ou une coagulation intravasculaire disséminée. L’inversion des conséquences et les associations croisées confondent les effets de la suppression et de l’activation.

43. Dans l’analyse des causes possibles de troubles de la coagulation associés à une CIVD, quelle situation correspond à une cause citée ?

Un sepsis à bactéries Gram négatives.
Un sepsis à bactéries Gram positives.
Une morsure par un serpent d’Europe.
Un traitement par acide acétylsalicylique.

Un sepsis à bactéries Gram négatives.

Explication

Le sepsis à bactéries Gram négatives figure parmi les causes associées aux troubles de coagulation et à la CIVD. Les bactéries Gram positives ne sont pas la catégorie citée ici ; les venins mentionnés sont ceux de serpents d’Asie et d’Océanie, et l’acide acétylsalicylique est cité comme anticoagulant.

44. Lors d’une exposition à un solvant organique lipophile non ionisé et apolaire, dans quel tissu s’attend-on principalement à une accumulation servant de réservoir ?

Dans les reins
Dans le tissu adipeux
Dans le système réticulo-endothélial
Dans les os

Dans le tissu adipeux

Explication

Les substances non ionisées et apolaires, dont les solvants organiques lipophiles, s’accumulent préférentiellement dans le tissu adipeux, qui peut servir de réservoir. Les reins sont surtout associés aux sels mercuriels, les os aux sels de plomb et le système réticulo-endothélial aux toxiques colloïdaux.

45. Dans un test chronique chez l’animal, une dose entraîne une réduction du poids corporel de 8 % par rapport aux témoins, sans mortalité, signe clinique d’intoxication ni lésion organique. Comment cette dose se situe-t-elle par rapport au critère de la dose maximale admise (MTD) ?

Elle ne peut être retenue sans signes d’intoxication
Elle correspond à une dose sans aucun effet pondéral
Elle respecte le critère de la MTD
Elle dépasse le seuil de réduction pondérale de la MTD

Elle respecte le critère de la MTD

Explication

La MTD correspond à une réduction du poids corporel d’au plus 10 %, sans mortalité, signe clinique d’intoxication ni lésion organique; une baisse de 8 % répond donc au critère décrit. Le seuil de 10 % est ici un maximum, et la MTD n’exige pas l’absence de toute variation pondérale.

46. Après une intoxication au soman, une oxime est administrée rapidement, mais le complexe entre le soman et l’acétylcholinestérase a déjà subi le vieillissement. Quelle conséquence faut-il prévoir ?

L’enzyme est réactivée dès que le soman se détache spontanément.
L’enzyme est inhibée par acétylation plutôt que par phosphonylation.
L’enzyme reste réactivable par les oximes malgré le vieillissement.
L’enzyme ne peut plus être réactivée par les oximes.

L’enzyme ne peut plus être réactivée par les oximes.

Explication

Le soman phosphonyle l’acétylcholinestérase, puis le vieillissement du complexe empêche sa réactivation par les oximes. L’idée d’un détachement spontané confond le processus avec une inhibition réversible, et l’affirmation que les oximes agissent après vieillissement méconnaît cette conséquence; l’acétylation désigne un mécanisme différent.

47. Dans une cellule exposée à l’éthionine, la S-adénosyléthionine s’accumule après réaction avec l’ATP. Quelle chaîne d’effets explique le déficit en ATP ?

La libération accrue des groupements adénosyle bloque leur incorporation dans l’ATP.
La disponibilité accrue des groupements adénosyle ralentit leur utilisation pour produire de l’ATP.
Le piégeage des groupements adénosyle réduit leur disponibilité pour produire de l’ATP.
La consommation de NAD+ empêche la conversion de l’éthionine en S-adénosyléthionine.

Le piégeage des groupements adénosyle réduit leur disponibilité pour produire de l’ATP.

Explication

L’accumulation de S-adénosyléthionine piège les groupements adénosyle, qui deviennent moins disponibles pour la production d’ATP et entraînent ainsi un déficit. La libération accrue et la disponibilité accrue inversent le mécanisme, tandis que la consommation de NAD+ correspond à un autre mécanisme métabolique.

48. Lors d’une intoxication au plomb, quelles enzymes de la synthèse de l’hème sont bloquées ?

La δ-aminolévulinate déshydratase et l’alanine déshydratase
Les cholinestérases et la ferrochélatase
La ferrochélatase seule
La δ-aminolévulinate déshydratase et la ferrochélatase

La δ-aminolévulinate déshydratase et la ferrochélatase

Explication

Le plomb bloque à la fois la δ-aminolévulinate déshydratase et la ferrochélatase. Les cholinestérases renvoient à d’autres inhibiteurs, tandis que l’alanine déshydratase ne correspond pas à l’enzyme nommée dans l’unité.

49. Dans une expérience, une substance se lie à la tubuline et empêche la polymérisation des microtubules du fuseau mitotique ; quel effet cellulaire faut-il prévoir ?

Une accélération de la division cellulaire
Une nitration des bases azotées
Une augmentation de la transcription de l’ADN
Un arrêt de la division cellulaire

Un arrêt de la division cellulaire

Explication

La colchicine empêche la polymérisation des microtubules du fuseau mitotique et agit donc comme antimitotique, en empêchant la division cellulaire. La transcription et la nitration des bases relèvent d’autres mécanismes, et l’accélération de la division inverse l’effet attendu.

50. Chez une personne exposée à un toxique méthémoglobinisant, quels enzymes participent à la régulation enzymatique naturelle de la méthémoglobine ?

La NADPH-MetHb réductase et l’hémoglobine réductase
La cytochrome B5 réductase et la catalase
La cytochrome B5 réductase et la NADPH-MetHb réductase
La cytochrome B5 réductase et la méthémoglobine synthase

La cytochrome B5 réductase et la NADPH-MetHb réductase

Explication

La régulation enzymatique naturelle de la méthémoglobine implique la cytochrome B5 réductase et la NADPH-MetHb réductase, aussi appelée NADPH-diaphorase. La catalase, l’hémoglobine réductase et la méthémoglobine synthase ne correspondent pas aux deux enzymes indiquées.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Bases toxicocinétiques en toxicologie.

Quelles sont les principales voies de pénétration des toxiques ?

Les voies digestive, cutanéo-muqueuse, pulmonaire et parentérale.

Quel est le principal site d’absorption orale des toxiques ?

L’intestin.

Quelles molécules traversent davantage la peau ?

Les petites molécules lipophiles.

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