★ À maîtriser
📌 Matarrazzo (1984) distingue les comportements de protection, dits sains ou immunogènes, des comportements à risque, dits dangereux ou pathogènes.
Les comportements de protection comprennent les comportements préventifs, comme l’activité physique et le dépistage, ainsi que la recherche d’information, par exemple en consultation ou dans des médias de santé.
Les comportements à risque comprennent les conduites à risque ou addictions, comme fumer et l’abus d’alcool, ainsi que les prises de risque, comme les rapports sexuels non protégés et la conduite dangereuse.
📌 Kasl et Cobb (1966) distinguent les comportements reliés à la santé, ceux reliés à la maladie et les comportements de malade. - Kasl & Cobb
Compléments
Protection prévient ou détecte ; comportement de malade gère une maladie présente.
★ À maîtriser
Les modèles aident à comprendre des éléments de santé, guident la pratique des professionnels et donnent une vision générale et multiple d’une situation.
La création d’un modèle consiste à spécifier les théories, variables et relations, recueillir des données, tester l’ajustement et la prédiction du modèle, puis le re-spécifier si nécessaire selon les résultats.
Compléments
Spécifier, recueillir, tester, puis re-spécifier.
★ À maîtriser
Le Health Belief Model (HBM), associé à Rosenstock (1974) et Becker (1975), a été utilisé pour étudier le dépistage, le respect des recommandations préventives et des prescriptions, ainsi que les habitudes de vie liées à la santé.
Dans le HBM, la probabilité d’adopter l’action recommandée dépend de la menace perçue, de la balance entre bénéfices et obstacles perçus, des variables démographiques et sociopsychologiques, et des inducteurs d’action comme les médias, les conseils, le médecin ou les symptômes. - Becker, 1975
📌 La menace perçue dans le HBM combine la vulnérabilité perçue à la maladie ou à ses complications et la gravité perçue de la maladie ou de ses complications.
Compléments
La méta-analyse de Carpenter (2010), portant sur 18 études longitudinales, rapporte des corrélations de r = 0,30, r = 0,27, r = 0,05 et r = 0,15 pour les liens examinés dans le HBM.
Dans l’étude de Mahalik et Burns (2011), les comportements normatifs des groupes sont associés aux comportements de santé des jeunes hommes, et l’interaction entre obstacles perçus et normes de genre est significative. - Mahalik and Burns
Les implications cliniques du HBM comprennent le travail sur les obstacles, l’information et les bénéfices, avec une attention particulière aux jeunes hommes fortement soumis aux normes de genre et percevant de forts obstacles.
★ À maîtriser
La Protection Motivation Theory de Rogers (1983) et Rippetoe et Rogers (1987) distingue l’évaluation de la menace et l’évaluation de la réponse adaptée pour expliquer la motivation à se protéger.
L’évaluation de la menace met en balance les bénéfices de la réponse non adaptative avec la sévérité et la vulnérabilité perçues. - Rippetoe et Rogers, 1987
L’évaluation de la réponse adaptée met en balance l’efficacité de la réponse recommandée et l’auto-efficacité avec les coûts de cette réponse.
La motivation à se protéger est maximale lorsque les récompenses du comportement non adaptatif sont limitées, que la menace est grave et que l’individu se sent vulnérable, tout en percevant la réponse adaptée comme efficace, réalisable et peu coûteuse.
Compléments
Dans la théorie de la motivation à se protéger, une faible auto-efficacité peut annuler l’effet bénéfique d’une forte vulnérabilité perçue sur la motivation à se protéger.
La théorie de la motivation à se protéger a notamment servi à analyser les messages persuasifs provoquant la peur, mais le cours souligne que la peur seule n’est pas la meilleure stratégie et doit s’accompagner d’une action adaptée et d’un sentiment d’auto-efficacité.
Menace perçue et réponse faisable → motivation à se protéger.
★ À maîtriser
📌 L’attente d’efficacité comportementale concerne la croyance que le comportement produira le résultat désiré, tandis que l’auto-efficacité concerne la croyance en sa capacité à réaliser ce comportement.
Compléments
Les succès répétés, expériences directes de maîtrise personnelle, sont la technique la plus efficace pour renforcer l’auto-efficacité ; un succès qui n’est pas trop facile renforce la croyance en ses capacités. - Bandura
L’apprentissage par observation est une expérience indirecte où l’on observe une personne réussir une activité menaçante ou difficile, et il est plus efficace lorsque cette personne rencontre elle-même une certaine difficulté plutôt que lorsqu’elle est experte. - Bandura
La persuasion verbale peut renforcer le sentiment de réussite possible si la personne qui persuade est crédible, attrayante et experte. - Bandura
L’anxiété associée à une faible performance peut faire douter de ses compétences et conduire à l’échec, tandis qu’un état psychologique positif favorise la croyance en la réussite. - Bandura
★ À maîtriser
La Theory of Planned Behavior d’Ajzen (1991) relie l’intention au comportement et explique l’intention par l’attitude envers le comportement, les normes subjectives et le contrôle comportemental perçu.
L’intention est nécessaire mais pas suffisante pour réaliser et maintenir un comportement dans le temps.
Compléments
Dans la théorie de l’action planifiée, l’attitude repose sur les croyances concernant les conséquences du comportement et sur l’évaluation de ces conséquences.
Les normes subjectives correspondent à la pression sociale perçue pour réaliser le comportement et à la motivation à se soumettre aux souhaits d’autrui.
Le contrôle comportemental perçu comprend les barrières ou facilitateurs externes perçus et la force personnelle perçue face à ces barrières, notamment l’auto-efficacité.
Selon la méta-analyse de McEachan et al. (2011), la théorie de l’action planifiée prédit mieux l’activité physique et les conduites alimentaires que les conduites à risque, et les normes subjectives sont généralement la variable la moins prédictive, sauf chez les adolescents et pour les conduites à risque.
L’implémentation d’intention peut augmenter jusqu’à 2,55 fois la probabilité d’émettre un comportement de santé dans le domaine de l’alimentation, selon Adriaanse et al. (2011). - Adriaanse, et al.
★ À maîtriser
Le modèle distingue six stades (Prochaska, DiClemente & Norcross, 1992) :
En pré-contemplation, la personne est satisfaite de son comportement pourtant problématique et en a peu ou pas conscience.
En contemplation, la personne prend conscience du problème mais reste indécise et ambivalente face à son comportement.
En action, la personne fait des efforts pour abandonner le comportement problématique et apprendre un comportement plus adapté.
Au maintien, le changement devient confortable et se consolide par la prévention de la rechute et l’automatisation, jusqu’à une éventuelle sortie définitive.
Compléments
À la prise de décision, la personne envisage le changement dans un futur proche, le planifie et peut rechercher de l’aide.
La rechute correspond à la reprise du comportement abandonné.
L’accompagnement varie selon le stade : écouter sans brusquer en pré-contemplation, explorer l’ambivalence et la balance coûts-bénéfices en contemplation, puis soutenir par l’éducation, l’implémentation d’intention, la consolidation, les encouragements et la dédramatisation selon les besoins.
Pré-contemplation → contemplation → décision → action → maintien ; la rechute peut interrompre le parcours.
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1. Quelle distinction Matarrazzo établit-il en 1984 entre deux grandes catégories de comportements de santé ?
2. Une personne fait régulièrement de l’activité physique et consulte des ressources de santé pour s’informer : comment classer ces comportements dans la typologie de Matarrazzo ?
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Qui distingue les comportements de protection des comportements à risque, et en quelle année ?
Matarrazzo, en 1984.
Quels sont les deux autres noms des comportements de protection ?
Les comportements sains ou immunogènes.
Quels exemples illustrent les comportements préventifs de protection ?
L’activité physique et le dépistage.
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