QCM : Conduites addictives et rôle infirmier (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne consomme sans dommage et garde le contrôle, puis adopte une conduite qui l’expose à un risque sans dommage actuel. Quelle catégorie correspond à cette seconde situation ?

L’usage simple
L’addiction
L’usage à risque
L’usage nocif

L’usage à risque

Explication

L’usage à risque expose à un danger sans dommage déjà constaté. L’usage nocif suppose des dommages présents, l’addiction une perte de contrôle avec poursuite malgré les conséquences, et l’usage simple reste maîtrisé sans dommage.

2. Quel ensemble de caractéristiques correspond à la définition de l’addiction proposée par Goodman en 1990 ?

Un comportement répété pour éviter un malaise, sans plaisir ni conséquence négative
Un comportement plaisant ou apaisant, maîtrisé et poursuivi sans conséquence négative
Une consommation causant un dommage physique, sans échec répété à la contrôler
Un comportement plaisant ou apaisant, difficile à contrôler et poursuivi malgré ses conséquences négatives

Un comportement plaisant ou apaisant, difficile à contrôler et poursuivi malgré ses conséquences négatives

Explication

Pour Goodman, l’addiction associe plaisir ou soulagement, échec répété du contrôle et poursuite malgré les conséquences négatives. La recherche de plaisir seule omet la perte de contrôle, le soulagement seul omet les conséquences, et un dommage physique seul ne suffit pas à définir l’addiction.

3. Quels éléments constituent les cinq C communs aux addictions ?

Tolérance, perte de contrôle, activité compulsive, usage continu et poursuite malgré les conséquences
Craving, perte de contrôle, consommation occasionnelle, usage continu et poursuite malgré les conséquences
Craving, perte de contrôle, activité compulsive, usage continu et recherche de plaisir
Craving, perte de contrôle, activité compulsive, usage continu et poursuite malgré les conséquences

Craving, perte de contrôle, activité compulsive, usage continu et poursuite malgré les conséquences

Explication

Les cinq C sont le craving, la perte de contrôle, l’activité compulsive, l’usage continu et la poursuite malgré les conséquences. La tolérance, la consommation occasionnelle et la recherche de plaisir ne remplacent pas ces éléments.

4. Une personne présente cinq critères du trouble de l’usage d’une substance sur les douze derniers mois. Quelle sévérité le DSM-5 lui attribue-t-il ?

Aucun trouble, car il faut plus de cinq critères
Une forme sévère
Une forme légère
Une forme modérée

Une forme modérée

Explication

Le DSM-5 classe quatre à cinq critères en douze mois comme une forme modérée; deux à trois indiquent une forme légère et six ou plus une forme sévère. La réponse « aucun trouble » méconnaît le seuil minimal de deux critères.

5. Dans une classification des substances par leur effet cérébral principal, quelle catégorie convient à un produit qui accélère l’activité cérébrale ?

Les stimulants
Les perturbateurs
Les opioïdes
Les dépresseurs

Les stimulants

Explication

Les stimulants accélèrent l’activité cérébrale. Les dépresseurs la ralentissent, tandis que les perturbateurs modifient les perceptions; les opioïdes sont une famille de produits, pas la catégorie définie par l’accélération.

6. Une personne associe de l’alcool à un opioïde et présente une respiration qui ralentit fortement. Quel risque majeur est particulièrement à craindre avec cette association ?

Un épuisement lié à une stimulation prolongée
Une surdose avec dépression respiratoire
Un bad trip avec distorsion des perceptions
Un infarctus lié à une accélération cérébrale

Une surdose avec dépression respiratoire

Explication

L’alcool et les opioïdes sont des dépresseurs, et leur association accroît le risque de surdose avec dépression respiratoire. L’infarctus et l’épuisement relèvent davantage des risques des stimulants, tandis que le bad trip est associé aux perturbateurs.

7. À l’hôpital, une personne dépendante à l’alcool souhaite interrompre sa consommation. Quelle conduite tient compte du risque propre au sevrage ?

Interrompre sans encadrement, car les convulsions ne sont pas attendues
Prévoir un accompagnement de confort, car le sevrage est rarement dangereux en lui-même
Administrer de la naloxone pour prévenir les complications du sevrage
Prévoir un encadrement médical en raison du risque de convulsions

Prévoir un encadrement médical en raison du risque de convulsions

Explication

Le sevrage alcoolique peut entraîner des convulsions et nécessite un encadrement médical. Le caractère généralement pénible mais rarement dangereux en lui-même concerne le sevrage des opioïdes, et la naloxone traite la surdose opioïde.

8. Une personne présente un myosis serré, une dépression respiratoire et des troubles de conscience après une prise d’opioïdes. Quelle intervention est indiquée ?

Considérer un bad trip et attendre la dissipation des perceptions modifiées
Traiter un sevrage par diminution progressive des benzodiazépines
Administrer de la naloxone
Surveiller une descente liée à la cocaïne

Administrer de la naloxone

Explication

L’association du myosis serré, de la dépression respiratoire et des troubles de conscience constitue la triade de surdose aux opioïdes et appelle l’administration de naloxone. La descente de cocaïne, le sevrage des benzodiazépines et le bad trip correspondent à d’autres situations.

9. Lorsqu’on suit le circuit dopaminergique de la récompense depuis son point de départ, quel trajet mène jusqu’au cortex préfrontal ?

Aire tegmentale ventrale → noyau accumbens → cortex préfrontal
Aire tegmentale ventrale → hippocampe → cortex préfrontal
Aire tegmentale ventrale → cortex préfrontal → noyau accumbens
Noyau accumbens → aire tegmentale ventrale → cortex préfrontal

Aire tegmentale ventrale → noyau accumbens → cortex préfrontal

Explication

Le circuit dopaminergique de la récompense relie successivement l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens et le cortex préfrontal. Inverser les deux premières structures, placer le cortex préfrontal au milieu ou substituer l’hippocampe modifie ce trajet.

10. Une personne remarque qu’une activité lui paraît importante et qu’elle a envie de la répéter, sans ressentir nécessairement un plaisir intense. Quel rôle de la dopamine explique le mieux cette réaction ?

Un signal de contrôle inhibiteur qui freine la répétition de l’activité
Un signal de mémoire qui stocke directement les détails de l’expérience
Un signal de plaisir qui mesure l’intensité de la sensation agréable
Un signal de motivation et d’apprentissage de l’importance de l’expérience

Un signal de motivation et d’apprentissage de l’importance de l’expérience

Explication

La dopamine signale surtout la motivation et l’apprentissage en indiquant qu’une expérience est importante, plutôt que le plaisir à lui seul. La réduire au plaisir, au contrôle inhibiteur ou au stockage direct des souvenirs confond des fonctions distinctes.

11. Dans le modèle de Volkow, quels circuits interagissent dans l’addiction ?

Motivation ou saillance, métabolisme, mémoire et apprentissage, contrôle inhibiteur
Récompense, contrôle inhibiteur, métabolisme, mémoire et apprentissage
Récompense, motivation ou saillance, mémoire et apprentissage, contrôle inhibiteur
Récompense, motivation ou saillance, sommeil, mémoire et apprentissage

Récompense, motivation ou saillance, mémoire et apprentissage, contrôle inhibiteur

Explication

Le modèle comprend quatre circuits qui interagissent : récompense, motivation ou saillance, mémoire et apprentissage, et contrôle inhibiteur. Le métabolisme et le sommeil ne remplacent pas les circuits de motivation ou de récompense dans cette liste.

12. Après un usage répété, une personne continue à consommer surtout pour soulager la dysphorie et ne plus se sentir mal. Quel mécanisme décrit cette évolution ?

Sevrage et maturation déplacent l’équilibre vers une meilleure inhibition
Apprentissage et mémorisation déplacent l’équilibre vers une indifférence au produit
Tolérance et allostasie déplacent l’équilibre vers la dysphorie et le soulagement
Renforcement positif et sensibilisation déplacent l’équilibre vers un plaisir accru

Tolérance et allostasie déplacent l’équilibre vers la dysphorie et le soulagement

Explication

L’usage répété entraîne tolérance et allostasie, et l’équilibre cérébral peut se déplacer vers la dysphorie, conduisant à consommer pour soulager un état négatif : c’est le renforcement négatif. La recherche de plaisir accru correspond au renforcement positif, tandis que la maturation préfrontale n’explique pas ce déplacement.

13. Deux personnes présentent des profils différents concernant leurs gènes, leur environnement, leur comportement et leur développement. Quelle conclusion correspond au modèle intégratif du risque d’addiction ?

Le risque dépend de l’interaction de plusieurs catégories de facteurs, sans facteur suffisant à lui seul
Le risque dépend surtout du comportement, tandis que le développement a peu de rôle
Le risque dépend principalement de l’environnement, indépendamment des autres facteurs
Le risque dépend principalement de la génétique, qui suffit à expliquer l’addiction

Le risque dépend de l’interaction de plusieurs catégories de facteurs, sans facteur suffisant à lui seul

Explication

Le risque résulte de l’interaction entre facteurs neurobiologiques, génétiques, comportementaux, développementaux et environnementaux ; aucun ne suffit à lui seul. Faire de la génétique, de l’environnement ou du comportement une explication suffisante écarte à tort cette interaction.

14. Pour analyser une situation d’addiction, une équipe examine le potentiel addictif du produit, les caractéristiques de la personne et le contexte socioculturel. Quel cadre organise ces trois dimensions ?

La triade produit, personnalité et facteurs génétiques
La triade produit ou comportement, développement et circuits cérébraux
La triade individu, environnement et maturation cérébrale
La triade produit ou comportement, individu et environnement

La triade produit ou comportement, individu et environnement

Explication

La triade d’Olievenstein associe le produit ou comportement, l’individu et l’environnement dans l’émergence de l’addiction. Le développement, les circuits cérébraux et la génétique peuvent être des facteurs pertinents, mais ils ne remplacent pas les trois pôles de cette triade.

15. Pour comparer les décès attribuables au tabac et à l’alcool en France en 2015, quel ordre de grandeur faut-il retenir ?

75 320 pour le tabac et 1,16 million pour l’alcool
75 320 pour le tabac et 41 000 pour l’alcool
638 pour le tabac et 41 000 pour l’alcool
41 000 pour le tabac et 75 320 pour l’alcool

75 320 pour le tabac et 41 000 pour l’alcool

Explication

En 2015, le tabac était attribuable à 75 320 décès et l’alcool à 41 000 décès en France. Inverser ces chiffres confond les deux produits ; 638 correspond aux décès directs liés aux drogues et médicaments en 2022, et 1,16 million aux joueurs à risque.

16. Lors d’une première consultation, quelle démarche correspond à une évaluation clinique complète des consommations ?

Examiner les signes physiques, puis interroger uniquement sur la consommation principale
Recueillir l’histoire générale et demander un bilan complémentaire avant d’explorer les usages
Recueillir l’histoire, détailler les usages et les risques, puis réaliser un examen et des examens complémentaires adaptés
Faire passer un outil de repérage, puis conclure selon son résultat sans examen clinique

Recueillir l’histoire, détailler les usages et les risques, puis réaliser un examen et des examens complémentaires adaptés

Explication

L’évaluation associe l’histoire du patient et de ses consommations, l’exploration détaillée des usages et des risques, puis un examen physique et des examens complémentaires adaptés. Un questionnaire seul néglige l’évaluation clinique, tandis qu’un examen limité aux signes physiques omet l’histoire et l’exploration des usages.

17. Une adolescente est évaluée pour un possible usage problématique de substances : quel outil de repérage est adapté à son âge ?

CAST
Fagerström ou HSI
ADOSPA ou CRAFFT
AUDIT-C ou FACE

ADOSPA ou CRAFFT

Explication

ADOSPA et CRAFFT sont les outils de repérage destinés aux adolescents. CAST concerne le cannabis, AUDIT-C ou FACE l’alcool, et Fagerström ou HSI le tabac.

18. Une personne consomme un verre de vin à 12° de 10 cl : quelle quantité d’alcool pur cela représente-t-il selon la définition du verre standard ?

3 cl d’alcool pur
25 cl d’alcool pur
10 g d’alcool pur
12 g d’alcool pur

10 g d’alcool pur

Explication

Un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur, et 10 cl de vin à 12° en constitue un exemple. Les 25 cl correspondent au volume de bière à 5°, tandis que les 3 cl correspondent à celui de rhum à 40°.

19. Un patient obtient un résultat positif à un test de repérage : quelle conclusion clinique est justifiée à ce stade ?

Le résultat ouvre la discussion, sans établir à lui seul un diagnostic d’addiction
Le résultat mesure directement la perte de contrôle du patient
Le résultat confirme une addiction et permet d’en déterminer la gravité
Le résultat n’apporte aucun élément utile à la discussion clinique

Le résultat ouvre la discussion, sans établir à lui seul un diagnostic d’addiction

Explication

Un test positif sert de point de départ à une discussion, mais ne pose pas à lui seul un diagnostic d’addiction. Le considérer comme une confirmation confond le repérage avec le diagnostic, et lui attribuer une mesure de gravité dépasse ce qu’il établit.

20. Après un repérage positif, une infirmière présente le résultat sans jugement, informe sur les risques, demande la réaction du patient, puis examine avec lui des options et des ressources : de quel type de démarche s’agit-il ?

Un diagnostic d’addiction fondé sur le résultat du test de repérage
Une intervention brève qui informe, explore, propose, renforce la confiance et oriente
Une simple information sur les risques, sans exploration de la réaction
Une prescription de changement décidée par le soignant pour le patient

Une intervention brève qui informe, explore, propose, renforce la confiance et oriente

Explication

L’intervention brève restitue le résultat sans jugement, informe, explore la réaction de la personne, propose des options, renforce sa confiance et peut l’orienter. Une information seule omet l’exploration et la proposition d’options, tandis qu’une prescription imposée ne respecte pas le choix de la personne.

21. Une personne a choisi de réduire sa consommation, mais n’a pas encore commencé et organise les étapes nécessaires : à quel stade du cycle du changement se trouve-t-elle ?

À la préparation
À l’action
À la contemplation
Au maintien

À la préparation

Explication

La préparation correspond au stade où la personne organise le changement avant de le mettre en œuvre. La contemplation relève de l’ambivalence, l’action du changement engagé, et le maintien de sa consolidation.

22. Un patient hésite à changer sa consommation. Quelle réponse relève de l’entretien motivationnel plutôt que du réflexe correcteur ?

Énumérer les arguments qui devraient convaincre le patient de changer
Explorer les raisons de changer que le patient exprime lui-même
Réfuter les raisons du patient pour obtenir son accord
Mettre fin à l’échange parce que le patient manifeste de l’ambivalence

Explorer les raisons de changer que le patient exprime lui-même

Explication

L’entretien motivationnel fait émerger les raisons de changer propres au patient et évite d’argumenter contre lui, car le réflexe correcteur peut renforcer la résistance. Énumérer des arguments ou réfuter ses raisons revient à argumenter à sa place, tandis que l’ambivalence peut être explorée plutôt que traitée comme un refus définitif.

23. Une personne demande de l’aide pour sa consommation d’alcool. Quel ensemble de points faut-il clarifier pour construire son projet de soin ?

Son objectif, le risque de sevrage, un danger immédiat et la prévention de la rechute
Son objectif, ses symptômes actuels, son diagnostic et la durée prévue du suivi
Son abstinence, son ancienneté de consommation, son entourage et son lieu de vie
Son niveau de consommation, son traitement, son hospitalisation et son adhésion

Son objectif, le risque de sevrage, un danger immédiat et la prévention de la rechute

Explication

Un projet de soin se construit en définissant l’objectif avec la personne, en évaluant le sevrage et le danger immédiat, puis en prévoyant la prévention de la rechute. L’abstinence imposée réduit l’objectif à une seule option, l’absence du risque de sevrage omet une évaluation nécessaire, et le diagnostic ou l’hospitalisation ne remplacent pas l’examen du danger et de la rechute.

24. Un patient hospitalisé a pris son dernier verre il y a 10 heures et présente des sueurs, des tremblements et une tachycardie. Quelle interprétation est la plus pertinente ?

Un début possible de sevrage alcoolique
Un sevrage alcoolique trop précoce pour être plausible
Un delirium tremens déjà constitué
Une intoxication alcoolique aiguë typique

Un début possible de sevrage alcoolique

Explication

Le sevrage alcoolique peut commencer entre 6 et 24 heures après la dernière prise, avec notamment tremblements, sueurs et tachycardie. Le delirium tremens est une complication grave, le délai de 10 heures n’est pas trop précoce, et les signes décrits cadrent avec un sevrage plutôt qu’avec une intoxication aiguë.

25. Quelles complications graves peuvent survenir lors d’un sevrage alcoolique ?

Nausées, déshydratation et douleurs abdominales
Crises convulsives, delirium tremens et encéphalopathie de Gayet-Wernicke
Anxiété, irritabilité et difficultés de concentration
Tremblements, sueurs et insomnie

Crises convulsives, delirium tremens et encéphalopathie de Gayet-Wernicke

Explication

Les complications graves du sevrage alcoolique comprennent les crises convulsives, le delirium tremens et l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke. Les tremblements, sueurs et l’insomnie sont des signes de sevrage, tandis que les autres propositions regroupent des symptômes qui ne constituent pas les complications citées.

26. Lors d’un sevrage alcoolique, un patient doit recevoir un apport glucosé. Quelle mesure respecte l’ordre recommandé ?

Administrer l’apport glucosé avant la vitamine B1
Mesurer la glycémie puis omettre la vitamine B1
Administrer la vitamine B1 avant l’apport glucosé
Administrer une benzodiazépine avant l’apport glucosé

Administrer la vitamine B1 avant l’apport glucosé

Explication

Chez une personne en sevrage alcoolique, la vitamine B1 doit être administrée avant tout apport glucosé. Donner le glucose en premier inverse l’ordre requis, une benzodiazépine ne remplace pas la thiamine, et la mesure de la glycémie ne dispense pas de l’administrer.

27. Une personne qui consomme des opioïdes ne souhaite pas arrêter, mais accepte une aide pour limiter les dommages. Quelle approche correspond à la réduction des risques ?

Différer l’accompagnement jusqu’à ce qu’elle accepte l’abstinence
L’accompagner à son point de départ sans exiger l’abstinence
Interrompre les propositions de soin tant qu’elle consomme
Centrer l’aide sur le sevrage avant toute autre intervention

L’accompagner à son point de départ sans exiger l’abstinence

Explication

La réduction des risques accompagne la personne là où elle en est afin de réduire les risques sanitaires et sociaux, sans exiger l’abstinence. Conditionner l’aide à l’arrêt transforme l’approche en prise en charge conditionnelle, le sevrage n’en est pas le préalable nécessaire, et continuer à consommer ne signifie pas refuser tout soin.

28. Une équipe mobile rencontre une personne exposée aux surdoses d’opioïdes et qui accepte un dépistage. Quel ensemble d’outils relève de la réduction des risques ?

Buprénorphine, abstinence, suivi résidentiel et évaluation psychiatrique
Naloxone, matériel stérile, dépistage rapide et équipe mobile
Méthadone, hospitalisation, sevrage encadré et psychothérapie
Antibiotiques, bilan sanguin complet, consultation spécialisée et hospitalisation

Naloxone, matériel stérile, dépistage rapide et équipe mobile

Explication

Les outils de réduction des risques comprennent notamment le matériel stérile, la naloxone, les traitements de substitution, les dépistages rapides et les maraudes ou équipes mobiles. La méthadone et la buprénorphine sont bien des outils de réduction des risques, mais les associer à un sevrage ou à l’abstinence ne décrit pas l’ensemble demandé; une hospitalisation ou un bilan complet ne sont pas les outils ciblés ici.

29. Après une reprise de consommation, un patient se dit qu’il a échoué et que le suivi ne sert plus à rien. Quelle réponse traduit le mieux la posture attendue ?

Écarter la reprise de la discussion pour préserver l’alliance
Suspendre le suivi jusqu’à ce que le patient promette l’abstinence
Examiner ce qui s’est passé et ce qui pourrait aider pour la suite
Considérer la reprise comme la preuve que le patient n’est pas motivé

Examiner ce qui s’est passé et ce qui pourrait aider pour la suite

Explication

La rechute fait partie du parcours de changement et peut fournir des informations utiles pour adapter l’accompagnement. La prendre pour un échec juge la personne, l’écarter de la discussion fait perdre une occasion de comprendre, et conditionner le suivi à une promesse d’abstinence ne correspond pas à cette approche.

30. Dans une transmission, une soignante veut décrire une personne qui consomme des drogues sans la réduire à une étiquette. Quelle formulation convient le mieux ?

Une personne qui consomme des drogues
Un patient dépendant qui refuse de changer
Un toxico suivi pour ses consommations
Un usager classé parmi les consommateurs problématiques

Une personne qui consomme des drogues

Explication

Une posture non jugeante privilégie des mots centrés sur la personne plutôt que des étiquettes stigmatisantes. « Toxico » réduit la personne à une étiquette, « dépendant qui refuse de changer » associe un jugement à une caractérisation, et « classé parmi les consommateurs problématiques » place l’étiquette avant la personne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Conduites addictives et rôle infirmier.

Qu’est-ce qui distingue l’usage simple de l’usage à risque ?

L’usage simple est maîtrisé et sans dommage, tandis que l’usage à risque expose à un risque sans dommage présent.

Qu’est-ce qui caractérise l’usage nocif ?

Il entraîne des dommages physiques, psychiques ou sociaux.

Quel auteur et quelle année sont associés à la définition de l’addiction ?

Goodman, 1990.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Conduites addictives et rôle infirmier.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM