QCM : Tenir dans la durée en soins (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une infirmière confrontée à une situation difficile évalue d’abord si elle représente une menace, puis ses ressources, choisit une stratégie et réexamine ensuite la situation. Quel modèle décrit cette démarche ?

Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman
La courbe de performance de Yerkes et Dodson
La définition du stress de l’accord national interprofessionnel
Le syndrome général d’adaptation de Selye

Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman

Explication

Le modèle transactionnel enchaîne l’évaluation de la menace, celle des ressources, le choix de stratégies de coping et la réévaluation. Le syndrome de Selye décrit des phases physiologiques, la définition de l’accord caractérise un déséquilibre perçu et Yerkes et Dodson relient l’intensité du stress à la performance.

2. Pendant une évaluation, une étudiante ressent un stress modéré qui la rend plus attentive ; une autre, soumise à un stress intense et prolongé, voit sa performance diminuer. Quelle interprétation correspond à Yerkes et Dodson ?

Le stress modéré réduit la performance, tandis que le stress excessif mobilise l’attention
Le stress modéré déclenche l’épuisement, tandis que le stress prolongé correspond à l’alarme
Le stress modéré et le stress intense améliorent la performance de façon comparable
Le stress modéré mobilise, tandis que le stress excessif ou prolongé fait chuter la performance

Le stress modéré mobilise, tandis que le stress excessif ou prolongé fait chuter la performance

Explication

Selon Yerkes et Dodson, un niveau modéré de stress peut mobiliser l’attention et l’énergie, alors qu’un stress trop intense ou prolongé fait baisser la performance. L’idée que tout stress améliore la performance généralise à tort l’effet mobilisateur ; l’inversion des effets et la confusion avec les phases de Selye ne respectent pas cette distinction.

3. Dans un service, une soignante fait face à une demande psychologique élevée, dispose de peu de marge de décision et reçoit peu de soutien de son équipe. Comment caractériser cette situation dans le modèle de Karasek enrichi par Johnson et Hall ?

Un travail passif avec un risque d’iso-strain
Un travail tendu avec un risque d’iso-strain
Un travail actif avec un risque d’iso-strain
Un travail tendu sans risque d’iso-strain

Un travail tendu avec un risque d’iso-strain

Explication

Une forte demande associée à une faible latitude correspond à un travail tendu ; le manque de soutien social ajoute le risque d’iso-strain. Le travail actif associe forte demande et forte latitude, le travail passif une faible demande et une faible latitude, et un soutien insuffisant ne permet pas d’écarter l’iso-strain.

4. Une soignante assume davantage de responsabilités, effectue des heures supplémentaires et mobilise beaucoup d’énergie émotionnelle, tandis qu’elle reçoit peu de reconnaissance et de perspectives professionnelles. Quel déséquilibre le modèle de Siegrist met-il en évidence ?

Une demande psychologique forte avec une latitude décisionnelle faible
Une forte intensité de travail sans déséquilibre entre efforts et récompenses
Des récompenses importantes pour des efforts faibles
Des efforts importants pour des récompenses faibles

Des efforts importants pour des récompenses faibles

Explication

Chez Siegrist, les responsabilités, les heures et l’investissement émotionnel comptent parmi les efforts, tandis que la reconnaissance et les perspectives font partie des récompenses ; la situation décrit donc un déséquilibre efforts-récompenses. Inverser les contributions et les retours confond les deux pôles, la latitude relève de Karasek, et l’intensité seule ne caractérise pas ce déséquilibre.

5. Que désigne le travail émotionnel dans la relation de soin ?

Partager ouvertement ses émotions avec le patient pour renforcer la confiance et la compréhension mutuelle.
Analyser les émotions du patient afin de choisir une attitude clinique adaptée à son vécu.
Réprimer toute émotion pour préserver une distance professionnelle et éviter que le patient perçoive une réaction.
Afficher du calme malgré des émotions ressenties différentes, ce qui peut être utile mais coûteux si elles ne sont jamais déposées.

Afficher du calme malgré des émotions ressenties différentes, ce qui peut être utile mais coûteux si elles ne sont jamais déposées.

Explication

Le travail émotionnel consiste à montrer du calme alors que l’on ressent autre chose ; il est utile dans le soin, mais peut devenir coûteux lorsqu’il n’est jamais déposé. La répression totale des émotions n’en est pas la définition et confond ce travail avec une mise à distance rigide.

6. Comment la juste proximité professionnelle se caractérise-t-elle dans la relation de soin ?

Elle consiste à ressentir les émotions du patient comme si elles étaient les siennes.
Elle implique de comprendre le vécu du patient en le séparant de son propre vécu.
Elle se réajuste selon le patient et le jour, et se travaille en équipe.
Elle repose sur une distance stable qui protège le soignant de toute émotion.

Elle se réajuste selon le patient et le jour, et se travaille en équipe.

Explication

La juste proximité n’est pas fixe : elle se module selon chaque patient et chaque jour, et se travaille collectivement. L’empathie décrit la compréhension du vécu du patient sans le confondre avec le sien, mais ne résume pas à elle seule l’ajustement de la proximité.

7. Quel est le rôle infirmier lorsqu’un burn-out est suspecté chez une personne ?

Établir si les symptômes correspondent plutôt à une dépression clinique
Confirmer le diagnostic en évaluant les trois dimensions du syndrome
Repérer les signes possibles et orienter la personne en cas de doute
Déterminer si la personne doit interrompre son activité professionnelle

Repérer les signes possibles et orienter la personne en cas de doute

Explication

Le rôle infirmier consiste à repérer un possible burn-out et à orienter la personne ; le diagnostic revient à un médecin ou à un médecin du travail. Évaluer les trois dimensions peut contribuer au repérage, mais ne donne pas à l’infirmier la responsabilité de poser le diagnostic.

8. Dans la pratique dite « 365 », combien de temps dure chaque séance de respiration ?

Six minutes, à raison de cinq respirations par minute.
Cinq minutes, à raison de six respirations par minute.
Cinq minutes, à raison de trois respirations par minute.
Trois minutes, à raison de six respirations par minute.

Cinq minutes, à raison de six respirations par minute.

Explication

La pratique « 365 » prévoit cinq minutes de respiration, répétées trois fois par jour, avec six respirations par minute. La durée de six minutes confond la cadence respiratoire avec le temps de la séance.

9. En quoi la prévention primaire diffère-t-elle de la prévention secondaire face aux risques psychosociaux ?

La prévention primaire repère les effets du risque, tandis que la prévention secondaire organise la prise en charge des personnes.
La prévention primaire réduit les causes du risque, tandis que la prévention secondaire aide les personnes à y faire face.
La prévention primaire aide les personnes à faire face, tandis que la prévention secondaire agit sur les causes du risque.
La prévention primaire accompagne les personnes touchées, tandis que la prévention secondaire répare les effets du risque.

La prévention primaire réduit les causes du risque, tandis que la prévention secondaire aide les personnes à y faire face.

Explication

La prévention primaire intervient en amont en supprimant ou en réduisant les causes, alors que la prévention secondaire soutient les personnes pour qu’elles puissent faire face. La prise en charge des personnes et la réparation des effets relèvent de la prévention tertiaire, et non de la prévention secondaire.

10. Quels éléments doivent figurer dans un plan de prévention personnel pour le prochain stage ?

Trois risques institutionnels, trois procédures, une demande de congé, un numéro d’urgence et un compte rendu d’équipe
Trois signaux d’alerte, trois ressources, une limite formulée avec DESC, une personne relais et une action concrète datée
Trois objectifs de soins, trois émotions, une stratégie de coping, un responsable hiérarchique et une évaluation mensuelle
Trois situations de stress, trois collègues, une règle générale, un diagnostic médical et un bilan annuel

Trois signaux d’alerte, trois ressources, une limite formulée avec DESC, une personne relais et une action concrète datée

Explication

Ce plan associe des signaux personnels, des ressources utiles, une limite à poser avec la méthode DESC, un relais à contacter et une action concrète datée pour le prochain stage. Un diagnostic médical et un bilan annuel ne font pas partie des éléments indiqués pour construire ce plan personnel.

11. Dans le syndrome général d’adaptation de Hans Selye, quelle conséquence survient lorsque les réserves de l’organisme s’effondrent après une exposition prolongée au stress ?

L’épuisement succède aux phases d’alarme et de résistance.
La performance augmente grâce à une mobilisation durable.
La résistance s’installe avant toute réaction d’alarme.
L’organisme réévalue la menace et choisit un coping.

L’épuisement succède aux phases d’alarme et de résistance.

Explication

Dans le modèle de Selye, l’épuisement apparaît lorsque les réserves s’effondrent, après l’alarme et la résistance. La réévaluation de la menace relève plutôt du modèle transactionnel de Lazarus et Folkman.

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Selon Hans Selye, quelles sont les trois phases du syndrome général d’adaptation ?

L’alarme, la résistance et l’épuisement.

Qui a proposé en 1984 le modèle transactionnel du stress ?

Lazarus et Folkman.

Selon l’enquête Bien-être FNESI 2025, quelle proportion d’étudiants infirmiers se dit épuisée mentalement ?

93 % des étudiants infirmiers.

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