★ À maîtriser
📌 L’usage simple est maîtrisé et sans dommage, l’usage à risque expose à un risque sans dommage présent, l’usage nocif entraîne des dommages physiques, psychiques ou sociaux, et l’addiction associe perte de contrôle et poursuite malgré les conséquences.
📌 Le DSM-5 définit un trouble de l’usage d’une substance par au moins 2 critères sur 11 en 12 mois : 2 à 3 critères indiquent une forme légère, 4 à 5 une forme modérée et 6 ou plus une forme sévère. - APA
Compléments
Usage à risque sans dommage, usage nocif avec dommage, addiction avec perte de contrôle
★ À maîtriser
📌 Les dépresseurs ralentissent l’activité cérébrale, les stimulants l’accélèrent et les perturbateurs modifient les perceptions. - Delay et Deniker
📌 Le sevrage de l’alcool et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et nécessite un encadrement médical, tandis que le sevrage des opioïdes est très pénible mais rarement dangereux en lui-même.
Compléments
Les stimulants comprennent :
Les perturbateurs comprennent :
Le crack est de la cocaïne base fumée ; son effet apparaît en quelques secondes et dure de 5 à 15 minutes, favorisant des consommations répétées.
Alcool et benzodiazépines : sevrage potentiellement grave ; opioïdes : manque pénible mais rarement dangereux
★ À maîtriser
📌 La dopamine est surtout un signal de motivation et d’apprentissage indiquant qu’une expérience est importante, plutôt qu’une simple molécule du plaisir.
Quatre circuits interagissent dans l’addiction (Volkow) :
L’usage répété entraîne tolérance et allostasie, déplace l’équilibre cérébral vers la dysphorie et peut conduire à consommer pour ne plus aller mal plutôt que pour aller bien.
Le cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle et la décision, achève sa maturation vers 25 ans. - Sowell et al., 1999
Compléments
L’accélérateur limbique réagit avant que le frein préfrontal soit mûr
★ À maîtriser
Les facteurs de risque interagissent entre eux (Rietschel et Treutlein, 2012) :
La triade comprend (C. Olievenstein) :
En 2015, le tabac était attribuable à 75 320 décès et l’alcool à 41 000 décès en France. - OFDT, chiffres clés 2025
Compléments
Les études de jumeaux estiment que les facteurs génétiques contribuent à environ 40 à 60 % de la vulnérabilité aux addictions.
En France, les estimations citées indiquent 11 millions de fumeurs quotidiens, 3,3 millions d’usagers quotidiens d’alcool, 900 000 usagers quotidiens de cannabis, 1,1 million d’usagers de cocaïne dans l’année et 1,16 million de joueurs à risque. - OFDT, Drogues et addictions, chiffres clés 2025, 2025
En Guyane, l’expérimentation du crack à 17 ans concerne 1,3 % des jeunes, contre 0,4 % dans l’Hexagone. - OFDT, ESCAPAD Outre-mer
L’interaction des vulnérabilités individuelles et du contexte augmente le risque
★ À maîtriser
L’évaluation clinique comprend l’histoire du patient et de ses consommations, l’exploration détaillée des usages et des risques, puis un examen physique et des examens complémentaires adaptés. - HAS
Les outils de repérage comprennent :
Un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur, soit 25 cl de bière à 5°, 10 cl de vin à 12° ou 3 cl de rhum à 40°. - Santé publique France, repères, 2017
📌 Les repères français de consommation d’alcool sont au maximum 10 verres par semaine, au maximum 2 verres par jour et des jours sans consommation. - HAS, RPIB
📌 Un test de repérage positif ouvre la discussion mais ne pose pas à lui seul un diagnostic d’addiction.
Compléments
📌 Un test biologique positif ne permet pas de connaître la fréquence des consommations ni d’établir une perte de contrôle, et doit être réalisé avec le consentement du patient dans un but de soin.
Histoire, consommations, examen
★ À maîtriser
🔄 L’intervention brève suit six étapes (HAS) :
Le cycle du changement comprend (Prochaska et DiClemente) :
📌 L’entretien motivationnel fait émerger les raisons de changer propres au patient et évite d’argumenter contre lui, car le réflexe correcteur peut renforcer la résistance. - Miller et Rollnick
Compléments
Une intervention brève de 5 à 15 minutes peut contribuer à réduire les consommations d’alcool à risque.
Les outils OuVER sont (Miller et Rollnick) :
OuVER : questions ouvertes, valorisation, écoute réflective, résumés
★ À maîtriser
Pour tout projet de soin, il faut définir l’objectif de consommation avec le patient, évaluer le risque de sevrage, rechercher un danger immédiat et prévoir la prévention de la rechute. - L. Karila
Le sevrage alcoolique peut commencer 6 à 24 heures après la dernière prise et se manifester par tremblements, sueurs, tachycardie, hypertension, agitation, anxiété, nausées et insomnie.
Les complications graves comprennent :
La surveillance infirmière du sevrage alcoolique comprend l’évaluation régulière par Cushman ou CIWA-Ar, le suivi des constantes, de l’hydratation, de la glycémie et de la conscience, ainsi que la sécurisation du patient.
📌 La vitamine B1 doit être administrée avant tout apport glucosé chez un patient en sevrage alcoolique.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La rechute fait partie du parcours de changement et constitue une source d’information, plutôt qu’un échec du patient ou du soignant.
📌 Une posture soignante non jugeante respecte l’autonomie, la confidentialité et la personne, et privilégie des formulations centrées sur la personne plutôt que des étiquettes stigmatisantes.
Compléments
Accompagner sans exiger l’abstinence ; parler de la personne, pas la réduire au produit
Profils de consommation et sevrage
| Produit | Risque principal | Sevrage |
|---|---|---|
| Alcool | Atteintes d’organes et accidents | Potentiellement grave : convulsions, delirium tremens |
| Benzodiazépines | Somnolence, chutes, surdose en association | Potentiellement grave : convulsions |
| Opioïdes | Surdose avec dépression respiratoire | Très pénible, rarement dangereux en lui-même |
| Cocaïne et crack | Risques cardiovasculaires, paranoïa | Descente avec risque suicidaire à surveiller |
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1. Une personne consomme sans dommage et garde le contrôle, puis adopte une conduite qui l’expose à un risque sans dommage actuel. Quelle catégorie correspond à cette seconde situation ?
2. Quel ensemble de caractéristiques correspond à la définition de l’addiction proposée par Goodman en 1990 ?
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Qu’est-ce qui distingue l’usage simple de l’usage à risque ?
L’usage simple est maîtrisé et sans dommage, tandis que l’usage à risque expose à un risque sans dommage présent.
Qu’est-ce qui caractérise l’usage nocif ?
Il entraîne des dommages physiques, psychiques ou sociaux.
Quel auteur et quelle année sont associés à la définition de l’addiction ?
Goodman, 1990.
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